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Catherine Ringer, célèbre voix des Rita Mitsouko, s’est éteinte

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Catherine Ringer, célèbre voix des Rita Mitsouko, s’est éteinte
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Rita Mitsouko a perdu sa voix: la chanteuse Catherine Ringer est décédée d’un cancer lundi soir à l’âge de 68 ans, refermant définitivement l’histoire du duo mythique du rock français qu’elle avait formé avec son compagnon Fred Chichin, mort en 2007.

“C’est avec une immense tristesse que la famille et les proches de Catherine Ringer annoncent son décès, emportée par un cancer foudroyant dans la nuit du 14 septembre 2026”, ont indiqué ses enfants dans un communiqué transmis mardi à l’AFP.

Avec Fred Chichin, Catherine Ringer avait fondé au début des années 1980 l’un des groupes les plus détonants du rock français.

Leurs tubes –“Andy”, “C’est comme ça”, “Les histoires d’amour finissent mal” et surtout “Marcia Baïla” (1984), hymne déchirant sur la mort de la danseuse argentine Marcia Moretto emportée par un cancer– ont traversé les époques.

“Artiste française majeure, moitié des Rita Mitsouko, Catherine Ringer a marqué plusieurs générations par sa voix et ses chansons, sa grande liberté et sa singularité”, souligne le communiqué de sa famille.

Née le 18 octobre 1957 en banlieue parisienne d’un père artiste-peintre, ancien déporté juif, et d’une mère architecte, Catherine Ringer avait quitté l’école à 15 ans, multipliant les expériences artistiques et s’aventurant même dans le porno, un passé qu’elle n’a jamais renié.

En 1986, sur le plateau de Canal+, elle avait tenu tête à Serge Gainsbourg qui la couvrait d’insultes en lui renvoyant au visage son court passé dans le X.

– “Hauts et bas”

C’est en 1979 qu’elle avait rencontré Fred Chichin qui allait devenir son âme soeur et son compagnon de route au sein des Rita pendant plusieurs décennies.

Après le décès de Fred Chichin, emporté lui aussi par un cancer fulgurant à l’âge de 53 ans, Catherine Ringer avait d’abord quitté la scène avant d’y remonter peu à peu, continuant à perpétuer l’héritage des Rita, et cultivant ensuite une carrière solo dans les marges.

En 2019, à la Philharmonie de Paris, elle avait célébré sur scène le 40e anniversaire de sa rencontre avec Fred Chichin, sans jamais cacher son inconsolable chagrin.

A chaque date anniversaire de sa mort, Catherine Ringer disait ressentir “un manque total d’énergie, comme si on m’avait tout aspiré”. “Voilà il faut que je fasse une petite pause à ce moment-là”, confiait-elle sur France Inter début 2024.

“Ce n’est pas non plus un but dans la vie d’être que heureux. La vie est faite de haut et de bas. Et s’il n’y avait pas les bas, il n’y aurait pas de haut, ce serait plat”, avait-elle ajouté.

Plus récemment, elle avait également déclamé de la poésie sur scène, confiant à l’AFP, en 2023, avoir “toujours aimé le rythme des mots”. “J’aime bien improviser en rimes, même en plein concert”, disait-elle.

Chanteuse engagée notamment contre l’extrême droite, Catherine Ringer avait, en 2024, revisité La Marseillaise pour célébrer l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution.

“Marchons et chantons cette loi pure dans la Constitution”, avait-elle chanté en reprenant l’hymne national à Paris devant le ministère de la Justice.

“Il suffisait de quelques notes pour reconnaître sa voix. De quelques secondes sur scène pour saisir cette énergie qui n’appartenait qu’à elle. Des Rita Mitsouko à sa carrière solo, libre, audacieuse, inimitable, Catherine Ringer aura marqué la musique française”, a salué sur X la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet.

En 2023, Catherine Ringer avait mis aux enchères une centaine d’oeuvres de son père, Sam Ringer, peintre méconnu rescapé de neuf camps de concentration. “Il m’a transmis sa force de vie”, avait-elle déclaré à l’AFP.

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Entrepreneuriat : 2,8 milliards FCFA disponibles pour 1 300 projets

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Entrepreneuriat : 2,8 milliards FCFA disponibles pour 1 300 projets
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C’est dans le cadre du Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs. Le Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs (Fogajeune) va accorder une attention particulière aux postulants jeunes ex-combattants issus des centres de désarmement, de démobilisation et de réinsertion.

Le comité national du Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs (Fogajeune) a tenu sa 4ème session ordinaire le mardi 28 octobre 2026 à Yaoundé. La structure sous l’égide du ministère de la Jeunesse et de l’éducation civique (Minjec) va injecter 2,8 milliards FCFA pour soutenir 1 300 projets portés par les jeunes.

«Nous allons encourager les jeunes à se rapprocher rapidement des encadreurs ou des accompagnateurs pour que les dossiers soient mis en forme et transmis aux institutions financières pour le déblocage des financements» a indiqué Jean Dupleix Dogmo, président du comité national de crédit et de garanti du Fogajeune, invitant les jeunes par la même occasion les promoteurs concernés à accélérer la préparation de leurs dossiers.

Comme critères d’éligibilité, les porteurs de projets doivent être âgés entre 15 et 35 ans et inscrits à l’Observatoire national de la jeunesse. Les différents postulants vont au préalable bénéficier d’un réarmement moral, civique et entrepreneurial. La sélection retiendra les projets les plus pertinents, innovants et en adéquation avec les priorités nationales.

Lors des travaux, Valérie Gara Nina, chef du département des opérations au Fogajeune a expliqué que les initiatives liées aux filières prioritaires à l’instar de la pêche et de la culture du maïs et du soja seront privilégiées.

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Garoua-Boulaï : Le HCR installe un poste avancé d’état civil

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L’infrastructure vient mettre fin aux longues distances et aux délais contraignants dont les populations de cette partie du pays font l’objet.

La commune de Garoua-Boulaï, département du Lom-et-Djerem dans la région de l’Est Cameroun dispose désormais d’un poste avance de l’état civil. C’est grâce à un partenariat entre les autorités locale et le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR). L’édifice a été inauguré le 9 octobre 2026 au centre polyvalent du HCR.

L’objectif est de faciliter l’accès aux actes de naissance pour les réfugiés et les populations locales, pour une inclusion effective. Le nouveau poste de l’état civil vient mettre fin aux longues distances et aux délais contraignants en approchant l’état civil des bénéficiaires.

Ousmanou Saladoudine, président des réfugiés de Garoua-Boulaï s’est dit satisfait et a indiqué que «Nos enfants naissent ici, mais sans papiers, ils restent invisibles. Ce bureau est une porte ouverte vers la reconnaissance. Désormais, nous savons que leur avenir sera protégé par une identité légale».

Pour Guy René Dagbo, responsable par intérim du bureau du HCR à Bertoua, l’enregistrement des naissances est un acte fondateur qui garantit aux enfants le droit à l’éducation, à la santé et à la protection.

Au Cameroun, selon les chiffres officiels, environ 1 enfant sur 3 (soit près de 33 %) est privé d’acte de naissance, et plus de 7 millions de citoyens au total ne disposent pas de ce document d’identité légale. L’absence de ce document essentiel pour l’accès à l’éducation, à la santé et à d’autres services publics, touche particulièrement les zones rurales et les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

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Sécurité sociale au Cameroun : Le système fera l’objet d’un audit

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Le pays à du mal à s’arrimer aux exigences de la Conférence internationale de la prévoyance sociale (CIPRES).

Le Cameroun envisage d’étendre sa couverture sociale à au moins 50% de sa population active dans le cadre de sa Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30).

Malheureusement, cette ambition reste confrontée à des défis majeurs, à l’instar de la faible couverture des travailleurs du secteur informel, les contraintes liées à la soutenabilité financière des régimes, le renforcement de la gouvernance institutionnelle ainsi que la nécessité d’assurer la conformité du système aux normes et standards internationaux, en particulier aux exigences de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (CIPRES).

C’est dans ce contexte que le gouvernement envisage de disposer d’une évaluation globale, objective et prospective de son système national de sécurité sociale, afin d’identifier les réformes prioritaires susceptibles d’améliorer sa performance, sa résilience et son efficacité. Pour cette opération, le pays va injecter 17 millions FCFA.

Grégoire Owona, ministre en charge du Travail et de la sécurité sociale a récemment lancé un avis d’appel d’offres national ouvert, en vue du recrutement d’un cabinet chargé de réaliser la revue du système de sécurité sociale au Cameroun. Le communiqué du membre du gouvernement précise que le délai maximum d’exécution des prestations fixé par le maître d’ouvrage pour la réalisation du projet est de 60 jours calendaires.

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