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Art : La danse en Labo

La biennale internationale Modaperf (Mouvements de danses et de performances) s’inscrit dans la norme qualité de leur programmation. En prélude à la prochaine rencontre de ce festival au Cameroun en 2027, le terrain se prépare déjà avec les Labo-Modaperf. Du 18 au 24 août dernier, de nombreux artistes danseurs, performeurs et chorégraphes ont participé à la première étape des Labo-Modaperf 2026 à l’espace A(fro)Topos à Yaoundé. «Ces ateliers ouverts sont un lieu de recherche et de croisement des expériences», confie Zora Snake, le directeur du festival. Il est le principal encadreur de cette formation. «Les artistes locaux font souvent de belles propositions dans leurs spectacles de danse ou de performance. Il leur manque très souvent de petites astuces pour mieux arracher des contrats », poursuit-il.
Le corps, un espace de dialogue
Les Labo-Modaperf de cette période de vacances scolaires est le premier projet d’une série. Il a réuni des artistes venus de plusieurs villes au Cameroun. On compte entre Yaoundé, Douala, Nanga Eboko, Bamenda, Bertoua,Buea, Dschang, Bafoussam. Ils sont choisis sur la base des projets issus d’un appel à candidatures. Tous les matins, grâce à une pédagogie pratique, les participants comme dans une académie, se prêtaient au jeu des échanges théoriques. Cette formation se décline en plusieurs dimensions plus tard dans l’après-midi, lors de la phase pratique. Avec le corps comme principal instrument, il se transforme en une boule d’énergie et espace de dialogue collectif. La communion du corps comme lieu de travail, renvoie à une série de pratiques artistiques et culturelles. « Travailler son corps consiste à faire une recherche intérieure propre à soi-même, à construire un lieu d’harmonie et d’expression. Les émotions et les intentions d’un artiste doivent provoquer des sensations et livrer des messages bien sentis et construits », s’exprime Lyne Bisso, une jeune participante de la ville de Yaoundé.
À la fin de la semaine, chaque participant a passé des tests de picth de projet. Question de vérifier la qualité des projets et de les rendre plus compétifis. Cette démarche permet à Zora Snake de soutenir des projets et d’arrimer les jeunes danseurs à des standards internationaux. La prochaine édition de la La biennale internationale Modaperf (Mouvements de danses et de performances) prévue dans la ville de Dschang à l’Ouest-Cameroun, se veut un grand carrefour des rencontres des propositions techniques et esthétiques. Les artistes du monde et du Cameroun devront croiser les nœuds de la créativité et des savoirs.
Avec Eyangi Boka
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Cameroun : le ministère des Finances audite la dette de l’État et de ses démembrements

Par lettre-circulaire du 19 août 2026, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a prescrit l’ouverture d’un nouveau cycle de recensement et d’audit de la dette flottante de l’État et de ses démembrements, au titre de la période 2020-2025. Parallèlement à cette opération d’assainissement, le Minfi invite les responsables des différentes structures publiques à prendre toutes les mesures appropriées afin de prévenir la constitution de nouvelles dettes et l’accumulation d’arriérés.
Le ministère des Finances veut voir clair dans la dette flottante de l’État et ses démembrements, pour la période 2020-2025. Dans le cadre de sa politique de maîtrise des engagements publics et d’assainissement des finances de l’État, le gouvernement a engagé un important chantier de recensement, d’audit et d’apurement de la dette flottante de l’État et de ses démembrements. Et le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, vient en effet de prescrire, par une lettre-circulaire en date du 19 août 2026, l’ouverture d’un nouveau cycle de recensement et d’audit de cette dette flottante de l’État et de ses démembrements.
Ce nouveau cycle de recensement, informe-t-on au Minfi, devrait ainsi permettre à l’État de disposer d’une situation plus exhaustive et fiabilisée de sa dette flottante, préalable indispensable à son traitement, à l’amélioration de la transparence budgétaire et au renforcement de la discipline financière publique.
752,1 MILLIARDS DE FCFA DE CRÉANCES VALIDÉES POUR LA PÉRIODE 2000-2019
Cette opération, explique-t-on au Minfi, s’inscrit dans la poursuite des efforts du gouvernement visant à renforcer la maîtrise et l’encadrement de la dette publique, notamment celle résultant des engagements pris par les administrations et autres entités publiques. Elle participe également de la volonté de préserver la soutenabilité des finances publiques en limitant l’accumulation d’arriérés et de passifs susceptibles d’alourdir les engagements financiers de l’État.
À cet effet, les responsables des départements ministériels, universités d’État, établissements et organismes publics, collectivités territoriales décentralisées ainsi que les autres structures assimilées sont invités à procéder au recensement des créances et engagements relevant de la période 2020-2025, et à transmettre les dossiers correspondants à la Direction générale du budget, Division des participations et des contributions au Minfi, au plus tard le 31 octobre 2026.
Parallèlement à cette opération d’assainissement, le Minfi invite les responsables des différentes structures publiques à prendre toutes les mesures appropriées afin de prévenir la constitution de nouvelles dettes et l’accumulation d’arriérés.
Selon les précisions obtenues au Minfi, le premier cycle de recensement et d’audit de cette dette flottante de l’État et de ses démembrements a porté sur les créances accumulées au cours de la période 2000-2019. L’opération, engagée à partir de 2021, avait trois objectifs principaux, rappelle-t-on : recenser les créances détenues sur l’État et ses démembrements, vérifier leur fondement et leur montant, puis organiser l’apurement des seules créances reconnues comme régulières.
À cet effet, les administrations publiques, universités d’État, établissements et entreprises publics, ainsi que les collectivités territoriales concernées ont été appelés à transmettre les dossiers correspondant aux engagements non réglés. Les créances recensées ont ensuite fait l’objet d’un travail d’examen, de vérification et d’audit avant leur validation définitive.
Et, à l’issue du processus d’audit, le montant global de la dette flottante validée au titre de la période 2000-2019 s’était établi à 752,1 milliards de FCFA. Cette dette recouvrait plusieurs catégories d’engagements, notamment les dettes salariales, fiscalo-douanières, commerciales, académiques, sociales et locatives, ainsi que certaines indemnisations.
L’APUREMENT DE CETTE DETTE ENGAGÉ
Selon les précisions du Minfi, après l’audit, la phase de règlement de cette dette flottante a été engagée. Le processus a été juridiquement et techniquement encadré, notamment par l’Instruction du Minfi du 17 octobre 2024, fixant les procédures budgétaires et comptables applicables à l’apurement de la dette flottante validée.
Également, des dispositions particulières, apprend-on, ont été prises concernant certaines catégories de créances, notamment les dettes académiques des universités d’État.
Sur les 752,1 milliards de FCFA validés, 463,3 milliards de FCFA avaient déjà été réglés à fin 2025, soit environ 61,6 % du stock total. Soit 232,9 milliards de FCFA en 2024, dont 182,9 milliards au titre de la dette salariale et 50 milliards au titre de la dette fiscalo-douanière ; 230,4 milliards de FCFA en 2025.
Pour les dettes hors salariales, une enveloppe spéciale de 110 milliards de FCFA avait par ailleurs été inscrite au budget de l’État. Une part importante de cette enveloppe a été mobilisée pour le règlement des dettes fiscalo-douanières, commerciales, académiques, sociales et locatives.
POURSUIVRE L’OPÉRATION D’ASSAINISSEMENT
L’ouverture d’un nouveau cycle de recensement et d’audit portant sur la période 2020-2025, indique le Minfi, s’inscrit donc dans la continuité du premier chantier. Cette nouvelle opération, informe-t-on au Minfi, poursuit une double finalité : identifier et fiabiliser les nouveaux engagements accumulés depuis 2020, mais surtout éviter la reconstitution permanente d’un stock d’arriérés susceptible de fragiliser la trésorerie publique et la crédibilité financière de l’État.
Les administrations, universités d’État, entreprises et établissements publics ainsi que les communes disposent jusqu’au 31 octobre 2026 pour transmettre les dossiers concernés à la Direction générale du Budget au Minfi.
Au-delà d’une simple opération comptable, cette démarche, explique le Minfi, traduit la volonté du gouvernement de mieux connaître, encadrer et maîtriser les engagements de l’État, tout en poursuivant parallèlement l’apurement du stock hérité de la période 2000-2019.
5 129 MILLIARDS DE FCFA DE DETTE INTÉRIEURE À FIN MARS 2026
En rappel, la dette flottante, constituée des factures et engagements de l’État et de ses démembrements restés impayés au-delà des délais réglementaires, alimente une partie de la dette intérieure du pays. Selon la dernière note de conjoncture de la Caisse autonome d’amortissement (CAA), l’encours de la dette intérieure du Cameroun s’établit à 5 129 milliards de FCFA à fin mars 2026, en progression de 6,4 % sur un an, soit 33,3 % de l’encours total de la dette publique, évalué à 15 416 milliards de FCFA à la même date.
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L’accumulation des restes à payer pèse donc directement sur la trésorerie des entreprises locales et des fournisseurs de l’État, qui financent souvent leurs prestations par des emprunts bancaires. Le retard de paiement des créances publiques dégrade la qualité des bilans des opérateurs domestiques, complique le remboursement de leurs propres engagements auprès des banques et alimente la prudence des établissements de crédit à l’égard des acteurs dépendant de la commande publique.
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Par Blaise NNANG
Défis Actuels du 04/09/2026
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Gironde : un homme écroué après l’agression de deux enfants, il léchait leurs pieds

Un homme de 34 ans a été placé en détention provisoire après l’agression sexuelle présumée de deux garçons de 11 et 12 ans, à Cenon, près de Bordeaux. Une arme et plusieurs paires de chaussures ont été retrouvées lors de la perquisition.
Deux enfants menacés en pleine rue près de Bordeaux
La scène s’est déroulée en pleine journée, le 15 août dernier, à Cenon, en Gironde. Deux garçons de 11 et 12 ans ont raconté aux enquêteurs avoir été abordés dans la rue par un homme muni d’une arme de poing.
Selon leur récit, le suspect les aurait menacés avant de leur imposer un geste à caractère sexuel. Les enfants ont ensuite donné l’alerte auprès de leurs parents, avant que la police ne soit prévenue.
D’après les éléments communiqués par le parquet de Bordeaux, l’homme leur aurait ordonné « à retirer leurs chaussures avant de leur lécher les pieds ».
L’agression présumée s’est produite à proximité d’un centre commercial, dans cette commune située à l’est de Bordeaux.
Les caméras permettent d’identifier le suspect
Après le dépôt de plainte, les enquêteurs ont rapidement commencé à exploiter les images de vidéosurveillance disponibles dans le secteur.
Cette piste s’est révélée déterminante. Les policiers sont parvenus à identifier un homme âgé de 34 ans, avant de l’interpeller le 27 août, soit douze jours après les faits.
Le suspect a alors été placé en garde à vue. Une perquisition a également été menée à son domicile.
Une arme et plusieurs paires de tongs retrouvées
Les recherches effectuées chez le trentenaire ont permis de découvrir une arme de poing, ainsi que les vêtements qu’il aurait portés le jour de l’agression.
Les policiers ont aussi retrouvé plusieurs paires de tongs, dont celles appartenant aux deux jeunes victimes. Le parquet indique par ailleurs que les enquêteurs ont découvert, sur les supports numériques saisis, une vidéo des faits ainsi que d’autres vidéos et photographies susceptibles d’intéresser l’enquête.
Ces découvertes pourraient donner une nouvelle dimension aux investigations. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si d’autres faits peuvent être liés au suspect.
Une information judiciaire ouverte
À l’issue de sa garde à vue, l’homme a été présenté à un juge d’instruction le 29 août. Le parquet avait requis son placement en détention provisoire, décision finalement prise par le magistrat.
Une information judiciaire a été ouverte pour plusieurs qualifications, notamment agression sexuelle avec arme sur mineurs de 15 ans, agression sexuelle sur mineurs de 15 ans et extorsion.
À ce stade, le suspect reste présumé innocent. La mise en examen et le placement en détention provisoire interviennent dans le cadre de la procédure judiciaire et ne préjugent pas de l’issue du dossier.
Les enquêteurs cherchent d’éventuelles autres victimes
L’enquête se poursuit désormais pour vérifier si l’homme pourrait être impliqué dans d’autres faits.
La présence de plusieurs paires de chaussures d’enfants au domicile du suspect, ainsi que l’exploitation des supports numériques saisis, constitue notamment un axe important des investigations. Le parquet indique que les recherches se poursuivent.
L’affaire est suivie par les services de police compétents en Gironde. Les enquêteurs devront désormais déterminer précisément l’étendue des faits susceptibles d’être reprochés au mis en cause et établir si d’autres victimes peuvent être identifiées.
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Espagne : les manifestations se multiplient après la crise à Ceuta

La colère monte en Espagne après l’arrivée massive de migrants à Ceuta fin juillet. Des milliers de personnes ont manifesté mercredi, alors que les autorités font état de 23 agressions sexuelles depuis le début de la crise.
À Ceuta, la colère ne retombe pas
Que se passe-t-il à Ceuta ? Plus d’un mois après l’arrivée massive de migrants depuis le Maroc, la petite enclave espagnole reste sous tension.
Le 30 et le 31 juillet, environ 72 000 personnes ont franchi la frontière vers Ceuta. La plupart sont depuis reparties vers le Maroc, mais plusieurs milliers se trouvent toujours sur place. Les estimations varient selon les sources, autour de 5 000 personnes, dont un nombre important de mineurs.
La situation a progressivement débordé le seul cadre migratoire. Hébergement insuffisant, personnes dormant dehors, tensions avec les habitants et violences ponctuelles : la crise pèse lourdement sur cette ville espagnole située en Afrique du Nord.
Mercredi 2 septembre, des milliers de personnes sont donc descendues dans les rues de Ceuta et dans plusieurs villes espagnoles. À Madrid, la mobilisation a été particulièrement importante. Associated Press évoque environ 50 000 manifestants dans la capitale.
23 agressions sexuelles recensées depuis l’afflux de migrants
C’est l’un des aspects les plus sensibles de la crise.
Selon les dernières données de la Fiscalía General del Estado, 23 agressions sexuelles ont fait l’objet de procédures à Ceuta depuis le début de l’afflux massif. Neuf victimes sont âgées de 14 à 17 ans. Cinq des dossiers concernent des agressions avec pénétration.
La procureure en chef de Ceuta, Silvia Rojas, a alerté sur la vulnérabilité particulière des jeunes filles migrantes.
Elle a notamment expliqué que les victimes mineures se trouvaient dans une situation particulièrement fragile en raison de leur statut irrégulier sur le territoire. Elle a aussi averti que toutes les agressions ne faisaient pas forcément l’objet d’une plainte.
Le chiffre de 23 dossiers ne signifie donc pas nécessairement que tous les faits commis depuis juillet ont été signalés aux autorités. La peur et les conditions de vie précaires peuvent empêcher certaines victimes de se manifester.
Des suspects de plusieurs nationalités
Les données judiciaires montrent également que les personnes soupçonnées dans les dossiers déjà identifiés ne sont pas toutes de la même nationalité.
Huit suspects ont été identifiés jusqu’ici : quatre Marocains, trois Espagnols et un Belge, selon les informations communiquées par la justice espagnole.
Cette précision est importante dans un contexte où les violences sexuelles sont devenues un argument central des manifestations. Les autorités judiciaires, elles, traitent chaque dossier individuellement et continuent de rechercher les auteurs qui n’ont pas encore été identifiés.
Des scènes de tension dans les rues
La crise migratoire a également provoqué des affrontements entre habitants et migrants.
Ces dernières semaines, des manifestations ont parfois dégénéré. Des groupes de protestataires ont notamment tenté de repousser des migrants installés sur certaines plages. Des tentes et des effets personnels ont été incendiés lors de certains épisodes de tension, avant l’intervention des forces de l’ordre.
Des contre-manifestations ont également été organisées. Leurs participants dénoncent les discours hostiles aux migrants et mettent en garde contre les amalgames entre immigration et criminalité.
Le climat reste donc particulièrement électrique. D’un côté, des habitants réclament davantage de sécurité et une réponse rapide de Madrid. De l’autre, des associations et des militants alertent sur les risques de racisme et de violences visant les personnes migrantes.
Pedro Sánchez sous pression
La gestion de la crise place aussi le gouvernement de Pedro Sánchez dans une position délicate.
L’exécutif espagnol est accusé par ses adversaires politiques d’avoir sous-estimé l’ampleur de la situation. Les manifestations organisées à travers le pays ont ainsi pris une dimension clairement politique, avec des appels à renforcer le contrôle de la frontière et à accélérer le retour des migrants.
Le Premier ministre défend, lui, la réponse de son gouvernement. Madrid a annoncé des moyens supplémentaires pour l’accueil, les services sociaux et la sécurité à Ceuta. Selon Reuters, le gouvernement a également promis une enveloppe de 309 millions d’euros destinée notamment à soutenir la ville face aux conséquences de la crise.
Mais sur place, la réponse est jugée trop lente par une partie des responsables locaux.
Le président de Ceuta, Juan Jesús Vivas, réclame depuis plusieurs semaines davantage de soutien de l’État central. La pression est particulièrement forte concernant les mineurs non accompagnés, dont plusieurs centaines restent dans la ville.
Une crise humanitaire qui complique encore la situation
Derrière les manifestations et les débats politiques, la réalité quotidienne reste difficile.
Des migrants continuent de dormir dans des installations improvisées ou sur les plages. Des habitants et des associations locales ont fourni de la nourriture, de l’eau et des vêtements, mais leurs ressources s’épuisent.
Les femmes et les jeunes filles constituent l’une des populations les plus exposées. RTVE rapporte que 760 filles migrantes se trouvent encore à Ceuta, dont environ 300 hébergées par des associations ou des structures de proximité.
Le dispositif d’aide aux victimes de violences sexuelles fait lui aussi l’objet de demandes de renforcement. La ministre espagnole de l’Égalité, Ana Redondo, a notamment demandé que les jeunes victimes puissent bénéficier d’un accompagnement plus long dans les centres spécialisés.
Les accusations visant le Maroc alimentent le débat
Une autre question empoisonne désormais les relations entre Madrid et Rabat : comment expliquer l’entrée de dizaines de milliers de personnes en seulement deux jours ?
Un rapport de police espagnol récemment divulgué évoque une attitude de « permissivité totale » de la part des forces marocaines et suggère que certains migrants auraient été guidés vers la frontière. Le document est particulièrement sensible, car il contredit en partie le discours tenu jusqu’ici par le gouvernement de Pedro Sánchez.
Le Maroc conteste toute implication volontaire dans l’organisation de cet afflux. Le gouvernement espagnol, lui, continue de rejeter l’idée d’une opération directement orchestrée par Rabat.
Cette controverse ajoute une dimension diplomatique à une crise qui était déjà devenue sociale, sécuritaire et politique.
Pendant ce temps, les autorités espagnoles tentent de gérer les milliers de personnes encore présentes à Ceuta, tandis que les procédures judiciaires liées aux agressions sexuelles continuent d’avancer. Parmi les dossiers recensés, neuf concernent des victimes mineures et cinq sont qualifiés de viols par la Fiscalía.
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