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Cacao-café-banane : l’UE salue les efforts faits par le Cameroun pour améliorer la qualité

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Cacao-café-banane : l’UE salue les efforts faits par le Cameroun pour améliorer la qualité
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En revisitant la coopération commerciale entre le Cameroun et l’Union européenne, au cours d’une audience accordée, le 18 août 2026 par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana à l’Ambassadeur, Chef de la Délégation de l’Union européenne au Cameroun, S. E Jean-Marc Châtaigner, arrivé au terme de sa mission diplomatique, les deux parties ont évoqué le travail accompli conjointement au cours des dernières années pour améliorer la qualité et la compétitivité de ces deux produits emblématiques de l’agriculture camerounaise.

C’était plus qu’au revoir. L’audience accordée, le 18 août dernier, par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana à l’Ambassadeur, Chef de la Délégation de l’Union européenne au Cameroun, S. E Jean-Marc Châtaigner, arrivé au terme de sa mission diplomatique, a permis de dresser un état des lieux de la coopération commerciale entre le Cameroun et l’Union européenne, partenaire économique majeur du pays.

Parmi les principaux sujets abordés, la qualité du cacao et du café camerounais a occupé une place de choix. Les deux parties ont notamment évoqué le travail accompli conjointement au cours des dernières années pour améliorer la qualité et la compétitivité de ces deux produits emblématiques de l’agriculture camerounaise. Une démarche qui, selon les échanges entre les deux personnalités, porte aujourd’hui ses fruits. Hier bannis du marché et sujets à une décote automatique, le cacao et le café du Cameroun ont totalement inversé la tendance et se positionnent aujourd’hui sur le marché international comme des produits de référence, sinon de premiers choix et d’excellence.

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C’est, sans conteste, une victoire à inscrire à l’actif de la coopération entre le Cameroun et l’Union européenne. Il en va de même de la banane du Cameroun qui figure désormais parmi les leaders mondiaux en matière de qualité, fruit de la coopération entre le Cameroun et l’Union européenne.

Rendez-vous le 30 décembre 2026, pour le Règlement de l’UE sur la déforestation durabilité. Mais loin d’être perçue uniquement comme une contrainte commerciale, elle peut également constituer un levier pour consolider la qualité et la réputation des produits camerounais.

En rappel, le Règlement européen sur la déforestation (RDUE), adopté sous l’appellation EUDR, interdit la mise sur le marché de l’Union européenne ou l’exportation de matières premières (bovins, cacao, café, huile de palme, caoutchouc, soja, bois) et produits dérivés issus de terres déboisées après le 31 décembre 2020. L’application générale est fixée au 30 décembre 2026 (et au 30 juin 2027 pour les micro et petites entreprises.

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Luc Magloire Mbarga Atangana et S.E Jean-Marc Châtaigner ont également convenu d’élargir ou de renforcer le partenariat à d’autres secteurs autres que le commerce, en particulier à l’investissement, en droite ligne de la politique de transformation structurelle de l’économie camerounaise par le biais de la valorisation locale de ses ressources. Au total, en quittant le Cameroun après trois années de mission, S.E Jean-Marc Châtaigner laisse ainsi derrière lui un partenariat commercial qui, au-delà des chiffres, repose sur des intérêts économiques partagés.

Les discussions ont également porté sur le Règlement de l’Union européenne sur la déforestation, qui constitue désormais un enjeu majeur pour les filières agricoles exportatrices. Pour le cacao et le café camerounais, cette nouvelle réglementation européenne impose de renforcer davantage les mécanismes de traçabilité et de durabilité.

Par Blaise NNANG
Défis Actuels du 20/08/2026

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Or camerounais : la Sonamines face à la fronde des bureaux d’achat

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Or camerounais : la Sonamines face à la fronde des bureaux d’achat
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Le différend qui oppose depuis plusieurs mois la Société nationale des mines (SONAMINES) aux promoteurs des bureaux d’achat et comptoirs de commercialisation de l’or et du diamant a franchi une nouvelle étape. Réunis le 13 août 2026 au ministère des Mines, de l’industrie et du développement technologique (MINMIDT), les différents acteurs ont confronté leurs lectures des textes régissant la commercialisation de l’or. Au cœur du désaccord : l’étendue de l’exclusivité reconnue à la SONAMINES et, parallèlement, le droit des opérateurs privés agréés à exercer. Faute de consensus, le dossier pourrait être soumis à l’arbitrage du Premier ministre.

La clarification des rôles des différents acteurs de la commercialisation de l’or au Cameroun reste un sujet à polémique. Le différend qui oppose depuis plusieurs mois la Société nationale des mines (SONAMINES) aux promoteurs des bureaux d’achat et comptoirs de commercialisation de l’or et du diamant a franchi une nouvelle étape. Réunis, le 13 août 2026 au ministère des Mines, de l’industrie et du développement technologique (MINMIDT), les différents acteurs ont confronté leurs lectures des textes régissant la commercialisation de l’or. Au cœur du désaccord : l’étendue de l’exclusivité reconnue à la SONAMINES et, parallèlement, le droit des opérateurs privés agréés à exercer. Faute de consensus, a-t-on appris, le dossier pourrait être soumis à l’arbitrage du Premier ministre.

DÉFINIR UN CADRE DE COLLABORATION MUTUELLEMENT BÉNÉFIQUE

Pourtant, le Syndicat des bureaux d’achat à la SONAMINES, avaient échangé, le 12 mars 2026 dans les locaux de la Direction générale de la SONAMINES, en vue de la définition d’un cadre de collaboration mutuellement bénéfique. A cette occasion, Ousmanou Aladji Hamadou, président du Syndicat national des promoteurs des bureaux d’achat des diamants, or et orpailleurs du Cameroun (Synaprobadiocam), dans un plaidoyer à l’endroit de la Direction générale de la SONAMINES S.A, avait présenté les difficultés auxquelles ses membres qui sont pour la plupart des Bureaux d’achat, font face dans l’exercice de leurs activités, du fait selon eux, des incohérences dans le dispositif légal et règlementaire qui encadre les activités de commercialisation des substances précieuses et semi-précieuses au Cameroun, matérialisées par le monopole de la SONAMINES S.A dans le secteur aurifère, de par l’exclusivité qu’elle détient. Toutes choses qui expliqueraient la non attribution par la SONAMINES S.A, des agréments aux comptoirs de commercialisation malgré de nombreuses demandes.

Et, le DG de la SONAMINES S.A avait tenu à préciser que la SONAMINES S.A est une entreprise publique qui est investie de la mission de gestion des intérêts de l’Etat dans le secteur minier et dont la feuille de route est tout à fait conforme à la vision du Chef de l’Etat, consacrée par la loi portant Code minier et ses textes d’application qui font notamment de la SONAMINES S.A, le comptoir unique de commercialisation des substances précieuses et semi-précieuses, tout en lui donnant la possibilité d’agréer d’autres comptoirs. Cet arsenal juridique et institutionnel traduit à suffisance, l’option stratégique de l’Etat, de reprendre la main sur ses ressources aurifères à travers la SONAMINES S.A.

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Serge Hervé Boyogueno, le DG de la SONAMINES S.A avait fait connaître qu’actuellement, plus d’une centaine de bureaux d’achat, régulièrement autorisés par le ministère en charge des Mines, œuvre dans ce secteur sans aucune visibilité. Il a tenu à rappeler qu’en 2025, première année d’application des textes réglementaires régissant la commercialisation des substances précieuses, aucun gramme d’or n’a été exporté par les voies formelles ; toute chose qui questionne l’usage fait de cette centaine d’autorisations. Cette situation critique, entache en même temps, la traçabilité des ressources aurifères et la crédibilité du secteur minier camerounais, alors même que l’Etat est engagé dans la constitution de ses réserves d’or stratégiques.

De la production à l’exportation, l’activité aurifère au Cameroun repose sur l’intervention coordonnée de plusieurs administrations. Le MINMIDT, la SONAMINES, les Impôts, les Douanes, les forces de sécurité et le Secrétariat national permanent du Processus de Kimberley se répartissent les missions de régulation, de contrôle, de fiscalité et de traçabilité.

POURTANT LES RÔLES SONT CLAIREMENT DÉFINIS…

De la production à l’exportation, l’activité aurifère au Cameroun repose sur l’intervention coordonnée de plusieurs administrations. Le MINMIDT, la SONAMINES, les Impôts, les Douanes, les forces de sécurité et le Secrétariat national permanent du Processus de Kimberley se répartissent les missions de régulation, de contrôle, de fiscalité et de traçabilité.

Le MINMIDT demeure l’autorité de régulation du secteur. Il définit la politique minière, attribue les titres miniers et veille au respect de la réglementation. Il cosigne notamment, avec la SONAMINES, les certificats d’exportation établis à partir des sites de production. La SONAMINES occupe une position centrale dans la chaîne aurifère. Mandatée par l’Etat pour contrôler et suivre la production et la commercialisation de l’or issu de l’exploitation artisanale et semi-mécanisée, elle assure également la collecte de la quote-part de l’Etat et de la taxe à l’exportation à la source, en collaboration avec les Douanes. Elle initie par ailleurs la procédure d’exportation.

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Pour sa part, la Direction générale des Impôts (DGI) conserve sa compétence fiscale sur le secteur. Elle peut intervenir aux côtés de la SONAMINES ou effectuer des contrôles et redressements conformément aux procédures fiscales en vigueur. De son côté, la Direction générale des Douanes (DGD) assure le contrôle de la conformité des cargaisons avant leur sortie du territoire. Aux frontières terrestres, maritimes et aériennes, elle vérifie notamment la concordance entre les quantités exportées et celles certifiées par les autorités compétentes. Les cargaisons dépourvues de documents réguliers peuvent être saisies. Les forces de sécurité, notamment la Gendarmerie nationale, la Police et l’Armée, apportent leur concours aux opérations de contrôle, à la sécurisation des sites et à la lutte contre l’exploitation clandestine et les trafics transfrontaliers. Elles peuvent également procéder à des saisies lorsque l’origine légale de l’or ne peut être établie.

Enfin, le Secrétariat national permanent du Processus de Kimberley (SNPPK) contribue à la traçabilité internationale des substances précieuses et à la conformité du Cameroun aux standards internationaux. Cette répartition des responsabilités vise ainsi à renforcer la traçabilité de l’or camerounais, à sécuriser les recettes de l’État et à lutter contre les circuits clandestins, depuis le site d’extraction jusqu’à l’exportation. Une explication du processus qui interviennent alors que le Cameroun fait face à de sérieux trafic illégal d’or. Les pertes fiscales sur les 44 tonnes pour l’État pour cinq ans sont de l’ordre de 557 milliards de FCFA, a reconnu, le 24 juillet, le ministère des Mines.

Par Blaise NNANG
Défis Actuels du 20/08/2026

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Hépatite C : Deux mois de traitement gratuit

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Hépatite C : Deux mois de traitement gratuit
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Cela représente en moyenne 300 000 FCFA d’économie pour les patients.

«Dans le cadre du mois camerounais de de lutte contre les hépatites virales, je vous demande d’informer les patients et les personnels engagés dans la lutte contre l’hépatite que le protocole à base de la combinaison Sofosbuvir400mg/Daclatasvir60mg boîte de 28 comprimés, lots No 230699/230701, qui coûtait cent mille (100 000) francs sera gratuite, à compter de la date de signature de la présente lettre circulaire et ce, jusqu’au 30 septembre 2026» peut-on dans une circulaire de Manaouda Malachie, ministre de la Santé publique (Minsante).

En effet, depuis le 28 juillet 2026, le Minsante a rendu gratuit le traitement contre l’hépatite C et cette mesure s’inscrit dans le cadre de la lutte contre cette maladie. L’objectif par le Cameroun est de faire baisser la prévalence nationale qui est de 12% pour l’hépatite B et de 1,3% pour l’hépatite C.

Depuis le lancement des campagnes de sensibilisation les 30 et 31 juillet 2026, l’hôpital central de Yaoundé continue d’offrir des dépistages gratuits et depuis un mois déjà, la détection de la charge virale se fait sur place. A en croire Éric Pascal Tchoumi Leuwat, coordonnateur du centre de traitement agréé des hépatites virales à l’hôpital central de Yaoundé, lorsque les patient suivent correctement le traitement, ils recouvrent leur santé après trois mois de traitement. La confirmation de cette guérison s’effectue 12 semaines après la fin du traitement.

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Collecte des déchets à domicile : quand les tricycles s’imposent dans les quartiers

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Collecte des déchets à domicile : quand les tricycles s’imposent dans les quartiers
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Dans plusieurs quartiers de Yaoundé, les tricycles sillonnent désormais les ruelles pour débarrasser les ménages de leurs déchets. Moyennant quelques milliers de francs par mois. Ces collecteurs indépendants proposent un service de proximité qui facilite le quotidien des habitants. Derrière cette activité se cachent toutefois des réalités moins visibles : carburant, odeurs, risques sanitaires, difficultés financières et manque de considération.

Le moteur du tricycle ronronne dans les rues de Ndjonassi, un quartier de Yaoundé. À son bord, Kamga Emmanuel poursuit sa tournée. Maison après maison, il récupère les sacs de déchets que les ménages lui confient. Son tricycle porte un nom qui résume presque à lui seul son activité : « le bonheur d’avoir une maison propre ». Depuis environ un an, le jeune homme âgé de 25 ans a fait de la collecte des ordures ménagères son activité quotidienne. Pour lui, cette activité est née d’une opportunité familiale. Son père, qui utilisait auparavant le tricycle pour livrer les boissons, est décédé. Kamga a alors récupéré l’engin et décidé de l’utiliser autrement. Aujourd’hui, il compte une dizaine de ménages abonnés à son service.

ENTRE 3500 ET 8000 FCFA POUR FAIRE ENLEVER SES DÉCHETS

Le fonctionnement est simple. Les ménages communiquent leurs numéros de téléphone aux collecteurs, qui les contactent ou les préviennent de leur passage. En échange de la collecte, ils versent une somme mensuelle. Chez Kamga Emmanuel, le tarif est actuellement fixé à 3000 FCFA par mois, donc une collecte par semaine pour les premiers abonnés. Un montant appelé à évoluer au fur et à mesure que son activité se développe.

Quelques kilomètres plus loin, le modèle est déjà davantage établi. Au quartier solidaire et à Iusty, Ndjomo Sylvain, propriétaire d’un tricycle revendique près de 18 ménages, dont 10 au quartier solidaire et 8 à Iusty. Dans le métier depuis trois ans et demi, il facture généralement 5000 FCFA par mois aux ménages qui produisent une quantité normale de déchets. Pour ceux dont les volumes sont plus importants, la facture peut atteindre 8000 FCFA. Une dépense que certains habitants jugent raisonnable au regard du service rendu.

C’est le cas de Nteupie Anne Marie, rencontrée à son domicile au quartier Solitaire. Abonnée depuis deux ans, elle débourse aujourd’hui 5000 FCFA par mois, contre 3500 FCFA auparavant. Pour elle, cette dépense reste abordable, notamment parce que le collecteur passe chaque semaine et lui évite de transporter elle-même ses déchets. « Avant, je devais partir moi-même verser les ordures », explique-t-elle en substance. Désormais, elle n’a plus qu’à attendre le passage du tricycle.

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Une activité née du besoin d’emploi

Derrière ces tricycles, se trouvent aussi des parcours professionnels marqués par la recherche d’une source de revenus. Ndjomo Sylvain s’est lancé dans cette activité après l’obtention de son baccalauréat. Faute de moyens financiers pour poursuivre ses études et ne trouvant pas d’emploi stable, il a enchaîné les petits jobs et a pu acheter un tricycle et commencer la collecte des déchets ménagers dans les quartiers. Trois ans et demi plus tard, l’activité s’est développée. Le nombre de ménages a progressivement augmenté et la confiance des clients s’est installée. Kamga Emmanuel lui, a transformé un héritage familial en activité professionnelle. Tous deux travaillent à leur propre compte. Et, selon leurs témoignages, l’activité reste rentable, notamment parce que leurs principales dépenses se concentrent sur le carburant et les pannes du tricycle restent limitées.

3,5 LITRES DE CARBURANT POUR UNE SEMAINE DE COLLECTE

Maintenir ces tricycles en circulation a un coût. Avec un nombre de clients plus important, Ndjomo Sylvain affirme consommer environ 3,5 litres de carburant par semaine. Kamga Emmanuel, qui débute encore et compte moins de clients, en utilise environ 1,5 litre par semaine. Le carburant constitue ainsi l’une des principales charges de ces travailleurs. À cela s’ajoutent les contraintes physiques du métier. Transporter quotidiennement les déchets signifie aussi travailler au milieu des odeurs et des détritus. Ndjomo Sylvain raconte que les conditions de travail peuvent parfois affecter sa santé, au point de devoir se rendre à l’hôpital et acheter des médicaments.

Pour ces collecteurs, la rentabilité de l’activité ne doit pas faire oublier les contraintes auxquelles ils sont confrontés. À ces difficultés matérielles, s’ajoute une autre réalité : le regard porté sur ceux qui ramassent les déchets. Kamga Emmanuel et Ndjomo Sylvain invoquent tous deux le manque de considération dont les collecteurs sont parfois victimes. Sur le terrain, certains habitants leur témoignent peu de respect, lorsqu’ils viennent récupérer les déchets. Un paradoxe pour ces travailleurs qui contribuent pourtant à maintenir les quartiers propres.

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Une solution de proximité face aux difficultés de collecte

Pour les ménages, l’intérêt du système réside avant tout dans sa simplicité. Même lorsque les services de collecte passent dans certains quartiers, tous les habitants ne bénéficient pas nécessairement d’une collecte devant leurs domiciles. Les tricycles viennent ainsi occuper cet espace en proposant une solution porte à porte.

Nteupie Anne Marie résidente au quartier solidarité à Nyom 2, apprécie particulièrement la ponctualité de son collecteur, Ndjomo Sylvain. Chaque semaine, celui-ci vient récupérer les déchets à son domicile. Elle estime d’ailleurs que ce système pourrait être davantage développé et encadré. Selon elle, une généralisation de ce type de service contribuerait à réduire les tas d’ordures qui s’accumulent encore dans certains coins des quartiers. Pour les collecteurs également, l’encadrement et la sensibilisation sont nécessaires. Ndjomo Sylvain souhaite notamment que les autorités sensibilisent davantage les populations et reconnaissent la contribution de ces travailleurs à la salubrité des quartiers.

UNE MAISON PROPRE, UN MÉTIER À VALORISER

À la Cité Solidaire comme à Ndjonassi, ces tricycles répondent à une demande désormais bien réelle. Pour quelques milliers de francs CFA, les ménages achètent surtout du temps, du confort et la possibilité de garder leur environnement immédiat propre. Pour les collecteurs, en revanche, chaque passage représente une journée de travail, des litres de carburant consommés et une exposition quotidienne à des risques sanitaires.

À travers leurs tricycles, Ndjomo Sylvain et Kamga Emmanuel ne transportent donc pas seulement des déchets. Ils transportent aussi une réponse locale au chômage, un service devenu utile aux ménages, et surtout, une question qui dépasse leurs seules activités : comment mieux organiser et valoriser la collecte des déchets pour que la propreté des quartiers ne repose plus seulement sur les initiatives individuelles.

Par Yvana TELEZING
Défis Actuels du 20/08/2026

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