Actualités locales
Bil Nsongo, la promesse camerounaise qui prend de l’épaisseur à La Corogne

Deportivo La Corogne continue de surprendre depuis son retour en Liga. Invaincu après quatre journées, le promu s’est offert une nouvelle victoire de prestige sur la pelouse de Villarreal (2-3), au terme d’une rencontre riche en rebondissements. Titulaire à la pointe de l’attaque aux côtés de Pierre-Emerick Aubameyang, Bil Nsongo confirme, lui aussi, qu’il faudra compter sur lui cette saison.
Le Deportivo La Corogne est décidément difficile à arrêter. Après deux premiers matchs nuls, le club galicien vient d’enchaîner une deuxième victoire consécutive en championnat. Au Madrigal, les visiteurs ont fait preuve de caractère pour renverser Villarreal dans une rencontre particulièrement animée.
Les locaux ont pourtant frappé les premiers. À la 19e minute, Nicolas Pépé profite d’une situation favorable pour prendre le dessus sur Leo Román et donner l’avantage à Villarreal (1-0). Mais La Corogne ne baisse pas les bras. Juste avant la pause, Luismi Cruz remet les deux équipes à égalité (1-1, 43e).
Le match s’emballe ensuite. À la 76e minute, Adama Traoré marque contre son camp et permet à Villarreal de reprendre les commandes (2-1). Mais le Deportivo refuse de céder. Zakaria Eddahchouri égalise trois minutes plus tard (2-2), avant que Pierre-Emerick Aubameyang ne vienne offrir la victoire aux siens dans les dernières minutes.
Nsongo, toujours aussi précieux malgré l’absence de but
Aligné d’entrée, Bil Nsongo a disputé 66 minutes dans une attaque où il partageait les responsabilités avec Aubameyang. L’avant-centre camerounais a touché 32 ballons et poursuit sa montée en puissance au fil des rencontres.
À 21 ans, Nsongo n’a certes pas encore trouvé le chemin des filets depuis le début de la saison. Mais son influence ne se résume pas à ses statistiques offensives. Par son activité et son implication dans le jeu, il apporte une vraie présence à l’attaque du Deportivo.
Et les résultats collectifs donnent encore plus de relief à son bon début de saison. Avec huit points au compteur, La Corogne occupe actuellement la quatrième place de la Liga et peut légitimement commencer à rêver plus grand. Pour Nsongo comme pour le promu galicien, l’aventure ne fait que commencer.
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le Cameroun favori… mais déjà sous pression
Le maillot pèse lourd, surtout lorsqu’il est frappé de cinq étoiles. À l’heure d’ouvrir sa campagne des éliminatoires de la CAN 2027, le Cameroun n’arrive pas dans l’inconnu. Son histoire, son palmarès et son statut de poids lourd du football africain en font naturellement l’un des favoris de son groupe. Mais cette position enviée constitue aussi une responsabilité : face aux Lions Indomptables, leurs adversaires n’auront rien à perdre et tout à gagner.
Pour David Pagou et son groupe, les deux premières journées de septembre doivent donc servir à bien plus qu’engranger des points. Elles doivent permettre au Cameroun d’installer une dynamique, de rassurer sur ses ambitions et surtout d’éviter une nouvelle campagne à suspense. Dans une compétition où les écarts entre sélections se réduisent, le prestige ne garantit plus rien. Il faut désormais le confirmer sur le terrain.
Les Comores, le premier piège
Le rendez-vous du 24 septembre à domicile contre les Comores donnera immédiatement le ton. Sur le papier, le Cameroun possède davantage de références et d’expérience. Mais le football africain contemporain a appris à se méfier de ce genre de hiérarchie.
Les Cœlacanthes ont progressivement gagné en crédibilité sur la scène continentale. Leur organisation, leur discipline et leur capacité à défendre en bloc peuvent compliquer sérieusement la tâche d’un favori contraint de faire le jeu. Pour les Lions Indomptables, le principal danger sera justement de transformer leur supériorité supposée en impatience.
Il faudra donc attaquer sans se découvrir, faire circuler rapidement le ballon et surtout accepter de construire la victoire plutôt que de la rechercher à tout prix dans les premières minutes. Un succès à domicile permettrait au Cameroun de prendre immédiatement les commandes de sa campagne et, surtout, d’aborder le déplacement suivant avec davantage de sérénité.
Le Congo, un test d’autorité
Cinq jours plus tard, le niveau de difficulté montera d’un cran avec le déplacement au Congo, le 29 septembre. Face aux Diables Rouges, le Cameroun devra composer avec un contexte autrement plus exigeant : adversaire régional, pression du public et duel qui pourrait rapidement prendre une dimension physique.
Ce match dira beaucoup du degré de maturité de cette équipe camerounaise. Savoir gagner à domicile est une chose. Être capable de voyager, de résister aux temps faibles et de ramener des points d’un environnement hostile en est une autre.
La gestion du groupe sera également déterminante. L’enchaînement des deux rencontres en quelques jours imposera des choix au staff technique. Les cadres devront répondre présents, mais les joueurs appelés à entrer en cours de match pourraient eux aussi jouer un rôle majeur. Dans ce type de campagne, la profondeur du banc n’est pas un luxe : elle peut faire la différence.
Le statut de favori, une obligation de résultat
Le véritable enjeu pour le Cameroun est là. Les Lions Indomptables ne peuvent pas aborder ces éliminatoires comme une sélection parmi les autres. Leur histoire les place automatiquement dans la catégorie des équipes attendues au tournant.
Ce statut peut devenir une force s’il nourrit la confiance et l’exigence. Il devient en revanche un fardeau lorsqu’il pousse à sous-estimer l’adversaire ou à vouloir régler chaque rencontre trop rapidement.
Un carton plein lors de cette première fenêtre internationale changerait immédiatement la lecture de la campagne. Six points permettraient au Cameroun de prendre une longueur d’avance et de travailler avec davantage de tranquillité pour la suite. À l’inverse, un départ poussif obligerait les Lions à courir derrière les résultats et à composer, une fois encore, avec la pression des calculs.
Plus qu’une qualification, une nouvelle dynamique
Pour le Cameroun, ces éliminatoires représentent donc un rendez-vous avec son statut. Le pays possède le nom, le palmarès et les individualités pour prétendre aux premières places. Reste à démontrer que cette supériorité historique peut encore se traduire par une maîtrise collective sur le terrain.
Les Comores puis le Congo offriront deux réponses différentes à cette question : l’une à domicile, face à une équipe capable de fermer les espaces ; l’autre à l’extérieur, dans un duel où l’intensité et la gestion émotionnelle compteront autant que la qualité technique.
Le message est simple : le Cameroun n’a pas seulement une qualification à aller chercher. Il doit réaffirmer sa place parmi les patrons du football africain. Et pour y parvenir, il lui faudra commencer par transformer son statut de favori en résultats concrets.
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Franck Etouga Mballa frappe d’entrée, mais le CR Belouizdad laisse filer la victoire

Franck Etouga Mballa s’est illustré dès la première journée du championnat algérien. L’attaquant camerounais a inscrit le troisième but du CR Belouizdad face à l’ASO Chlef, dans une rencontre spectaculaire conclue sur le score de 3-3.
Alors que le CRB cherchait à reprendre les commandes de la partie, Etouga a trouvé la faille à la 42ᵉ minute. Une réalisation importante qui a permis au club algérois de reprendre l’avantage juste avant la pause.
Mais cette avance n’aura finalement pas suffi aux hommes du CR Belouizdad. Malgré le but de l’international camerounais, l’ASO Chlef est revenue au score en seconde période, privant le CRB d’une victoire pour son entrée en lice.
Pour Franck Etouga Mballa, cette réalisation constitue néanmoins un début encourageant et lui permet de lancer sa saison sur une note positive.
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Batoufam enterre définitivement Sohaing André

Pour ce qui est des élections Législatives et municipales de 2027, l’arrondissement de Bayangam doit se plier au principe de rotation du siège de maire explique le journaliste Albin Njilo.
«C’est depuis le 24 avril 1995 que cette mairie existe. Depuis lors, Bayangam s’est toujours assuré de conserver la tête de l’exécutif municipal. La mairie de Bayangam compte 25 conseillers municipaux. Bayangam, à elle seule, en compte 13, tandis que Batoufam et Bandrefam se partagent les 12 autres. Et pourtant, Batoufam compte plus de la moitié de la population de l’arrondissement, en moyenne les deux tiers de la population, selon les derniers recensements», raconte-t-il.
Selon lui, pendant longtemps, dans le fichier électoral, Bayangam était présenté comme l’arrondissement le plus peuplé. «André Sohaing se serait arrangé pour faire venir des Bayangam de Bafoussam, Douala et Yaoundé, transportés dans des cars et pris en charge pour venir s’inscrire dans l’arrondissement. Entre corruption des élites et chantages administratifs, ils auraient réussi à neutraliser toutes les velléités de revendication de l’élite batoufam, qui s’organisait pourtant pour faire gagner le candidat de Yaoundé», ajoute Albin Njilo.
«Corruption des élites politiques, en majorité illettrées, de Batoufam ; chantage administratif aux intellectuels batoufam qui osaient se prononcer contre ce déséquilibre : plusieurs élites auraient vu leurs carrières brisées à cause du refus d’exécuter un ordre venu de Bayangam. La professeure Félicité Tchouanguep Mbiapou, qui était vice-recteur chargée de l’inspection et du contrôle à l’Université de Dschang, aurait été relevée de ses fonctions après qu’un échange avec le recteur aurait été révélé, la mettant en cause pour avoir traité Fotso Victor d’illettré», poursuit le journaliste.
« Batoufam est connu pour son important vivier d’intellectuels qui, pour la plupart, n’ont jamais pu accéder à de hautes fonctions administratives dans le pays, justement à cause du blocage exercé par Sohaing hier et par la ministre aujourd’hui. Contrairement à Fotso Victor, André Sohaing, qui a dirigé cette mairie de 1995 jusqu’à son décès en 2015, n’aurait pas été capable d’offrir un véritable site à la mairie. Dès lors, comment pouvait-on s’attendre à voir réaliser un forage à Batoufam ?», questionne-t-il.
La présidentielle de 2025 a montré que le peuple peut voter, superviser son vote et obtenir le véritable résultat des urnes. Contrairement à la présidentielle, les résultats des élections législatives et municipales ne vont pas à Yaoundé pour être recomptés : au soir des élections, l’on saura qui sera maire ou député. 2027 : Batoufam veut son maire, conclut Albin Njilo.
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