Connect with us

Actualités locales

pourquoi la réélection de Samuel Eto’o est désormais scrutée par le TAS

Published

on

pourquoi la réélection de Samuel Eto’o est désormais scrutée par le TAS
Spread the love

La réélection de Samuel Eto’o à la présidence de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), en novembre 2025, n’est pas juridiquement annulée. Mais elle se retrouve désormais sous la loupe du Tribunal arbitral du sport (TAS). En déclarant recevable le recours de l’Association camerounaise des arbitres de football (ACAF), la juridiction de Lausanne ouvre une nouvelle séquence dans un dossier qui pourrait, selon ses conclusions sur le fond, avoir des répercussions bien au-delà du seul camp des arbitres.

Le TAS vient en effet de franchir un premier obstacle important. La FECAFOOT avait soulevé plusieurs objections procédurales pour contester la recevabilité du recours. Elles n’ont pas convaincu la juridiction arbitrale. Le tribunal considère notamment que le communiqué n°7 de la Commission électorale, publié le 13 septembre 2025, constitue une décision susceptible d’être contestée. Il reconnaît également à l’ACAF la qualité pour agir, après l’épuisement des voies de recours internes.

Cette étape est loin d’être anodine. Elle signifie que le TAS accepte désormais d’entrer dans le cœur du dossier. Mais elle ne signifie absolument pas que Samuel Eto’o a perdu son mandat, ni même que son élection est irrégulière. La recevabilité d’un recours ne vaut pas condamnation.

Le véritable enjeu se trouve désormais sur le fond

L’ACAF conteste son exclusion du processus électoral de 2025 et met en cause la régularité de certaines opérations ayant conduit à la constitution du corps électoral. Or, dans une élection fédérale, la composition du corps électoral constitue un élément particulièrement sensible : elle détermine qui participe au scrutin et, in fine, qui contribue à désigner les dirigeants. C’est donc sur ce terrain que le dossier pourrait prendre une autre dimension.

Le TAS devra déterminer si les décisions contestées ont été prises conformément aux textes applicables et si les griefs avancés par l’ACAF sont suffisamment sérieux pour remettre en cause certaines étapes du processus électoral. Une éventuelle irrégularité ne suffirait toutefois pas, à elle seule, à faire tomber automatiquement la réélection de Samuel Eto’o. La question centrale sera celle de l’impact de ces éventuelles irrégularités sur le scrutin.

Autrement dit : même si le TAS donne raison, en tout ou partie, à l’ACAF, il faudra encore déterminer quelles conséquences juridiques tirer de cette décision. L’irrégularité éventuellement constatée a-t-elle modifié la composition du corps électoral ? A-t-elle pu influencer le résultat ? Les opérations électorales doivent-elles être reprises, corrigées ou simplement annulées sur un périmètre limité ? C’est à ces questions que se jouera véritablement l’avenir du scrutin de novembre 2025.

Samuel Eto’o peut-il réellement perdre sa réélection ?

À ce stade, la réponse est : c’est possible juridiquement, mais rien ne permet encore de l’affirmer.

Une décision défavorable à la FECAFOOT pourrait avoir des conséquences importantes si le TAS estimait que les irrégularités relevées affectent une partie substantielle du processus électoral. Dans l’hypothèse la plus lourde, certaines opérations pourraient être remises en cause et la validité du scrutin pourrait alors être discutée.

Mais plusieurs scénarios restent envisageables. Le TAS pourrait considérer que certaines irrégularités existent sans qu’elles justifient l’annulation de l’élection. Il pourrait également limiter la portée de sa décision à certains actes ou demander qu’une étape précise du processus soit réexaminée.

Tout dépendra donc de la nature des irrégularités retenues, de leur gravité et surtout de leur incidence sur l’élection.

C’est pourquoi il serait prématuré de parler aujourd’hui d’une réélection de Samuel Eto’o « annulée » ou même directement « menacée d’annulation ». Le TAS n’a pas encore statué sur le fond.

Un dossier qui dépasse désormais les seuls arbitres

L’affaire prend néanmoins une dimension particulière parce qu’elle touche au processus même qui a conduit à la reconduction de Samuel Eto’o. Ce qui était initialement présenté comme un contentieux opposant une association d’arbitres à la FECAFOOT pourrait donc, selon la décision finale du TAS, devenir une contestation plus large de certaines étapes du processus électoral.

Le président de la FECAFOOT conserve pour l’heure son mandat. Mais la décision de recevabilité du TAS change la nature du dossier : le débat n’est plus seulement interne au football camerounais, il est désormais porté devant une juridiction arbitrale internationale qui va examiner les arguments sur le fond.

La prochaine étape sera donc décisive. Si l’ACAF parvient à démontrer que son exclusion était contraire aux règles et que cette exclusion a eu une influence déterminante sur le processus électoral, la question de la validité du scrutin pourrait inévitablement se poser.

En revanche, si le TAS estime que les irrégularités alléguées ne sont pas établies, ou qu’elles n’ont pas d’incidence suffisante sur le résultat et la régularité générale du processus, la réélection de Samuel Eto’o pourrait sortir renforcée de cette bataille judiciaire.

Pour l’instant, une seule certitude : Samuel Eto’o n’a pas perdu son mandat. Mais la solidité juridique du processus qui l’a reconduit à la tête de la FECAFOOT est désormais entre les mains du TAS.

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

8 816 milliards FCFA de budget, mais où passe réellement l’argent de l’État ?

Published

on

8 816 milliards FCFA de budget, mais où passe réellement l’argent de l’État ?
Spread the love

Alors que le budget de l’État camerounais atteint 8 816,4 milliards de francs CFA en 2026, contre 3 746,6 milliards en 2015, l’économiste et responsable politique Louis-Marie Kakdeu s’interroge sur l’utilisation des ressources publiques.

Dans une chronique consacrée à la gestion des finances publiques, il pointe le poids de la dette, les dépenses de fonctionnement, les risques de corruption et les difficultés d’exécution des investissements.

Intitulée « Cameroun : où va l’argent de l’État ? », cette analyse met en débat l’efficacité de la dépense publique, au-delà de la progression des enveloppes budgétaires. Pour son auteur, l’augmentation des ressources mobilisées par l’État ne se traduit pas suffisamment par des infrastructures et des services publics à la hauteur des attentes des populations.

Lire la chronique de Louis Marie Kakdeu :

Cameroun : Où va l’argent de l’Etat ?

En dix ans, le budget de l’État du Cameroun a plus que doublé, passant de 3746,6 milliards FCFA en 2015 à 8816,4 milliards FCFA en 2026. Mais, alors que ces chiffres donnent l’impression d’une trajectoire ascendante de la puissance publique, une interrogation fondamentale demeure chez les citoyens : où va réellement ces milliards ? L’examen attentif des lois de règlement (documents arrêtant définitivement l’exécution des budgets votés à l’Assemblée nationale) et des rapports d’évaluation du FMI et de la Banque mondiale livre un constat sans équivoque : les arbitrages financiers de la dernière décennie ont été dominés par le poids de la dette publique, du fonctionnement institutionnel et des détournements des deniers publics, au détriment de l’investissement productif et des dépenses sociales.

1. Le service de la dette est le premier poste budgétaire du pays

L’argent public sert d’abord à rembourser les dettes. En 2024 seulement, le service de la dette publique représentait à lui seul 24% de l’ensemble des dépenses ordonnancées de l’État (avec plus de 1 600 milliards FCFA exécutés sur une prévision de 2 252 milliards FCFA). Il faut dire que la dette publique est passée de moins de 25% du PIB en 2015 à plus de 43% du PIB en 2024, ce qui asphyxie l’économie. Les rapports d’évaluation du FMI soulignent un risque élevé de surendettement, qui contraint l’État à consacrer près de 1 franc CFA sur 4 uniquement au paiement du principal et des intérêts de sa dette.

2. Fonctionnement et masse salariale

En 2024, les dépenses de personnel atteignaient 1490,5 milliards FCFA, soit 22,6% des dépenses ordonnancées. Sur dix ans, la masse salariale de la fonction publique a progressé de plus de 60%, alors que l’État ne produisait pas proportionnellement la croissance. Pire, la consommation de biens et services et les charges de fonctionnement des ministères et autres institutions représentent un bloc structurel d’environ 25% des budgets annuels, caractérisé régulièrement par des impayés et une accumulation de restes à payer (comme en témoigne la dette locative de l’État).

3. Les détournements de deniers publics en hausse

Si le rapport annuel de la Commission Nationale Anti-Corruption (CONAC), pour l’exercice 2025, ne présente qu’un préjudice financier subi par l’État de 6,2 milliards FCFA, c’est parce qu’au fil du temps, l’on ne poursuit plus grand monde en justice ! La CONAC ne travaille que sur des cas signalés et/ou enrôlés ! Les détournements tracés et poursuivis par la justice et les organes de contrôle représentent moins de 2% du budget consolidé.

Or, dans la réalité, lorsque l’on regarde le rapport des bailleurs de fonds, la part réelle et systémique des détournements à travers des mécanismes de surfacturation, gaspillage, fraude, exécutions fictives, absentéisme payé (fonctionnaires fictifs), virements dérogatoires hors budget, est d’environ 15% de la valeur réelle du budget national annuel. Sauf que la corruption est devenue une normalité au Cameroun.

L’un des sujets les plus discutés dans les rapports de la Banque mondiale et du FMI sur le Cameroun porte sur les « subventions » aux produits pétroliers. Entre 2015 et 2023, cela a coûté plus de 2000 milliards FCFA au Trésor public. L’on appelle cela subvention alors que dans la structure des prix du litre de carburant, c’est le consommateur qui paie. Où part cet argent ? C’est aussi le consommateur qui paie la (re)construction de la SONARA, sauf que le budget annoncé a déjà été récolté plusieurs fois sans suite !

Pire, les rapports d’évaluation des bailleurs de fonds estiment que les détournements représentent une perte d’efficacité atteignant 30% du Budget d’Investissement Public (BIP). Sur la décennie, cela équivaut à un manque à gagner réel allant jusqu’à 4000 milliards FCFA sur la réalisation des infrastructures (routes, écoles, hôpitaux). L’opération de comptage physique des personnels de l’État (COPPE) a révélé sur la décennie des dizaines de milliers d’agents publics fictifs ou en situation d’irrégularité.

Les rémunérations indues versées et rattrapées représentaient jusqu’à 600 milliards FCFA sur la décennie, soit environ 4% de la masse salariale publique. Plus grave, l’audit approfondi mené sur les chapitres 65 (interventions de fonctionnement) et 94 (interventions en investissement) sur la décennie a mis en lumière l’évaporation de près de 1000 milliards FCFA au profit d’entreprises écrans ou pour des interventions dépourvues de justificatifs probants. Mais, comme j’ai dit, l’opération épervier s’est avérée politique et à tête chercheuse.

4. Les soldes engagées non décaissées

L’une des critiques récurrentes formulées par l’Assemblée nationale lors des débats sur les lois de règlement concerne le taux d’exécution des dépenses en capital (BIP). L’on a toujours parlé d’une sous-consommation chronique du budget et des emprunts. Sur la décennie, la part des SEND (Soldes Engagés Non Décaissés) s’est révélée particulièrement élevée, allant jusqu’à 70% du budget annuel global (soit environ les deux tiers du budget de l’État), et représentant près de 15% du PIB.

Les encours de SEND (prêts extérieurs signés avec les Partenaires Techniques et Financiers – PTF, mais non encore décaissés) ont fortement grimpé sous l’effet de l’accumulation des conventions de financement. En 2025, ils ont atteint le niveau critique de 5100 milliards FCFA, soit l’équivalent de près de 70% de l’ensemble des ressources et charges budgétisées de l’exercice. Le coût d’opportunité et les commissions d’immobilisation sont importants.

Le Cameroun subit le syndrome de la faible capacité d’absorption alors qu’il faut seulement travailler à résoudre les problèmes d’exécution qui sont : la faible maturité des projets, les retards dans les procédures d’expropriation, les lenteurs des décaissements et la complexité des procédures de passation des marchés publics.

En récapitulant les dix dernières années d’exécution budgétaire au Cameroun, l’on note qu’environ 15% seulement de l’argent public a été consacré au financement des routes, hôpitaux, écoles, réseaux électriques, etc. L’enjeu central pour la gestion des finances publiques camerounaises ne réside plus seulement dans la capacité à collecter des recettes ou à emprunter, mais dans la qualité de la dépense. Sans une restructuration audacieuse qui accorde la priorité absolue aux investissements générateurs de croissance, l’argent de l’État continuera principalement de financer son propre fonctionnement et le remboursement de ses dettes.

Courage à nous ! Pour ne pas rater mes prochaines chroniques, abonnez-vous et partagez autour de vous !

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Actualités locales

INTERPOL sollicité pour renforcer la sécurité aux frontières des six pays d’Afrique centrale

Published

on

INTERPOL sollicité pour renforcer la sécurité aux frontières des six pays d’Afrique centrale
Spread the love

En marge de la 6e session du Conseil des chefs de police d’Afrique centrale à Yaoundé, le Président de la Commission CEMAC, Baltasar Engonga Edjo’o et le président d’INTERPOL Lucas Philippe ont tenu une audience sur la libre circulation, la lutte contre la criminalité transfrontalière et l’équipement des frontières.

La sécurité au cœur de l’intégration. En marge de la 6ᵉ session ordinaire du Conseil des chefs de police d’Afrique Centrale à Yaoundé, consacrée au renforcement de la lutte contre la criminalité transfrontalière, le président de l’Organisation Internationale de Police Criminelle (INTERPOL), Monsieur Lucas Philippe, en visite de travail au Cameroun, a accordé une audience officielle au Président de la Commission de la CEMAC, S.E. Baltasar Engonga Edjo’o.

Cette rencontre institutionnelle a permis de faire le point sur les enjeux stratégiques de la libre circulation au sein de l’espace CEMAC, tout en abordant le financement prioritaire des infrastructures, telles que les postes-frontières juxtaposés.

Les échanges ont également mis l’accent sur le renforcement de la sécurité frontalière, qui a fait l’objet d’un plaidoyer ciblé du président de la Commission auprès de l’OIPC-INTERPOL, notamment à travers l’équipement en lecteurs de passeports biométriques.

L’objectif est clair : concilier fluidité et sécurité. Alors que la CEMAC promeut la libre circulation des personnes et des biens, la porosité des frontières alimente trafics, terrorisme et criminalité organisée.

De même, l’accompagnement de la Communauté dans la création de corps de police dédiés aux frontières et la formation spécialisée des personnels ont été sollicités, en vue de dynamiser la coopération et d’assurer la fluidité des échanges intracommunautaires.

Une coopération qui pourrait se traduire par un appui technique d’INTERPOL, l’accès à ses bases de données et le renforcement des capacités des polices frontalières des six États membres.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Actualités locales

le gouvernement active son dispositif d’urgence sanitaire après un cas confirmé au Nigeria

Published

on

le gouvernement active son dispositif d’urgence sanitaire après un cas confirmé au Nigeria
Spread the love

Le gouvernement camerounais active la stratégie de crise sanitaire pour prévenir une éventuelle importation de la maladie sur le territoire national.

Le Nigeria, pays voisin du Cameroun, a confirmé le 20 octobre dernier son premier cas de la maladie à virus Ebola, souche bundibugyo. Il s’agit d’une diplomate venue de l’Ouganda et qui a été prise en charge dans un hôpital privé à Abuja. Ce cas a permis d’identifier 44 cas contacts. Et les autorités ont renforcé la surveillance sanitaire ainsi que des contrôles aux frontières. Au Cameroun voisin, l’heure est à l’activation des mesures d’urgence pour prévenir l’importation de la maladie.

Le 2 octobre dernier, le Premier ministre, chef du gouvernement, a réuni les autorités sanitaires en vue de l’évaluation de la situation liée à cette épidémie. Au cours de la réunion qu’il a présidée dans son cabinet à Yaoundé, Joseph Dion Ngute a tenu à savoir ce que le département ministériel chargé de la santé a déjà fait au moment où l’épidémie est aux portes du Cameroun, juste au Nigeria.

D’après le ministre de la Santé publique au sortir de cette rencontre, le Cameroun n’enregistre à date aucun cas suspect. Il est question d’assurer la préparation aux événements de santé publique avant leur arrivée. Parce que lorsque les mesures suivent la crise, celle-ci coûte plus cher, a-t-il confié aux médias.

Après cette réunion à l’immeuble Étoile à Yaoundé, le ministre de la Santé publique préside une autre rencontre de crise ce jeudi au centre de coordination des opérations d’urgence de santé publique à Yaoundé. La réunion permettra de faire une évaluation du niveau de préparation du pays face à une éventuelle entrée du virus Ebola. Cette évaluation aboutira à des mesures à prendre pour mettre à niveau la stratégie de riposte. Au sortir de cette réunion, le ministre Malachie Manaouda entend multiplier des rencontres à d’autres niveaux, en l’occurrence au niveau des entrées du pays.

Présent au Nigeria, le virus Ebola fait déjà des ravages dans d’autres pays d’Afrique. Le plus grand foyer se trouve en République démocratique du Congo où les autorités déclarent 9 952 cas confirmés dont 4 602 décès au 19 octobre 2026. Le virus est aussi présent en Ouganda, au Kenya. Comme le Cameroun, le Bénin aussi multiplie des réunions pour préparer la riposte.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici