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Commerce mondial : l’Afrique reste en marge avec moins de 3 % des échanges mondiaux

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Commerce mondial : l’Afrique reste en marge avec moins de 3 % des échanges mondiaux
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Le Forum public de l’OMC s’est ouvert le 15 septembre à Genève sous le thème « Accélérateur d’avenir ». Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de l’organisation, a présidé la séance plénière d’ouverture, réunissant des délégations du monde entier pour trois jours de débats sur les enjeux commerciaux les plus pressants, notamment le rôle des services dans la construction de l’avenir.

Le mardi 15 septembre 2026, Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce a présenté le Rapport sur le commerce mondial 2026. Son constat : « les pays les moins avancés représentent toujours moins de 1 % du commerce mondial », a-t-elle lâché. « La part de l’Afrique demeure inférieure à 3 %. » Le constat est tombé sans détour, au milieu d’un discours pourtant construit pour célébrer les acquis du système commercial multilatéral.

Le commerce en Afrique centrale ne représente que 5 % des échanges intra-africains, ce qui en fait la région la moins intégrée du continent. Alors que l’Afrique australe, portée notamment par l’Afrique du Sud, concentre près de 40 % du commerce intra-africain, devant l’Afrique de l’Ouest et de l’Est.

UN SYSTÈME QUI A TRANSFORMÉ LE MONDE, SAUF POUR CERTAINS

Le paradoxe saute aux yeux. Depuis 1995, l’appartenance à l’OMC a fait grimper les échanges entre ses membres d’environ 140 %. La part des économies à revenu faible et intermédiaire dans le commerce mondial des marchandises a presque doublé, pour atteindre 45 % aujourd’hui. Cette croissance a permis aux pays pauvres de réduire l’écart de revenus avec les pays riches, une première depuis la révolution industrielle, a insisté la directrice générale.

Mais l’Afrique n’a pas suivi ce mouvement au même rythme que d’autres régions à faible revenu. Le continent reste à la traîne, malgré des décennies d’intégration au système GATT puis OMC. Ngozi Okonjo-Iweala a élargi le constat à d’autres populations laissées pour compte. Les travailleurs exposés à la concurrence des importations et aux mutations technologiques rapides, a-t-elle dit, n’ont souvent pas reçu le soutien nécessaire pour s’adapter. « Ces lacunes contribuent à expliquer l’érosion de la confiance du public dans l’ouverture commerciale », a-t-elle affirmé, plaidant pour que la réforme de l’OMC s’accompagne de meilleures politiques nationales complémentaires.

Un message qui vaut aussi pour l’Afrique : ouvrir les frontières ne suffit pas, encore faut-il que les économies locales aient les moyens d’en tirer parti. La directrice générale n’a pas caché les insuffisances de l’institution qu’elle dirige. Le rapport affirme que l’OMC ne s’est pas suffisamment adaptée à l’économie mondiale qu’elle a contribué à créer. Les membres n’ont pas réussi à conclure de nouveaux accords pour tirer parti des changements survenus dans la répartition de la puissance économique depuis trente ans, à l’exception de l’accord multilatéral sur les subventions à la pêche, conclu en 2022.

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LE PRIX D’UNE FRAGMENTATION DU COMMERCE MONDIAL

Le rapport chiffre le coût d’un basculement vers un monde plus fragmenté. Une scission du commerce selon des lignes géopolitiques pourrait faire chuter le PIB mondial d’environ 5 %. Si l’OMC venait à disparaître, remplacée par un réseau d’accords de libre-échange, les pertes grimperaient à près de 7 %, les économies les plus petites et les plus pauvres encaissant les dommages les plus lourds. À l’inverse, un renforcement de la coopération multilatérale pourrait faire gagner environ 3 % de PIB mondial, un chiffre qui pèse lourd pour des économies africaines cherchant encore leur place dans les échanges internationaux.

UN SOCLE DE STABILITÉ À NE PAS FRAGILISER

Malgré ces failles, la directrice générale défend le bilan du système. Près des trois quarts du commerce mondial des marchandises, environ 72 %, continuent de s’effectuer selon le principe de la nation la plus favorisée, une règle négociée par les 166 membres de l’OMC. Le monde a traversé plusieurs crises économiques sans revivre le protectionnisme des années 1930, a-t-elle rappelé. Si d’autres règles venaient à sauter, dans les normes, la réglementation ou l’évaluation en douane, ce serait le chaos aux frontières, a-t-elle prévenu, un avertissement qui résonne pour des économies africaines dépendantes de ce cadre.

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RÉPARER PLUTÔT QUE RENONCER

Elle a conclu sur un appel à l’action collective. Les membres de l’OMC ont déjà réparé et renouvelé le système par le passé, a-t-elle rappelé. « Ne cédons pas à la crainte », a-t-elle lancé. Pour l’Afrique, l’enjeu dépasse la confiance dans l’avenir du multilatéralisme. Il s’agit de savoir si la prochaine réforme comblera enfin l’écart que le rapport reconnaît lui-même, entre les promesses du commerce mondial et sa réalité sur le continent.

Interview

NGOZI OKONJO-IWEALA, directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce

« L’OMC ne s’est pas adaptée à l’économie mondiale qu’elle a contribué à créer »

« Les tensions qui entourent aujourd’hui le commerce mondial ne sont pas principalement liées aux règles et aux politiques commerciales. Les déséquilibres macroéconomiques, les innovations technologiques et les rivalités géopolitiques ont joué un rôle plus important. Les lacunes en matière de protection sociale au niveau national ont également compté. Mais un facteur important des perturbations actuelles réside dans le sentiment largement répandu que les règles de l’OMC n’ont pas évolué au même rythme qu’une économie mondiale en mutation rapide. Le nouveau rapport examine attentivement les sources de ce malaise.

Le système commercial a été essentiel à la construction de cette économie mondiale plus prospère et, à bien des égards, plus équitable. Depuis 1995, l’adhésion à l’OMC a contribué à accroître les échanges entre ses Membres d’environ 140 %. La part des économies à revenu faible et intermédiaire dans le commerce mondial des marchandises a presque doublé, pour atteindre 45 %. Une croissance plus rapide, accélérée par le commerce, a permis aux pays pauvres de réduire pour la première fois l’écart de revenus avec les pays riches depuis la révolution industrielle, il y a deux siècles.

Nombre des succès de l’OMC se sont maintenus discrètement. Elle procure chaque jour des avantages substantiels aux entreprises et aux ménages partout dans le monde. Près des trois quarts du commerce mondial des marchandises — environ 72 % — continuent de s’effectuer selon le principe de la nation la plus favorisée, que nos 166 membres ont négocié et auquel ils sont juridiquement tenus de se conformer. Le commerce mondial atteint des niveaux records. Nous avons traversé plusieurs crises économiques sans connaître une répétition du protectionnisme des années 1930. Les chocs ont mis en évidence des goulets d’étranglement dans les chaînes d’approvisionnement, mais la révélation la plus importante a été leur résilience. L’OMC continue de fournir un socle de stabilité au système commercial mondial.

Mais le rapport, comme moi-même, n’hésite pas à reconnaître les domaines dans lesquels nous n’avons pas été à la hauteur. Il affirme que l’OMC ne s’est pas suffisamment adaptée à l’économie mondiale qu’elle a contribué à créer. »

Par Fabrice BELOKO, envoyé spécial à Genève
Défis Actuels du 17/09/2026

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Entrepreneuriat : 2,8 milliards FCFA disponibles pour 1 300 projets

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Entrepreneuriat : 2,8 milliards FCFA disponibles pour 1 300 projets
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C’est dans le cadre du Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs. Le Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs (Fogajeune) va accorder une attention particulière aux postulants jeunes ex-combattants issus des centres de désarmement, de démobilisation et de réinsertion.

Le comité national du Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs (Fogajeune) a tenu sa 4ème session ordinaire le mardi 28 octobre 2026 à Yaoundé. La structure sous l’égide du ministère de la Jeunesse et de l’éducation civique (Minjec) va injecter 2,8 milliards FCFA pour soutenir 1 300 projets portés par les jeunes.

«Nous allons encourager les jeunes à se rapprocher rapidement des encadreurs ou des accompagnateurs pour que les dossiers soient mis en forme et transmis aux institutions financières pour le déblocage des financements» a indiqué Jean Dupleix Dogmo, président du comité national de crédit et de garanti du Fogajeune, invitant les jeunes par la même occasion les promoteurs concernés à accélérer la préparation de leurs dossiers.

Comme critères d’éligibilité, les porteurs de projets doivent être âgés entre 15 et 35 ans et inscrits à l’Observatoire national de la jeunesse. Les différents postulants vont au préalable bénéficier d’un réarmement moral, civique et entrepreneurial. La sélection retiendra les projets les plus pertinents, innovants et en adéquation avec les priorités nationales.

Lors des travaux, Valérie Gara Nina, chef du département des opérations au Fogajeune a expliqué que les initiatives liées aux filières prioritaires à l’instar de la pêche et de la culture du maïs et du soja seront privilégiées.

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Garoua-Boulaï : Le HCR installe un poste avancé d’état civil

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Entrepreneuriat : 2,8 milliards FCFA disponibles pour 1 300 projets
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L’infrastructure vient mettre fin aux longues distances et aux délais contraignants dont les populations de cette partie du pays font l’objet.

La commune de Garoua-Boulaï, département du Lom-et-Djerem dans la région de l’Est Cameroun dispose désormais d’un poste avance de l’état civil. C’est grâce à un partenariat entre les autorités locale et le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR). L’édifice a été inauguré le 9 octobre 2026 au centre polyvalent du HCR.

L’objectif est de faciliter l’accès aux actes de naissance pour les réfugiés et les populations locales, pour une inclusion effective. Le nouveau poste de l’état civil vient mettre fin aux longues distances et aux délais contraignants en approchant l’état civil des bénéficiaires.

Ousmanou Saladoudine, président des réfugiés de Garoua-Boulaï s’est dit satisfait et a indiqué que «Nos enfants naissent ici, mais sans papiers, ils restent invisibles. Ce bureau est une porte ouverte vers la reconnaissance. Désormais, nous savons que leur avenir sera protégé par une identité légale».

Pour Guy René Dagbo, responsable par intérim du bureau du HCR à Bertoua, l’enregistrement des naissances est un acte fondateur qui garantit aux enfants le droit à l’éducation, à la santé et à la protection.

Au Cameroun, selon les chiffres officiels, environ 1 enfant sur 3 (soit près de 33 %) est privé d’acte de naissance, et plus de 7 millions de citoyens au total ne disposent pas de ce document d’identité légale. L’absence de ce document essentiel pour l’accès à l’éducation, à la santé et à d’autres services publics, touche particulièrement les zones rurales et les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

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Sécurité sociale au Cameroun : Le système fera l’objet d’un audit

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Entrepreneuriat : 2,8 milliards FCFA disponibles pour 1 300 projets
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Le pays à du mal à s’arrimer aux exigences de la Conférence internationale de la prévoyance sociale (CIPRES).

Le Cameroun envisage d’étendre sa couverture sociale à au moins 50% de sa population active dans le cadre de sa Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30).

Malheureusement, cette ambition reste confrontée à des défis majeurs, à l’instar de la faible couverture des travailleurs du secteur informel, les contraintes liées à la soutenabilité financière des régimes, le renforcement de la gouvernance institutionnelle ainsi que la nécessité d’assurer la conformité du système aux normes et standards internationaux, en particulier aux exigences de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (CIPRES).

C’est dans ce contexte que le gouvernement envisage de disposer d’une évaluation globale, objective et prospective de son système national de sécurité sociale, afin d’identifier les réformes prioritaires susceptibles d’améliorer sa performance, sa résilience et son efficacité. Pour cette opération, le pays va injecter 17 millions FCFA.

Grégoire Owona, ministre en charge du Travail et de la sécurité sociale a récemment lancé un avis d’appel d’offres national ouvert, en vue du recrutement d’un cabinet chargé de réaliser la revue du système de sécurité sociale au Cameroun. Le communiqué du membre du gouvernement précise que le délai maximum d’exécution des prestations fixé par le maître d’ouvrage pour la réalisation du projet est de 60 jours calendaires.

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