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Télécoms : Camtel réduit de 63 % sa commande de SIM, mais maintient le budget à 500 millions de FCFA

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Télécoms : Camtel réduit de 63 % sa commande de SIM, mais maintient le budget à 500 millions de FCFA
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(Investir au Cameroun) – Cameroon Telecommunications (Camtel) relance son projet d’acquisition de cartes SIM après l’échec d’une première consultation. Dans un appel d’offres international lancé le 20 juillet 2026, l’opérateur public recherche 854 225 puces pour un coût prévisionnel de 500 millions de FCFA. Le volume est inférieur de près de 63 % à celui de la procédure engagée quatre mois plus tôt, alors que l’enveloppe reste inchangée.

La nouvelle commande comprend 700 000 cartes SIM GSM/UMTS/LTE déjà numérotées et 154 225 puces vierges, destinées à être personnalisées selon les besoins commerciaux de l’opérateur. Elle doit permettre à Camtel, selon le dossier d’appel d’offres, d’augmenter son parc d’abonnements mobiles et ses recettes.

Financée par le budget 2026 de l’entreprise, l’opération est ouverte aux sociétés camerounaises et étrangères spécialisées dans les technologies de l’information et les réseaux mobiles. Les candidats doivent fournir une caution de soumission de 10 millions de FCFA, assortie d’un récépissé de consignation délivré par la Caisse des dépôts et consignations.

Les offres sont attendues au plus tard le 24 août 2026 à 9 heures, pour une ouverture des plis une heure plus tard. Le prestataire retenu disposera de quatre mois calendaires, à compter de la notification de l’ordre de service, pour livrer les fournitures.

Un premier marché de 2,3 millions de cartes déclaré infructueux

Cette consultation ne constitue pas une commande supplémentaire. Elle reprend, avec un volume fortement réduit, un appel d’offres lancé le 24 mars 2026 pour l’acquisition de 2 300 600 cartes SIM : 1,85 million de puces numérotées et 450 600 cartes vierges. Toutes devaient être compatibles avec la technologie 5G. Le budget prévisionnel était déjà fixé à 500 millions de FCFA.

Camtel a déclaré cette première procédure infructueuse le 8 juin. Un seul candidat avait soumis une offre, mais sans fournir la caution de 10 millions de FCFA accompagnée du récépissé de la Caisse des dépôts et consignations, une omission considérée comme éliminatoire.

La relance ramène ainsi le nombre de cartes recherchées de 2 300 600 à 854 225 unités, soit une baisse de 62,9 %, sans réduction de l’enveloppe. Rapporté mécaniquement au nombre de cartes, le budget moyen théorique passe d’environ 217 FCFA par unité dans la première consultation à 585 FCFA dans la nouvelle, soit une multiplication par 2,7.

Cette comparaison ne suffit toutefois pas à établir un renchérissement réel. Les documents disponibles ne permettent pas de déterminer si les deux marchés comprennent exactement les mêmes prestations de personnalisation, de programmation, de sécurité, de conditionnement et de livraison. Surtout, contrairement à la consultation de mars, le nouvel avis décrit des cartes GSM/UMTS/LTE sans mentionner explicitement leur compatibilité avec la 5G.

Le maintien du budget malgré la forte contraction des volumes constitue néanmoins le principal point à éclaircir. Il faudra attendre l’attribution du marché et le montant de l’offre retenue pour connaître le coût effectif de l’acquisition.

Camtel reste marginal face à Orange et MTN

La relance intervient alors que Camtel tente de renforcer sa présence sur un marché mobile très concentré. Selon l’Observatoire 2024 de l’Agence de régulation des télécommunications (ART), ce segment a généré environ 631 milliards de FCFA de revenus et comptait plus de 31,5 millions d’abonnements actifs. Le régulateur souligne la forte concentration du marché autour d’Orange Cameroun et MTN Cameroon.

Dans le détail, Orange et MTN cumulaient 97,34 % des revenus mobiles en 2024, avec respectivement 50,08 % et 47,26 %, contre seulement 2,67 % pour Camtel. Le chiffre d’affaires mobile de l’opérateur public ressortait ainsi autour de 16 milliards de FCFA sur un marché de 630,9 milliards.

L’écart est également marqué en matière de clientèle. Camtel comptait environ 1,23 million d’abonnements mobiles actifs, contre près de 14 millions pour Orange et 12,8 millions pour MTN. Ces chiffres désignent des abonnements ou cartes actives, et non nécessairement des utilisateurs distincts, une même personne pouvant détenir plusieurs SIM.

La commande de juillet représente ainsi près de 70 % du parc mobile actif attribué à Camtel en 2024. Sa distribution intégrale pourrait donc soutenir une hausse significative du nombre de lignes commercialisées. Elle ne garantit cependant ni leur activation durable ni la génération effective de revenus.

Les cartes SIM ne suffiront pas à conquérir le marché

Pour réduire l’écart avec les deux leaders, Camtel investit parallèlement dans ses infrastructures. En janvier 2026, l’entreprise a signé avec un pool bancaire conduit par Commercial Bank Cameroon un financement syndiqué de 44,884 milliards de FCFA. Ces ressources doivent financer la première phase du projet Mobile Network Expansion, destiné à désaturer les équipements existants et à étendre la couverture 2G, 3G et 4G dans les villes, les zones économiques et certaines localités rurales. Le programme global est évalué à 52,2 milliards de FCFA.

Cette articulation entre extension du réseau et disponibilité des cartes SIM est déterminante. Un stock plus important de puces peut faciliter les campagnes de recrutement et l’approvisionnement des distributeurs. Mais la transformation de ces cartes en abonnements actifs et rentables dépendra de la couverture, de la qualité des services de voix et de données, de la tarification, du service à la clientèle et de la densité du réseau commercial.

La relance du marché traduit donc une volonté de conquête, mais aussi les difficultés d’exécution de Camtel. Après l’échec de la première procédure, l’opérateur devra d’abord réussir à attribuer et exécuter cette commande. Son retour dans la compétition face à Orange et MTN se mesurera ensuite moins au nombre de cartes achetées qu’à leur activation et aux revenus qu’elles permettront effectivement de générer.

Frédéric Nonos

Lire aussi :

01-07-2026 – Camtel dépasse 13 milliards de FCFA de bénéfice en 2025, mais reste attendue sur la qualité de service

01-09-2025 – En 6 ans, Camtel perd 90 % des revenus du téléphone fixe mais surfe sur l’internet pour sauver ses recettes

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les Jeunes Patriotes préparent une veillée pour célébrer les 44 ans de Paul Biya au pouvoir

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les Jeunes Patriotes préparent une veillée pour célébrer les 44 ans de Paul Biya au pouvoir
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L’Association des Jeunes Patriotes du Cameroun et de la Diaspora s’apprête à rendre un vibrant hommage à l’homme du 6 novembre 1982, Son Excellence Paul Biya.

En conférence de presse le lundi 26 octobre 2026 à Ebolowa, Roger Davy Ella Enguele, le secrétaire général du bureau exécutif national de l’Association des Jeunes Patriotes du Cameroun et de la Diaspora, a confié aux journalistes accrédités que l’initiative dans ses deux déclinaisons consiste dans un premier volet à organiser le 5 novembre 2026 une méga veillée de sensibilisation et de remobilisation des jeunes, des femmes et des hommes autour de la célébration du 44ᵉ anniversaire de l’accession à la magistrature suprême du président de la République Son Excellence Paul Biya au quartier Mbanga.

La deuxième articulation sera une séquence d’éducation au patriotisme et au loyalisme qui sera axée sur une orientation pour une ruée massive vers les urnes pour les élections municipales et législatives à venir dans la ville d’Ebolowa et ses environs.

Ces interventions, a précisé Roger Davy Ella Enguele, sont accompagnées et soutenues de bout en bout par les chefs des communautés anglophones, Bamileke, Haoussa, et les leaders des autres communautés des ressortissants des autres régions de l’Est, du Centre, du Littoral, du département de l’Océan qui ont souscrit entièrement à cette démarche. Car si Mbanga est un quartier cosmopolite, il reste également et pour toujours un bastion infranchissable du RDPC, donc une propriété exclusive de Son Excellence Paul Biya.

La pensée politique de Paul Biya

Lorsqu’il prête serment pour la première fois le 6 novembre 1982, Paul BIYA axe son action sur la démocratisation de la vie politique, la libéralisation sociale et économique, la rigueur dans la gestion, la moralisation des comportements et le renforcement de la coopération internationale.

Le nouveau chef de l’État décide d’asseoir son pouvoir sur la structure politique la mieux organisée de l’époque, l’ancien parti unique : l’Union Nationale Camerounaise (UNC). Il est élu président du Parti le 14 septembre 1983. Il organise ensuite une élection présidentielle anticipée et est élu Président de la République en janvier 1984, réélu en avril 1988 et en octobre 1992. Ce dernier scrutin est la première élection présidentielle au suffrage universel direct avec multiplicité de candidatures dans l’histoire du Cameroun. En novembre 1997 et en octobre 2004, il est réélu pour un mandat de sept ans.

Paul BIYA décide alors d’accélérer les réformes politiques pour engager résolument le pays dans la voie de la modernisation, la démocratisation et la participation du plus grand nombre au processus de prise de décision. En mars 1985, il redynamise l’UNC, lors d’un mémorable Congrès tenu à Bamenda, en réorganisant ses structures et en la rebaptisant Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC).

Puis il encourage ses compatriotes à s’intéresser à la vie politique et à exprimer librement leurs idées. Il n’en fallait pas plus pour susciter un foisonnement d’initiatives de toutes tendances. Y compris au sein même de son propre parti, le RDPC. Paul BIYA dira plus tard : «le nom Rassablement Décmocratique du Peuple Camerounais (RDPC) n’est pas dû au hasard. Il s’agissait, en effet, d’abord, de rassembler, sans exclusive, nos concitoyens de bonne volonté, pour qui l’unité et la stabilité de notre pays sont les biens les plus précieux. Il s’agissait aussi de démocratiser une société politique qui avait eu sans doute ses mérites à un moment de notre histoire nationale, mais qui paraissait incapable d’évoluer. Il s’agissait enfin de rapprocher le pouvoir du peuple souverain, afin que celui-ci soit mieux associé à la conduite des affaires publiques . Ce sont ces objectifs que le RDPC s’est efforcé d’atteindre progressivement. D’abord en s’appliquant à lui-même les règles de pluralisme, ensuite, en donnant la parole à la base pour qu’elle puisse s’exprimer. C’est dire que lorsque le vent d’Est a abordé le rivage de l’Afrique, nous avions déjà entamé le processus démocratique« .

Le « vent d’Est » dont parle le chef de l’État stimule, en 1990, moult initiatives politiques de toutes colorations. Même si les premiers partis d’opposition ne sont reconnus et légalisés qu’en début février 1991, l’année 1990 marque l’apothéose du processus démocratique camerounais. Cette année-là, le Cameroun a renoué de manière irréversible avec la démocratie pluraliste.

C’est l’aboutissement du travail mené avec méthode, tact et réalisme par Paul BIYA dès son accession à la Magistrature suprême le 6 novembre 1982. Son expérience à la tête de l’État lui a permis de consolider les acquis démocratiques (élections pluralistes, Constitution moderne) et d’engager une profonde réforme de l’État. En outre, la paix et l’unité ont été préservées, voire renforcées.

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Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, Christian Ndjock Nkongo, Secrétaire National aux Affaires Politiques aux Droits de l’Homme et aux Libertés du Parti camerounais […]

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