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Yaoundé étouffe sous les ordures, l’insalubrité des marchés menace la santé des populations

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Yaoundé étouffe sous les ordures, l’insalubrité des marchés menace la santé des populations
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Entre eaux usées, déchets, manque d’hygiène et promiscuité, les marchés de Yaoundé, la capitale, sont devenus des foyers de maladies.

Montages d’ordures, caniveaux bouchés, eaux stagnantes. À 6 h du matin au marché Mokolo, les vendeuses pataugent déjà dans la boue. Au marché du Nvog Mbi, les mouches bourdonnent sur les tas de poisson. À Essos, les rats courent entre les cartons. L’insalubrité n’est plus un accident à Yaoundé, c’est une norme. Et elle a un prix en vies humaines.

Selon la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY), plus de 50 000 personnes fréquentent quotidiennement les deux plus grands marchés de la capitale, le marché central et le marché Mokolo. Pourtant les infrastructures ne suivent pas. Le contraste est amer, l’insuffisance des bacs à ordures et des latrines publiques, l’absence des points d’eau. Les déchets sont jetés dans les caniveaux qui se transforment en dépotoirs à ciel ouvert.

En 2024, le ministre de l’Habitat a lancé l’opération «coup de poing » pour désengorger la ville, mais le maire de Yaoundé, Luc Messi Atangana, a alerté sur le manque de ressources financières qui a gravement entravé les efforts de nettoyage. En réponse, le ministère des Finances (MINFI) a débloqué 200 millions de FCA intégrés au budget 2024 pour financer l’assainissement. Une goutte d’eau face à des montagnes et boulevards d’ordures qui jonchent les marchés et les rues et autres espaces publics.

La Communauté urbaine de Yaoundé pointe aussi du doigt l’incivisme croissant des populations et les structures de gestion des déchets submergées, avec des salaires impayés.

Impacts sanitaires, le choléra aux portes des marchés

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) l’affirme, le choléra est principalement lié à un accès insuffisant à l’eau salubre et à un assainissement adéquat. Et il est endémique au Cameroun depuis 2018.

Le district de santé de Biyem-Assi, au cœur de Yaoundé, est cité comme zone densément peuplée avec un accès insuffisant à l’eau potable et à l’assainissement, où les conditions peuvent favoriser la propagation rapide d’une flambée de choléra, comme l’indique Marie, 35 ans, ménagère : « je viens acheter ici parce que c’est moins cher. Mais j’ai peur. La dernière fois il y a eu une alerte cholera à Biyem-Assi. On a dit de se laver les mains mais il n’y a pas de robinet dans le marché ».

Pourtant la menace est réelle, entre mars et avril 2025, le Cameroun a notifié 4 cas suspects de choléra. À l’échelle mondiale, l’OMS a enregistré en 2024 une hausse de 5 % des cas et de 50 % des décès par le choléra. Plus de 6000 morts d’une maladie qu’il est possible d’éviter et de traiter. Le taux de létalité en Afrique est passé de 1,4 % en 2023 à 1,9 % en 2024.

Les médecins de terrain tirent la sonnette d’alarme, typhoïde, diarrhée aiguë, paludisme et infections cutanées exposent chez les vendeurs et les clients : « Nous recevons chaque semaine des cas liés directement à l’insalubrité des marchés. Les vendeurs de nourriture sont les premiers exposés, mais les clients en paient le prix le plus cher »,explique un médecin du centre de santé de la Cité Verte.

Pourquoi cette situation persiste ?

Trois facteurs portent les blocages aux différents efforts : d’abord les finances, 200 millions FCFA débloqués restent largement insuffisants pour curer tous les caniveaux et équiper les 11 marchés principaux de la ville. Ensuite les équipements et la technique de la société d’Hygiène et Salubrité du Cameroun (HYSACAM) et les communes d’arrondissement manquent de camions et de personnel et enfin l’éducation citoyenne et environnementale des populations, par le déversement sauvage des ordures avec absence de tri à la source.

Pourtant, des solutions simples et efficaces pourraient renforcer les efforts et les politiques d’assainissement déjà en place, notamment la multiplication des bacs à ordures et points d’eau dans les marchés, la verbalisation des commerçants indélicats, les campagnes de sensibilisation avec les associations des vendeurs et les médias.

Avec 4 millions d’habitants, Yaoundé consomme 70 % de ces produits vivriers dans ses marchés. Laisser l’insalubrité s’installer, c’est accepter que la prochaine épidémie parle de l’étal. Le choléra ne négocie pas. Il prolifère là où l’eau est sale. À Yaoundé, les marchés sont devenus ce terrain.

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Après son retour au pays, voici les dossiers qui attendent Paul Biya

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Après son retour au pays, voici les dossiers qui attendent Paul Biya
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Dans une lettre au chef de l’Etat camerounais, VincentSosthène Fouda énumère huit priorités, notamment, l’affaire Martinez Zogo, le scandale de l’or…

Lettre ouverte au Président de la République du Cameroun

Pour votre retour au pays

Monsieur le Président de la République,

Permettez‑moi, en ce jour de votre retour au Cameroun, de vous souhaiter respectueusement la bienvenue.

“Salve, Magister Rei Publicae” — salut à celui qui porte la charge de la République.

Je prends la plume pour vous rendre compte, avec loyauté et gravité, des dossiers qui attendent votre haute autorité après dix‑sept heures ce jour. Je le fais en citoyen, en intellectuel, en professeur, mais aussi en homme qui croit encore que la vérité peut sauver une nation.

“Veritas liberabit nos” — la vérité nous libérera.

  1. Les Lionnes Indomptables : honneur aux championnes et mémoire aux bâtisseuses

Monsieur le Président, les Lionnes Indomptables ont remporté la Coupe d’Afrique des Nations.

En les recevant, je vous prie humblement d’y associer la mémoire de toutes les Camerounaises — joueuses, entraîneuses, bénévoles, pionnières — qui, pendant plus de vingt ans, ont construit brique par brique le football féminin dans notre pays.

Elles ont travaillé dans l’ombre, souvent sans moyens, parfois sans reconnaissance. Elles méritent que la République les honore.

“Honos praemium virtutis” — l’honneur est la récompense de la vertu.

  1. Les 44 tonnes d’or : un dossier qui exige votre parole

Pendant votre absence, nous avons appris que certains ministres et directeurs généraux auraient détourné 44 tonnes d’or.

Monsieur le Président, ce dossier ne peut rester dans les limbes administratives. Il doit être ouvert par vous, clairement, publiquement, fermement.

Car si la République ne protège plus ses richesses, elle ne protège plus son peuple.

Et si la vérité ne sort pas de ce dossier, alors c’est la confiance nationale qui s’effondre. “Fiat iustitia, ruat caelum” — que la justice soit faite, même si le ciel doit s’écrouler.

III. La visite du Pape : deux versions, une vérité nécessaire

Le Vatican affirme avoir financé intégralement la visite du Saint‑Père au Cameroun. Le gouvernement affirme avoir financé la même visite.

Deux vérités contradictoires ne peuvent coexister dans une République.

Je vous prie, Monsieur le Président, de saisir la Conférence Épiscopale Nationale du Cameroun afin que la lumière soit faite.

Car la foi ne peut être instrumentalisée, et la République ne peut être trompée. “Lux in tenebris lucet” — la lumière brille dans les ténèbres.

  1. L’affaire Martinez Zogo : la justice doit aller jusqu’au bout

Le Capitaine Effoudou, mon neveu, affirme savoir qui a donné l’ordre d’éliminer Martinez Zogo.

Nous souhaitons que justice soit faite, totalement, profondément, sans compromis.

Et si ceux qui sont en prison sont réellement innocents, qu’ils soient libérés.

La justice n’est pas vengeance : elle est vérité.

“Iustitia est fundamentum regnorum” — la justice est le fondement des États.

  1. La SONARA : un incendie qui ne peut rester sans réponse

Pendant votre absence, nous avons appris que votre Ministre d’État, Secrétaire Général de la Présidence, aurait donné l’ordre de brûler les installations de la SONARA.

Monsieur le Président, ce dossier ne peut être enterré.

Il engage la souveraineté énergétique du Cameroun, la sécurité nationale, et la confiance du peuple.

La République ne peut vivre dans le soupçon.

Elle doit vivre dans la vérité.

  1. Zamboï : les morts ne connaissent pas les frontières

Il y a deux jours, un éboulement de terrain a frappé Zamboï, du côté de Garoua‑Boulaï.

Votre Ministre de la Communication a déclaré que ce n’était pas le Zamboï du Cameroun, mais celui de la RCA.

Mais les morts, Monsieur le Président, eux, ne connaissent pas les frontières.

Ils ne sont ni camerounais ni centrafricains : ils sont humains.

Et la République doit répondre à la douleur humaine.

“Homo sacra res homini” — l’homme est chose sacrée pour l’homme.

VII. La santé, le foncier, et l’avenir : ce que je refuse d’hériter

Monsieur le Président, il existe un dossier brûlant sur la santé dans notre pays.

Je vous prie d’y veiller personnellement, car mon aspiration légitime étant de vous succéder un jour, je ne souhaite pas hériter d’un système de santé en ruine. Il en va de même du foncier, gangrené par des entreprises à prête‑nom, des spoliations, des injustices, des manipulations.

Le Cameroun ne peut continuer à se défaire de son propre territoire. “Patria est communis omnium parens” — la patrie est la mère commune de tous.

VIII. Ce que je vous demande, ce que je vous promets

Monsieur le Président, je vous demande de regarder ces dossiers avec la hauteur de l’État, la rigueur du droit, la sagesse de l’histoire.

Et je vous promets, en tant que citoyen, professeur, intellectuel engagé, de continuer à dire la vérité, à défendre la justice, à protéger la République. Car comme le disait Alain : « Penser, c’est vouloir ; vouloir, c’est agir. »

Et comme le disait Cicéron : “Salus populi suprema lex esto” — que le salut du peuple soit la loi suprême.

Je dédie cette lettre à tous les anonymes qui ont refusé le silence, à tous les morts sur nos routes, dans nos hôpitaux faute de soin, à toutes les victimes de la misère provoquée par vos collaborateurs, oui à tous ces morts qui hier ont été à nos côtés, et qui ne sont plus de ce monde y compris dans notre esprit. “Non omnis moriar” — je ne mourrai pas tout entier. Leur courage demeure dans chaque mot de cette lettre.

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Félicité Owona parle de la leçon de diplomatie de la paix de nos lionnes indomptables

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Félicité Owona parle de la leçon de diplomatie de la paix de nos lionnes indomptables
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En ma qualité de co-première Médiatrice pour la Paix au sein du réseau FemWise-Africa de l’Union Africaine (Réseau des femmes africaines en matière de prévention des conflits et de médiation), aux côtés de mon estimée consœur Me Sarah B., et forte de l’expérience acquise sous l’autorité inspirante du Panel des Sages au cours du mandat historique 2018-2024 ; d’Experte internationale en gouvernance et genre ; de Maman et de Femme tout simplement, j’entends voir dans le sacre héroïque de nos Lionnes à la CAN Féminine 2026 face au Malawi (3-0) bien plus qu’un simple succès sportif.

C’est la preuve éclatante que lorsque le génie camerounais s’exprime dans l’unité, le travail et la discipline, aucune cime ne lui est inaccessible. Mais c’est surtout le porteur d’un message fort : AIMER CEUX QUE L’ON NE PEUT ÉVITER !

Face à l’adversité, nos joueuses ont fait montre d’une véritable DIPLOMATIE DE LA PAIX. Sans distinction d’ethnie ni de rang social, elles ont prouvé au monde, par leur solidarité, leur fair-play et leur maturité, que la plus grande des forces réside dans l’unité, le collectif et surtout la BIENVEILLANCE.

Dans un pays riche de prétextes pour nous diviser, ces très jeunes femmes inculquent une théologie de la tolérance. Était-il facile pour Jésus d’aimer Pierre, tout en sachant qu’il le renierait ? N’a-t-il pas lavé les pieds de TOUS ses disciples, y compris ceux de Judas Iscariote dont il connaissait le projet de trahison (Jean 13, 2-5) ? Sachons nous agenouiller pour toucher la saleté de ceux avec lesquels nous sommes condamnés à vivre, et lavons leurs divergences par notre gentillesse.

En vérité, nous sommes tous COINCÉS dans ce CAMEROUN : celui du Mboa, celui de la diaspora (11e province théorisée dans mon livre sur le vote des Camerounais de l’étranger, 2018), comme celui de nos frères mécontents d’ici ou d’ailleurs. Coincés, enchaînés, irrémédiablement liés les UNS aux AUTRES par la géographie, la chronologie et l’histoire.

Cet état porte un nom : la « coincophobie », dont la racine coinco signifie « immobilisé », « acculé ». TÔT ou TARD, nous serons condamnés à AIMER CEUX QUE L’ON NE PEUT ÉVITER.

Il existe trois manières de gérer cette coincophobie : FUIR, COMBATTRE, PARDONNER !

Dans un environnement empreint de tabous sexistes, nos Lionnes auraient pu FUIR, ou choisir le COMBAT contre tous ceux opposés à leur vocation (famille et tiers bien-pensants) en faisant de leur vie un ring de boxe. Elles ont décidé d’AIMER, en assumant un parcours atypique.

Ce sacre d’ex- « repêchées » nous rappelle une vérité essentielle, qui s’inscrit dans la digne lignée des valeurs de rigueur intellectuelle, de service public et de paix qui m’ont été transmises in personam en héritage familial : il y a quelque chose de plus grand que nos personnes, le CAMEROUN.

Au bout du compte, c’est l’amour de la Patrie, le respect de la différence et la tolérance qui gagnent TOUJOURS. Il est de notre DEVOIR de faire taire nos divisions — mépris ethnique ou tribalistique, préjugés de rang social, ou le « dédainisme » d’autrui (terme que j’invente à l’instant) — pour ne célébrer que ce qui nous RASSEMBLE.

Félicitations à nos diplomates CHAMPIONNES et à tous les artisans de ce Momentum historique.

Les victoires du terrain doivent appeler à l’humilité, au rassemblement et à l’ouverture d’un dialogue inclusif avec toutes les forces vives de la Nation, y compris le monde académique. Le football doit demeurer un puissant vecteur de paix. La science et le savoir doivent éclairer la décision publique sans alimenter des guerres de tranchées.

Puisse l’AMOUR de ces femmes aimantes guider chacun d’entre NOUS !

LOVING THOSE WE CANNOT AVOID!

Pr. Kourra Félicité Owona Mfegue

Médiatrice Internationale, Experte internationale en gouvernance et genre, Universitaire et Avocate.

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Chat noir, gardien de but décisif

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Le journaliste de la Crtv Télesphore Mba Bizo, vante les qualités de la gardienne de but Michaely Bihina, qui a fait une prestation remarquable à la Coupe d’Afrique des nations féminine 2026 au Maroc.

Lire ici sa chronique :

« Chat noir » est l’entrée à la une du Petit dictionnaire sonore de ce jour. Elle rend hommage aux Lionnes indomptables, sacrées championnes d’Afrique dimanche dernier au Cameroun à l’issue de la Coupe d’Afrique des nations féminine. Une joueuse s’est particulièrement distinguée : Michaely Bihina. La gardienne de but a livré une prestation d’exception.

Une obsession pour le dernier geste qui sauve

Le chat noir exprime la malchance. Il représente à la fois la poisse contre les souris, sur le plan de l’efficacité en termes de dératisation, et à l’égard des hommes dans les imaginaires. Au sujet du football, le chat noir désigne la malchance contre les buteurs. Pour des besoins de pudeur, le terme chat ne sera pas exploité au féminin dans le présent édito. Michaely Bihina répond à cette définition de chat noir.

C’est le joueur des situations impossibles lors du un contre un. Il produit les miracles même quand toute l’équipe est battue. Le chat noir est donc le dernier rempart. Les frappes les plus sèches, il les happe en des prises uniques, fermes et sûres. Le chat noir fait corps avec le ballon même dans les contacts les plus vifs. La balle finit sa course, sèche et docile, entre ses bras. Le chat noir rassure. Il a le jeu aisé, agile et sans panique.

Une rare unanimité autour de ses gangs et de ses prises

Michaely Bihina fait l’unanimité dans son rôle de chat noir. C’est le surnom de Thomas Nkono. Il se détend comme un félin, s’étire les bras au bout de ses griffes, se couche dans l’angle où le ballon cherche refuge. Thommy vole des buts aux attaquants. Ses plongeons deviennent des gestes d’école. C’est le double Ballon d’or africain en 1979 et 1982.

Le Cameroun est une tradition des chats noirs. Alioum Boukar ose remporter une Coupe d’Afrique des nations au Mali sans encaisser le moindre but. Il s’agit d’un mur humain dans les cages. Idriss Carlos Kameni apporte puissance et explosivité. Fabrice Ondoa prolonge cette école de l’agilité. Le portier ferme les espaces et garde son calme lorsque la menace se rapproche.

La fausse excuse des défenses faibles

Les gardiens dit chats noirs n’ont pas besoin d’avancer l’argument d’une défense faible au moment de prendre un but malheureux. Le monde ne met pas en avant la raison du jeu de pied pour justifier leur titularisation. Le foot moderne dénature le poste de gardien de but. Il en fait désormais presqu’un libéro ou un stoppeur qui chausse les gangs.

L’appareil naturel destiné à enrayer les buts chez un portier, ce sont d’abord les mains. Certes, le football moderne exige d’avoir une sorte de talent, balle au pied. Mais il vient davantage compléter l’aptitude des mains à conserver les filets vierges dans la lecture traditionnelle. La même vision de jeu, celle dite moderne, impose des relances élaborées.

Le gardien organise le jeu offensif à partir de la ligne de but. Le portier doit remplir la condition de la taille, soit une moyenne de deux mètres. Une partie du Cameroun boude cette nouvelle orientation occidentale chez les gardiens de but. Des Camerounais, plutôt conservateurs, continuent de définir le gardien de but comme le méchant contre les balles adverses. C’est le dernier défenseur.

Gardien de but : les mains d’abord

L’histoire des victoires majeures des Lions indomptables est aussi celle des chats noirs. La copie propre de 82 est celle de Thommy. Les deux premières CAN, 84 et 88, sont celles d’un Joseph Antoine Bell spectaculaire. Certes, il est moins chat noir.

Mais c’est davantage un félin à la fois agile et agité, vu de sa cage. Les CAN 2000 et 2002 sont celles d’un Alioum Boukar au sommet de sa gloire et la copie conforme d’un chat noir. Sydney 2000 est l’épopée d’un Kameni conquérant. Gabon 2017 est l’avant-dernière démonstration de force de cette tradition des chats noirs. Les Camerounais sont unanimes sur le talent de Michaely Bihina.

Le portier est le plus souvent le dossard numéro 1. Il raconte à lui seul sa place singulière l’équipe. Michaely Bihina est donc première sur la feuille de match et même dans le jeu. Elle veille sur les 10 joueurs de champ et commande sa défense. Le 1 porte donc la première responsabilité : empêcher le ballon de devenir un but. Le gardien est celui qui donne sens à ce chiffre de chat noir.

Le portier est donc chat noir seulement quand il est décisif, non pas lors d’un match calendrier, mais pendant une compétition âpre. L’arrière-Cameroun dit que Michaely Bihina est un épervier qui happe les ballons comme des poussins dans la basse-cour. Elle domine la notion de chat noir. C’est un chat-tigre.

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