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Espagne : les manifestations se multiplient après la crise à Ceuta

La colère monte en Espagne après l’arrivée massive de migrants à Ceuta fin juillet. Des milliers de personnes ont manifesté mercredi, alors que les autorités font état de 23 agressions sexuelles depuis le début de la crise.
À Ceuta, la colère ne retombe pas
Que se passe-t-il à Ceuta ? Plus d’un mois après l’arrivée massive de migrants depuis le Maroc, la petite enclave espagnole reste sous tension.
Le 30 et le 31 juillet, environ 72 000 personnes ont franchi la frontière vers Ceuta. La plupart sont depuis reparties vers le Maroc, mais plusieurs milliers se trouvent toujours sur place. Les estimations varient selon les sources, autour de 5 000 personnes, dont un nombre important de mineurs.
La situation a progressivement débordé le seul cadre migratoire. Hébergement insuffisant, personnes dormant dehors, tensions avec les habitants et violences ponctuelles : la crise pèse lourdement sur cette ville espagnole située en Afrique du Nord.
Mercredi 2 septembre, des milliers de personnes sont donc descendues dans les rues de Ceuta et dans plusieurs villes espagnoles. À Madrid, la mobilisation a été particulièrement importante. Associated Press évoque environ 50 000 manifestants dans la capitale.
23 agressions sexuelles recensées depuis l’afflux de migrants
C’est l’un des aspects les plus sensibles de la crise.
Selon les dernières données de la Fiscalía General del Estado, 23 agressions sexuelles ont fait l’objet de procédures à Ceuta depuis le début de l’afflux massif. Neuf victimes sont âgées de 14 à 17 ans. Cinq des dossiers concernent des agressions avec pénétration.
La procureure en chef de Ceuta, Silvia Rojas, a alerté sur la vulnérabilité particulière des jeunes filles migrantes.
Elle a notamment expliqué que les victimes mineures se trouvaient dans une situation particulièrement fragile en raison de leur statut irrégulier sur le territoire. Elle a aussi averti que toutes les agressions ne faisaient pas forcément l’objet d’une plainte.
Le chiffre de 23 dossiers ne signifie donc pas nécessairement que tous les faits commis depuis juillet ont été signalés aux autorités. La peur et les conditions de vie précaires peuvent empêcher certaines victimes de se manifester.
Des suspects de plusieurs nationalités
Les données judiciaires montrent également que les personnes soupçonnées dans les dossiers déjà identifiés ne sont pas toutes de la même nationalité.
Huit suspects ont été identifiés jusqu’ici : quatre Marocains, trois Espagnols et un Belge, selon les informations communiquées par la justice espagnole.
Cette précision est importante dans un contexte où les violences sexuelles sont devenues un argument central des manifestations. Les autorités judiciaires, elles, traitent chaque dossier individuellement et continuent de rechercher les auteurs qui n’ont pas encore été identifiés.
Des scènes de tension dans les rues
La crise migratoire a également provoqué des affrontements entre habitants et migrants.
Ces dernières semaines, des manifestations ont parfois dégénéré. Des groupes de protestataires ont notamment tenté de repousser des migrants installés sur certaines plages. Des tentes et des effets personnels ont été incendiés lors de certains épisodes de tension, avant l’intervention des forces de l’ordre.
Des contre-manifestations ont également été organisées. Leurs participants dénoncent les discours hostiles aux migrants et mettent en garde contre les amalgames entre immigration et criminalité.
Le climat reste donc particulièrement électrique. D’un côté, des habitants réclament davantage de sécurité et une réponse rapide de Madrid. De l’autre, des associations et des militants alertent sur les risques de racisme et de violences visant les personnes migrantes.
Pedro Sánchez sous pression
La gestion de la crise place aussi le gouvernement de Pedro Sánchez dans une position délicate.
L’exécutif espagnol est accusé par ses adversaires politiques d’avoir sous-estimé l’ampleur de la situation. Les manifestations organisées à travers le pays ont ainsi pris une dimension clairement politique, avec des appels à renforcer le contrôle de la frontière et à accélérer le retour des migrants.
Le Premier ministre défend, lui, la réponse de son gouvernement. Madrid a annoncé des moyens supplémentaires pour l’accueil, les services sociaux et la sécurité à Ceuta. Selon Reuters, le gouvernement a également promis une enveloppe de 309 millions d’euros destinée notamment à soutenir la ville face aux conséquences de la crise.
Mais sur place, la réponse est jugée trop lente par une partie des responsables locaux.
Le président de Ceuta, Juan Jesús Vivas, réclame depuis plusieurs semaines davantage de soutien de l’État central. La pression est particulièrement forte concernant les mineurs non accompagnés, dont plusieurs centaines restent dans la ville.
Une crise humanitaire qui complique encore la situation
Derrière les manifestations et les débats politiques, la réalité quotidienne reste difficile.
Des migrants continuent de dormir dans des installations improvisées ou sur les plages. Des habitants et des associations locales ont fourni de la nourriture, de l’eau et des vêtements, mais leurs ressources s’épuisent.
Les femmes et les jeunes filles constituent l’une des populations les plus exposées. RTVE rapporte que 760 filles migrantes se trouvent encore à Ceuta, dont environ 300 hébergées par des associations ou des structures de proximité.
Le dispositif d’aide aux victimes de violences sexuelles fait lui aussi l’objet de demandes de renforcement. La ministre espagnole de l’Égalité, Ana Redondo, a notamment demandé que les jeunes victimes puissent bénéficier d’un accompagnement plus long dans les centres spécialisés.
Les accusations visant le Maroc alimentent le débat
Une autre question empoisonne désormais les relations entre Madrid et Rabat : comment expliquer l’entrée de dizaines de milliers de personnes en seulement deux jours ?
Un rapport de police espagnol récemment divulgué évoque une attitude de « permissivité totale » de la part des forces marocaines et suggère que certains migrants auraient été guidés vers la frontière. Le document est particulièrement sensible, car il contredit en partie le discours tenu jusqu’ici par le gouvernement de Pedro Sánchez.
Le Maroc conteste toute implication volontaire dans l’organisation de cet afflux. Le gouvernement espagnol, lui, continue de rejeter l’idée d’une opération directement orchestrée par Rabat.
Cette controverse ajoute une dimension diplomatique à une crise qui était déjà devenue sociale, sécuritaire et politique.
Pendant ce temps, les autorités espagnoles tentent de gérer les milliers de personnes encore présentes à Ceuta, tandis que les procédures judiciaires liées aux agressions sexuelles continuent d’avancer. Parmi les dossiers recensés, neuf concernent des victimes mineures et cinq sont qualifiés de viols par la Fiscalía.
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Université de Yaoundé II : 100 hectares à viabiliser pour la création des entreprises

Ledit projet bénéficie de l’appui de la Banque africaine de développement et du ministère en charge de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat).
Conformément à la loi sur l’orientation de l’Enseignement supérieur de 2023, l’année académique 2026-2027 à l’Université de Yaoundé II est placée sous le signe du basculement vers l’entrepreneuriat. Un cabinet d’expertise dénommé Magister Advice a déjà été mis sur pied. Ledit cabinet regroupe des spécialistes qui vont mettre leur expertise à contribution pour accompagner le gouvernement, les secteurs privé et public dans les différents projets à réaliser à l’université de Yaoundé II.
Yaoundé II, compte accueillir des entreprises qui sont compatibles avec ses domaines de formation et implanter ses propres entreprises sur une zone économique de 100 hectares. Ce projet a reçu l’approbation de la Banque africaine de développement (BAD) et les études vont démarrer sur un financement de 1,7 milliard FCFA. Ledit projet bénéficie également de l’appui du ministère en charge de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat).
« Cela est faisable parce que nous avons un campus immense d’une superficie d’environ 312 hectares, peu exploitée, puisque nous occupons actuellement à peine 12 hectares. Nous pensons donc que ce qui était un handicap dans le passé à savoir le défaut infrastructurel, le manque d’investissement devient aujourd’hui une aubaine » indique dans les colonnes du journal Cameroon Tribune, Richard Laurent Omga, recteur de l’Université de Yaoundé II.
Cette dernière entend faire une relecture de tous ses programmes pour les adapter aux nouveaux environnements. Il est aussi question d’actualiser et intégrer des éléments nouveaux comme l’intelligence artificielle, le numérique, les questions environnementales et les questions énergétiques.
« Si cette économique fonctionne, l’Université pourra fortement contribuer à l’employabilité de ses étudiants. Bien évidemment, nous ne pouvons pas employer tout le monde mais une bonne partie sera absorbée et cela va atténuer la question du chômage de nos diplômés » indique le recteur.
Pour mémoire, la professionnalisation des enseignements date de 2007 avec l’adoption du système LMD (licence-master-doctorat), sanctuarisée par la loi d’orientation promulguée le 25 juillet 2023 par le président de la République Paul Biya. Les étudiants-entrepreneurs bénéficient de l’accompagnement technique, logistique, juridique, financier des partenaires publics et privé, à l’instar du ministère des PME qui injecte désormais 450 millions FCFA destinés aux juniors-entreprises en fonctionnement et équipement.
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Développement des PME : L’Allemagne entend faciliter l’investissement de la diaspora camerounaise

Cette nouvelle dynamique s’appuie sur plusieurs actions engagées au cours des dernières années.
Achille Bassilekin III, ministre en charge des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa) a reçu en audience ce lundi 5 octobre 2026, une délégation ayant à sa tête, Knut Gummert, chef de la coopération à l’ambassade d’Allemagne au Cameroun.
Il était question lors des échanges, les deux parties ont échangé sur le transfert de technologies, le financement, la formation, la mobilisation de la diaspora et la création d’emplois afin d’apporter une contribution significative au secteur privé. La diaspora camerounaise établie en Allemagne constitue un autre axe important de cette coopération renouvelée.
Avec l’implication des membres de le diaspora camerounaise en Allemagne, l’enjeu consiste désormais à mieux valoriser ce potentiel et à faciliter la transformation des initiatives individuelles en investissements productifs, capables de générer de la valeur ajoutée et des emplois au Cameroun. Les dispositifs qui favorisent la mise en relation entre entrepreneurs camerounais et membres de la diaspora, à l’instar de WIDU, constituent à cet égard des instruments à renforcer.
Cette audience a également permis de présenter au Ministre la nouvelle équipe de la coopération allemande au Cameroun, notamment les responsables de la GIZ et de la KfW. « Nous avons une nouvelle équipe de la coopération allemande. Nous avons donc le Directeur de la GIZ et celui de la KfW, et nous avons discuté ensemble de ce que nous pouvons réaliser à l’avenir », a précisé le chef de la coopération à l’ambassade d’Allemagne au Cameroun.
La présence conjointe de ces deux acteurs majeurs de la coopération allemande ouvre des perspectives pour une meilleure articulation entre l’assistance technique et les instruments de financement en faveur du secteur privé.
Selon le compte rendu de l’audience, fait par Knut Gummert, la GIZ pourrait ainsi poursuivre et renforcer son accompagnement dans des domaines tels que la certification, la transformation agroalimentaire, la formation, la recherche, la formalisation des entreprises et la structuration des filières artisanales. La KfW, pour sa part, constitue un partenaire potentiel important pour la mobilisation de financements destinés au développement des PME.
Cette nouvelle dynamique s’appuie sur plusieurs actions engagées au cours des dernières années. En 2024, le Minpmeesa avait notamment soumis à la partie allemande le Programme d’appui au développement des Petites et moyennes entreprises de transformation et de conservation des produits locaux de consommation de masse (PAD-PME), pour lequel la GIZ avait donné un accord de principe en vue d’un accompagnement technique.
En juin de la même année, un atelier stratégique de coopération entre le Mimpmeesa et la GIZ avait permis d’identifier plusieurs axes de partenariat destinés à promouvoir et développer les PME camerounaises.
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Examens BTS et HND 2026 : Jacques Fame Ndongo sanctionne plus de 100 fraudeurs

Le communiqué ministériel cite nommément cinq instituts privés d’enseignement supérieur (IPES). Il s’agit notamment, de JSF Polytechnic of Buea, Chitechma University, Hope University Institute (ou Hope University), Bernice University of Buea et Kesmonds International University.
109. C’est le nombre de fraudeurs aux examen nationaux du Brevet de technicien supérieur (BTS) et du Higher National Diploma (HND) pour la session d’avril à juin 2026 qui viennent d’être sanctionnés par le ministre de l’Enseignement supérieur (Minesup), Jacques Fame Ndongo. Pour tous ces cas, les sanctions sont infligées au cas par cas en fonction des examens et candidats concernés.
Les motifs concernent : la transmission de documents de documents entre candidats, la détention et l’usage des documents non autorisés, la détention et l’usage d’un téléphone portable en salle d’examen, l’arrivée tardive au lieu de l’examen, des candidats surpris en possession d’un document non autorisé et enfin, sortie avec une épreuve d’examen.
Pour ce qui est du BTS spécifiquement, 4 décisions au total sont signées du Minesup concernant 45 candidats. Pour le HND, deux décisions majeures fixent le sort des 64 candidats concernés. La première annule l’examen pour 32 candidats, autorisés à composer seulement à la session de 2027. La seconde, plus lourde, bannit les 32 autres jusqu’en 2028.
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