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Marché des titres de la BEAC : le Cameroun rembourse plus de 700 milliards de FCFA d’emprunts en 2023

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Marché des titres de la BEAC : le Cameroun rembourse plus de 700 milliards de FCFA d’emprunts en 2023
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(Investir au Cameroun) – Au cours de l’année 2023, le Trésor public camerounais a remboursé aux investisseurs opérant sur le marché des titres publics de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), des emprunts totalisant 712,2 milliards de FCFA, selon le rapport d’activités 2023 de la BEAC. Ces emprunts avaient été sollicités par l’État du Cameroun par émissions de bons du Trésor assimilables (BTA) et des obligations du Trésor assimilables (OTA). Il s’agit respectivement des titres publics dont la maturité n’excède pas un an, et qui servent généralement à obtenir des financements pour pallier les difficultés ponctuelles de trésorerie des États ; et des titres de longues maturités (2 ans à 10 ans), qui sont généralement émis pour mobiliser des financements destinés à la réalisation des projets d’infrastructures.

Selon le rapport d’activités 2023 de la banque centrale des pays de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA), les remboursements effectués par le Cameroun au titre des emprunts sollicités par émission de BTA s’élèvent à 553,7 milliards de FCFA. Cette enveloppe correspond à 28,3% des remboursements des BTA effectués sur le marché de la BEAC en 2023 par les six pays de la Cemac. Les remboursements effectués par le Trésor camerounais sur cette catégorie de titres publics surclasse ceux du Congo (545,7 milliards de FCFA) et du Gabon (452,3 milliards de FCFA). Il est à noter que grâce à la multiplication des levées de fonds depuis au moins deux ans, ces deux pays sont devenus les principaux emprunteurs du marché sous-régional des titres publics, détrônant ainsi le Cameroun.

Relativement aux OTA émis sur le marché des titres publics de la BEAC, le Cameroun a remboursé un montant de 158,4 milliards de FCFA au cours de l’année 2023. Comparée aux 802,3 milliards de FCFA remboursés sur ce marché au titre des OTA cette année-là, l’enveloppe du Trésor camerounais représente 17,7%. Sur cette catégorie de titres, les plus gros remboursements ont été effectués par le Congo (près de 261 milliards de FCFA) et le Gabon (255,3 milliards de FCFA).

Les remboursements des emprunts sont un gage de crédibilité de la signature des États sur le marché des capitaux. En plus de susciter la confiance chez les investisseurs, la solvabilité permet généralement au demandeur de capitaux d’obtenir des emprunts à de meilleures conditions. Selon le ministère des Finances, depuis le lancement du marché des titres publics de la BEAC en 2011, le Cameroun n’a jamais enregistré un seul défaut de paiement. Ce qui fait que, soutient-on au sein de ce département ministériel, le Cameroun est le pays qui s’endette au coût le plus bas sur le marché des titres publics de la BEAC depuis belle lurette.

«LeCameroun est le seul pays au Sud du Sahara, qui s’endette encore à des taux d’intérêt de moins de 3% pour les titres de courte maturité (BTA) et de moins de 7% pour les maturités longues (OTA)», aimait souvent rappeler Sylvester Moh, le directeur général du Trésor au ministère des Finances. C’était avant la fin de l’année 2022, marquée par un relèvement des taux d’intérêt sur le marché des titres de la BEAC. Cette évolution n’a cependant pas changé le statut du Cameroun, qui demeure à ce jour le pays offrant les taux de rémunération les plus bas sur le marché sous-régional des titres publics

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

25-06-2024 – Bons du Trésor : le Cameroun réussit une levée de fonds de 125 milliards de FCFA, une grande première dans la Cemac

19-04-2024 – Titres publics : 4 336 milliards de FCFA levés dans la Cemac en 2023, soit 2 500 milliards de moins que dans l’Uemoa

09-11-2023 – Marché des titres de la Beac : les taux d’intérêt repartent à la hausse en octobre 2023, après la pause de septembre

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Pipeline Tchad-Cameroun : plus de 15 milliards de FCFA de droits de transit encaissés par le Cameroun à fin mai 2026

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Pipeline Tchad-Cameroun : plus de 15 milliards de FCFA de droits de transit encaissés par le Cameroun à fin mai 2026
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(Investir au Cameroun) – Le Trésor public camerounais a encaissé 15,1 milliards de FCFA de droits de transit du pétrole tchadien entre janvier et mai 2026, selon des données consultées par Investir au Cameroun. Dans le détail, les recettes se sont établies à 2,94 milliards de FCFA en janvier, 3,52 milliards en février, 2,85 milliards en mars, 2,83 milliards en avril et 2,95 milliards de FCFA en mai.

Ce montant prolonge la dynamique observée au cours des quatre premiers mois de l’année. À fin avril 2026, le transit du brut tchadien sur le territoire camerounais avait déjà généré 12,15 milliards de FCFA de recettes, soit une hausse de 1,2 milliard de FCFA en glissement annuel, correspondant à une progression de 11%.

Selon le CPSP, ces performances sont soutenues par les volumes de pétrole acheminés depuis les champs pétroliers du Tchad vers la côte camerounaise. Entre janvier et avril 2026, quelque 16,1 millions de barils de brut ont transité par le pipeline Tchad-Cameroun, long de 1 080 kilomètres.

Pays enclavé, le Tchad dépend de cette infrastructure stratégique pour exporter sa production pétrolière vers les marchés internationaux. Le brut est acheminé jusqu’au terminal offshore de Kribi, dans la région du Sud du Cameroun, d’où il est chargé sur des navires pétroliers. En contrepartie de l’utilisation de son territoire, le Cameroun perçoit un droit de transit sur chaque baril transporté.

Cette redevance est actuellement fixée à 1,321 dollar par baril. Son niveau résulte de négociations engagées par le Cameroun à partir de 2013 afin d’obtenir une revalorisation périodique du tarif. Initialement fixé à seulement 0,41 dollar par baril lors de la mise en service de l’oléoduc, le droit de transit a été relevé à deux reprises, en 2013 puis en 2018, pour atteindre son niveau actuel.

Selon le mécanisme convenu entre les parties, une nouvelle révision du tarif devait intervenir à compter du 1er octobre 2023 la question d’une nouvelle revalorisation du droit de transit pourrait redevenir un sujet dans les relations entre Yaoundé et N’Djamena.

Amina Malloum

Lire aussi :
03-06-2026 – Pipeline : le droit de transit du pétrole tchadien au Cameroun atteint 12,2 milliards FCFA à fin avril 2026 (+11%)

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Côte d’Ivoire 1-0 Equateur : «c’est une défaite injuste», peste l’entraîneur Équatorien Sebastian Beccacece

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Sebastian Beccacece, sélectionneur de l’Equateur, a regretté l’inefficacité de ses joueurs et assure que l’adversaire, la Côte d’Ivoire ne méritait pas vraiment de remporter cette […]

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Douala-Bangui / Douala-Ndjamena : le CNCC confie à Tradex les stations-service de ses centres de vie

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Douala-Bangui / Douala-Ndjamena : le CNCC confie à Tradex les stations-service de ses centres de vie
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(Investir au Cameroun) – Le Conseil national des chargeurs du Cameroun prépare l’intégration de stations-service dans ses centres de vie situés sur les corridors Douala-Bangui et Douala-Ndjamena. À l’issue d’une procédure de sélection ouverte à plusieurs opérateurs pétroliers, le CNCC a retenu Tradex SA comme partenaire pour le déploiement de ces infrastructures à Ngouletang, Garoua-Boulaï et Kousseri.

L’annonce a été faite par le directeur général du CNCC, Auguste Mbappe Penda, dans un communiqué portant résultat de la sélection d’un partenaire spécialisé pour la mise en place de stations-service dans les centres de vie de l’organisme public.

Tradex était en concurrence avec Ocean Petroleum, Petrolex, Gulfcam, Neptune Oil et MRS. L’entreprise, filiale de la Société nationale des hydrocarbures, a été retenue au terme de l’examen des offres. Le CNCC justifie ce choix par la « meilleure offre globale », combinant une solution technique jugée conforme aux normes environnementales, un modèle économique présenté comme équilibré et une expérience dans l’exploitation de stations-service sur les corridors camerounais.

Au-delà de la construction des infrastructures, l’opération porte sur l’aménagement de stations-service complètes, avec distribution de carburants, de lubrifiants et offre de services connexes. Le projet sera exécuté dans le cadre d’une convention de partenariat entre le CNCC et Tradex.

Pour le CNCC, l’enjeu dépasse la simple implantation de points de ravitaillement. Les centres de vie ont vocation à devenir des plateformes de services pour les transporteurs opérant sur les axes reliant le port de Douala à la République centrafricaine et au Tchad. L’objectif est de regrouper sur un même site le ravitaillement, la restauration, l’hébergement et d’autres services utiles au transport routier de marchandises.

Cette stratégie doit également permettre à l’organisme public de diversifier ses sources de revenus, dans un contexte où les corridors de transit constituent un levier important pour l’économie camerounaise et les échanges sous-régionaux.

Pour Tradex, l’opération représente une opportunité commerciale sur deux axes stratégiques du transport en Afrique centrale. En s’implantant dans les centres de vie du CNCC, l’entreprise renforce son maillage territorial au-delà des grands centres urbains et se positionne sur des flux réguliers de camions, de marchandises et de transporteurs.

Le projet pourrait aussi générer des emplois directs et indirects sur les sites concernés, notamment dans l’exploitation des stations, la maintenance, la restauration, la sécurité et les services associés. Le CNCC n’a toutefois pas communiqué, à ce stade, le montant de l’investissement, le calendrier de réalisation, la durée de la convention ni les modalités de partage des revenus entre les deux partenaires.

Frédéric Nonos

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09-04-2026 – Corridors Douala-Bangui et Douala-Ndjamena : le CNCC veut installer des stations-service dans ses centres de vie

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