Actualités locales
Mgr Andrew Nkea : “chaque Camerounais doit prendre ses responsabilités”
Les évêques catholiques du Cameroun, réunis à Buea pour leur 48e séminaire annuel, visent une église plus inclusive, où tout le monde marche ensemble. Les ecclésiastiques souhaitent également que le gouvernement crée une société inclusive où il y ait suffisamment de place pour les voix des Camerounais ordinaires.
Les évêques ont fait cette remarque le 7 janvier, lors de la cérémonie officielle d’ouverture de leurs délibérations d’une semaine, sous le thème « Synodalité », un mot catholique d’origine grecque qui signifie « cheminer ensemble ».
L’événement, auquel ont participé des évêques en exercice et retraités des 26 diocèses du Cameroun, ainsi que d’autres membres du clergé, a également vu la présence du gouverneur du Sud-Ouest, Bernard Okalia Bilai, et de ses collaborateurs.
Dans son discours, le président de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun, l’archevêque Andrew Nkea, a appelé les Camerounais à prendre leurs responsabilités envers la nation et à remplir leurs propres rôles. « Il y a trop d’hypocrisie au Cameroun ».
Chacun appelle l’autre à agir. « S’il vous plaît, chaque Camerounais doit prendre ses responsabilités », a déclaré l’archevêque de Bamenda.
L’archevêque Andrew Nkea a rappelé à son auditoire que le destin du pays est entre les mains de chacun. En jouant son rôle au niveau micro, le prélat croit que la nation entière prendra une forme positive.
Il a expliqué que c’est l’essence de la « synodalité », qui consiste à avancer ensemble. « Nous espérons un avenir meilleur, un pays meilleur et plus de droiture dans les choses que nous faisons. Que les Camerounais ne perdent pas espoir », a-t-il ajouté.
Remarques de l’archevêque Kleda
L’archevêque Samuel Kleda, qui a appelé le président sortant Paul Biya, âgé de 92 ans, à se retirer des prochaines élections, a déclaré que son plaidoyer est pour la paix et la prospérité du Cameroun. Il a fait ce commentaire peu après la cérémonie. Selon l’archevêque Kleda, le rôle de l’Église est de chercher des solutions aux problèmes sociétaux urgents.
L’Église, a-t-il souligné, doit être au service de la communauté et est obligée de faire pression pour le changement. L’archevêque de Douala a également souligné la nécessité de la paix avant les élections présidentielles de 2025, ainsi que l’importance d’élections libres et équitables. « Les Camerounais doivent se préparer et faire leurs choix ; ils ne doivent pas se laisser imposer », a-t-il conclu.
Synodalité pour le Cameroun
« Nous voulons voir comment la solidarité est un critère d’efficacité dans notre église », a expliqué Mgr Sosthène Léopold Bayemi, évêque d’Obala. Le prélat a précisé que l’Église du Cameroun, à l’instar de l’Église catholique romaine mondiale, intensifie les discussions sur le chemin et la décision ensemble – un mouvement qui, a-t-il dit, rassemble des personnes de tous les horizons.
L’homme de Dieu a mentionné que le choix de l’espérance comme message sous-jacent de leur prédication en 2025 était universel, en ligne avec la traditionnelle Année jubilaire une fois tous les 25 ans, comme annoncé par le pape.
« Le message s’adresse à tous, du chef de l’État au catéchiste. Chacun de nous a la capacité d’améliorer quelque chose », a affirmé Mgr Sosthène. Parlant en voix prophétique, les évêques du Cameroun souhaitent que le gouvernement et le peuple camerounais marchent ensemble vers l’avenir à travers un développement participatif.
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Actualités locales
le goût du pouvoir ou l’art du reniement selon Diomaye Faye
L’alliance entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko a à peine fêté ses deux ans. Le limogeage récent de ce dernier, largement commenté et perçu comme un véritable coup de force politique, marque un tournant décisif dans la stratégie présidentielle. Dès ses premiers mois au pouvoir, Diomaye Faye, séduit par l’exercice de l’autorité suprême, semble avoir opté pour une émancipation vis-à-vis d’un homme jugé trop influent, tout en cherchant à se rapprocher de Paris pour sécuriser un éventuel second quinquennat.
Ousmane Sonko n’a pourtant pas été un simple figurant dans la campagne présidentielle de 2024. Véritable stratège et leader d’influence, il a joué un rôle décisif dans la victoire de Diomaye Faye, en portant haut les thèmes de la souveraineté nationale et d’une rupture franche avec « le système ».
Mais quelques mois seulement après leur arrivée aux affaires, le président a infléchi sa ligne. Les promesses de rupture avec l’ancien régime et de réorientation radicale de la politique sénégalaise se sont évaporées, au grand dam de ses partisans les plus fidèles.
La Journée nationale du dialogue comme aveu de reniement
Un événement récent a cristallisé les critiques : la Journée nationale du dialogue, organisée au palais présidentiel. Loin de réunir les forces vives du changement, Faye a convié des figures éminentes de l’ancienne garde, précisément celles avec lesquelles il avait juré de ne jamais transiger.
Parmi les invités de marque figurait Amadou Ba, proche collaborateur de l’ex-président Macky Sall, ancien candidat du pouvoir déchu en 2024 et aujourd’hui chef de l’opposition. Une scène à la fois symbolique et cinglante pour ceux qui croyaient en l’avènement d’une nouvelle ère.
Une trahison méthodique des engagements
Ces gestes successifs ne trompent plus : la « rupture » promise n’aura jamais lieu. En se rapprochant des cadres de l’ancien système et en se tournant vers Paris pour garantir son avenir politique, Diomaye Faye brise méthodiquement les espoirs de renouveau portés par ses électeurs.
À mesure qu’il s’éloigne de ses alliés de la première heure, le président apparaît désormais comme un chef d’État pragmatique, prêt à sacrifier ses idéaux pour consolider son assise et viser un second quinquennat. Un pari qui pourrait bien lui aliéner celles et ceux qui ont fait de lui le plus jeune président de l’histoire du Sénégal.
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Collision mortelle à Dschang : un moto-taximan décède
Un terrible accident de la circulation a causé la mort d’une personne à Dschang, dans la région de l’Ouest du Cameroun.
Les faits ont eu lieu au quartier foto lieu dit dépôt kadji, le mardi 21 mai dernier. La victime est décédée dans des circonstances extrêmement violentes.
En effet, c’est un peu avant la fin de l’après-midi que les sapeurs pompiers du Centre de secours de Dschang ont été alerté pour un accident de la circulation.
À l’arrivée des secouristes, le constat effectué a permis d’établir que l’accident a impliqué un moto taximan et un véhicule de transport.
La collision frontale n’a laissé aucune chance au moto-taximan. La victime est âgée d’une quarantaine d’années environs.
Les sapeurs pompiers du centre de secours de Dschang ont procédé à la récupération du corps sans vie et à son conditionnement.
Avant de quitter les lieux, ils ont procédé au nettoyage de la chaussée.
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La voirie de la ville de Bogo recouverte de béton bitumineux sur un linéaire de 6 kilomètres
C’est une transformation énorme de la ville de Bogo qui a été constatée après les travaux de bitumage de la voirie.
Les résultats des travaux ont été appréciés par le Ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi. Il était accompagné du Secrétaire d’État auprès du Ministre des Travaux publics, chargé des Routes, Armand Ndjodom, a apprécié ce 30 mai 2026 dans la ville de Bogo.
Au total, ce sont six (6) kilomètres de voiries, plusieurs itinéraires qui placent désormais la ville de Bogo au rang des mieux loties en la matière.
« La vile de Bogo dans le département du Diamare, région de l’Extrême-nord, rejoint ainsi la liste des villes et localités transformées par le passage des projets routiers. À l’instar des villes de Yoko, Obala, Monatele, Batchenga, Ntui, Bangangte, Tibati, le passage de la route n’a pas été sans incidence dans cette commune connue pour abriter le Lamidat ancestral de Bogo. Six kilomètres de voiries ont été recouverts de béton bitumineux, transformant ainsi la ville, à travers six itinéraires qui donnent une beauté particulière aux allées de manguiers et autres arbres. Parmi les voies bitumées, la bretelle Ousman Chaari-Bogo, la rue Carrefour Rue 2 – Bogo, entre autres », indique le ministère des travaux publics.
Les travaux prévoyaient au départ, le bitumage de 5 km de voiries, les économies réalisées dans l’exécution du projets routiers ont permis de rallonger ce linéaire à 6 et d’exécuter les travaux de construction des berges du Mayo Doumou.
Pour l’occasion, les populations de Bogo, venues nombreuses à l’esplanade du Lamidat de la ville, ont salué ces grandes réalisations du projet et ont, par la voix du Lamido de Bogo, adressé leurs remerciements sincères à l’endroit du Président de la République, Son Excellence Paul BIYA.
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