Actualités locales
Après son retour au pays, voici les dossiers qui attendent Paul Biya

Dans une lettre au chef de l’Etat camerounais, Vincent‑Sosthène Fouda énumère huit priorités, notamment, l’affaire Martinez Zogo, le scandale de l’or…
Lettre ouverte au Président de la République du Cameroun
Pour votre retour au pays
Monsieur le Président de la République,
Permettez‑moi, en ce jour de votre retour au Cameroun, de vous souhaiter respectueusement la bienvenue.
“Salve, Magister Rei Publicae” — salut à celui qui porte la charge de la République.
Je prends la plume pour vous rendre compte, avec loyauté et gravité, des dossiers qui attendent votre haute autorité après dix‑sept heures ce jour. Je le fais en citoyen, en intellectuel, en professeur, mais aussi en homme qui croit encore que la vérité peut sauver une nation.
“Veritas liberabit nos” — la vérité nous libérera.
Les Lionnes Indomptables : honneur aux championnes et mémoire aux bâtisseuses
Monsieur le Président, les Lionnes Indomptables ont remporté la Coupe d’Afrique des Nations.
En les recevant, je vous prie humblement d’y associer la mémoire de toutes les Camerounaises — joueuses, entraîneuses, bénévoles, pionnières — qui, pendant plus de vingt ans, ont construit brique par brique le football féminin dans notre pays.
Elles ont travaillé dans l’ombre, souvent sans moyens, parfois sans reconnaissance. Elles méritent que la République les honore.
“Honos praemium virtutis” — l’honneur est la récompense de la vertu.
Les 44 tonnes d’or : un dossier qui exige votre parole
Pendant votre absence, nous avons appris que certains ministres et directeurs généraux auraient détourné 44 tonnes d’or.
Monsieur le Président, ce dossier ne peut rester dans les limbes administratives. Il doit être ouvert par vous, clairement, publiquement, fermement.
Car si la République ne protège plus ses richesses, elle ne protège plus son peuple.
Et si la vérité ne sort pas de ce dossier, alors c’est la confiance nationale qui s’effondre. “Fiat iustitia, ruat caelum” — que la justice soit faite, même si le ciel doit s’écrouler.
III. La visite du Pape : deux versions, une vérité nécessaire
Le Vatican affirme avoir financé intégralement la visite du Saint‑Père au Cameroun. Le gouvernement affirme avoir financé la même visite.
Deux vérités contradictoires ne peuvent coexister dans une République.
Je vous prie, Monsieur le Président, de saisir la Conférence Épiscopale Nationale du Cameroun afin que la lumière soit faite.
Car la foi ne peut être instrumentalisée, et la République ne peut être trompée. “Lux in tenebris lucet” — la lumière brille dans les ténèbres.
L’affaire Martinez Zogo : la justice doit aller jusqu’au bout
Le Capitaine Effoudou, mon neveu, affirme savoir qui a donné l’ordre d’éliminer Martinez Zogo.
Nous souhaitons que justice soit faite, totalement, profondément, sans compromis.
Et si ceux qui sont en prison sont réellement innocents, qu’ils soient libérés.
La justice n’est pas vengeance : elle est vérité.
“Iustitia est fundamentum regnorum” — la justice est le fondement des États.
La SONARA : un incendie qui ne peut rester sans réponse
Pendant votre absence, nous avons appris que votre Ministre d’État, Secrétaire Général de la Présidence, aurait donné l’ordre de brûler les installations de la SONARA.
Monsieur le Président, ce dossier ne peut être enterré.
Il engage la souveraineté énergétique du Cameroun, la sécurité nationale, et la confiance du peuple.
La République ne peut vivre dans le soupçon.
Elle doit vivre dans la vérité.
Zamboï : les morts ne connaissent pas les frontières
Il y a deux jours, un éboulement de terrain a frappé Zamboï, du côté de Garoua‑Boulaï.
Votre Ministre de la Communication a déclaré que ce n’était pas le Zamboï du Cameroun, mais celui de la RCA.
Mais les morts, Monsieur le Président, eux, ne connaissent pas les frontières.
Ils ne sont ni camerounais ni centrafricains : ils sont humains.
Et la République doit répondre à la douleur humaine.
“Homo sacra res homini” — l’homme est chose sacrée pour l’homme.
VII. La santé, le foncier, et l’avenir : ce que je refuse d’hériter
Monsieur le Président, il existe un dossier brûlant sur la santé dans notre pays.
Je vous prie d’y veiller personnellement, car mon aspiration légitime étant de vous succéder un jour, je ne souhaite pas hériter d’un système de santé en ruine. Il en va de même du foncier, gangrené par des entreprises à prête‑nom, des spoliations, des injustices, des manipulations.
Le Cameroun ne peut continuer à se défaire de son propre territoire. “Patria est communis omnium parens” — la patrie est la mère commune de tous.
VIII. Ce que je vous demande, ce que je vous promets
Monsieur le Président, je vous demande de regarder ces dossiers avec la hauteur de l’État, la rigueur du droit, la sagesse de l’histoire.
Et je vous promets, en tant que citoyen, professeur, intellectuel engagé, de continuer à dire la vérité, à défendre la justice, à protéger la République. Car comme le disait Alain : « Penser, c’est vouloir ; vouloir, c’est agir. »
Et comme le disait Cicéron : “Salus populi suprema lex esto” — que le salut du peuple soit la loi suprême.
Je dédie cette lettre à tous les anonymes qui ont refusé le silence, à tous les morts sur nos routes, dans nos hôpitaux faute de soin, à toutes les victimes de la misère provoquée par vos collaborateurs, oui à tous ces morts qui hier ont été à nos côtés, et qui ne sont plus de ce monde y compris dans notre esprit. “Non omnis moriar” — je ne mourrai pas tout entier. Leur courage demeure dans chaque mot de cette lettre.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Depuis sa cellule, Bibou Nissack dépose une plainte explosive pour « trahison »
Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) est secoué par une violente tempête interne. Olivier Bibou Nissack, figure emblématique du parti et conseiller d’office […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Le camerounais Stephan Fogaing élu député au Canada
À la suite d’un dépouillement judiciaire serré ordonné par la Cour du Québec, le candidat du Parti Québécois, Stephan Fogaing, a été officiellement proclamé député […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Jeune Afrique révèle comment la Sonara a fait affaire avec Aliko Dangote

Un accord tripartite entre la Sonara, Dangote et MRS va assurer 50 % des besoins du Cameroun en carburant. Grâce au soutien de la Banque islamique de développement, Yaoundé compte réduire drastiquement sa facture énergétique. Lire l’article de Jeune Afrique ci-dessous :
La signature de l’accord commercial tripartite a eu lieu le 22 octobre, à Lagos. Sa présentation officielle était programmée le 29 octobre, à Yaoundé, en présence d’Aliko Dangote et de son demi-frère, Sayyu Dantata, président du groupe MRS Holding. Elle aurait été suivie d’une audience que le secrétaire général à la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, devait accorder aux deux hommes d’affaires nigérians au nom de Paul Biya. Jusqu’en milieu de matinée, leur arrivée dans la capitale camerounaise était espérée. Finalement, Harouna Bako, le patron de la Société nationale de raffinage (Sonara), et les dirigeants, locaux des deux groupes ouest-africains, Bertrand Mbouck (Dangote) et Amédée Assomo Tchouaneng (MRS), ont improvisé une cérémonie.
Selon nos informations, les dirigeants nigérians ont été obligés, à la dernière minute, de faire l’impasse sur leur déplacement au Cameroun pour se rendre urgemment à Dubaï, où est installé le holding familial. Un contretemps qui reporte, de fait, leur venue à Yaoundé d’une dizaine de jours. À cette échéance, ils célébreront un contrat à terme qui doit permettre de transférer annuellement 12 cargaisons de carburants de la raffinerie de Lekki du groupe Dangote vers les dépôts du raffineur camerounais, à Limbé, une opération couvrant la moitié des besoins du pays.
Toujours selon nos informations, l’accord a été conclu au terme de neuf mois de négociations principalement menées, pour la partie camerounaise, par Hervé Manfouo Foutsoa, conseiller technique à la présidence et l’un des principaux collaborateurs de Ferdinand Ngoh Ngoh. En coulisses, le député Bonaventure Mvondo Assam, neveu de Paul Biya et président du conseil d’administration de MRS Cameroon, et Amédée Assomo Tchouaneng, le directeur général de la société, se sont activés pour la mise en relation des deux parties. Le premier figurait bien dans la délégation camerounaise ayant séjourné dans la capitale nigériane du 20 au 23 janvier.
Économie de 180 millions de dollars attendue
Concrètement, grâce au mécanisme de facturation « back-to-back », le trader MRS achète des produits à Lekki au prix sortie usine − lequel peut-être assorti d’un rabais à la discrétion de Dangote – et se charge de la logistique en mettant à disposition sa flotte de navires. Les deux acteurs collaborent déjà au Nigeria, où Dangote se sert du réseau de distribution de MRS pour approvisionner le marché local. Le raffineur ouest-africain étant adepte des ventes directes et la Sonara n’ayant pas les capacités financières requises, le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, a conclu en septembre un financement de 124 milliards de francs CFA (189 millions d’euros) auprès de l’ITFC, la branche de la Banque islamique du développement chargée du financement du commerce, pour permettre l’aboutissement de l’opération par l’émission d’une lettre de confort.
Dans le contexte actuel de tension sur le marché mondial des hydrocarbures, ce montage permet théoriquement une économie annuelle minimale de 180 millions de dollars au profit de la Sonara, selon nos sources. Pour rappel, les subventions aux carburants sur les trois dernières années représentent un coût annuel pour le Cameroun estimé entre 1 000 et 1 500 milliards de francs CFA. La transaction qui vient d’être finalisée, en forme de coup d’essai, doit, sauf renouvellement, s’achever dans 30 mois. Un horizon qui devrait en principe coïncider avec la fin de la réhabilitation complète de la raffinerie de Limbé, dont une partie des installations avait été sinistrée il y a sept ans.
Aliko Dangote comptait également profiter de son déplacement à Yaoundé pour mettre en avant Dangote Oil and Gas Cameroon, sa nouvelle entité dédiée à la construction des infrastructures d’hydrocarbures (dépôts et pipelines) qui a été enregistrée le 28 octobre au registre de commerce. Avec cette création, le milliardaire nigérian, dont les activités pétrolières sont portées depuis le début de l’année par le blocage du détroit d’Ormuz, entend contribuer à combler le déficit des capacités locales de stockage des produits pétroliers au Cameroun, de l’ordre de 195 000 mètres cubes. Aliko Dangote devra toutefois s’attendre à la concurrence de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), qui développe le projet C-Star à Kribi, et à celle de la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) qui entend également démarrer un chantier dans la cité balnéaire camerounaise.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Sports2 years agoA. Song ⁚ >

Actualités locales8 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !

Sports2 years agoCameroun ⁚ les clubs déjà sous pression
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun















