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Samuel Donatien NENGUE : « Les producteurs de cacao doivent mieux connaître les marchés et les stocks »

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Samuel Donatien NENGUE : « Les producteurs de cacao doivent mieux connaître les marchés et les stocks »
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Samuel Donatien NENGUE, Administrateur du FODECC s’investit pour la réforme des secteurs du cacao et du café au Cameroun.

À l’occasion de la cérémonie de lancement de la campagne cacaoyère 2026/2027, l’Administrateur du Fonds de développement des filières cacao-café (FODECC), acteur de premier plan, a délivré un exposé interpellant toutes les parties prenantes de cette filière, notamment sur la problématique d’un prix équitable aux producteurs de cacao.

« … Les travaux qui nous ont été présentés nous ont donné l’impression qu’il y avait très peu à faire, sinon rien, à l’international. On a considéré les 6 % qui reviennent aux pays producteurs de cacao comme étant quelque chose d’irréversible. Je pense savoir que nous n’avons que 6 % sur une enveloppe de 100. Notons là un léger mieux, pour entamer une négociation concertée entre États, et c’est là que j’en appelle justement aux initiatives qui ont cours, pour qu’il soit mentionné que quelque chose peut être fait de commun accord avec les autres, pour qu’on passe de 6 %, par exemple, à 7, voire 8 %. Ceci serait déjà en soi quelque chose d’intéressant, ce d’autant plus que les partenaires nous poussent de plus en plus vers la durabilité : l’effort qu’il y a à entretenir l’environnement, les forêts, à mettre moins de pression sur la forêt… Une des contreparties à négocier pourrait être qu’on glisse dans la répartition de la profitabilité dans le secteur, pour consentir les efforts un peu plus au profit des pays producteurs. Par nature, je suis très optimiste et je pense que ceci est faisable. Et c’est une piste qui mérite d’être explorée.

Deux constats sont faits. Le premier, c’est que, dans les marchés de commodités, la règle principale est que le prix est un déterminant de la confrontation entre l’offre et la demande des produits. Pour éviter que la spéculation ne progresse et ne s’installe comme la règle, il se trouve, dans ce que nous avons suivi malheureusement, que le deuxième principe, qui est la concurrence pure et parfaite, ne se mesure pas dans le cadre des marchés de commodités du cacao et du café. Et la conséquence, c’est justement que le producteur perçoit marginalement quelque chose, comme si on lui faisait une manne, alors qu’il est partie prenante à la production de la richesse.

« L’industrie peut invariablement faire baisser les prix »

Pourquoi est-ce qu’il n’y a pas cette possibilité ? Simplement parce qu’il y a un facteur qui n’est pas connu du producteur et de nos pays. C’est la structure des stocks auprès de l’industrie. Et le jeu se fait au niveau de ces stocks.

C’est-à-dire que l’industrie peut invariablement faire baisser les prix, pour les faire augmenter à sa guise en fonction de la mise en marché des stocks. Et l’ignorance, par les producteurs et les pays producteurs, de ces stocks est une faiblesse rédhibitoire.

C’est le premier constat que je fais avant de faire des propositions. Le deuxième constat, c’est que je me suis simplement interrogé. Je ne souhaite pas que ça crée polémique. Je me suis demandé si les contrats des exportateurs, qui sont certes des contrats privés, sont des contrats secrets. J’avoue que je n’ai pas encore eu la réponse à cette préoccupation. Mais, partant du principe que nous sommes partenaires, et si nous sommes partenaires, ça veut donc dire qu’il n’y a pas beaucoup de secrets. Il y a de la discrétion, mais pas de secrets.

On pourrait donc imaginer que les prix négociés par les exportateurs soient partagés, ne serait-ce qu’au niveau des institutionnels que nous sommes, pour féconder la création ou la structuration des prix d’achat aux producteurs, en tenant compte de toutes les contraintes qui ont été relevées, celles liées à la commercialisation, aux infrastructures insuffisantes…

Maintenant, il faut rappeler que j’ai la responsabilité d’une structure, et je me réjouis d’être au service des producteurs et de la filière dans son ensemble. C’est celle de mobiliser les ressources et de pouvoir les mettre à la disposition des organes, des filières, pour leur développement. Et c’est là que j’interviens, pour faire une première proposition.

C’est qu’on a mis l’accent sur la transformation locale. Il faudrait effectivement l’accentuer, mais il ne faut l’accentuer que si on installe des règles de concurrence pures et parfaites, parce qu’autrement, même les unités de transformation vont capter toute la valeur ajoutée et le producteur sera, une fois de plus, marginalisé, alors que les ressources que nous mettons à disposition pour cette construction d’infrastructures sont prélevées sur le prix aux producteurs. Donc, nous pensons que là-dessus, il y a une possibilité.

AUCUN PRODUCTEUR NE CONNAÎT VÉRITABLEMENT L’ÉTAT DE SON EXPLOITATION

Le Fonds de développement des filières cacao et café participe, depuis quelque temps, avec les autres acteurs, à géo-référencer les parcelles et les producteurs. Nous en avons 320 000 en ce moment. On a nettoyé le fichier. On était à 360 000. On s’est rendu compte qu’il y avait des doublons. Donc, on est à 320 000.

Le constat que nous avons fait, c’est qu’aucun producteur ne connaît véritablement l’état de son exploitation. Donc, très peu maîtrisent le nombre de plants de cacaoyers qui sont dans leurs parcelles. Très souvent, chacun vous dit qu’il exploite deux hectares, trois hectares… Mais, quand on va dénombrer les arbres, on se rend compte qu’il y a un maximum ou l’équivalent.

En clair, et cela a été dit, je n’invente rien, il y a une solution à trouver à l’immédiat, à court terme, c’est celle de redensifier les parcelles existantes et de permettre que le producteur ait un peu plus de rendements et qu’il puisse commercialiser beaucoup plus de produits, juste par la connaissance de son exploitation.

C’est une proposition qui a été faite, parce que c’est une des données que notre activité nous a permis d’appréhender. L’autre chose que nous indiquons est que la recherche que nous finançons a fait d’énormes progrès. Les cacaoyers d’il y a dix, 20 ans avaient des rendements insuffisants en raison des changements climatiques et autres attaques. Et actuellement, il y a un certain nombre d’initiatives qui ont été prises par la recherche et qui sont en vulgarisation.

Et nous pensons qu’en re-densifiant justement le verger ancien, par des procédés de greffage, de remplacement des plants, le producteur peut améliorer le volume du produit mis en marché. Et, en améliorant ce volume, il va certainement avoir un meilleur revenu, mais pas forcément un bon prix, parce que nous avons confondu, pendant nos travaux, de temps à autre, la notion de revenu et la notion du prix.

Le prix peut être insuffisant, mais le revenu peut être amélioré. Le revenu intègre beaucoup d’autres paramètres. Nous disons donc que, sur ce volet-là, que nous encourageons comme mesure, la connaissance du verger permet au producteur d’accroître ses rendements sur les mêmes espaces sans effort supplémentaire, et, par ce biais-là, disposer d’un volume important et, conséquemment, d’une mise en marché intéressante, pour pouvoir avoir des revenus substantiels.

S’agissant du prix, nous pensons qu’il y a un effort à faire et il peut être fait. Pas forcément seulement au niveau des exportateurs, mais aussi au niveau des transformateurs dont on a parlé. La transformation étant une mixité, nous sommes persuadés que les incitations dont bénéficient les structures installées peuvent être questionnées, pour redistribuer une partie de la valeur aux producteurs.

Mais là également, si on est aligné sur ce que le Secrétaire exécutif a dit, c’est-à-dire une organisation structurée des producteurs avec des conventions connues, ça permettrait que les producteurs gagnent un peu mieux, obtiennent un prix meilleur que ce qu’ils pourraient percevoir en n’étant pas organisés. Donc, c’est une possibilité.

RENFORCER LA STRUCTURATION DES PRODUCTEURS

Nous plaidons donc pour le renforcement de la structuration des producteurs, surtout autour d’un élément qui a été prescrit par le Chef de l’État, Paul Biya, et qui est mis en œuvre par le ministre du Commerce : construire au minimum trois centres de traitements spéciaux par an.

De l’argent existe pour ce faire. Les lieux sont à déterminer. Mais, pour qu’ils soient optimalement distribués, il est important que ce soient là où il y a des coopératives bien structurées, qui sont capables de gérer cette situation. Et, dans ces conditions et autour de ces centres-là, on peut espérer effectivement que les producteurs commencent à percevoir quelque chose d’important.

Il y a une asymétrie d’informations au niveau du commerce international du cacao, il y a des biais au niveau de l’ignorance du producteur et du système des contrats privés qu’il y a, mais peut-être qu’en fédérant ces deux composantes, on pourrait améliorer le prix et, conséquemment, le revenu du producteur. »

Par Samuel Donatien NENGUE, Administrateur du FODECC
Défis Actuels du 04/09/2026

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Université de Yaoundé II : 100 hectares à viabiliser pour la création des entreprises

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Université de Yaoundé II : 100 hectares à viabiliser pour la création des entreprises
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Ledit projet bénéficie de l’appui de la Banque africaine de développement et du ministère en charge de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat).

Conformément à la loi sur l’orientation de l’Enseignement supérieur de 2023, l’année académique 2026-2027 à l’Université de Yaoundé II est placée sous le signe du basculement vers l’entrepreneuriat. Un cabinet d’expertise dénommé Magister Advice a déjà été mis sur pied. Ledit cabinet regroupe des spécialistes qui vont mettre leur expertise à contribution pour accompagner le gouvernement, les secteurs privé et public dans les différents projets à réaliser à l’université de Yaoundé II.

Yaoundé II, compte accueillir des entreprises qui sont compatibles avec ses domaines de formation et implanter ses propres entreprises sur une zone économique de 100 hectares. Ce projet a reçu l’approbation de la Banque africaine de développement (BAD) et les études vont démarrer sur un financement de 1,7 milliard FCFA. Ledit projet bénéficie également de l’appui du ministère en charge de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat).

« Cela est faisable parce que nous avons un campus immense d’une superficie d’environ 312 hectares, peu exploitée, puisque nous occupons actuellement à peine 12 hectares. Nous pensons donc que ce qui était un handicap dans le passé à savoir le défaut infrastructurel, le manque d’investissement devient aujourd’hui une aubaine » indique dans les colonnes du journal Cameroon Tribune, Richard Laurent Omga, recteur de l’Université de Yaoundé II.

Cette dernière entend faire une relecture de tous ses programmes pour les adapter aux nouveaux environnements. Il est aussi question d’actualiser et intégrer des éléments nouveaux comme l’intelligence artificielle, le numérique, les questions environnementales et les questions énergétiques.

« Si cette économique fonctionne, l’Université pourra fortement contribuer à l’employabilité de ses étudiants. Bien évidemment, nous ne pouvons pas employer tout le monde mais une bonne partie sera absorbée et cela va atténuer la question du chômage de nos diplômés » indique le recteur.

Pour mémoire, la professionnalisation des enseignements date de 2007 avec l’adoption du système LMD (licence-master-doctorat), sanctuarisée par la loi d’orientation promulguée le 25 juillet 2023 par le président de la République Paul Biya. Les étudiants-entrepreneurs bénéficient de l’accompagnement technique, logistique, juridique, financier des partenaires publics et privé, à l’instar du ministère des PME qui injecte désormais 450 millions FCFA destinés aux juniors-entreprises en fonctionnement et équipement.

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Développement des PME : L’Allemagne entend faciliter l’investissement de la diaspora camerounaise

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Développement des PME : L’Allemagne entend faciliter l’investissement de la diaspora camerounaise
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Cette nouvelle dynamique s’appuie sur plusieurs actions engagées au cours des dernières années.

Achille Bassilekin III, ministre en charge des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa) a reçu en audience ce lundi 5 octobre 2026, une délégation ayant à sa tête, Knut Gummert, chef de la coopération à l’ambassade d’Allemagne au Cameroun.

Il était question lors des échanges, les deux parties ont échangé sur le transfert de technologies, le financement, la formation, la mobilisation de la diaspora et la création d’emplois afin d’apporter une contribution significative au secteur privé. La diaspora camerounaise établie en Allemagne constitue un autre axe important de cette coopération renouvelée.

Avec l’implication des membres de le diaspora camerounaise en Allemagne, l’enjeu consiste désormais à mieux valoriser ce potentiel et à faciliter la transformation des initiatives individuelles en investissements productifs, capables de générer de la valeur ajoutée et des emplois au Cameroun. Les dispositifs qui favorisent la mise en relation entre entrepreneurs camerounais et membres de la diaspora, à l’instar de WIDU, constituent à cet égard des instruments à renforcer.

Cette audience a également permis de présenter au Ministre la nouvelle équipe de la coopération allemande au Cameroun, notamment les responsables de la GIZ et de la KfW. « Nous avons une nouvelle équipe de la coopération allemande. Nous avons donc le Directeur de la GIZ et celui de la KfW, et nous avons discuté ensemble de ce que nous pouvons réaliser à l’avenir », a précisé le chef de la coopération à l’ambassade d’Allemagne au Cameroun.

La présence conjointe de ces deux acteurs majeurs de la coopération allemande ouvre des perspectives pour une meilleure articulation entre l’assistance technique et les instruments de financement en faveur du secteur privé.

Selon le compte rendu de l’audience, fait par Knut Gummert, la GIZ pourrait ainsi poursuivre et renforcer son accompagnement dans des domaines tels que la certification, la transformation agroalimentaire, la formation, la recherche, la formalisation des entreprises et la structuration des filières artisanales. La KfW, pour sa part, constitue un partenaire potentiel important pour la mobilisation de financements destinés au développement des PME.

Cette nouvelle dynamique s’appuie sur plusieurs actions engagées au cours des dernières années. En 2024, le Minpmeesa avait notamment soumis à la partie allemande le Programme d’appui au développement des Petites et moyennes entreprises de transformation et de conservation des produits locaux de consommation de masse (PAD-PME), pour lequel la GIZ avait donné un accord de principe en vue d’un accompagnement technique.

En juin de la même année, un atelier stratégique de coopération entre le Mimpmeesa et la GIZ avait permis d’identifier plusieurs axes de partenariat destinés à promouvoir et développer les PME camerounaises.

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Examens BTS et HND 2026 : Jacques Fame Ndongo sanctionne plus de 100 fraudeurs

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Examens BTS et HND 2026 : Jacques Fame Ndongo sanctionne plus de 100 fraudeurs
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Le communiqué ministériel cite nommément cinq instituts privés d’enseignement supérieur (IPES). Il s’agit notamment, de JSF Polytechnic of Buea, Chitechma University, Hope University Institute (ou Hope University), Bernice University of Buea et Kesmonds International University.

109. C’est le nombre de fraudeurs aux examen nationaux du Brevet de technicien supérieur (BTS) et du Higher National Diploma (HND) pour la session d’avril à juin 2026 qui viennent d’être sanctionnés par le ministre de l’Enseignement supérieur (Minesup), Jacques Fame Ndongo. Pour tous ces cas, les sanctions sont infligées au cas par cas en fonction des examens et candidats concernés.

Les motifs concernent : la transmission de documents de documents entre candidats, la détention et l’usage des documents non autorisés, la détention et l’usage d’un téléphone portable en salle d’examen, l’arrivée tardive au lieu de l’examen, des candidats surpris en possession d’un document non autorisé et enfin, sortie avec une épreuve d’examen.

Pour ce qui est du BTS spécifiquement, 4 décisions au total sont signées du Minesup concernant 45 candidats. Pour le HND, deux décisions majeures fixent le sort des 64 candidats concernés. La première annule l’examen pour 32 candidats, autorisés à composer seulement à la session de 2027. La seconde, plus lourde, bannit les 32 autres jusqu’en 2028.

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