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Chat noir, gardien de but décisif

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Le journaliste de la Crtv Télesphore Mba Bizo, vante les qualités de la gardienne de but Michaely Bihina, qui a fait une prestation remarquable à la Coupe d’Afrique des nations féminine 2026 au Maroc.

Lire ici sa chronique :

« Chat noir » est l’entrée à la une du Petit dictionnaire sonore de ce jour. Elle rend hommage aux Lionnes indomptables, sacrées championnes d’Afrique dimanche dernier au Cameroun à l’issue de la Coupe d’Afrique des nations féminine. Une joueuse s’est particulièrement distinguée : Michaely Bihina. La gardienne de but a livré une prestation d’exception.

Une obsession pour le dernier geste qui sauve

Le chat noir exprime la malchance. Il représente à la fois la poisse contre les souris, sur le plan de l’efficacité en termes de dératisation, et à l’égard des hommes dans les imaginaires. Au sujet du football, le chat noir désigne la malchance contre les buteurs. Pour des besoins de pudeur, le terme chat ne sera pas exploité au féminin dans le présent édito. Michaely Bihina répond à cette définition de chat noir.

C’est le joueur des situations impossibles lors du un contre un. Il produit les miracles même quand toute l’équipe est battue. Le chat noir est donc le dernier rempart. Les frappes les plus sèches, il les happe en des prises uniques, fermes et sûres. Le chat noir fait corps avec le ballon même dans les contacts les plus vifs. La balle finit sa course, sèche et docile, entre ses bras. Le chat noir rassure. Il a le jeu aisé, agile et sans panique.

Une rare unanimité autour de ses gangs et de ses prises

Michaely Bihina fait l’unanimité dans son rôle de chat noir. C’est le surnom de Thomas Nkono. Il se détend comme un félin, s’étire les bras au bout de ses griffes, se couche dans l’angle où le ballon cherche refuge. Thommy vole des buts aux attaquants. Ses plongeons deviennent des gestes d’école. C’est le double Ballon d’or africain en 1979 et 1982.

Le Cameroun est une tradition des chats noirs. Alioum Boukar ose remporter une Coupe d’Afrique des nations au Mali sans encaisser le moindre but. Il s’agit d’un mur humain dans les cages. Idriss Carlos Kameni apporte puissance et explosivité. Fabrice Ondoa prolonge cette école de l’agilité. Le portier ferme les espaces et garde son calme lorsque la menace se rapproche.

La fausse excuse des défenses faibles

Les gardiens dit chats noirs n’ont pas besoin d’avancer l’argument d’une défense faible au moment de prendre un but malheureux. Le monde ne met pas en avant la raison du jeu de pied pour justifier leur titularisation. Le foot moderne dénature le poste de gardien de but. Il en fait désormais presqu’un libéro ou un stoppeur qui chausse les gangs.

L’appareil naturel destiné à enrayer les buts chez un portier, ce sont d’abord les mains. Certes, le football moderne exige d’avoir une sorte de talent, balle au pied. Mais il vient davantage compléter l’aptitude des mains à conserver les filets vierges dans la lecture traditionnelle. La même vision de jeu, celle dite moderne, impose des relances élaborées.

Le gardien organise le jeu offensif à partir de la ligne de but. Le portier doit remplir la condition de la taille, soit une moyenne de deux mètres. Une partie du Cameroun boude cette nouvelle orientation occidentale chez les gardiens de but. Des Camerounais, plutôt conservateurs, continuent de définir le gardien de but comme le méchant contre les balles adverses. C’est le dernier défenseur.

Gardien de but : les mains d’abord

L’histoire des victoires majeures des Lions indomptables est aussi celle des chats noirs. La copie propre de 82 est celle de Thommy. Les deux premières CAN, 84 et 88, sont celles d’un Joseph Antoine Bell spectaculaire. Certes, il est moins chat noir.

Mais c’est davantage un félin à la fois agile et agité, vu de sa cage. Les CAN 2000 et 2002 sont celles d’un Alioum Boukar au sommet de sa gloire et la copie conforme d’un chat noir. Sydney 2000 est l’épopée d’un Kameni conquérant. Gabon 2017 est l’avant-dernière démonstration de force de cette tradition des chats noirs. Les Camerounais sont unanimes sur le talent de Michaely Bihina.

Le portier est le plus souvent le dossard numéro 1. Il raconte à lui seul sa place singulière l’équipe. Michaely Bihina est donc première sur la feuille de match et même dans le jeu. Elle veille sur les 10 joueurs de champ et commande sa défense. Le 1 porte donc la première responsabilité : empêcher le ballon de devenir un but. Le gardien est celui qui donne sens à ce chiffre de chat noir.

Le portier est donc chat noir seulement quand il est décisif, non pas lors d’un match calendrier, mais pendant une compétition âpre. L’arrière-Cameroun dit que Michaely Bihina est un épervier qui happe les ballons comme des poussins dans la basse-cour. Elle domine la notion de chat noir. C’est un chat-tigre.

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Yaoundé étouffe sous les ordures, l’insalubrité des marchés menace la santé des populations

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Yaoundé étouffe sous les ordures, l’insalubrité des marchés menace la santé des populations
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Entre eaux usées, déchets, manque d’hygiène et promiscuité, les marchés de Yaoundé, la capitale, sont devenus des foyers de maladies.

Montages d’ordures, caniveaux bouchés, eaux stagnantes. À 6 h du matin au marché Mokolo, les vendeuses pataugent déjà dans la boue. Au marché du Nvog Mbi, les mouches bourdonnent sur les tas de poisson. À Essos, les rats courent entre les cartons. L’insalubrité n’est plus un accident à Yaoundé, c’est une norme. Et elle a un prix en vies humaines.

Selon la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY), plus de 50 000 personnes fréquentent quotidiennement les deux plus grands marchés de la capitale, le marché central et le marché Mokolo. Pourtant les infrastructures ne suivent pas. Le contraste est amer, l’insuffisance des bacs à ordures et des latrines publiques, l’absence des points d’eau. Les déchets sont jetés dans les caniveaux qui se transforment en dépotoirs à ciel ouvert.

En 2024, le ministre de l’Habitat a lancé l’opération «coup de poing » pour désengorger la ville, mais le maire de Yaoundé, Luc Messi Atangana, a alerté sur le manque de ressources financières qui a gravement entravé les efforts de nettoyage. En réponse, le ministère des Finances (MINFI) a débloqué 200 millions de FCA intégrés au budget 2024 pour financer l’assainissement. Une goutte d’eau face à des montagnes et boulevards d’ordures qui jonchent les marchés et les rues et autres espaces publics.

La Communauté urbaine de Yaoundé pointe aussi du doigt l’incivisme croissant des populations et les structures de gestion des déchets submergées, avec des salaires impayés.

Impacts sanitaires, le choléra aux portes des marchés

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) l’affirme, le choléra est principalement lié à un accès insuffisant à l’eau salubre et à un assainissement adéquat. Et il est endémique au Cameroun depuis 2018.

Le district de santé de Biyem-Assi, au cœur de Yaoundé, est cité comme zone densément peuplée avec un accès insuffisant à l’eau potable et à l’assainissement, où les conditions peuvent favoriser la propagation rapide d’une flambée de choléra, comme l’indique Marie, 35 ans, ménagère : « je viens acheter ici parce que c’est moins cher. Mais j’ai peur. La dernière fois il y a eu une alerte cholera à Biyem-Assi. On a dit de se laver les mains mais il n’y a pas de robinet dans le marché ».

Pourtant la menace est réelle, entre mars et avril 2025, le Cameroun a notifié 4 cas suspects de choléra. À l’échelle mondiale, l’OMS a enregistré en 2024 une hausse de 5 % des cas et de 50 % des décès par le choléra. Plus de 6000 morts d’une maladie qu’il est possible d’éviter et de traiter. Le taux de létalité en Afrique est passé de 1,4 % en 2023 à 1,9 % en 2024.

Les médecins de terrain tirent la sonnette d’alarme, typhoïde, diarrhée aiguë, paludisme et infections cutanées exposent chez les vendeurs et les clients : « Nous recevons chaque semaine des cas liés directement à l’insalubrité des marchés. Les vendeurs de nourriture sont les premiers exposés, mais les clients en paient le prix le plus cher »,explique un médecin du centre de santé de la Cité Verte.

Pourquoi cette situation persiste ?

Trois facteurs portent les blocages aux différents efforts : d’abord les finances, 200 millions FCFA débloqués restent largement insuffisants pour curer tous les caniveaux et équiper les 11 marchés principaux de la ville. Ensuite les équipements et la technique de la société d’Hygiène et Salubrité du Cameroun (HYSACAM) et les communes d’arrondissement manquent de camions et de personnel et enfin l’éducation citoyenne et environnementale des populations, par le déversement sauvage des ordures avec absence de tri à la source.

Pourtant, des solutions simples et efficaces pourraient renforcer les efforts et les politiques d’assainissement déjà en place, notamment la multiplication des bacs à ordures et points d’eau dans les marchés, la verbalisation des commerçants indélicats, les campagnes de sensibilisation avec les associations des vendeurs et les médias.

Avec 4 millions d’habitants, Yaoundé consomme 70 % de ces produits vivriers dans ses marchés. Laisser l’insalubrité s’installer, c’est accepter que la prochaine épidémie parle de l’étal. Le choléra ne négocie pas. Il prolifère là où l’eau est sale. À Yaoundé, les marchés sont devenus ce terrain.

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Félicité Owona parle de la leçon de diplomatie de la paix de nos lionnes indomptables

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Félicité Owona parle de la leçon de diplomatie de la paix de nos lionnes indomptables
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En ma qualité de co-première Médiatrice pour la Paix au sein du réseau FemWise-Africa de l’Union Africaine (Réseau des femmes africaines en matière de prévention des conflits et de médiation), aux côtés de mon estimée consœur Me Sarah B., et forte de l’expérience acquise sous l’autorité inspirante du Panel des Sages au cours du mandat historique 2018-2024 ; d’Experte internationale en gouvernance et genre ; de Maman et de Femme tout simplement, j’entends voir dans le sacre héroïque de nos Lionnes à la CAN Féminine 2026 face au Malawi (3-0) bien plus qu’un simple succès sportif.

C’est la preuve éclatante que lorsque le génie camerounais s’exprime dans l’unité, le travail et la discipline, aucune cime ne lui est inaccessible. Mais c’est surtout le porteur d’un message fort : AIMER CEUX QUE L’ON NE PEUT ÉVITER !

Face à l’adversité, nos joueuses ont fait montre d’une véritable DIPLOMATIE DE LA PAIX. Sans distinction d’ethnie ni de rang social, elles ont prouvé au monde, par leur solidarité, leur fair-play et leur maturité, que la plus grande des forces réside dans l’unité, le collectif et surtout la BIENVEILLANCE.

Dans un pays riche de prétextes pour nous diviser, ces très jeunes femmes inculquent une théologie de la tolérance. Était-il facile pour Jésus d’aimer Pierre, tout en sachant qu’il le renierait ? N’a-t-il pas lavé les pieds de TOUS ses disciples, y compris ceux de Judas Iscariote dont il connaissait le projet de trahison (Jean 13, 2-5) ? Sachons nous agenouiller pour toucher la saleté de ceux avec lesquels nous sommes condamnés à vivre, et lavons leurs divergences par notre gentillesse.

En vérité, nous sommes tous COINCÉS dans ce CAMEROUN : celui du Mboa, celui de la diaspora (11e province théorisée dans mon livre sur le vote des Camerounais de l’étranger, 2018), comme celui de nos frères mécontents d’ici ou d’ailleurs. Coincés, enchaînés, irrémédiablement liés les UNS aux AUTRES par la géographie, la chronologie et l’histoire.

Cet état porte un nom : la « coincophobie », dont la racine coinco signifie « immobilisé », « acculé ». TÔT ou TARD, nous serons condamnés à AIMER CEUX QUE L’ON NE PEUT ÉVITER.

Il existe trois manières de gérer cette coincophobie : FUIR, COMBATTRE, PARDONNER !

Dans un environnement empreint de tabous sexistes, nos Lionnes auraient pu FUIR, ou choisir le COMBAT contre tous ceux opposés à leur vocation (famille et tiers bien-pensants) en faisant de leur vie un ring de boxe. Elles ont décidé d’AIMER, en assumant un parcours atypique.

Ce sacre d’ex- « repêchées » nous rappelle une vérité essentielle, qui s’inscrit dans la digne lignée des valeurs de rigueur intellectuelle, de service public et de paix qui m’ont été transmises in personam en héritage familial : il y a quelque chose de plus grand que nos personnes, le CAMEROUN.

Au bout du compte, c’est l’amour de la Patrie, le respect de la différence et la tolérance qui gagnent TOUJOURS. Il est de notre DEVOIR de faire taire nos divisions — mépris ethnique ou tribalistique, préjugés de rang social, ou le « dédainisme » d’autrui (terme que j’invente à l’instant) — pour ne célébrer que ce qui nous RASSEMBLE.

Félicitations à nos diplomates CHAMPIONNES et à tous les artisans de ce Momentum historique.

Les victoires du terrain doivent appeler à l’humilité, au rassemblement et à l’ouverture d’un dialogue inclusif avec toutes les forces vives de la Nation, y compris le monde académique. Le football doit demeurer un puissant vecteur de paix. La science et le savoir doivent éclairer la décision publique sans alimenter des guerres de tranchées.

Puisse l’AMOUR de ces femmes aimantes guider chacun d’entre NOUS !

LOVING THOSE WE CANNOT AVOID!

Pr. Kourra Félicité Owona Mfegue

Médiatrice Internationale, Experte internationale en gouvernance et genre, Universitaire et Avocate.

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pourquoi Mouelle Kombi a refusé la demande de Samuel Eto’o

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pourquoi Mouelle Kombi a refusé la demande de Samuel Eto’o
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Samuel Eto’o voulait offrir au ministre Narcisse Mouelle Kombi les honneurs d’accueillir en premier les Lionnes Indomptables et leur trophée continental. Le patron de la tutelle a préféré s’effacer, rappelant que ce privilège revient, avant tout autre, au chef de l’État.

Cela aurait pu être un piège. Mais il aura suffi d’une correspondance, sèche et protocolaire, pour recadrer les ambitions du président de la Fédération camerounaise de football. Deux jours après avoir accueilli en personne les héroïnes de la CAN féminine au siège flambant neuf de la Fecafoot, Samuel Eto’o a vu encore plus haut. Il avait sollicité une audience auprès de Narcisse Mouelle Kombi, ministre des Sports.

Officiellement, c’était l’occasion de lui présenter le trophée. Les Lionnes l’ont conquis le 16 août à Rabat face au Malawi (3-0). Une démarche logique sur le papier, mais qui peut s’avérer détonante au vu de la période de fin de règne. On sait que la tutelle ministérielle constitue l’échelon institutionnel naturel entre la fédération et la Présidence de la République. Sauf que le ministre n’a pas vu les choses de cette façon.

Un refus habillé de beaux mots

Narcisse Mouelle Kombi a répondu à la demande de Samuel Eto’o dans une lettre au ton administratif. Dans cette correspondance, chaque formule pèse son poids de préséance. Il a opposé un refus poli mais sans ambiguïté à la demande du président de la Fecafoot. Le message tient en une idée simple, déclinée dans le langage feutré de la haute administration camerounaise. Ce n’est pas à lui, ministre, de recevoir en premier les Lionnes et leur trophée. Ce droit revient au président de la République lui-même. C’est à lui que reviendraient « la prérogative » et « le privilège solennel » d’honorer les Lionnes indomptables. Bien sûr, au nom de la Nation tout entière.

Le ministre rappelle qu’il a lui-même fait partie de la délégation conduite par le Premier ministre à Rabat. C’était en plus sur instruction du chef de l’État, jusqu’à escorter les joueuses et leur trophée jusqu’à Yaoundé. Il n’a nul besoin d’une cérémonie supplémentaire pour justifier quoi que ce soit. Et il a aussi tenu à rappeler, de manière clair, que a suite du calendrier protocolaire ne se décidera pas à l’initiative de la fédération.

Pour Mouelle Kombi, Samuel Eto’o devrait attendre les « Hautes Directives de la Très Haute Hiérarchie ». Il sait lui-même que Samuel Eto’o ne voulait faire que ce qui a toujours été fait. Au vu de la période presque turbulente dans laquelle vit le Landerneau politique, il faut se tenir loin de ce qui peut prêter à confusion.

Un sacre pour la Présidence de la République

Ce n’est pas un hasard de calendrier. Le retour du président de la République de ce jeudi 20 août. Cela doit ouvrir la voie à une cérémonie de présentation du trophée au couple présidentiel, dans le décorum du Palais de l’Unité. Mouelle Kombi a ainsi fermement rappelé cette hiérarchie protocolaire à Samuel Eto’o. Le ministère des Sports s’assure qu’aucune étape intermédiaire ne vienne diluer la portée symbolique de ce moment pour l’exécutif. Cette conquête des Lionnes, la première, est devenue en quelques jours un événement de portée nationale. Et bien évidemment, cela a été largement récupéré par la classe politique.

Pour Samuel Eto’o, l’épisode a une saveur particulière. L’ancien capitaine des Lions Indomptables a trouvé un paravent à la plupart de ses critiques. Il va consommer son bonheur jusqu’à la lie. Ses années de leadership depuis sa prise de pouvoir en Lions Indomptables, arrivé à la tête de la Fecafoot fin 2021 sans avoir décroché le moindre titre continental depuis, tenait dans cette CAN féminine une victoire dont il n’a pas boudé les honneurs : appels vidéo aux joueuses pendant la compétition, réception solennelle à leur retour, hommage public appuyé. Ce sacre est la démonstration que sa gouvernance du football camerounais porte enfin ses fruits.

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