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Paul Biya propose deux nouveaux fonds pour renforcer la solidarité entre les États

Le Cameroun a réaffirmé son engagement envers le Mouvement des non-alignés. Ce nouvel engagement a été transmis au nom du chef de l’État, Paul Biya, par le Premier ministre et chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute.
Cette déclaration a été faite à l’occasion du soixante-cinquième anniversaire du Mouvement, célébré à Belgrade, capitale de la Serbie. Le 31 août 2026, prenant la parole, le Premier ministre a transmis les vœux du président Paul Biya au sein du forum des 120 États membres qui ne sont ni alignés ni opposés à aucun bloc de puissance majeur.
M. Dion Ngute a salué la clairvoyance et l’ingéniosité des membres fondateurs du Mouvement. Il a souligné que le Mouvement était devenu une voix incontournable pour la paix et le développement équitable.
Évoquant les réalisations du bloc, Joseph Dion Ngute a souligné que, « malgré les circonstances particulières de sa création, de son développement et de sa composition, le Mouvement des non-alignés est resté à l’avant-garde des grands événements historiques. »
Il a cité, entre autres, la formation du Groupe des 77 aux Nations Unies en 1963, la création de la CNUCED en 1964 et l’adoption, en 1974, par l’Assemblée générale des Nations Unies de l’importante résolution sur le nouvel ordre économique international.
Malgré ces progrès, il a insisté sur la nécessité de renouveler l’engagement, car l’ancien ordre cède la place à une nouvelle dynamique mondiale.
Le Premier ministre a présenté la proposition du gouvernement de créer deux mécanismes complémentaires pour le Mouvement : le Fonds de solidarité, destiné à soutenir les États confrontés à des crises humanitaires et des catastrophes naturelles, et le Fonds de solidarité pour le développement, destiné à soutenir les initiatives de développement des États membres.
M. Ngute a expliqué que « ces deux instruments pourraient contribuer à renforcer la proactivité et l’efficacité du Mouvement et, surtout, à traduire… » « Concrétiser la solidarité qui est au cœur de ses principes fondateurs. »
Dion Ngute a réaffirmé l’engagement du Cameroun à soutenir les initiatives louables de ce bloc prestigieux.
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« Avec la division, on ne peut pas réussir »

Jean Crépin Nyamsi poursuit ses sorties critiques sur la gestion du football camerounais. L’ancien allié de Samuel Eto’o est une nouvelle fois monté au créneau, dénonçant les divisions qui, selon lui, fragilisent le fonctionnement et les ambitions du football national.
Interrogé sur l’expression « cœur noir » qu’il avait employée précédemment, Nyamsi a expliqué qu’elle renvoie notamment à une manière de diriger qui entretient les tensions plutôt que de rassembler. Pour lui, peu importe que les divisions viennent des dirigeants, des joueurs ou des supporters, elles finissent toujours par nuire aux objectifs collectifs.
« Quand on dirige avec un cœur noir, on ne peut pas atteindre les objectifs. […] Si toi-même tu contribues à cette division, si tu alimentes la division, rassure-toi que ton entreprise ne prospérera jamais. »
Dans sa lecture du management, l’ancien responsable insiste sur le rôle central des collaborateurs dans la réussite d’une organisation. Il estime qu’un dirigeant doit avant tout créer un climat propice au travail, à la confiance et à la cohésion.
« Ce sont les employés qui te donnent la réussite. Ce sont les employés qui te donnent des victoires. »
Une nouvelle prise de parole qui intervient alors que le football camerounais reste marqué par de vives tensions autour de sa gouvernance. À travers ses déclarations, Jean Crépin Nyamsi appelle ainsi les différents acteurs à dépasser les querelles et à privilégier l’unité, condition qu’il considère comme essentielle pour espérer obtenir des résultats durables.
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Paul Biya dévoile sa recette pour mettre fin aux conflits

Le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, a présenté la solution proposée par le président Paul Biya pour mettre fin aux conflits et instaurer une paix durable en Afrique.
Cette présentation a eu lieu lors du 21e Sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA) sur la prévention et le règlement des conflits, qui s’est tenu à Luanda, en Angola. Au nom du président Biya, le Premier ministre a déclaré que l’Afrique devait dépasser la simple gestion des crises au fur et à mesure qu’elles surviennent et renforcer sa capacité collective à prévenir, contenir et résoudre efficacement les conflits.
Il a précisé que l’Afrique dispose déjà d’un cadre institutionnel conçu pour relever les défis en matière de paix et de sécurité, notamment l’Architecture africaine de paix et de sécurité (AAPS), le Conseil de paix et de sécurité (CPS), les mécanismes régionaux et la Force africaine en attente.
Selon l’envoyé du président Biya, la priorité est désormais de veiller à ce que ces mécanismes soient pleinement opérationnels et capables de répondre efficacement aux défis sécuritaires croissants du continent.
Priorité à l’alerte précoce et à la réaction rapide
Dion Ngute, au nom de Paul Biya, a souligné que l’alerte précoce et l’intervention rapide figuraient parmi les priorités essentielles, appelant à une coopération renforcée entre l’Union africaine, les Communautés économiques régionales et les États membres.
Il a déclaré que le continent devait combler le fossé entre la collecte d’informations sur les menaces émergentes et la prise de décisions rapides pour y faire face avant qu’elles ne dégénèrent en conflits ouverts.
Concernant la réaction et la médiation, il a insisté sur l’importance d’accélérer le déploiement de la Force africaine en attente. Il a mis en avant le rôle stratégique du Cameroun dans l’accueil de la Base logistique continentale et a réaffirmé l’engagement du pays en faveur de la médiation africaine.
Le Premier ministre a souligné que le principe des « solutions africaines aux problèmes africains » devait passer d’une simple aspiration à une méthode de travail concrète pour gérer les crises du continent.
Il a également plaidé pour la mise en place de mécanismes de financement fiables et durables pour les initiatives de paix, gérés efficacement par les États africains. À cet égard, il a plaidé pour le renforcement du Fonds de paix de l’UA et la poursuite d’un dialogue soutenu entre l’Union africaine et les Nations Unies afin de garantir un financement à long terme pour les opérations de soutien à la paix menées par l’Afrique.
Au-delà des réponses militaires et sécuritaires
Au-delà des réponses militaires et sécuritaires, Dion Ngute a déclaré que la prévention des conflits doit s’attaquer aux causes profondes de l’instabilité, notamment la pauvreté, le chômage des jeunes, l’extrémisme violent et la traite des êtres humains.
Il a affirmé que la sécurité, la gouvernance et le développement doivent donc faire partie intégrante d’une approche globale de la consolidation de la paix.
Le Sommet de Luanda : des actions concrètes attendues
La délégation camerounaise a proposé que le plan d’action issu du Sommet de Luanda définisse clairement les responsabilités, fixe des échéances précises et intègre un mécanisme de suivi efficace. « Notre objectif commun doit être simple : identifier les problèmes au plus tôt, prendre des décisions rapidement et agir ensemble », a déclaré Dion Ngute.
Rappelant la déclaration du président Paul Biya lors de la Conférence des chefs d’État de la CEMAC à Yaoundé en mars 2023, selon laquelle « la solidarité doit être le maître-mot », il a réaffirmé la conviction du Cameroun que le dialogue demeure la meilleure voie vers des solutions pacifiques, globales et durables aux conflits.
Il a exhorté le Sommet à marquer un tournant historique dans les efforts collectifs de l’Afrique pour promouvoir la paix et la sécurité, insistant sur le fait que la paix ne va pas de soi. « La paix n’est pas acquise ! Il faut la construire ! Il faut la préserver ! Et surtout, il faut la cultiver ! », a-t-il déclaré.
Entrée du Président de l’UA
S’exprimant lors du Sommet, le Président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a également appelé à une réforme urgente de l’architecture de paix et de sécurité de l’Afrique.
Il a cité les crises persistantes au Soudan, dans l’est de la République démocratique du Congo, en Somalie, au Sahel, en Libye, dans le nord du Mozambique et à Madagascar, ainsi que les menaces émergentes telles que le terrorisme, l’extrémisme violent, la piraterie, la criminalité transnationale et les mauvais traitements infligés aux migrants.
« La prévention doit devenir notre priorité », a déclaré M. Youssouf, appelant à un système d’alerte précoce continental renforcé, à une mise en œuvre plus efficace des décisions de l’UA, à un financement durable des opérations de maintien de la paix et à un Fonds pour la paix pleinement opérationnel.
Il a également souligné l’importance des partenariats avec les Nations Unies, notamment la mise en œuvre de la résolution 2719 du Conseil de sécurité, tout en insistant sur le rôle central des Communautés économiques régionales et des mécanismes régionaux dans la diplomatie préventive.
M. Youssouf a déclaré qu’aucun pays ne peut, à lui seul, faire face aux menaces qui pèsent sur la sécurité de l’Afrique, rendant impératifs la solidarité, la mise en commun des ressources et une souveraineté panafricaine renforcée en matière de paix et de sécurité.
Concernant les changements anticonstitutionnels de gouvernement, il a réaffirmé la fermeté de l’Union africaine dans la défense de ses normes, ainsi que son engagement en faveur du dialogue et du soutien.
Le Sommet s’est tenu sous l’égide du président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, Champion de l’Union africaine pour la paix et la réconciliation en Afrique.
Présidé par le président burundais Évariste Ndayishimiye, le Sommet a permis aux chefs d’État et de gouvernement d’évaluer stratégiquement l’efficacité des mécanismes continentaux existants de prévention et de résolution des conflits.
Le président de la Commission de l’UA a exhorté les dirigeants à faire de cette réunion un « Sommet des choix » qui renforce la capacité de l’Afrique à s’approprier collectivement sa paix et sa sécurité.
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pourquoi la réélection de Samuel Eto’o est désormais scrutée par le TAS

La réélection de Samuel Eto’o à la présidence de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), en novembre 2025, n’est pas juridiquement annulée. Mais elle se retrouve désormais sous la loupe du Tribunal arbitral du sport (TAS). En déclarant recevable le recours de l’Association camerounaise des arbitres de football (ACAF), la juridiction de Lausanne ouvre une nouvelle séquence dans un dossier qui pourrait, selon ses conclusions sur le fond, avoir des répercussions bien au-delà du seul camp des arbitres.
Le TAS vient en effet de franchir un premier obstacle important. La FECAFOOT avait soulevé plusieurs objections procédurales pour contester la recevabilité du recours. Elles n’ont pas convaincu la juridiction arbitrale. Le tribunal considère notamment que le communiqué n°7 de la Commission électorale, publié le 13 septembre 2025, constitue une décision susceptible d’être contestée. Il reconnaît également à l’ACAF la qualité pour agir, après l’épuisement des voies de recours internes.
Cette étape est loin d’être anodine. Elle signifie que le TAS accepte désormais d’entrer dans le cœur du dossier. Mais elle ne signifie absolument pas que Samuel Eto’o a perdu son mandat, ni même que son élection est irrégulière. La recevabilité d’un recours ne vaut pas condamnation.
Le véritable enjeu se trouve désormais sur le fond
L’ACAF conteste son exclusion du processus électoral de 2025 et met en cause la régularité de certaines opérations ayant conduit à la constitution du corps électoral. Or, dans une élection fédérale, la composition du corps électoral constitue un élément particulièrement sensible : elle détermine qui participe au scrutin et, in fine, qui contribue à désigner les dirigeants. C’est donc sur ce terrain que le dossier pourrait prendre une autre dimension.
Le TAS devra déterminer si les décisions contestées ont été prises conformément aux textes applicables et si les griefs avancés par l’ACAF sont suffisamment sérieux pour remettre en cause certaines étapes du processus électoral. Une éventuelle irrégularité ne suffirait toutefois pas, à elle seule, à faire tomber automatiquement la réélection de Samuel Eto’o. La question centrale sera celle de l’impact de ces éventuelles irrégularités sur le scrutin.
Autrement dit : même si le TAS donne raison, en tout ou partie, à l’ACAF, il faudra encore déterminer quelles conséquences juridiques tirer de cette décision. L’irrégularité éventuellement constatée a-t-elle modifié la composition du corps électoral ? A-t-elle pu influencer le résultat ? Les opérations électorales doivent-elles être reprises, corrigées ou simplement annulées sur un périmètre limité ? C’est à ces questions que se jouera véritablement l’avenir du scrutin de novembre 2025.
Samuel Eto’o peut-il réellement perdre sa réélection ?
À ce stade, la réponse est : c’est possible juridiquement, mais rien ne permet encore de l’affirmer.
Une décision défavorable à la FECAFOOT pourrait avoir des conséquences importantes si le TAS estimait que les irrégularités relevées affectent une partie substantielle du processus électoral. Dans l’hypothèse la plus lourde, certaines opérations pourraient être remises en cause et la validité du scrutin pourrait alors être discutée.
Mais plusieurs scénarios restent envisageables. Le TAS pourrait considérer que certaines irrégularités existent sans qu’elles justifient l’annulation de l’élection. Il pourrait également limiter la portée de sa décision à certains actes ou demander qu’une étape précise du processus soit réexaminée.
Tout dépendra donc de la nature des irrégularités retenues, de leur gravité et surtout de leur incidence sur l’élection.
C’est pourquoi il serait prématuré de parler aujourd’hui d’une réélection de Samuel Eto’o « annulée » ou même directement « menacée d’annulation ». Le TAS n’a pas encore statué sur le fond.
Un dossier qui dépasse désormais les seuls arbitres
L’affaire prend néanmoins une dimension particulière parce qu’elle touche au processus même qui a conduit à la reconduction de Samuel Eto’o. Ce qui était initialement présenté comme un contentieux opposant une association d’arbitres à la FECAFOOT pourrait donc, selon la décision finale du TAS, devenir une contestation plus large de certaines étapes du processus électoral.
Le président de la FECAFOOT conserve pour l’heure son mandat. Mais la décision de recevabilité du TAS change la nature du dossier : le débat n’est plus seulement interne au football camerounais, il est désormais porté devant une juridiction arbitrale internationale qui va examiner les arguments sur le fond.
La prochaine étape sera donc décisive. Si l’ACAF parvient à démontrer que son exclusion était contraire aux règles et que cette exclusion a eu une influence déterminante sur le processus électoral, la question de la validité du scrutin pourrait inévitablement se poser.
En revanche, si le TAS estime que les irrégularités alléguées ne sont pas établies, ou qu’elles n’ont pas d’incidence suffisante sur le résultat et la régularité générale du processus, la réélection de Samuel Eto’o pourrait sortir renforcée de cette bataille judiciaire.
Pour l’instant, une seule certitude : Samuel Eto’o n’a pas perdu son mandat. Mais la solidité juridique du processus qui l’a reconduit à la tête de la FECAFOOT est désormais entre les mains du TAS.
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