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Enseignement supérieur : le Cameroun renforce sa coopération universitaire avec la Chine

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Enseignement supérieur : le Cameroun renforce sa coopération universitaire avec la Chine
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Le Cameroun veut donner une nouvelle dimension à sa coopération universitaire avec la Chine. Quelques jours après sa participation à la Conférence mondiale sur l’éducation intelligente 2026 à Beijing, une délégation du ministère de l’Enseignement supérieur (MINESUP), conduite par le Professeur Wilfried Gabsa, Secrétaire général, a effectué, du 23 au 25 août 2026, une série de visites de travail dans plusieurs institutions chinoises.

Accompagné du Professeur Atsa Etoundi Roger, Chef de la Division des systèmes d’information (DSI), le Secrétaire général du MINESUP a notamment exploré les possibilités d’arrimer davantage l’enseignement supérieur camerounais aux évolutions technologiques et aux nouveaux besoins en matière de formation et de recherche.

DES FORMATIONS MARITIMES AUX DOUBLES QUALIFICATIONS

À l’Université maritime de Dalian, les discussions ont porté sur le développement de la coopération dans le domaine des formations maritimes. L’une des pistes examinées concerne l’extension du modèle de « double qualification » développé dans le cadre du programme MINESUP-CFHEC. Cette approche pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour la formation des étudiants camerounais dans des domaines spécialisés, tout en favorisant une meilleure articulation entre les compétences académiques et les exigences professionnelles.

Les échanges ont également porté sur la mise en place de bourses d’études et de projets de recherche conjoints, deux leviers susceptibles de renforcer la mobilité universitaire et les collaborations entre établissements camerounais et chinois.

Cette dimension constitue un enjeu important pour le Cameroun, engagé dans une modernisation de son système d’enseignement supérieur qui passe également par une meilleure articulation entre formation, recherche, innovation et besoins du secteur productif.

L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE AU SERVICE DE L’UNIVERSITÉ

La mission a ensuite conduit la délégation auprès de Neutech Group, où l’accent a été mis sur les technologies numériques et l’intelligence artificielle appliquées à l’éducation. Les responsables camerounais ont examiné plusieurs solutions pouvant contribuer à la mise en œuvre du projet E-National Higher Education Network (ENHEN). Celui-ci s’inscrit dans la perspective d’un renforcement des infrastructures numériques de l’enseignement supérieur camerounais.

Au-delà des infrastructures, les discussions ont également concerné la formation des enseignants et l’accompagnement de l’entrepreneuriat étudiant. L’objectif est ainsi de ne pas limiter la transformation numérique à la seule modernisation des équipements, mais de l’inscrire dans une évolution plus large des pratiques pédagogiques, des compétences et de l’innovation universitaire.

BOURSES ET VALORISATION DE LA RECHERCHE À NANJING

À l’Université de Nanjing, autre étape de la mission, la délégation du MINESUP s’est intéressée aux possibilités d’accès des étudiants camerounais aux programmes de bourses d’études, tout en examinant les moyens de densifier les partenariats académiques entre les deux pays.

La présentation du Delta Water Institute a par ailleurs permis d’élargir les échanges à la question de la valorisation de la recherche. Le modèle présenté met en évidence l’intérêt de rapprocher davantage l’université et l’entreprise afin de transformer les résultats de la recherche en solutions répondant aux besoins de l’économie et de la société.

À travers cette mission, le MINESUP entend donc capitaliser sur la dynamique de coopération entre le Cameroun et la Chine pour accélérer la transformation de l’enseignement supérieur. La démarche combine plusieurs priorités : développement de nouvelles formations, mobilité et bourses, coopération scientifique, transformation numérique, intelligence artificielle et rapprochement entre universités et entreprises.

Elle intervient surtout dans un contexte où la modernisation de l’enseignement supérieur camerounais repose de plus en plus sur la capacité des établissements à intégrer les technologies numériques et à développer des compétences adaptées aux mutations économiques.

La Chine apparaît, dans cette perspective, comme un partenaire stratégique à la fois pour son expérience universitaire et pour son avance dans plusieurs domaines technologiques.

Pour le MINESUP, l’enjeu est désormais de transformer les contacts établis et les pistes explorées en partenariats opérationnels, susceptibles de produire des effets concrets sur la formation des étudiants, les compétences des enseignants, les infrastructures numériques et la recherche universitaire au Cameroun.

Par Jean Luc FASSI
Défis Actuels du 04/09/2026

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Ellie Watkins bouleversée par son départ précipité en Arabie saoudite

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Ellie Watkins bouleversée par son départ précipité en Arabie saoudite
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Le départ d’Ollie Watkins pour l’Arabie saoudite aurait profondément déstabilisé sa femme Ellie. Arrivée à Riyad dans l’urgence après le transfert de l’attaquant anglais à Al-Hilal, elle tente désormais de reconstruire une nouvelle vie pour leur famille.

Souriante aux côtés de son mari, Ellie Watkins a affiché une image de famille heureuse lors de la présentation d’Ollie Watkins à Al-Hilal. Mais derrière cette photo pleine de sourires, l’installation en Arabie saoudite aurait été beaucoup plus difficile à vivre pour la jeune femme.

À en croire plusieurs proches cités par The Sun, le transfert de l’ancien attaquant d’Aston Villa vers le club de Riyad s’est accéléré en quelques jours seulement. Ellie, 30 ans, aurait alors dû quitter précipitamment Birmingham, où elle avait construit ses habitudes et noué de solides amitiés.

Un départ qui a pris Ellie de court

Ellie Watkins n’aurait pas vraiment eu le temps de se préparer à ce changement de vie. Le transfert d’Ollie, estimé à 51 millions de livres, aurait pris une nouvelle dimension en seulement quelques jours avant le départ de la famille vers l’Arabie saoudite, fin août.

Un proche raconte : « Le transfert d’Ollie au Moyen-Orient a été un énorme choc pour Ellie. Il n’y avait pas beaucoup de spéculations autour de ce transfert et l’accord s’est considérablement accéléré en quelques jours. »

La jeune femme avait pourtant eu le temps de s’intégrer à Birmingham. Ollie Watkins y évoluait depuis six ans après son arrivée en provenance de Brentford, et Ellie y avait rapidement trouvé son cercle d’amis.

« Ellie avait un incroyable groupe d’amis à Birmingham et s’est très vite adaptée après l’arrivée d’Ollie à Villa il y a six ans », poursuit la source.

Avec leurs deux enfants, Amara, quatre ans, et Marley, trois ans, le couple tente désormais de prendre ses marques à Riyad.

« Pas sur mon bingo card pour 2026 »

Quelques heures seulement après la présentation de son mari à Al-Hilal, Ellie avait elle-même laissé apparaître son émotion dans une vidéo publiée sur TikTok.

Face caméra, l’influenceuse reconnaissait être encore sous le choc. Elle expliquait notamment que cette installation à Riyad n’était absolument pas prévue dans ses projets.

Elle avait alors déclaré que ce déménagement n’était « pas sur sa bingo card pour 2026 », tout en assurant qu’elle voulait croire à une nouvelle aventure positive pour sa famille.

Malgré son émotion, Ellie tentait de rester optimiste. Elle expliquait être nerveuse à l’idée de cette nouvelle vie au Moyen-Orient, mais répétait que cette expérience serait « incroyable pour les enfants » et que leur nouvelle vie « irait bien ».

Ses proches assurent aujourd’hui qu’elle essaie surtout de rester forte pour ses deux enfants.

Les autres WAGs lui apportent leur soutien

Dans cette période de transition, Ellie peut compter sur plusieurs femmes de joueurs anglais qui connaissent elles aussi les bouleversements liés à une carrière internationale.

Elle s’est notamment rapprochée de Megan Pickford, la femme du gardien anglais Jordan Pickford. Les deux femmes avaient suivi leurs compagnons en Amérique du Nord pendant la Coupe du monde 2026.

Après la publication de la vidéo d’Ellie depuis Riyad, Megan Pickford lui a écrit : « Oh ma chérie, cela m’a donné un nœud à la gorge. Je suis sûre que tu t’installeras parfaitement dans ce nouveau chapitre. »

Olivia Stones, épouse du défenseur anglais John Stones, a elle aussi adressé un message de soutien à Ellie. Le joueur a quitté Manchester City cet été pour rejoindre l’Inter Milan, entraînant lui aussi un déménagement familial à l’étranger.

De son côté, Melanie Gallardo Robles, l’épouse de l’ancien joueur d’Aston Villa Anwar El Ghazi, lui a également témoigné son soutien : « Je sais exactement ce que tu ressens, l’amour et les souvenirs resteront pour toujours ! Bienvenue au Moyen-Orient. J’espère te revoir bientôt. »

Ellie lui a répondu avec enthousiasme, rappelant qu’elles avaient commencé leur aventure à Villa avant de se retrouver toutes les deux au Moyen-Orient.

Le départ d’Ollie Watkins a aussi laissé des traces

Le déménagement n’est toutefois pas le seul bouleversement auquel Ellie doit faire face. La fin de l’aventure d’Ollie Watkins à Aston Villa s’est déroulée dans un contexte particulièrement mouvementé.

Après six saisons au club, l’attaquant anglais avait fini par devenir l’un des joueurs les plus appréciés des supporters. Il a inscrit 91 buts en 221 rencontres avec Villa et a participé au retour du club au premier plan.

Mais son départ a rapidement provoqué une vive polémique.

Watkins s’était notamment rendu indisponible pour le premier match de Premier League de la saison, une décision qui avait laissé Aston Villa sans véritable attaquant disponible. Le club s’était finalement incliné lourdement, 4-0, contre Brighton.

Interrogé après cette rencontre sur l’absence de son attaquant, Unai Emery avait lancé aux journalistes qu’il fallait « l’appeler, lui ou son agent » pour connaître les raisons de cette décision.

Unai Emery avait quitté Watkins les larmes aux yeux

La situation s’est finalement apaisée lorsque Watkins a présenté ses excuses à son entraîneur et à ses anciens coéquipiers.

Unai Emery avait alors expliqué : « Il nous a dit après le match contre Brighton qu’il était désolé et qu’il avait fait une erreur. Il avait tort, mais nous avons accepté ses excuses. Les joueurs aussi. »

Le technicien espagnol avait également rendu hommage à son ancien attaquant au moment de leur séparation : « Son engagement et son comportement étaient fantastiques. C’est un homme fantastique, encore plus qu’un joueur. Je lui ai dit au revoir avec une énorme accolade et quelques petites larmes. »

Pour Ellie, voir son mari passer en quelques jours du statut de chouchou des supporters à celui de joueur vivement critiqué aurait été particulièrement difficile.

Une source proche de la famille affirme qu’elle est « incroyablement émotive » et qu’elle a été profondément touchée par la manière dont le départ s’est déroulé.

Riyad, un nouveau départ à construire

Malgré la nostalgie de Birmingham, Ellie commence déjà à se créer de nouveaux repères à Riyad. Elle s’est notamment rapprochée de Débora Lourenço Neves, la femme de Ruben Neves, désormais coéquipier d’Ollie Watkins à Al-Hilal.

Les deux couples ont un autre point commun : avant de s’installer en Arabie saoudite, leurs familles vivaient dans les Midlands.

« Ils ont beaucoup de choses en commun et Ellie a quelqu’un avec qui elle peut parler de leur époque dans les Midlands si l’Angleterre lui manque », explique une source.

Ellie pourrait également croiser d’autres figures très connues du monde des WAGs à Al-Hilal, notamment Zoe Cristofoli, compagne de Theo Hernandez. Le mannequin et influenceuse dispose d’une importante communauté sur les réseaux sociaux et connaît déjà bien l’environnement saoudien.

Entre les embouteillages et l’installation de la famille

Pour autant, les premières semaines à Riyad n’ont pas été parfaitement idylliques.

Après avoir assisté aux débuts d’Ollie sous le maillot bleu d’Al-Hilal, Ellie s’est notamment plainte des deux heures passées dans les embouteillages pour rejoindre la Kingdom Arena.

Elle doit également encore organiser définitivement l’installation de la famille. Selon une source citée par The Sun, elle aurait passé beaucoup de temps à choisir les couleurs de leur intérieur et à tester différentes configurations de meubles pendant qu’Ollie découvrait son nouvel environnement sportif.

« Ça a été une période mouvementée et chaotique, et il y a déjà eu des hauts et des bas », confie cette source.

Jeudi, Ellie est même retournée en Angleterre pour régler les derniers détails liés au déménagement. Elle a partagé une photo d’Ollie serrant leur fille dans ses bras avant son départ.

« Bébé triste qui dit au revoir à papa aujourd’hui. Je me sens tellement mal, elle ne comprend pas vraiment ce qui se passe », a-t-elle écrit.

Avant d’ajouter : « Retour au Royaume-Uni pour tout régler avant que nous puissions vraiment déménager. »

Ollie Watkins déjà adopté par les supporters d’Al-Hilal

Pendant qu’Ellie tente de trouver ses marques, Ollie Watkins a déjà commencé à séduire son nouveau public.

L’attaquant anglais a fait ses débuts avec Al-Hilal le 1er septembre. Entré en cours de match, il a rapidement marqué lors de la victoire 3-0 de son équipe contre Al-Ahli.

Un premier but qui lui a permis de recevoir un accueil particulièrement enthousiaste des supporters du club, qui lui ont déjà trouvé un surnom : « WatKing ».

Al-Hilal a ainsi parfaitement lancé sa saison et s’est installé en tête du championnat saoudien à égalité avec Al-Nassr, l’équipe de Cristiano Ronaldo.

Pour Ellie Watkins, le défi est désormais différent : transformer ce départ précipité en véritable nouveau départ familial à Riyad.

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Cameroun : Cybastion annonce un investissement de 42,3 milliards FCFA dans un datacenter à Douala

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Cameroun : Cybastion annonce un investissement de 42,3 milliards FCFA dans un datacenter à Douala
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Cybastion veut prendre position sur le marché camerounais des infrastructures numériques. L’entreprise technologique basée en Virginie a annoncé son intention d’engager 42,3 milliards de FCFA, soit 75 millions de dollars, dans un projet comprenant un datacenter et une centrale électrique à Douala, dans le Littoral. L’annonce a été faite le 27 août 2026 par l’ambassade des États-Unis au Cameroun, en marge du premier dialogue économique et commercial bilatéral entre les deux pays. Le projet figurait parmi les nouvelles opportunités d’investissement et d’affaires américaines annoncées à cette occasion.

Il repose sur un datacenter souverain associé à une capacité d’alimentation dédiée. L’enjeu est en effet de répondre à la progression des besoins en capacité informatique, en services numériques et en intelligence artificielle. Pour Cybastion, l’infrastructure numérique ne peut plus être dissociée de l’énergie, de la cybersécurité et des compétences. Son approche Digital Fast Track réunit précisément ces différents maillons pour construire des écosystèmes numériques sécurisés et résilients.

L’ÉNERGIE AU CŒUR DE LA SOUVERAINETÉ

Le choix d’associer le datacenter à une centrale électrique n’est pas anodin. Les centres de données dépendent d’une alimentation stable pour assurer la continuité des services. Avec la montée du cloud computing et de l’IA, les besoins en capacité de calcul augmentent également. Le projet de Douala entend donc traiter simultanément les deux contraintes. Il doit fournir la capacité informatique nécessaire et sécuriser son alimentation. Cette combinaison place l’énergie au cœur de la stratégie d’infrastructure numérique.

Elle rejoint une préoccupation plus large du Cameroun sur la maîtrise de ses données. Le développement de capacités locales d’hébergement doit permettre de réduire la dépendance aux infrastructures étrangères et de renforcer le contrôle des données nationales. Le but est aussi économique. Des infrastructures de cette nature peuvent soutenir les entreprises technologiques, améliorer les services numériques et favoriser l’implantation de nouveaux acteurs. Elles peuvent également contribuer à la création d’emplois qualifiés.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

UN MARCHÉ ENCORE À STRUCTURER

L’investissement annoncé intervient alors que le Cameroun cherche encore à optimiser son parc de datacenters. En mai 2025, une étude du Centre national de développement de l’informatique, le CENADI, relevait notamment le faible niveau de rentabilité de certaines infrastructures publiques. « L’analyse économique souligne un faible niveau de rentabilité, notamment dans le secteur public », avait déclaré Chantal Marguerite Mveh, directrice du CENADI. L’organisme recommandait davantage de virtualisation, de cloud computing et de mutualisation des ressources afin de réduire les coûts.

La responsable plaidait aussi pour une gouvernance plus structurée des datacenters publics. Selon elle, concentrer les investissements sur un ou deux centres nationaux de sauvegarde permettrait de renforcer la sécurité et le contrôle des données conformément aux standards internationaux. L’arrivée d’un opérateur privé avec un investissement annoncé de 42,3 milliards de FCFA ouvre ainsi une nouvelle perspective. Elle pose aussi la question de la capacité du marché camerounais à rentabiliser de telles infrastructures.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

CYBERSÉCURITÉ ET COMPÉTENCES EN COMPLÉMENT

Cybastion ne limite pas son intervention à l’investissement matériel. L’entreprise veut renforcer les liens avec le gouvernement, les entreprises technologiques locales et les partenaires internationaux. Elle a exposé cette ambition lors d’une conférence consacrée à l’économie numérique, au climat des affaires et aux opportunités d’investissement dans le secteur technologique, organisée le 26 août à Yaoundé en marge du premier dialogue économique et commercial entre le Cameroun et les États-Unis.

L’entreprise développe également le programme Africa DigiEmpower, en partenariat avec la Cisco Networking Academy et des gouvernements africains. Présent notamment au Sénégal et en Côte d’Ivoire, ce dispositif forme des jeunes et des femmes à l’intelligence artificielle, à la cybersécurité et au cloud computing. Le projet camerounais s’inscrit donc dans une chaîne plus large. Le datacenter doit fournir l’infrastructure, la capacité énergétique doit garantir sa disponibilité, la cybersécurité doit protéger les systèmes et la formation doit alimenter le marché en compétences.

Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 05/09/2026

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À Pattaya, ces Russes fuient la guerre en travaillant dans les bars

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À Pattaya, ces Russes fuient la guerre en travaillant dans les bars
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À Pattaya, en Thaïlande, de jeunes Russes disent avoir choisi l’exil pour éviter une éventuelle mobilisation militaire. Certains travaillent désormais dans les établissements nocturnes de la station balnéaire, loin du front ukrainien.

À quelques milliers de kilomètres de Moscou, la guerre en Ukraine continue de peser sur les choix de jeunes Russes. À Pattaya, station balnéaire thaïlandaise réputée pour sa vie nocturne, certains ont trouvé un moyen de reconstruire leur quotidien loin des risques liés à une éventuelle mobilisation.

Le quotidien britannique The Sun a rencontré notamment Sam, 23 ans, originaire de Moscou, et Ilya, 25 ans, venu de Saint-Pétersbourg. Les deux hommes travaillent dans le quartier animé de Walking Street, au cœur de la vie nocturne de Pattaya.

« Tout le monde veut fuir la Russie »

Sam est arrivé en Thaïlande quelques semaines seulement avant le reportage. Dans un club de Pattaya, il se produit comme danseur. Mais derrière cette nouvelle vie, le jeune homme raconte surtout son inquiétude face à la guerre.

« Tout est tellement difficile chez moi et tous ceux de mon âge ont peur d’être envoyés combattre », explique-t-il.

Le jeune Russe affirme avoir déjà perdu plusieurs proches dans le conflit. Issu d’une famille nombreuse, avec deux frères et deux sœurs, il reconnaît que ses proches lui manquent, mais assure préférer sa nouvelle existence en Thaïlande.

« Je suis venu ici pour m’amuser et échapper à la Russie. Et je m’amuse beaucoup ici. Tout le monde veut fuir la Russie parce que cette guerre va continuer encore et encore », raconte-t-il.

Sam va même jusqu’à imaginer une guerre qui se prolongerait jusqu’en 2034. Une prédiction personnelle, et non une échéance établie.

À Pattaya, un travail nocturne pour éviter le front

Son collègue Ilya tient un discours similaire. Pour ce jeune homme originaire de Saint-Pétersbourg, retourner en Russie signifierait potentiellement devoir rejoindre l’armée.

« Si j’étais chez moi, je devrais certainement rejoindre l’armée. Vous pouvez donc comprendre pourquoi j’aime la vie à Pattaya », affirme-t-il.

Le jeune homme travaille six jours par semaine dans le club et explique que certains clients lui proposent de prolonger la soirée dans un hôtel. Il évoque un tarif de 10 000 bahts, soit environ 220 euros.

Ilya insiste surtout sur la liberté qu’il dit avoir retrouvée en Thaïlande : « J’aime la liberté ici. Quelqu’un comme moi peut être lui-même ici. Je ne peux pas être comme ça chez moi. »

Ces témoignages illustrent l’une des conséquences moins visibles de la guerre : la volonté de certains jeunes Russes de quitter le pays par crainte d’être mobilisés.

La mobilisation de 2022 reste dans les esprits

La Russie avait lancé en septembre 2022 une mobilisation partielle de 300 000 réservistes. Cette décision avait provoqué un important mouvement de départs vers plusieurs pays étrangers.

Depuis, le Kremlin a privilégié le recrutement de militaires sous contrat, notamment grâce à des rémunérations importantes et à des primes destinées aux nouvelles recrues et à leurs familles. Le contexte reste toutefois marqué par les lourdes pertes russes revendiquées par l’Ukraine.

The Sun avance le chiffre d’environ 30 000 victimes russes par mois, tout en rapportant une estimation ukrainienne pouvant atteindre 1 000 pertes par jour. Ces chiffres sont à considérer avec prudence, les estimations des pertes militaires étant difficiles à vérifier indépendamment en pleine guerre.

Moscou a par ailleurs démenti les rumeurs concernant une nouvelle mobilisation générale. Pour certains jeunes Russes installés à l’étranger, cette incertitude suffit néanmoins à entretenir la crainte d’un retour forcé au pays.

Pattaya, nouvelle destination pour certains Russes

La Thaïlande est devenue l’une des destinations privilégiées des Russes depuis le début de l’invasion de l’Ukraine. Phuket, notamment, a connu un afflux particulièrement important de visiteurs russes dans les mois qui ont suivi le début du conflit.

Selon les données citées par The Sun, 233 000 Russes seraient arrivés à Phuket sur une période de quatre mois peu après le début de la guerre. L’afflux a contribué à renforcer la présence russe dans certaines zones touristiques et à soutenir la hausse des prix immobiliers dans les secteurs particulièrement prisés.

Pattaya attire également une importante communauté russophone. La présence russe dans la station balnéaire n’est d’ailleurs pas uniquement liée au tourisme. Des Russes y résident, travaillent ou cherchent simplement à s’éloigner du contexte politique et militaire de leur pays.

« Les Russes préfèrent être ici plutôt que chez eux »

Yana, une danseuse de 26 ans originaire de Vladivostok interrogée par The Sun, décrit elle aussi cette situation.

« La plupart des hommes ici viennent de Russie ou de Turquie », explique-t-elle. Selon elle, plusieurs jeunes Russes préféreraient rester en Thaïlande plutôt que de rentrer dans leur pays.

« Si vous êtes chez vous, vous pouvez finir dans l’armée. Et si vous finissez dans l’armée, vous pouvez vous retrouver au front et nous savons tous ce qui peut arriver ensuite », ajoute-t-elle.

À Pattaya, cette peur se mêle ainsi à une réalité beaucoup plus terre-à-terre : trouver un emploi, gagner de l’argent et profiter d’une liberté que certains disent ne plus ressentir en Russie.

« Pourquoi rejoindre l’armée et mourir ? »

Sam, lui, ne cache pas son choix. Malgré son attachement à son pays, le jeune homme ne semble pas envisager un retour à court terme.

Sa conclusion résume à elle seule son état d’esprit : « Pourquoi voudrais-je rejoindre l’armée et combattre et mourir alors que je peux être à Pattaya et m’amuser ? »

Pour lui comme pour Ilya, l’exil en Thaïlande constitue donc moins une parenthèse touristique qu’une manière de mettre à distance la guerre et la perspective d’être appelé sous les drapeaux.

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