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Deux équipes ont participé à la filature, à l’enlèvement et à l’assassinat de Martinez Zogo

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Deux équipes ont participé à la filature, à l’enlèvement et à l’assassinat de Martinez Zogo
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C’est la substance des déclarations faites, ce mardi, au tribunal militaire de Yaoundé par le commandant de la légion de gendarmerie du Centre, Jean Pierre Otoulou, au moment des faits au cours de l’examination in chief. Selon le 34ème témoin de l’accusation, le commando avait deux équipes, soutient le journaliste Serge Aimé Bikoi.

Lire ici sa sortie :

La première équipe était composée du Maréchal de logis, Tongue Nana et Daouda. Jean Pierre Otoulou indique que ces deux coaccusés ont fait le travail en amont consistant à étudier le comportement de la cible. L’ancien commandant de la légion de gendarmerie du Centre relève que son groupe d’enquête et lui détiennent les vidéos de la filature de Martinez Zogo.

La deuxième équipe du commando était, quant à elle, constituée de l’adjudant-chef, Clément Ebo’o, du Maréchal de logis chef Vincent Godje, du Caporal chef, Le noir Dawa, et des Caporaux Bakaiwe et Martial Zock Mepim. Selon le codirecteur de l’enquête mixte Police/gendarmerie, cette deuxième équipe a procédé à l’enlèvement et à l’assassinat de l’ancien chef de chaîne d’Amplitude Fm.

Il ajoute que ce commando avait deux véhicules, en l’occurrence le Prado noir et un pick-up. « Quand on l’a (Martinez Zogo) pris dans le Prado, on a su que le Prado était déjà grillé, c’est-à-dire les gens avaient déjà vu le Prado. C’est comme ça qu’en route, on le sort du Prado et on le met dans l’autre véhicule », illustre J.P. Otoulou, se référant à la déclaration faite par le lieutenant-colonel Justin Danwe, qui a, par la suite, dit à Martinez Zogo de n’avoir pas peur.

L’officier supérieur de la gendarmerie nationale conclut à la thèse selon laquelle quand ils ont fini de traiter le journaliste, M..Zogo leur a demandé la Vantoline et ils l’ont laissé vivant. Mais dans quel état ? S’interroge J.P. Otoulou. Au moment où arrive le temps de l’interrogatoire de Justin Danwe durant le déroulement de l’enquête mixte Police/gendarmerie nationale, il lui est demandé quelles étaient les motivations de l’assassinat de Martinez Zogo.

Et l’ancien directeur des opérations de la Dgre de répondre : « Je voulais faire plaisir à mon chef et il est au courant ». Illico presto, le colonel Otoulou a demandé à entendre le patron de la Direction générale de la recherche extérieure (Dgre). Léopold Maxime Eko Eko s’est présenté. L’officier supérieur de la gendarmerie demande à Danwe : « Il se dit que c’est Jean Pierre Amougou Belinga qui t’a envoyé ». J. Danwe lui répond : « Je ne connais Amougou Belinga ni d’Adam, ni d’Ève.

Au moment où, Eko Eko passe à l’interrogatoire, « explosion totale », clame J.P. Otoulou. « Vous me dérangez pourquoi ? Allez demander à M. Amougou Belinga et au Colonel Danwe ce qu’ils ont fait », avance Eko Eko. Le patron de la Dgre ajoute pour en donner la preuve : »Lorsqu’on avait inauguré l’immeuble Ekang, le colonel Danwe était assis aux premières loges parmi les invités de marque ». De plus, l’ancien patron du renseignement ajoute qu’il a un support audio pour un certain Bidjongo plus connu sous le pseudonyme Arthur Essomba. Eko Eko réitère que le commandant de la gendarmerie nationale du Centre de l’époque doit appeler J.P. Amougou Belinga pour lui dire qu’il a des informations. Et le patron du groupe L’Anecdote de lui répondre : « Danwe est ma personne » Le support audio est remis à l’enquêteur sauf que quand on l’exploite, coup de grillage, lance Otoulou. « Amougou Belinga dit que Eko Eko est sa personne ». Par la suite, il est demandé à Eko Eko de remettre ses téléphones. Ce qu’il a fait. Autre surprise non des moindres relevée par J.P. Otoulou : le rapport d’expertise de Bell Bitjocka révèle que certains téléphones de Danwe ont cessé d’émettre le jour de son arrestation. Directement, le commissaire divisionnaire, Elong Lobe, a été appelé à la Dgre. Ce dernier a développé une théorie qui témoignait de ce que Eko Eko n’y était pour rien. C’est sur ces entrefaites que la commission mixte d’enquête est entrée en scène, ajoute Otoulou.

Malgré le témoignage d’Elong Lobe visant à innocenter Eko Eko, Danwe persiste et signe qu’il est au courant. C’est ainsi que le codirecteur de l’enquête mixte se dit que les coaccusés ont beaucoup de choses dans leur ventre. Il note, d’ailleurs, que dans certains services, ils ont l’habitude de faire des choses peu orthodoxes. Au moment où Eko Eko Eko est auditionné, Otoulou précise qu’il est encore patron de la Dgre. Par conséquent, il se dit qu’il peut avoir la crainte révérencielle. En procédant donc aux vérifications, la commission mixte d’enquête police/ gendarmerie fait descendre une équipe à la Dgre, laquelle fait le constat selon lequel ce milieu est doté de caméras de surveillance dans l’ensemble des espaces jusqu’au bureau du lieutenant-colonel Justin Danwe, monitoré par le cabinet du Dg de la Dgre.

Avec la dissémination des caméras de surveillance au sein de la Dgre, le colonel Otoulou se pose la question de savoir comment le patron du renseignement au Cameroun affirme qu’il n’est pas au courant qu’un de ses cadres qui plus est directeur des opérations est impliqué dans un assassinat, surtout qu’il y a aussi bien de collaborateurs qui y sont impliqués. De plus, il indique qu’Eko Eko n’a ouvert aucune enquête interne sur ses proches collaborateurs pour s’enquérir de ce qui s’y passe. Pour J.P.Otoulou, « il y a deux hypothèses : soit le Dg du Dgre est incomptent, soit il sait ce qui se passe et il ne dit rien. Or, nous connaissons toutes ses capacités et ses compétences » C’est sur ces entrefaites que Otoulou commence à comprendre que Danwe ne ment pas.

La piste Amougou Belinga

Ce qui emmène le colonel Otoulou chez le patron du groupe L’Anecdote, c’est la déclaration de Eko Eko selon laquelle il faut demander à Amougou Belinga et à Danwe ce qui se passe relativement à l’assassinat de Martinez Zogo. Il y a aussi le support audio fourni par Eko Eko au colonel Otoulou, auquel s’ajoute le troisième élément lié à la photocopie d’un message où Bruno Bidjang disait qu’ils seront sans pitié pour M. Zogo.

C’est dans ce sillage que le patron du groupe L’Anecdote, l’ancien directeur général du groupe de médias Vision 4, Satellite Fm et l’Anecdote et d’autres personnes ont été interpellés. Otoulou explique que c’était explosif en salle. Il demande à entendre Bidjang. Quand ce dernier entre, Otoulou lui demande son téléphone. Dès que cet instrument est déverrouillé, il y trouve le message où Bidjang, s’adresse à Daizy Biya et lui dit: « Le jour J, nous serons sans pitié pour Martinez Zogo ». Que signifie ce message? Question posée par l’enquêteur. Et Bidjang de répondre : « C’est parce que M. Amougou Belinga a des démêlés avec le journaliste et qu’il va le remettre en prison ». Au moment où Amougou Belinga passe à l’interrogatoire, il affirme ne rien connaître de la mort de M. Zogo. « M. Zogo ne représentait rien pour moi pour l’envoyer en prison », a-t-il lancé. « Moi, quand un enfant me dérange, je le fouette », ajoute-t-il. À la fin de l’audition, Otoulou lui demande s’il connaît le colonel Danwe. « Danwe est mon ami à la Dgre. C’est grâce à ses renseignements qu’il me fait gagner des marchés à l’international », réagit Amougou Belinga.

Après cette audition, le colonel Otoulou a requis une confrontation immédiate entre Justin Danwe et Amougou Belinga. Une seule question a été posée à Amougou Belinga : « Connaissez-vous Danwe? » Le patron du groupe L’Anecdote réitère : « Danwe est mon ami. Il me donne des renseignements ». Le colonel redit à Danwe qu’il lui a, pourtant, dit qu’il ne connaissait pas Amougou Belinga. Est-ce vrai? L’interroge-t-il. Coup de théâtre : »Colonel, je change ma déclaration. Je connais, bel et bien, Amougou Belinga », indique Danwe à la grande surprise du colonel Otoulou.

C’est ainsi que Amougou Belinga demande à Danwe de faire taire M. Zogo. La scène est passée au club Beac à Mvan chez Amougou Belinga.Les deux ont prévu une planification de cette action. En guise de pré-récompense, le patron du groupe L’Anecdote a remis une somme d’argent à l’ancien directeur des opérations de la Dgre. Danwe est reparti le revoir à l’immeuble Ekang pour la deuxième fois. Danwe lui dit: « On va lancer l’opération ».

Amougou Belinga lui a encore remis de l’argent. Le lendemain de l’opération, Danwe est reparti lui dire que l’opération a été menée. Amougou Belinga lui répond en retour qu’il attend voir les résultats. Le cadre de la Dgre lui fait savoir que la dernière fois qu’ils sont partis, ils ont découvert le corps de Martinez Zogo. Et Amougou Belinga de réagir spontanément : « il mérite cette correction ». Danwe indique que c’est la première fois qu’il va revoir Amougou Belinga sans qu’il ne reçoive de l’argent.

Serge Aimé BIKOI

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Suisse : la diaspora camerounaise présente ses projets de développement à Théodore Datouo

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En visite officielle en Suisse, le président de l’Assemblée nationale, Théodore Datouo, a accordé le 17 septembre 2026 à Berne, plusieurs audiences à des membres […]

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les questions de Cyrille Sam Mbaka

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les questions de Cyrille Sam Mbaka
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Le président de l’Alliance des Forces Progressistes (AFP), Cyrille Sam Mbaka, appelle à une vaste opération de lutte contre la corruption et les détournements de fonds publics au Cameroun, dans une tribune intitulée « Opération Mains Propres ».

Dans ce texte, l’homme politique prend soin de préciser que les agents de la Fonction publique, les parlementaires et les opérateurs économiques ne sont pas, selon lui, tous concernés par la corruption. Il dénonce toutefois l’existence de pratiques qu’il juge préjudiciables à l’image et au fonctionnement des institutions.

Cyrille Sam Mbaka affirme notamment que certains fonctionnaires et acteurs du secteur public seraient témoins de faits de « concussion » et de détournements. Selon lui, certains de ces « patriotes » disposeraient de documents, de comptes rendus, de noms, de dates et de lieux susceptibles, le moment venu, d’étayer leurs témoignages.

Lire la tribune de Cyrille Sam Mbaka :

CAMEROUN : OPÉRATION « MAINS PROPRES »

Les membres de la Fonction Publique, les parlementaires, les opérateurs économiques ne sont pas tous corrompus.

Dans ce microcosme, il y a assurément des brebis galeuses. Leurs agissements jettent l’opprobre et le discrédit sur des pans entiers de notre écosystème national. Gageons que dans cet univers parfois nauséeux germent aussi des pépites, des patriotes. Des hommes et des femmes qui travaillent avec courage, force et détermination dans la tourmente.

Ils courbent l’échine, ils font le dos rond en attendant des jours meilleurs. Des femmes et des hommes qui assistent amers et impuissants aux dérives du régime et au système qui nous gouverne et qui broie.

Ces fils et sœurs de ce pays sont des témoins muets de la concussion et des détournements systémiques. Leur silence ne vaut pas consentement. Ils subissent. Ils connaissent sur le bout des doigts la chaine vérolée des corrupteurs et des corrompus.

Ces patriotes sont prêts à témoigner le moment venu. Ils rongent leur frein, mais restent déterminés à dénoncer les malversations dont ils ont été témoins.

Et le moment venu, ils voudront nettoyer les écuries. Ils sont prêts à dénoncer tous les coups tordus. Ils vont se mettre à table. Ils vont témoigner pour la sécurité publique.

Ces patriotes ont des dossiers. Des comptes-rendus. Des noms. Des dates. Des lieux. Des faits étayés et circonstanciés. Le jour venu, ils vont participer à l’Opération « Mains Propres et Cœur Pur ». Une mise à nu pour que justice soit rendue. On ne peut pas impunément détourner les deniers publics et ne pas répondre de cette forfaiture.

C’est le pays tout entier qui est saigné à blanc. Ce sont les Camerounais·es qui s’appauvrissent chaque jour davantage. C’est notre pays qui recule. Il faut sortir de cette fange.

Rétablir la justice sociale. Répondre de ses actes

La violence et l’implosion guettent ceux qui n’ont plus rien à perdre. C’est un terreau fertile qui peut tout emporter à cause du désespoir et de la désespérance. Pourquoi y a-t-il des Camerounais·es à part entière et des Camerounais·es entièrement à part ?

Pourquoi cette béance et cette fracture sociale ? Pourquoi notre pays compte-t-il tant de disparités et d’inégalités ? Pourquoi le Cameroun brille-t-il dans le classement des pays les plus corrompus au monde ?

Pourquoi tant de scandales restent impunis ? Pourquoi les projets structurants annoncés à coups de mouvements de menton n’aboutissent jamais ?

Pourquoi tant de nos compatriotes fuient ce pays béni des dieux au péril de leur vie en mer Méditerranée ?

Nous ne pouvons pas faire l’économie de toutes ces questions et de bien d’autres encore. Ce pays, notre pays, n’est pas maudit. Il est pris en otage par des prévaricateurs. Ces profiteurs confondent deniers publics et comptes privés.

L’impunité leur procure un sentiment de toute-puissance dont ils se grisent. Ils sont dans l’ivresse de leurs rentes de situation et des avantages indûment accumulés.

Le Cameroun, c’est leur propriété et ils semblent en disposer au gré de leurs fantaisies.

Récupérer les milliards de francs CFA détournés

Pas de démocratie sans justice. Le sentiment d’appartenance à une communauté d’idées et de pensées ne se décrète pas.

Il ne suffit pas de disposer d’un passeport ou d’une carte d’identité pour se sentir Camerounais. Le feu couve sous le poids des inégalités. Et il suffit d’un rien pour assister à un embrasement.

Pour sortir de l’ornière, pour nous extraire de cette pétaudière, les fruits de la croissance et la richesse nationale doivent être mieux partagés.

Comment expliquer à l’homme de la rue que le Cameroun exporte officiellement environ 23 kilos d’or quand les Emirats Arabes Unis déclarent avoir acheté 15 tonnes d’or à notre pays ? Qui se trompe ? Où est la différence ? Qui tire les ficelles et qui se remplit les poches ?

Qui a détourné les milliards de la CAN ou du Covid ?

Quand viendra le temps des témoignages, il faudra également compter sur la collaboration internationale. Solliciter l’entraide juridique et l’assistance de pays et de banques étrangères, interroger des comptes off-shore. Une aide judiciaire bienvenue pour traquer les milliards détournés du Cameroun. Imaginons que cet argent volé, ces montants pharaoniques soient rapatriés. Imaginons.

Imaginez que ces milliards soient réinjectés dans les projets structurants qui n’ont jamais abouti à cause des détournements systémiques ? Disons les choses simplement. Un détournement, c’est comme un pas de côté. Une sortie de route. C’est emprunter une impasse.

Et quand il s’agit de la richesse d’un pays, c’est une prédation, c’est un pillage à grande échelle. Comme Martin Luther King, j’ai un rêve. « I have a dream ». Je formule le vœu que l’argent détourné du Cameroun revienne au Cameroun.

Il y a tant à faire chez nous. Nous avons touché le fond, puis le tréfonds. Une autre voie est possible. Elle est réaliste. À nous de faire le ménage, à nous de nettoyer de fond en comble notre maison commune.

C’est par ces initiatives citoyennes, volontaristes et déterminées que nous allons changer de paradigme.

Nous ne pouvons pas espérer ou attendre le concours de partenaires étrangers en croisant les bras. Nous refusons le suicide assisté de notre pays par des prédateurs en col blanc.

Quand viendra le temps du bilan, c’est-à-dire des comptes et des mécomptes, chacun devra répondre de ses faits et de ses méfaits. Au bout du bout et après tant d’années de laisser-aller et de laisser-faire, il faudra bien réparer et soigner le Cameroun. Il faudra remettre notre pays sur pied pour un nouveau départ.

Cyrille SAM MBAKA
Président de l’Alliance des Forces Progressistes (AFP)

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Guinée : France 24 mise en demeure après avoir qualifié Mamadi Doumbouya de « président putschiste »

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La Haute Autorité de la Communication (HAC) de Guinée a adressé le 16 septembre 2026 une mise en demeure officielle à la chaîne de télévision […]

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