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Cameroun : Cybastion annonce un investissement de 42,3 milliards FCFA dans un datacenter à Douala

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Cameroun : Cybastion annonce un investissement de 42,3 milliards FCFA dans un datacenter à Douala
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Cybastion veut prendre position sur le marché camerounais des infrastructures numériques. L’entreprise technologique basée en Virginie a annoncé son intention d’engager 42,3 milliards de FCFA, soit 75 millions de dollars, dans un projet comprenant un datacenter et une centrale électrique à Douala, dans le Littoral. L’annonce a été faite le 27 août 2026 par l’ambassade des États-Unis au Cameroun, en marge du premier dialogue économique et commercial bilatéral entre les deux pays. Le projet figurait parmi les nouvelles opportunités d’investissement et d’affaires américaines annoncées à cette occasion.

Il repose sur un datacenter souverain associé à une capacité d’alimentation dédiée. L’enjeu est en effet de répondre à la progression des besoins en capacité informatique, en services numériques et en intelligence artificielle. Pour Cybastion, l’infrastructure numérique ne peut plus être dissociée de l’énergie, de la cybersécurité et des compétences. Son approche Digital Fast Track réunit précisément ces différents maillons pour construire des écosystèmes numériques sécurisés et résilients.

L’ÉNERGIE AU CŒUR DE LA SOUVERAINETÉ

Le choix d’associer le datacenter à une centrale électrique n’est pas anodin. Les centres de données dépendent d’une alimentation stable pour assurer la continuité des services. Avec la montée du cloud computing et de l’IA, les besoins en capacité de calcul augmentent également. Le projet de Douala entend donc traiter simultanément les deux contraintes. Il doit fournir la capacité informatique nécessaire et sécuriser son alimentation. Cette combinaison place l’énergie au cœur de la stratégie d’infrastructure numérique.

Elle rejoint une préoccupation plus large du Cameroun sur la maîtrise de ses données. Le développement de capacités locales d’hébergement doit permettre de réduire la dépendance aux infrastructures étrangères et de renforcer le contrôle des données nationales. Le but est aussi économique. Des infrastructures de cette nature peuvent soutenir les entreprises technologiques, améliorer les services numériques et favoriser l’implantation de nouveaux acteurs. Elles peuvent également contribuer à la création d’emplois qualifiés.

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UN MARCHÉ ENCORE À STRUCTURER

L’investissement annoncé intervient alors que le Cameroun cherche encore à optimiser son parc de datacenters. En mai 2025, une étude du Centre national de développement de l’informatique, le CENADI, relevait notamment le faible niveau de rentabilité de certaines infrastructures publiques. « L’analyse économique souligne un faible niveau de rentabilité, notamment dans le secteur public », avait déclaré Chantal Marguerite Mveh, directrice du CENADI. L’organisme recommandait davantage de virtualisation, de cloud computing et de mutualisation des ressources afin de réduire les coûts.

La responsable plaidait aussi pour une gouvernance plus structurée des datacenters publics. Selon elle, concentrer les investissements sur un ou deux centres nationaux de sauvegarde permettrait de renforcer la sécurité et le contrôle des données conformément aux standards internationaux. L’arrivée d’un opérateur privé avec un investissement annoncé de 42,3 milliards de FCFA ouvre ainsi une nouvelle perspective. Elle pose aussi la question de la capacité du marché camerounais à rentabiliser de telles infrastructures.

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CYBERSÉCURITÉ ET COMPÉTENCES EN COMPLÉMENT

Cybastion ne limite pas son intervention à l’investissement matériel. L’entreprise veut renforcer les liens avec le gouvernement, les entreprises technologiques locales et les partenaires internationaux. Elle a exposé cette ambition lors d’une conférence consacrée à l’économie numérique, au climat des affaires et aux opportunités d’investissement dans le secteur technologique, organisée le 26 août à Yaoundé en marge du premier dialogue économique et commercial entre le Cameroun et les États-Unis.

L’entreprise développe également le programme Africa DigiEmpower, en partenariat avec la Cisco Networking Academy et des gouvernements africains. Présent notamment au Sénégal et en Côte d’Ivoire, ce dispositif forme des jeunes et des femmes à l’intelligence artificielle, à la cybersécurité et au cloud computing. Le projet camerounais s’inscrit donc dans une chaîne plus large. Le datacenter doit fournir l’infrastructure, la capacité énergétique doit garantir sa disponibilité, la cybersécurité doit protéger les systèmes et la formation doit alimenter le marché en compétences.

Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 05/09/2026

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Université de Yaoundé II : 100 hectares à viabiliser pour la création des entreprises

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Université de Yaoundé II : 100 hectares à viabiliser pour la création des entreprises
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Ledit projet bénéficie de l’appui de la Banque africaine de développement et du ministère en charge de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat).

Conformément à la loi sur l’orientation de l’Enseignement supérieur de 2023, l’année académique 2026-2027 à l’Université de Yaoundé II est placée sous le signe du basculement vers l’entrepreneuriat. Un cabinet d’expertise dénommé Magister Advice a déjà été mis sur pied. Ledit cabinet regroupe des spécialistes qui vont mettre leur expertise à contribution pour accompagner le gouvernement, les secteurs privé et public dans les différents projets à réaliser à l’université de Yaoundé II.

Yaoundé II, compte accueillir des entreprises qui sont compatibles avec ses domaines de formation et implanter ses propres entreprises sur une zone économique de 100 hectares. Ce projet a reçu l’approbation de la Banque africaine de développement (BAD) et les études vont démarrer sur un financement de 1,7 milliard FCFA. Ledit projet bénéficie également de l’appui du ministère en charge de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat).

« Cela est faisable parce que nous avons un campus immense d’une superficie d’environ 312 hectares, peu exploitée, puisque nous occupons actuellement à peine 12 hectares. Nous pensons donc que ce qui était un handicap dans le passé à savoir le défaut infrastructurel, le manque d’investissement devient aujourd’hui une aubaine » indique dans les colonnes du journal Cameroon Tribune, Richard Laurent Omga, recteur de l’Université de Yaoundé II.

Cette dernière entend faire une relecture de tous ses programmes pour les adapter aux nouveaux environnements. Il est aussi question d’actualiser et intégrer des éléments nouveaux comme l’intelligence artificielle, le numérique, les questions environnementales et les questions énergétiques.

« Si cette économique fonctionne, l’Université pourra fortement contribuer à l’employabilité de ses étudiants. Bien évidemment, nous ne pouvons pas employer tout le monde mais une bonne partie sera absorbée et cela va atténuer la question du chômage de nos diplômés » indique le recteur.

Pour mémoire, la professionnalisation des enseignements date de 2007 avec l’adoption du système LMD (licence-master-doctorat), sanctuarisée par la loi d’orientation promulguée le 25 juillet 2023 par le président de la République Paul Biya. Les étudiants-entrepreneurs bénéficient de l’accompagnement technique, logistique, juridique, financier des partenaires publics et privé, à l’instar du ministère des PME qui injecte désormais 450 millions FCFA destinés aux juniors-entreprises en fonctionnement et équipement.

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Développement des PME : L’Allemagne entend faciliter l’investissement de la diaspora camerounaise

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Développement des PME : L’Allemagne entend faciliter l’investissement de la diaspora camerounaise
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Cette nouvelle dynamique s’appuie sur plusieurs actions engagées au cours des dernières années.

Achille Bassilekin III, ministre en charge des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa) a reçu en audience ce lundi 5 octobre 2026, une délégation ayant à sa tête, Knut Gummert, chef de la coopération à l’ambassade d’Allemagne au Cameroun.

Il était question lors des échanges, les deux parties ont échangé sur le transfert de technologies, le financement, la formation, la mobilisation de la diaspora et la création d’emplois afin d’apporter une contribution significative au secteur privé. La diaspora camerounaise établie en Allemagne constitue un autre axe important de cette coopération renouvelée.

Avec l’implication des membres de le diaspora camerounaise en Allemagne, l’enjeu consiste désormais à mieux valoriser ce potentiel et à faciliter la transformation des initiatives individuelles en investissements productifs, capables de générer de la valeur ajoutée et des emplois au Cameroun. Les dispositifs qui favorisent la mise en relation entre entrepreneurs camerounais et membres de la diaspora, à l’instar de WIDU, constituent à cet égard des instruments à renforcer.

Cette audience a également permis de présenter au Ministre la nouvelle équipe de la coopération allemande au Cameroun, notamment les responsables de la GIZ et de la KfW. « Nous avons une nouvelle équipe de la coopération allemande. Nous avons donc le Directeur de la GIZ et celui de la KfW, et nous avons discuté ensemble de ce que nous pouvons réaliser à l’avenir », a précisé le chef de la coopération à l’ambassade d’Allemagne au Cameroun.

La présence conjointe de ces deux acteurs majeurs de la coopération allemande ouvre des perspectives pour une meilleure articulation entre l’assistance technique et les instruments de financement en faveur du secteur privé.

Selon le compte rendu de l’audience, fait par Knut Gummert, la GIZ pourrait ainsi poursuivre et renforcer son accompagnement dans des domaines tels que la certification, la transformation agroalimentaire, la formation, la recherche, la formalisation des entreprises et la structuration des filières artisanales. La KfW, pour sa part, constitue un partenaire potentiel important pour la mobilisation de financements destinés au développement des PME.

Cette nouvelle dynamique s’appuie sur plusieurs actions engagées au cours des dernières années. En 2024, le Minpmeesa avait notamment soumis à la partie allemande le Programme d’appui au développement des Petites et moyennes entreprises de transformation et de conservation des produits locaux de consommation de masse (PAD-PME), pour lequel la GIZ avait donné un accord de principe en vue d’un accompagnement technique.

En juin de la même année, un atelier stratégique de coopération entre le Mimpmeesa et la GIZ avait permis d’identifier plusieurs axes de partenariat destinés à promouvoir et développer les PME camerounaises.

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Examens BTS et HND 2026 : Jacques Fame Ndongo sanctionne plus de 100 fraudeurs

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Examens BTS et HND 2026 : Jacques Fame Ndongo sanctionne plus de 100 fraudeurs
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Le communiqué ministériel cite nommément cinq instituts privés d’enseignement supérieur (IPES). Il s’agit notamment, de JSF Polytechnic of Buea, Chitechma University, Hope University Institute (ou Hope University), Bernice University of Buea et Kesmonds International University.

109. C’est le nombre de fraudeurs aux examen nationaux du Brevet de technicien supérieur (BTS) et du Higher National Diploma (HND) pour la session d’avril à juin 2026 qui viennent d’être sanctionnés par le ministre de l’Enseignement supérieur (Minesup), Jacques Fame Ndongo. Pour tous ces cas, les sanctions sont infligées au cas par cas en fonction des examens et candidats concernés.

Les motifs concernent : la transmission de documents de documents entre candidats, la détention et l’usage des documents non autorisés, la détention et l’usage d’un téléphone portable en salle d’examen, l’arrivée tardive au lieu de l’examen, des candidats surpris en possession d’un document non autorisé et enfin, sortie avec une épreuve d’examen.

Pour ce qui est du BTS spécifiquement, 4 décisions au total sont signées du Minesup concernant 45 candidats. Pour le HND, deux décisions majeures fixent le sort des 64 candidats concernés. La première annule l’examen pour 32 candidats, autorisés à composer seulement à la session de 2027. La seconde, plus lourde, bannit les 32 autres jusqu’en 2028.

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