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Le Cameroun vante ses opportunités d’investissement aux membres de l’Organisation de la coopération islamique

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Le Cameroun vante ses opportunités d’investissement aux membres de l’Organisation de la coopération islamique
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(Investir au Cameroun) – Ouvert le 24 septembre 2024 à Yaoundé, la capitale camerounaise, le Cameroon Investment Days s’achève ce 25 septembre, après deux jours de travaux. Ce forum des affaires et de réseautage, conjointement organisé par l’Agence de promotion des investissements (API) du Cameroun et l’Organisation de la coopération islamique (OCI), avait pour but principal de « promouvoir le Cameroun en tant que destination des investissements et présenter les principales opportunités aux investisseurs des pays membres de l’OCI ».

Articulé autour de tables rondes, de sessions de réseautage, d’une mini-exposition de produits made in Cameroon et d’une visite d’entreprise, le Cameroon Investment Days est la 4e édition de cette rencontre des affaires et de réseautage organisée sous l’égide de l’OCI, après les étapes de Dakar (Sénégal), Nouakchott (Mauritanie) et Banjul (Gambie). Y ont pris part des acteurs de l’investissement public et privé, des organisations patronales, des agences de promotion des investissements, des banquiers, et des assureurs.

« Cet évènement phare devrait permettre de renforcer considérablement les relations économiques entre le Cameroun et les autres pays membres de l’OCI. En réunissant des acteurs stratégiques de l’investissement issus de divers marchés et domaines, l’évènement devrait ouvrir la voie à de nouvelles collaborations commerciales et opportunités d’investissement », anticipent les organisateurs.

BRM

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Foncier urbain : le bornage de 3 hectares baisse de 48 % en 2026, mais reste 3,9 fois son niveau de 2023

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Foncier urbain : le bornage de 3 hectares baisse de 48 % en 2026, mais reste 3,9 fois son niveau de 2023
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(Investir au Cameroun) – Le coût réglementaire du bornage d’un terrain urbain de 3 hectares tombe à 675 000 FCFA en 2026, contre 1,3 million de FCFA en 2024 et 2025. La baisse atteint 48,1 %, après la décision du gouvernement de diviser par deux le tarif appliqué à chaque are supplémentaire au-delà des 5 000 premiers mètres carrés.

La loi de finances 2026 ramène en effet ce tarif de 5 000 à 2 500 FCFA par are. Pour une parcelle de 30 000 m², les 5 000 premiers mètres carrés restent facturés 50 000 FCFA. Les 25 000 m² restants correspondent à 250 ares, facturés 625 000 FCFA. La facture totale ressort donc à 675 000 FCFA, soit 625 000 FCFA de moins qu’en 2024 et 2025.

Cette correction intervient deux ans après une forte hausse des tarifs. La loi de finances 2024 avait porté le prix de l’are supplémentaire de 500 à 5 000 FCFA, soit une multiplication par dix. Pour le même terrain de 3 hectares, le coût du bornage était alors passé à 1,3 million de FCFA.

Le gouvernement reconnaît désormais les effets négatifs de cette hausse. Dans l’exposé des motifs de la loi de finances 2026, la Direction générale du Budget (DGB) indique que les coûts avaient atteint des niveaux « difficilement soutenables pour les redevables ». Elle évoque notamment un découragement des démarches de sécurisation foncière et une contraction de l’assiette des redevances domaniales et cadastrales.

Toujours près de quatre fois le niveau de 2023

La baisse décidée pour 2026 ne ramène toutefois pas les tarifs à leur niveau d’avant 2024.

En 2023, le barème prévoyait 50 000 FCFA pour les 5 000 premiers m² et 500 FCFA par are supplémentaire. Pour 3 hectares, le coût ressortait donc à 175 000 FCFA : 50 000 FCFA pour la première tranche et 125 000 FCFA pour les 250 ares supplémentaires.

À 675 000 FCFA en 2026, la facture reste ainsi supérieure de 500 000 FCFA, soit 285,7 %, à celle de 2023. Elle représente 3,86 fois son niveau d’alors.

L’exposé des motifs de la loi de finances comporte d’ailleurs une petite incohérence sur ce calcul. La DGB indique qu’un terrain de 3 hectares coûtait auparavant « environ 150 000 FCFA » à borner et que le passage à 1,3 million représentait une hausse de près de 800 %.

L’application du barème légal de 2023 donne plutôt 175 000 FCFA. Le passage de 175 000 à 1,3 million correspond à une augmentation de 642,9 %.

Le bornage n’est pas le prix du titre foncier

Les 675 000 FCFA ne représentent cependant pas le coût total d’obtention d’un titre foncier. Cette somme correspond uniquement au bornage d’un terrain urbain de 3 hectares. D’autres droits et dépenses interviennent dans une procédure d’immatriculation.

Pour l’immatriculation directe d’une dépendance du domaine national de première catégorie, le barème prévoit notamment un droit de 10 FCFA par m² en zone urbaine. Sur 30 000 m², cela représente 300 000 FCFA.

En ajoutant ce droit aux 675 000 FCFA de bornage, le socle réglementaire identifiable atteint déjà 975 000 FCFA. Ce montant n’intègre toujours pas l’ensemble des autres dépenses possibles : frais liés à la commission consultative, achat et transport des bornes, débroussaillage ou travaux supplémentaires. La mise en place des bornes reste notamment à la charge du requérant.

La différence avec le milieu rural est importante. Hors périmètre urbain, le bornage d’une superficie inférieure ou égale à 5 hectares est fixé à 25 000 FCFA. Pour un terrain rural de 3 hectares relevant de l’immatriculation directe, les droits d’établissement du titre représentent 150 000 FCFA. Bornage compris, le socle réglementaire ressort ainsi à 175 000 FCFA, avant les autres frais.

Le ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières tente parallèlement de mieux encadrer ces dépenses. Une instruction ministérielle du 16 mars 2026 fixe notamment les modalités de prise en charge financière des responsables et membres des commissions consultatives ainsi que certains coûts liés aux opérations d’immatriculation.

Il n’existe cependant toujours pas de prix officiel unique d’un titre foncier. Le montant final dépend de la superficie, de la localisation du terrain, de la procédure suivie, de la composition de la commission et des travaux nécessaires. Lors des assises foncières du 1er septembre 2026, les participants ont d’ailleurs recommandé l’adoption d’un arrêté conjoint pour mieux codifier les frais des commissions consultatives.

Baudouin Enama

Lire aussi:

09-03-2026 – Foncier : l’accord des chefs traditionnels devient obligatoire pour l’immatriculation de parcelles de plus de 10 hectares

24-02-2026 – Cadastre : dès le 1er avril 2026, les chefs traditionnels de 3e degré pourront délivrer des titres fonciers provisoires

06-01-2026 – Foncier urbain : en 2026, l’État abaisse de 50 % le coût du bornage, de la concession et du morcellement

11-12-2025 – Foncier : la loi de finances 2026 renchérit de 10 à 30 % les terrains déchus du domaine privé de l’État

01-12-2025 – Dette locative de l’État : le gouvernement cumule des impayés de 40 milliards FCFA

16-10-2025 – Epinglée par une enquête pour irrégularités foncières à Édéa, Socapalm réfute les accusations

20-04-2025 – Foncier : l’approbation des chefs traditionnels désormais obligatoire pour les concessions de 20 hectares et plus

11-02-2025 – Foncier : la loi de finances 2025 fait bondir les coûts, géomètres et promoteurs immobiliers protestent

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Mounouna Foutsou veille au bon déroulement des épreuves

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Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mounouna Foutsou, a effectué ce 8 septembre 2026 une descente au Centre de formation professionnelle « La Rosière », à Yaoundé 2, pour s’assurer du bon déroulement des examens nationaux de fin de formation professionnelle.

Sur le terrain, le ministre s’est notamment enquis des conditions de composition et du respect des mesures destinées à garantir la régularité des épreuves. Cette session 2026 mobilise 8 231 candidats issus de 633 centres de formation publics et privés agréés, répartis dans 38 spécialités, les dix régions et 35 départements du pays.

Le dispositif national comprend 49 centres d’écrit et 124 sous-centres de pratique. Au seul Centre « La Rosière », 1 791 candidats composent dans plusieurs filières, notamment la coiffure professionnelle, les métiers de la santé, l’automobile, le bâtiment, l’électricité, l’esthétique-cosmétique et l’hôtellerie-restauration.

Le membre du gouvernement entend garantir des examens crédibles et réguliers, mais aussi renforcer la valeur de la certification professionnelle. L’objectif est de s’assurer que les compétences acquises par les apprenants soient évaluées dans des conditions conformes aux exigences de la formation professionnelle au Cameroun.

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Bâtiment : le groupe Mbakam décroche un contrat de 7,13 milliards FCFA pour agrandir l’immeuble de la CSPH à Douala

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Bâtiment : le groupe Mbakam décroche un contrat de 7,13 milliards FCFA pour agrandir l’immeuble de la CSPH à Douala
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(Investir au Cameroun) – La Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH) a confié à ETS Mbakam l’extension de son immeuble de rapport à Douala. Dans une décision signée le 3 septembre 2026, son directeur général, Okie Johnson Ndoh, attribue à l’entreprise un marché de 7,134 milliards de FCFA TTC, soit 5,985 milliards hors taxes. Les travaux devront être exécutés dans un délai de 36 mois à compter de la notification de l’ordre de service de démarrage.

Le montant attribué correspond exactement à l’enveloppe prévisionnelle annoncée par la CSPH lors du lancement de l’appel d’offres, le 21 juillet. Le financement est réparti sur les budgets d’investissement 2026, 2027 et 2028. Pour 2026, la Caisse avait programmé une première tranche de 2,418 milliards de FCFA. Le solde doit être supporté par les exercices suivants.

La CSPH présente l’opération comme destinée à accroître la capacité d’accueil de l’immeuble et à valoriser son patrimoine immobilier. Le marché comprend notamment les gros œuvres et structures, la maçonnerie et le béton armé, la charpente et la couverture, les menuiseries, la plomberie, les installations électriques, la climatisation et la ventilation.

Il prévoit également un ascenseur, les revêtements et finitions, un groupe électrogène de grande capacité ainsi que les aménagements extérieurs et les raccordements aux réseaux.

Les documents publiés ne précisent toutefois ni la surface supplémentaire qui sera créée, ni le nombre de niveaux de l’extension, ni la capacité locative attendue à l’issue des travaux. Ils ne renseignent pas davantage sur les revenus actuellement générés par cet immeuble de rapport.

Un actif déjà plusieurs fois rénové

L’opération intervient après plusieurs investissements consacrés à cet actif situé à Bonanjo. En 2018, la CSPH avait prévu 65 millions de FCFA pour rénover notamment l’escalier de secours, l’auvent principal et les espaces extérieurs.

En octobre 2019, un marché de rénovation générale de 399,65 millions de FCFA avait ensuite été attribué à Beacon TP SARL pour une durée de douze mois. En 2024, la Caisse a également lancé une procédure pour installer un ascenseur dans le bâtiment. Les sources officielles consultées ne permettent cependant pas d’établir si ce dernier marché a finalement été exécuté.

Le chantier attribué en 2026 se distingue de ces précédentes interventions par son objet : il ne porte plus seulement sur la rénovation ou l’équipement du bâtiment existant, mais sur son agrandissement.

Présentée comme une entité du Groupe Mbakam, dont le fleuron est Green Oil, fondé par l’homme d’affaires et homme politique Guillaume Mbakam, ETS Mbakam a été retenue à l’issue d’un appel d’offres restreint. Trois candidats avaient été préqualifiés : ETS Mbakam, Graystone et Nicam.

Pour franchir cette première sélection, les entreprises devaient notamment présenter quatre références de projets comparables réalisés au cours des dix dernières années et justifier d’une capacité financière d’au moins 2 milliards de FCFA.

ETS Mbakam déjà prestataire de la CSPH

ETS Mbakam n’en est pas à son premier contrat avec la CSPH. Sous la même dénomination, l’entreprise avait obtenu en décembre 2020 la construction de la station-service pilote de Nguélémendouka pour 381,58 millions de FCFA, puis, fin 2021, la modernisation du centre emplisseur GPL de Maroua pour 371 millions.

Son portefeuille de marchés publics comprend aussi des opérations plus importantes. En février 2025, le ministère de l’Eau et de l’Énergie lui a attribué deux lots d’un programme de fourniture et de pose de poteaux en béton, pour un montant cumulé de 5,835 milliards de FCFA.

La supervision du chantier de Douala sera confiée à un autre prestataire. Le 3 septembre, la CSPH a également attribué la maîtrise d’œuvre et le contrôle des travaux au groupement BET.IBR SARL/KAROCH SARL pour 574,19 millions de FCFA TTC, sur 37 mois.

Travaux et supervision représentent ainsi près de 7,71 milliards de FCFA de contrats publiés autour de l’extension de l’immeuble.

Le démarrage effectif du chantier reste toutefois conditionné à la notification de l’ordre de service. C’est à partir de cette date que commencera à courir le délai contractuel de 36 mois accordé à ETS Mbakam.

Baudouin Enama

Lire aussi :

04-09-2025 – Industrie : le milliardaire Guillaume Mbakam s’apprête à lancer les essais dans son usine de Carreaux à Kake

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