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Port de Douala : la RTC veut acquérir cinq nouveaux portiques pour le quai 16 en gestation

(Investir au Cameroun) – La Régie du terminal à conteneurs (RTC) du Port autonome de Douala (PAD) envisage d’acquérir cinq nouveaux portiques, a annoncé Cyrus Ngo’o, directeur général du PAD, le 2 janvier 2025. Cette déclaration a été faite lors d’une visite sur le terminal à conteneurs, marquant les cinq ans de mise en service de la RTC, après 15 années de concession accordées à Douala International Terminal (DIT), une coentreprise des groupes de logistique Bolloré et Maersk.
Les coûts d’acquisition des cinq portiques, dont deux à quai et trois à roues Rubber Tyred Gantry (RTG), n’ont pas été dévoilés. Mais sur la base des projections des huit RTG acquis à 12 milliards FCFA sur fonds propres par la RTC en 2023, les cinq portiques pourraient couter moins de 10 milliards de FCFA. Ces équipements seront déployés sur le quai 16, dont les travaux de construction devraient démarrer dans les prochains jours.
Ces travaux s’inscrivent dans le cadre du projet d’extension du terminal à conteneurs. Ils sont cohérents en la construction de 250 mètres linéaires de quai supplémentaire, l’aménagement de 7,9 hectares de terre-plein arrière et la création de 1 200 mètres linéaires de voies terrestres supplémentaires. Une fois achevés, ces aménagements porteront la longueur totale du terminal à au moins 1 000 mètres linéaires.
« Il s’agit d’anticiper. L’évolution du commerce donne à constater que dans les dix prochaines années, les volumes qui sont opérés au port de Douala, vont augmenter », a déclaré Cyrus Ngo,o. D’un coup de 47,2 milliards de FCFA, les travaux ont été confiés en décembre 2022 à l’entreprise française Negri, pour une durée d’exécution de 30 mois. Ces nouveaux équipements s’ajouteront aux 12 portiques actuels du PAD, dont huit RTG acquis en 2023 par la RTC à hauteur de 12 milliards FCFA sur fonds propres. Ce qui portera à 17, le nombre de portiques du port de la capitale économique camerounaise. Selon le PAD, ces équipements permettront à la RTC d’améliorer ses capacités en passant d’un traitement de 380 000 tonnes d’unités équivalentes à vingt pieds (EVP) en 2024 à un million de conteneurs d’ici 2030.
Pour le DG du PAD, « les perspectives sont reluisantes pour le terminal à conteneurs du port de Douala après les engagements et les résultats obtenus en cinq ans ». Le terminal revendique, entre 2019 et 2024, un chiffre d’affaires cumulé de 277 milliards FCFA, 90 milliards FCFA de redevances versées au PAD au cours de la même période, et 58 milliards FCFA investis sur un projet d’investissement décennal de 89 milliards FCFA, soit un taux d’exécution de 65%.
Malgré ses performances, la RTC fait encore face aux défis de la modernisation de ses opérations, ainsi qu’à la réduction des coûts et délais de passage des marchandises, selon les acteurs de la place portuaire. Pour remédier à cela, le directeur général des douanes, Edwin Fongod Nuvaga, a insisté sur la dématérialisation des procédures et l’amélioration de la qualité de service.
Frédéric Nonos
Lire aussi :
18-12-2024 – Port de Douala : 90 milliards FCFA de redevances versées au PAD par la RTC en cinq ans
27-11-2023 – Port de Douala : la RTC investit 12 milliards de FCFA pour se doter de huit nouveaux portiques de parcs
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Assimi Goïta inaugure le Centre d’intelligence artificielle et de robotique
À la veille du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Mali, le Président de la Transition, Chef de l’État, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a procédé, ce lundi 21 septembre, à l’inauguration du Centre d’intelligence artificielle et de robotique du Mali (CIAR-Mali), à Kati Sirakoro Niaré, en présence du Premier ministre, du Président du Conseil national de Transition, du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr. Bouréma KANSAYE, ainsi que de la Directrice du centre, Mme Jacqueline KONATÉ SOGOBA. La population de Kati s’est massivement mobilisée pour réserver un accueil chaleureux au Chef de l’État et à sa délégation.
Dans son allocution, le secrétaire général de la mairie de Kati, M. Zanga DAO, a salué l’installation de cette infrastructure comme un nouveau pilier de développement pour la commune et pour le pays tout entier. L’architecte, M. Abdoulaye ARAMA, a ensuite présenté l’ouvrage, doté d’espaces administratifs, de dortoirs, d’une salle de sport, d’un restaurant, d’une salle de drones et de salles techniques. La directrice, Mme Jacqueline KONATÉ SOGOBA, a rappelé, pour sa part, la pose de la première pierre de ce joyau architectural en 2023.
Elle a saisi l’occasion pour exprimer toute sa fierté devant un centre appelé à offrir une formation rigoureuse et sélective, pour laquelle il sera fait appel à l’expertise des Maliens de l’intérieur comme de la diaspora. Le ministre Bouréma KANSAYE a, pour sa part, salué un chantier « entièrement financé sur le budget national », concrétisant, selon lui, la vision portée par le Président de la Transition. Ces différentes interventions ont été suivies d’une visite guidée de l’infrastructure, à laquelle ont pris part le Chef de l’État et l’ensemble des invités.
Cette inauguration a été, pour le Président de la Transition, l’occasion d’adresser ses vœux de bonne fête à l’ensemble des Maliens, tout en formulant des souhaits de prompt rétablissement aux blessés et en priant pour le repos éternel des disparus. Il a inscrit l’inauguration du CIAR-Mali dans la continuité de l’œuvre des pères de l’indépendance. Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA a affirmé que le Mali dispose aujourd’hui de ressources humaines capables de rivaliser sur le plan international, avant d’adresser ses remerciements à l’ensemble des acteurs ayant permis l’aboutissement de cette initiative.
Le Chef de l’État a, par ailleurs, invité les populations et les futurs usagers du centre à en prendre le plus grand soin. Selon ses explications, le CIAR-Mali permettra de poser les bases de la souveraineté technologique nationale. Le Président GOÏTA a également souligné que l’ensemble de l’infrastructure avait été construit par des entreprises maliennes. Il a aussi tenu à remercier le peuple malien pour sa résilience et son accompagnement constant, qui ont rendu possible la réalisation de ce projet, l’encourageant à poursuivre dans cette dynamique.
Le Président de la Transition a enfin précisé les attentes placées dans ce nouvel outil : apporter des solutions maliennes aux problèmes maliens, en particulier dans les domaines de l’agriculture, de la santé, de la sécurité et des mines, tout en accroissant l’autonomie technologique du pays. Qualifiant le CIAR-Mali d’espoir pour le Mali, il s’est enfin réjoui de l’engouement manifesté par la jeunesse malienne pour les outils technologiques, qu’il considère comme un gage de réussite pour cette ambition de souveraineté, informe la présidence de la République du Mali.
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La BAD fait couvrir 293 milliards de FCFA de son risque souverain sur le Cameroun par la BID et la BAsD

(Investir au Cameroun) – La Banque africaine de développement (BAD) partage avec deux autres banques multilatérales une partie du risque de non-remboursement lié à ses engagements souverains au Cameroun. Au 30 juin 2026, cette couverture portait sur 509 millions de dollars, soit environ 293 milliards de FCFA : 275 millions de dollars auprès de la Banque interaméricaine de développement (BID) et 234 millions auprès de la Banque asiatique de développement (BAsD), selon les états financiers intermédiaires de la BAD déposés auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) américaine.
Ces 509 millions de dollars ne constituent ni un nouveau prêt au Cameroun, ni une enveloppe supplémentaire mise à la disposition de l’État. Ils correspondent à une protection financière : si certains engagements souverains camerounais concernés n’étaient pas remboursés dans les conditions prévues, la BID et la BAsD supporteraient une partie des pertes de la BAD. Celle-ci reste toutefois le prêteur et conserve une partie du risque.
Le mécanisme ne signifie donc pas qu’un défaut de paiement du Cameroun est attendu. Il permet surtout aux banques multilatérales de répartir leurs risques entre elles afin d’éviter une trop forte concentration de leurs engagements sur certains pays.
Une couverture déjà en place en 2025
Les 509 millions de dollars ne constituent pas une nouveauté apparue en 2026. Au 30 juin 2025, les comptes de la BAD faisaient déjà apparaître exactement les mêmes montants : 275 millions de dollars de protection auprès de la BID et 234 millions auprès de la BAsD. Les derniers états financiers montrent donc que cette couverture a été maintenue un an plus tard.
Ces opérations sont réalisées dans le cadre d’« Exposure Exchange Agreements » (EEA), des accords par lesquels plusieurs banques multilatérales se répartissent une partie du risque lié à leurs prêts souverains. Chaque établissement conserve ses prêts dans ses comptes et reste en relation avec l’emprunteur.
La BAD utilise ce mécanisme depuis 2015. En juillet 2023, elle a notamment conclu avec la Banque asiatique de développement un accord d’un milliard de dollars courant jusqu’en 2038. Un second accord du même montant a été finalisé en octobre 2024.
Les états financiers ne permettent toutefois pas d’identifier les projets ou prêts camerounais précisément couverts par les 509 millions de dollars. Ils indiquent seulement le montant global du risque transféré à la BID et à la BAsD.
Le portefeuille camerounais progresse de 13,8 %
Cette couverture intervient alors que le volume des prêts recensés par la BAD au Cameroun augmente. Au 30 juin 2026, il atteignait 2,386 milliards d’unités de compte (UA), contre 2,097 milliards un an plus tôt, soit une progression de 13,8 %. Le nombre de prêts est passé de 22 à 24.
Au taux comptable utilisé par la BAD à cette date, ce portefeuille représente environ 1 863 milliards de FCFA.
Le montant des prêts déjà décaissés et restant à rembourser est passé de 935,6 millions d’UA en juin 2025 à 1,023 milliard d’UA en juin 2026, soit une hausse de 9,4 %. À l’inverse, les financements signés mais pas encore versés ont reculé de 1,162 milliard à 1,102 milliard d’UA, soit une baisse de 5,1 %. Les comptes font également apparaître 260,4 millions d’UA de prêts encore non signés.
Il n’est cependant pas possible de rapporter directement les 509 millions de dollars de couverture aux 2,386 milliards d’UA du portefeuille total. Le premier montant concerne certaines expositions souveraines, tandis que le second couvre un périmètre plus large de prêts au Cameroun.
Pour la BAD, l’opération permet donc principalement de réduire la part du risque camerounais qu’elle porte seule. Les comptes publiés ne permettent en revanche pas d’établir combien de nouveaux financements cette protection a éventuellement permis de dégager au profit du Cameroun.
Amina Malloum
Lire aussi :
19-07-2026 – Cameroun-BAD : 833,8 milliards de FCFA approuvés depuis 2023, mais un taux de décaissement de 26 %
16-07-2026 – La BAD approuve un prêt 53,3 milliards de FCFA pour irriguer 618 hectares à Demsa, Bibémi et Poli au Cameroun
15-07-2026 – Financements/BAD : le Cameroun risque de perdre 292 milliards de FCFA, dont 207 milliards pour la route Ngoura– Yokadouma
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une mission américaine au Cameroun pour renforcer la Marine nationale

Du 14 au 18 septembre 2026, une mission d’expertise technique américaine a effectué une visite de travail au Cameroun, dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale en matière de sécurité et de sûreté maritimes.
Ouverte à la Base Navale de Douala, cette mission a permis d’examiner plusieurs sites appelés à accompagner la montée en puissance de la Marine Nationale, notamment à travers le renforcement de son soutien infrastructurel et de ses capacités de conduite des opérations maritimes.
Les travaux se sont poursuivis dans la région du Sud-Ouest, notamment à la Base Navale de Limbé, autour des perspectives d’amélioration des capacités d’accueil, de mise à l’eau et de déploiement des unités navales, ainsi que du développement d’infrastructures adaptées aux exigences opérationnelles.
Au-delà des échanges techniques, cette mission marque une étape dans la maturation de projets structurants, destinés à consolider l’outil infrastructurel, la coordination opérationnelle, la surveillance et la connaissance de l’environnement maritime.
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