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Mobilisation massive des électriciens et gaziers pour défendre leur “tarif agent”

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Mobilisation massive des électriciens et gaziers pour défendre leur “tarif agent”
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Les électriciens et gaziers se sont mis massivement en grève mardi contre une remise en cause de leur tarif préférentiel de l’énergie, un avantage qui fait partie de leur rémunération, avec notamment quelque 59% des salariés d’EDF SA (hors filiales) à la mi-journée, selon la direction.

Cette participation, calculée sur les effectifs totaux de l’entreprise, est “historique”, selon la CFE-CGC, premier syndicat de l’entreprise, qui indique, comme la direction, qu’elle est déjà supérieure à celle comptabilisée en fin de journée, lors du précédent mouvement pour défendre le tarif agent, en 2011.

“Il n’y aura pas de passage en force”, a assuré mardi matin la ministre déléguée à l’Energie Maud Bregeon, pour qui il n’est “pas question de remettre en cause le tarif agent” : “la question c’est le niveau de fiscalisation”, a-t-elle expliqué sur France 2, souhaitant “un dialogue” avec les représentants syndicaux pour “régulariser cette situation”.

Le ministère de l’Energie avait dit envisager de revoir ce “tarif agent”, après “une mise en demeure de la Cour des comptes” de se “mettre en conformité sur la valorisation de cet écart (…) entre ce tarif et la valeur réelle de l’énergie”. Cette question devrait être tranchée dans un arrêté ministériel.

Maud Bregeon a indiqué qu’elle recevrait dans l’après-midi les organisations syndicales, qui prévoient un rassemblement devant Bercy à l’appel d’une intersyndicale (CGT/CFDT/CFE-CGC/FO).

Afin de mettre la pression sur le gouvernement, les grévistes se sont mobilisés dès le matin dans plusieurs centrales nucléaires, entraînant de fortes baisses de puissance disponible, comme au Tricastin, à Flamanville, Nogent-sur-Seine, Penly, Cattenom, Paluel et Saint-Alban.

A Gravelines, plus grande centrale nucléaire de France, environ 80% des salariés étaient en grève, selon les syndicats, mais sans impact sur la production.

“Ce qu’on veut, c’est frapper fort, avoir une journée qui marque les esprits, (…) et par la suite, si on n’est pas entendu, on ira plus loin”, a déclaré à l’AFP Nicolas Dessertenne de la CGT, évoquant de possibles arrêts de tranche.

Augmentation de la fiscalité et des cotisations sur cet avantage en nature: la mise en oeuvre des recommandations publiées en juillet par la Cour des Comptes entraînerait “une perte de pouvoir d’achat”, déplore M. Dessertenne, évaluant cet avantage à 2.000 euros par an pour un foyer de quatre personnes.

Sans le tarif agent, “au niveau salaires, EDF ce n’est pas terrible”, grince Jessica, 36 ans, employée de la centrale de Gravelines. “Le tarif agent permet que ce soit correct”, mais sans cet avantage, les salaires dans les usines voisines d’Aluminium Dunkerque et AstraZeneca seraient “plus attractifs que nous”, craint-elle, alors que le secteur de l’énergie est engagé dans une grande campagne de recrutement, sur fond d’électrification du pays et de relance du nucléaire.

A Marseille, une manifestation des électriciens et gaziers a rassemblé une centaine de personnes, a constaté un photographe de l’AFP. Elle s’est accompagnée d’une coupure de courant dans le centre-ville, selon les pompiers.

Les grévistes étaient également mobilisés au barrage hydraulique de Lyon-Villeurbanne pour “défendre” le tarif agent, a indiqué la CGT.

– 300.000 personnes concernées –

Cette composante historique du statut des électriciens et gaziers concerne quelque 140.000 salariés du secteur, mais aussi les près de 160.000 retraités des entreprises issues des opérateurs historiques EDF et GDF (dont Engie, Enedis, GRDF, etc.) et d’autres entreprises, dont des distributeurs locaux d’énergie.

Dans un rapport mi-juillet, la Cour des comptes évalue son coût à “plus de 700 millions d’euros en 2024” pour le groupe EDF. Il affirme que ses bénéficiaires “acquittent désormais moins de 2% des tarifs moyens de l’électricité ou du gaz payés par les consommateurs”. Un chiffre contesté par certains syndicalistes, qui évoquent un tarif autour de 10% de celui payé en moyenne par les ménages.

La grève devrait être sans incidence pour les usagers dans l’immédiat, mais le mouvement pourrait se durcir si le gouvernement persiste à vouloir relever la fiscalité de ce tarif agent, ont prévenu certains responsables syndicaux.

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Wall Street sous pression : le pétrole dépasse 108 dollars et les taux américains s’envolent

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Wall Street sous pression : le pétrole dépasse 108 dollars et les taux américains s’envolent
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Nouvelle séance compliquée pour Wall Street. Les Bourses américaines reculent mardi sous l’effet combiné de la flambée des cours du pétrole, de la hausse des rendements obligataires et des inquiétudes autour de l’inflation.

Selon Associated Press (AP), le S&P 500 reculait de 0,4 % en fin de matinée à New York, tandis que le Dow Jones perdait environ 440 points, soit 0,8 %. Le Nasdaq cédait pour sa part 0,7 %.

Derrière cette baisse, les investisseurs surveillent surtout deux indicateurs : le prix du pétrole et le rendement des obligations américaines à 10 ans.

Le pétrole à plus de 108 dollars fait revenir les craintes d’inflation

Le baril de Brent, référence internationale, progressait de 2,3 % mardi pour atteindre environ 108,12 dollars. Le cours a fortement fluctué pendant la matinée, entre 105,10 et 108,76 dollars.

Cette remontée intervient alors que le conflit avec l’Iran continue de perturber les perspectives d’approvisionnement mondial en pétrole. Le détroit d’Ormuz constitue notamment un point de passage majeur pour les exportations énergétiques du Moyen-Orient.

AP rappelle que le Brent se situait autour de 72 dollars au début du mois de juillet. La hausse enregistrée depuis traduit donc un changement brutal des anticipations sur l’offre mondiale.

La semaine dernière, le Brent avait déjà dépassé les 108 dollars, son niveau le plus élevé depuis mai. AP rapportait alors que le prix moyen de l’essence aux États-Unis avait atteint près de 4,28 dollars le gallon, soit environ 34 % de plus qu’un an auparavant.

Pour les investisseurs, le problème ne se limite pas à la facture à la pompe. Un pétrole plus cher augmente aussi les coûts du transport, de la production et de nombreuses marchandises. Il peut donc maintenir l’inflation à un niveau élevé pendant plus longtemps.

Les dernières données américaines montrent déjà une inflation annuelle de 3,4 % en août. Reuters souligne que l’inflation sous-jacente a également progressé de 0,3 % sur un mois, renforçant les arguments en faveur d’une hausse des taux de la Réserve fédérale.

Le rendement du Treasury à 10 ans repasse au-dessus de 5 %

L’autre source d’inquiétude se trouve sur le marché obligataire.

Le rendement de l’emprunt américain à 10 ans a atteint 5,04 % pendant la nuit, avant de revenir autour de 4,99 % mardi. Il était encore à 4,97 % lundi soir.

Le seuil des 5 % est particulièrement surveillé par les investisseurs. Le rendement avait déjà franchi ce niveau lundi, pour la première fois depuis 2023, avant de poursuivre sa progression.

Reuters souligne que la hausse des rendements ne concerne pas seulement les États-Unis. Les taux des principales économies du G7 ont fortement progressé cette semaine, avec des niveaux particulièrement élevés au Japon, en Allemagne, en France et au Royaume-Uni.

Pourquoi cela inquiète-t-il Wall Street ?

Lorsque les rendements obligataires augmentent, les entreprises, les ménages et le gouvernement américain doivent généralement composer avec des coûts d’emprunt plus élevés. Les crédits immobiliers et les financements des entreprises peuvent ainsi devenir plus chers.

Les obligations deviennent également plus intéressantes pour les investisseurs qui cherchent des placements moins risqués. Une partie des capitaux peut alors quitter les actions, surtout lorsque certaines entreprises affichent déjà des valorisations élevées.

« The result is a market that must work harder to generate earnings growth just as investors become less willing to pay premium valuations for that growth », a expliqué Darrell Cronk, président du Wells Fargo Investment Institute, cité par AP.

La Fed au centre de toutes les attentions

Les marchés attendent désormais la décision de la Réserve fédérale américaine sur les taux d’intérêt.

Selon AP, les investisseurs s’attendent largement à une hausse du taux directeur cette semaine, ce qui constituerait la première augmentation en trois ans. La décision intervient dans un contexte particulièrement délicat : la Fed doit lutter contre l’inflation tout en évitant de provoquer un ralentissement trop brutal de l’économie.

Reuters indiquait récemment que les marchés intégraient une probabilité d’environ 85 % d’une hausse des taux, après la publication des dernières données sur l’inflation.

La décision ne sera toutefois que la première étape. Les investisseurs scruteront également les nouvelles projections des responsables de la Fed concernant les taux pour les prochains mois et les prochaines années.

Un message jugé trop ferme pourrait accentuer la pression sur les actions. À l’inverse, un ton plus conciliant pourrait provoquer un rebond, mais aussi faire craindre que la banque centrale ne soit pas suffisamment déterminée à ramener l’inflation vers son objectif de 2 %.

Les valeurs liées à la consommation chutent, l’IA tente de rebondir

La baisse touche particulièrement certaines entreprises dépendantes des dépenses des consommateurs américains.

Chipotle Mexican Grill reculait ainsi de 5,5 %, tandis que United Airlines abandonnait 3,5 %. Dollar Tree perdait également 4,2 %.

La chute la plus spectaculaire concernait Dave & Buster’s Entertainment, dont le titre plongeait de 17,2 % après la publication de résultats trimestriels inférieurs aux attentes des analystes.

Les valeurs technologiques liées à l’intelligence artificielle résistaient mieux après leur forte baisse de lundi.

Nvidia progressait de 0,6 %, tandis qu’AMD gagnait 2 %. La veille, Nvidia avait perdu 3,4 %, contribuant fortement au recul du S&P 500.

Les actions liées à l’IA restent toutefois sous surveillance après plusieurs années de hausse spectaculaire. Les investisseurs commencent à s’interroger sur les valorisations atteintes par certaines entreprises et sur le rythme des investissements dans le secteur.

Cette prudence a été renforcée lundi par des déclarations de plusieurs dirigeants du secteur appelant à davantage de précautions concernant le développement de l’intelligence artificielle. Reuters rapportait que ces inquiétudes avaient contribué à la baisse des valeurs technologiques.

La pression ne se limite pas aux États-Unis. Les marchés européens et asiatiques ont également reculé, même si certaines places ont moins souffert que lors de la forte baisse de lundi. En Corée du Sud, le Kospi a notamment perdu 0,9 %, après une chute de 3,3 % la veille.

Pour Wall Street, l’équation devient donc plus complexe : pétrole cher, inflation persistante, rendements obligataires autour de 5 %, dette américaine élevée et incertitude sur les prochaines décisions de la Fed. Tant que ces facteurs resteront présents, les investisseurs pourraient continuer à réduire leur exposition aux actifs les plus risqués.

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Prince Harry et William : leur brouille devient une « guerre très froide » malgré le retour du Sussex au Royaume-Uni

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Prince Harry et William : leur brouille devient une « guerre très froide » malgré le retour du Sussex au Royaume-Uni
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Le retour de Prince Harry et Meghan Markle au Royaume-Uni n’a pas rapproché les deux frères. Selon PEOPLE, Prince William et le duc de Sussex n’ont toujours aucun contact direct, alors que les relations entre Harry et leur père, le roi Charles III, semblent connaître une évolution plus favorable.

Entre Prince William et Prince Harry, la situation reste particulièrement tendue. Alors que le duc et la duchesse de Sussex ont quitté les États-Unis pour s’installer de nouveau au Royaume-Uni avec leurs enfants, aucun rapprochement n’est actuellement annoncé entre les deux frères.

Dans une enquête publiée le 15 septembre 2026, PEOPLE affirme, citant plusieurs sources proches de la famille royale, que William et Harry restent éloignés et n’ont toujours pas repris de contact direct.

L’historienne royale Amanda Foreman résume ainsi la situation dans les colonnes du magazine : « À l’heure actuelle, on est passé d’une guerre ouverte à une guerre très, très froide. »

Harry se rapproche de Charles, mais William reste à distance

La situation est différente avec le roi Charles III. Harry aurait exprimé à plusieurs reprises son souhait de renouer avec sa famille et certains signes montrent que le dialogue avec son père a repris.

En juillet, Charles a notamment retrouvé Harry, Meghan et leurs deux enfants lors de leur passage au Royaume-Uni. D’après le média américain, le roi et son fils ont également échangé depuis l’installation des Sussex en Grande-Bretagne le 26 août, même s’ils ne se sont pas revus depuis.

Reuters avait confirmé le retour de Harry et de sa famille au Royaume-Uni après six années passées principalement en Californie. Le couple ne reprend toutefois pas ses fonctions royales et ne réside pas dans une propriété royale.

Cette reprise de contact avec Charles ne semble toutefois pas modifier la position de William.

Selon Russell Myers, auteur de William and Catherine, cité par PEOPLE, le prince considère que la relation entre son père et Harry relève de la décision personnelle du roi. Pour son propre avenir, en revanche, William ne souhaiterait entretenir « aucune relation » avec Harry, que ce soit dans un cadre privé ou professionnel.

Une position qui montre à quel point la rupture entre les deux frères reste profonde.

Le retour des Sussex remet les tensions au premier plan

Le choix de Harry et Meghan de revenir vivre au Royaume-Uni change aussi la situation pour William et Kate Middleton.

Depuis leur départ en 2020, une grande partie des tensions familiales se jouait à distance, alors que les Sussex vivaient en Californie. Leur présence désormais au Royaume-Uni rend beaucoup plus probable la possibilité de rencontres lors d’événements familiaux.

« Cela a été amplifié », explique ainsi une source proche du palais à PEOPLE. Lorsque Harry et Meghan étaient en Californie, les tensions semblaient plus éloignées. Leur retour les place désormais beaucoup plus près de la famille royale.

Reuters rappelle que Harry et Meghan ont quitté leurs fonctions royales en 2020 avant de s’installer aux États-Unis. Depuis, les tensions avec la famille royale ont été alimentées par leurs interviews, les déclarations publiques de Harry et la publication de ses mémoires Spare en 2023.

Le retour des Sussex intervient donc dans un contexte familial déjà fragile.

Pour William et Kate, l’objectif serait surtout de préserver leur famille et de poursuivre leurs engagements publics sans laisser les tensions avec Harry et Meghan prendre toute la place.

L’auteur royal Simon Vigar estime d’ailleurs que le couple applique une vieille règle de conduite de la monarchie britannique : « Garder son calme et continuer. » Selon lui, William et Kate considèrent largement cette affaire comme un sujet secondaire appartenant au passé.

William et Kate face à une nouvelle pression médiatique

Le retour des Sussex intervient alors que William et Kate traversent eux-mêmes une période chargée.

Kate Middleton reprend progressivement ses engagements publics après son traitement contre le cancer. De son côté, leur fils aîné, le prince George, vient de commencer sa scolarité à Eton College à l’âge de 13 ans.

PEOPLE souligne que cette rentrée marque une étape importante pour la famille du prince et de la princesse de Galles. Mais la présence de Harry et Meghan au Royaume-Uni ajoute une nouvelle source d’attention médiatique.

Les questions sur une éventuelle réconciliation devraient donc se multiplier, notamment lors des grandes réunions familiales.

Le scénario d’un rapprochement entre William et Harry reste pourtant très incertain. Harry souhaiterait réparer leur relation, mais les blessures accumulées au fil des années semblent toujours présentes.

Pour l’instant, les deux frères peuvent être amenés à se retrouver lors de certains rendez-vous familiaux, mais cela ne signifie pas que leur relation personnelle est en train de se reconstruire.

Le retour des Sussex pourrait même rendre cette fracture plus visible. Après des années de distance géographique, William et Harry vivent désormais dans le même pays. La question n’est donc plus seulement de savoir s’ils peuvent se parler, mais s’ils accepteront un jour de tourner la page.

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Tayla Brailey : l’ex-enseignante jugée pour infractions sexuelles sur un élève de 16 ans

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Tayla Brailey : l’ex-enseignante jugée pour infractions sexuelles sur un élève de 16 ans
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L’affaire Tayla Brailey continue de faire parler en Australie. Cette ancienne enseignante de 32 ans a reconnu plusieurs infractions sexuelles commises alors qu’elle était en position d’autorité sur deux élèves âgés de 16 et 17 ans. Lors d’une audience consacrée à sa peine, le tribunal a entendu le récit des échanges initiés sur les réseaux sociaux.

L’affaire remonte à 2024, lorsque Brailey travaillait encore comme enseignante en Nouvelle-Galles du Sud. Arrêtée en août de cette année-là, elle avait ensuite été poursuivie pour des faits concernant deux adolescents.

Selon les éléments présentés devant le tribunal, elle avait notamment pris contact avec le plus jeune via les réseaux sociaux avant que leurs échanges ne deviennent progressivement inappropriés.

Tayla Brailey avait engagé la conversation avec un élève de 16 ans

D’après les faits exposés devant le tribunal de district de Nouvelle-Galles du Sud et rapportés par News.com.au, Brailey aurait elle-même lancé la conversation avec l’adolescent après avoir remarqué qu’il appréciait certaines de ses publications.

Le procureur a rapporté qu’elle lui aurait écrit : « Do you like what you see? I see you liking my photos », soit en français : « Tu aimes ce que tu vois ? Je vois que tu aimes mes photos ».

Les échanges ont ensuite pris une tournure sexuelle. Le tribunal a notamment été informé que Brailey avait envoyé au jeune homme une photographie d’elle et lui avait demandé une image à caractère sexuel.

Une rencontre a ensuite été organisée. Brailey a reconnu avoir eu un comportement sexuel avec cet élève de 16 ans.

Après cette rencontre, elle l’aurait bloqué sur les réseaux sociaux. Selon les éléments présentés à l’audience, elle aurait également demandé aux adolescents de supprimer leurs conversations afin d’éviter que les échanges soient découverts.

Un deuxième élève de 17 ans concerné par l’affaire

Le dossier concerne également un autre étudiant, âgé de 17 ans. Selon News.com.au, leur premier contact serait intervenu après que le jeune homme l’a ajoutée sur Snapchat.

Les deux ont ensuite échangé des messages et des images à caractère sexuel. Une rencontre a finalement eu lieu et Brailey a reconnu avoir eu une relation sexuelle avec l’adolescent.

L’affaire présente une particularité juridique en Nouvelle-Galles du Sud. L’âge légal du consentement y est fixé à 16 ans, mais la loi prévoit des infractions spécifiques lorsqu’un adulte entretient une relation sexuelle avec une personne âgée de 16 ou 17 ans placée sous sa responsabilité ou son autorité.

C’est précisément cette relation particulière entre une enseignante et ses élèves qui se trouve au centre du dossier.

L’ABC avait rapporté en mars 2026 que Brailey avait plaidé coupable à quatre infractions. Plusieurs autres chefs d’accusation avaient été abandonnés dans le cadre des discussions entre la défense et l’accusation.

La défense invoque un trouble bipolaire non diagnostiqué

Lors de l’audience consacrée à la peine, la défense a également évoqué l’état de santé mentale de l’ancienne enseignante au moment des faits.

Son avocate, April Francis, a soutenu que Brailey souffrait alors d’un trouble bipolaire qui n’avait pas encore été diagnostiqué. Elle a décrit son comportement comme lié notamment à une « pulsion sexuelle inhabituelle et irrationnelle », selon les propos rapportés par News.com.au.

Le parquet a reconnu que son état mental pouvait avoir joué un rôle dans les faits et qu’il pouvait avoir une incidence sur l’appréciation de sa responsabilité morale.

Mais l’accusation a aussi insisté sur un point central : Brailey savait que son comportement était répréhensible et illégal.

Le procureur a notamment rappelé que les enseignants occupent une position de confiance particulière vis-à-vis de leurs élèves. Selon les propos rapportés à l’audience, cette relation de confiance constitue un élément essentiel de la gravité du dossier.

Brailey avait été arrêtée une première fois en août 2024 après des accusations concernant l’élève de 17 ans. Elle avait ensuite été arrêtée une seconde fois, moins de deux semaines plus tard, dans le cadre de l’enquête concernant le deuxième adolescent.

Au moment de son arrestation, le ministère de l’Éducation de Nouvelle-Galles du Sud avait indiqué qu’elle était suspendue sans salaire et que des mesures de soutien avaient été proposées aux élèves et au personnel concernés.

L’ancienne enseignante a plaidé coupable en mars 2026. Elle est restée sous contrôle judiciaire dans l’attente de la décision du tribunal. Les informations rapportées en septembre indiquent que l’audience consacrée à sa condamnation se poursuit et qu’elle doit connaître sa peine le mois prochain.

Cette affaire relance surtout les interrogations sur les limites à respecter dans les relations entre enseignants et élèves, notamment lorsque les échanges commencent sur les réseaux sociaux. Même lorsque les faits ne comportent pas de violence physique, la position d’autorité occupée par l’adulte peut donner une dimension pénale particulière aux relations avec des élèves âgés de 16 ou 17 ans.

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