Actualités locales
Le Mrc face aux défis du pouvoir

Au cours d’une conférence de presse qu’il a donné ce jeudi, au siège du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) à Odza à Yaoundé, Mamadou Mota soutient que les émissaires du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) passent le plus clair de leur temps à distiller les pseudos discours liés à l’élimination de Maurice Kamto aux échéances électorales locales futures. Pour la simple raison que cette formation politique de l’opposition camerounaise a organisé une fausse convention extraordinaire en fin d’année 2025. Toute chose que bat en brèche l’homme politique, explique le journaliste Serge Aimé Bikoi.
Lire ici son texte :
Six mois après la tenue de la convention extraordinaire du Mrc (Mouvement pour la renaissance du Cameroun) en visioconférence, Mamadou Mota est monté au créneau et relève, d’emblée, que le parti au pouvoir s’est, depuis plusieurs mois, trouvé une nouvelle vocation, celle du romancier de gare, un auteur de fiction grossière à longueur de plateau et de télévision et de publication sur les réseaux sociaux, bien aidés par quelques courtisans utiles et anciens compagnons parfois.
Le premier vice-président national du Mrc pense que le régime de Yaoundé tente de nous vendre un scénario de politique-fiction lié au fait que la convention du Mrc tenue en décembre 2025 serait illégale et que le Pr Maurice Kamto serait un président illégitime. Pour Mamadou Mota, « il s’agit du retour de la vieille méthode de la diversion.
Quand on est incapable de masquer ses propres faillites, on invente une entreprise chez le voisin. C’est la triste réalité malheureusement. À ces professionnels du mensonge, nous sommes venus, aujourd’hui, opposés une arme redoutable, une arme qui les terrifie, la vérité des faits: la chronologie rigoureuse, administrative, juridique que nous vous présenterons aujourd’hui ».
Grâce à cette chronologie annoncée et contenue dans les textes fondateurs du Mrc, l’homme politique indique que le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) a fonctionné avec une discipline d’horloger. « Chaque texte, chaque amendement et chaque vote ont été scrupuleusement déposés dans les règles de l’art auprès des autorités administratives. N’en déplaise aux exégètes de mauvaise foi, qui passent leur temps sur les plateaux de télévision à passer un autre message », explique Mamadou Mota.
Le premier vice-président national du Mrc fait savoir à ces exégètes de mauvaise foi qu’ils se mêlent les pinceaux. «Ceux qui nous gouvernent croyaient nous avoir enterrés sous la bannière d’une interdiction administrative quand le sous-préfet de l’arrondissement de Yaoundé IV a interdit notre convention physique en novembre 2025. Le régime jubilait déjà. Ils ont oublié que nous vivons au XXIème siècle. Nous avons opposé l’intelligence technologique à la brutalité bureaucratique, en tenant notre convention par visioconférence. Ils ont voulu fermer les portes du dialogue, nous avons ouvert les portes du numérique« , ajoute-t-il.
Pour le numéro 2 du Mrc, cette obstination du pouvoir à vouloir éliminer Maurice Kamto du jeu politique lui rappelle cette célèbre formule d’Emmanuel Kant dans ses écrits politiques: « Le droit ne doit jamais se régler sur la politique, mais c’est la politique qui doit se régler sur le droit ». Au Mrc, explique Mamadou Mota, « nous appliquons Kant sur le Droit. Le régime, quant à lui, tord le cou au Droit pour faire sa petite politique. Cette toute la différence entre un grand parti démocratique (référence faite au Mrc) et un pouvoir aux abois et en fin de cycle. Le premier vice-président national du Mrc s’interroge : « Pourquoi cet acharnement ? Pourquoi cette peur-panique de voir Maurice Kamto diriger le Mrc et concourir à la magistrature suprême ?
Et l’homme politique de répondre : « Parce qu’ils savent très bien qu’ils ont perdu le lien avec le peuple. Alors, ils multiplient des obstacles; ils repassent à l’infini les élections législatives et municipales, faisant de nos députés et de nos maires des élus locaux à vie. Ils confisquent les libertés; ils harcèlent l’opposition ; ils pensent qu’en coupant les branches, ils empêcheront le printemps politique du Cameroun de renaître. Ils feraient bien de méditer cette magnifique sentence du poète Socialiste, Pablo Nelouda: «Ils peuvent couper toutes les fleurs, mais jamais ils ne seront les maîtres du Printemps« , clame-t-il sans ambages.
Dans cette allocution liminaire, le premier vice-président national du Mrc indique que le dossier de presse remis, ce jour, aux médias est un « vaccin contre la désinformation ». « S’ils sont si forts, s’ils sont si sûrs de leur popularité, qu’ils cessent d’interdire nos réunions, qu’ils nous affrontent à la régulière sans triche, sans fraude et sans béquilles administrative et policière ! Ainsi saurons-nous s’ils sont populaires », conclut-il!
Malheureusement, regrette M. Mota, ils s’appuient sur la béquille policière, sur la béquille juridique pour condamner des personnes.
En rappel, en ce qui concerne la convention extraordinaire du 21 décembre 2025, les éléments textuels rendus publics établissent qu’aucune disposition des statuts et Règlement intérieur adoptés lors de la convention ordinaire, qui s’est tenue du 9 au 10 décembre 2023 et lors du conseil national du 24 octobre 2024 n’interdit la tenue, par visioconférence, des réunions des instances du parti. En 2020, pendant le Covid, le directoire du parti a continué à fonctionner, en tenant ses réunions par visioconférence.
Néanmoins, sachant le contexte d’acharnement du régime contre le Mrc, explique Mota, « le directoire, lors de sa réunion ordinaire du 2 décembre 2025, a modifié l’article 68 du Règlement intérieur (conformément à l’article 91 dudit Règlement intérieur) permettant ainsi la tenue de la convention extraordinaire ou du conseil national extraordinaire par visioconférence ou tout autre moyen technique approprié ou en mode bimodal sur décision du directoire ». Le Mrc indique qu’il s’agit là de la base légale qui, sur le plan juridique, valide la tenue, par visioconférence, de la convention extraordinaire du 21 décembre 2025.
Aux adversaires politiques qui prétendent que Maurice Kamto est retourné au Mrc le 10 septembre 2025, M. Mota fait savoir que ce dernier n’a déposé sa demande de réintégration suivant les textes de base du parti que le 2 octobre 2025. Cette demande a été examinée par le Conseil national de médiation et d’arbitrage, lequel a rendu sa décision le 3 octobre 2025. « Cette décision, illustre Mota, a été approuvée conformément aux textes du Mrc par le directoire lors de sa session ordinaire du 7 octobre 2025. Cette décision réintègre M. Kamto comme militant du Mrc et constate que sa démission faisant suite à une résolution du conseil national du 24 octobre 2024 n’a pas eu d’effet interruptif sur son militantisme ». Toute chose qui signifie, manifestement, qu’au moment de la tenue de la convention extraordinaire du 21 décembre 2025, M. Kamto avait l’ancienneté requise par l’article 29 des statuts du parti d’alors.
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le chef Baloum et huit personnes inculpés et déposés à la prison de Dschang

Au Cameroun, le chef supérieur Baloum et huit autres personnes poursuivis dans le double meurtre de jeunes dans cette localité de la région de l’Ouest du pays ont été inculpés et déposés à la prison centrale de Dschang.
Du nouveau dans l’affaire de deux jeunes brûlés vifs à Baloum ! Jeudi 25 juin, le chef Baloum et huit autres personnes poursuivies dans ce dossier ont été inculpés et écroués à la prison centrale de Dschang. Selon l’avocat de la famille de Steve Diffo, le chef Baloum et ses coaccusés sont poursuivis pour des faits d’assassinat, de torture, de complicité d’assassinat et de torture, et de défaut de CNI. « Aucun être humain, même condamné à mort par la justice normative, ne devrait subir un tel sort », a déclaré l’avocat.
Au cœur de cette affaire, Bostel Kemta et son ami Steve Achille Diffo Sijamo. Deux jeunes trentenaires ont été séquestrés, torturés et brûlés vifs le 5 juin dernier à Baloum, dans la région de l’Ouest du Cameroun, par une partie des populations locales, sous le regard du chef de village Charles Constant Pokam Noussi. Mis en cause pour son rôle présumé dans cette tragédie, ce dernier s’est rendu aux autorités ce mercredi 17 juin 2026.
Deux plaintes ont été déposées par la famille. La première plainte auprès de la brigade de gendarmerie de Penka-Miche, chef-lieu du district auquel appartient le village de Baloum, où les faits se sont déroulés. La deuxième plainte a été déposée auprès du procureur de la République. Ce dernier était surpris de ne pas avoir été informé de faits aussi graves.
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Nachtigal : 35 milliards FCFA déjà mobilisés sur les 56 milliards nécessaires à la reconstitution de la garantie de l’État

(Investir au Cameroun) – L’opération financière engagée par l’État camerounais pour reconstituer le mécanisme de garantie lié au barrage hydroélectrique de Nachtigal progresse, sans être encore bouclée. Selon des informations obtenues par Investir au Cameroun auprès de sources proches du dossier, un premier abondement de 35 milliards de FCFA a déjà été mobilisé dans le cadre de la reconstitution de la lettre de crédit stand-by, ou SBLC, portée par SCB Cameroun.
L’opération, lancée en mars 2026 et arrangée par Financia Capital, vise à reconstituer intégralement une garantie libellée en euros, dont le montant dépasse 86 millions d’euros, soit environ 56 milliards de FCFA. À ce stade, les 35 milliards de FCFA déjà mobilisés représentent un peu plus de 62% de l’enveloppe recherchée. Le reliquat à couvrir s’établit autour de 21 milliards de FCFA.
Cette SBLC fait partie du dispositif de sécurisation financière du projet Nachtigal. Elle vise notamment à couvrir les engagements de paiement dus à Nachtigal Hydro Power Company (NHPC), société de projet chargée de l’exploitation de l’ouvrage, en cas de défaillance de l’acheteur de l’électricité produite par la centrale. Depuis la reprise en main publique de l’ex-Éneo, devenue Socadel, l’État cherche à contenir les risques de défaut sur ce projet stratégique, dont la production est désormais centrale pour l’équilibre du système électrique national.
Une opération avancée, mais pas encore finalisée
Selon une source impliquée dans les négociations, le financement n’est toutefois pas définitivement bouclé. Si les établissements bancaires approchés ont déjà manifesté leur intérêt et si les intentions recueillies couvrent désormais l’intégralité du montant recherché, plusieurs étapes restent à franchir.
« Les intentions recueillies auprès des banques couvrent désormais l’intégralité du montant recherché. Toutefois, les discussions se poursuivent sur les conditions financières, les caractéristiques du prêt et les garanties exigées. Une fois ces paramètres arrêtés, les dossiers devront être soumis aux comités de crédit des différents établissements avant la signature de la convention de financement », explique cette source.
Cette précision est importante. Elle signifie que l’État dispose déjà d’un premier coussin de sécurité, mais que la reconstitution complète de la garantie dépend encore de l’arbitrage des banques sur les conditions de financement, du niveau des sûretés exigées et de la validation interne des dossiers de crédit.
L’enjeu est d’éviter une rupture du mécanisme de couverture mis en place autour de Nachtigal. Selon nos informations, le réapprovisionnement partiel de la SBLC, combiné à un règlement partiel des créances dues à NHPC — estimées à près de 70 milliards de FCFA en février 2026 — a permis jusqu’ici de réduire la pression sur le dispositif de garantie lié au projet, notamment celui bénéficiant de l’appui de la Banque mondiale au profit de Société Générale Paris.
Parallèlement, l’État a mis en place un mécanisme de fonds revolving destiné à reconstituer progressivement cette réserve financière et à limiter les risques de défaut sur ses engagements. Ce montage doit permettre de sécuriser les paiements dus à NHPC, alors que la centrale de Nachtigal est devenue l’un des piliers de l’approvisionnement électrique du pays.
Un test pour les futurs grands projets énergétiques
Au-delà de la seule question de trésorerie, le dossier Nachtigal soulève un enjeu plus large : la maîtrise des engagements financiers pris par l’État dans les grands projets d’infrastructures structurés en partenariat public-privé.
Avec la multiplication des garanties publiques, des contre-garanties et des mécanismes de couverture dans les projets énergétiques, les autorités cherchent désormais à mieux mesurer les risques budgétaires associés à ces montages. Le cas Nachtigal montre qu’un projet techniquement stratégique peut aussi devenir une source de tension financière lorsque l’acheteur de l’électricité n’est pas en mesure d’honorer régulièrement ses obligations de paiement.
Cette préoccupation a déjà été exprimée par le ministère des Finances. « Nous devons de plus en plus maîtriser la structuration des financements que nous mettons en place pour les projets. Le cas NHPC nous apporte clairement des enseignements qui nous permettent aujourd’hui de mieux réfléchir. Nous estimons actuellement que la structuration financière de ce projet n’a pas permis à l’État d’être totalement à l’aise », avait déclaré un responsable du ministère des Finances lors de la deuxième édition du Colloque financier international, tenue à Yaoundé le 23 avril dernier.
Ces inquiétudes rejoignent celles du Fonds monétaire international. Dans son rapport sur la septième revue du programme économique et financier du Cameroun, publié en 2025, l’institution relevait déjà que les charges liées au fonctionnement de la centrale de Nachtigal étaient susceptibles d’exercer de nouvelles pressions sur les finances publiques.
Alors que le gouvernement prépare d’autres infrastructures énergétiques majeures, notamment le barrage hydroélectrique de Kikot, Nachtigal apparaît désormais comme un cas d’école. Le projet reste essentiel pour renforcer l’offre électrique nationale, mais son montage financier rappelle que les grands barrages ne se mesurent pas seulement en mégawatts. Ils se mesurent aussi à la capacité de l’État à sécuriser durablement les engagements contractuels, les garanties publiques et les flux de paiement qui conditionnent leur viabilité.
Amina Malloum
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23-02-2026 – Barrage de Nachtigal : les factures impayées de l’État envers NHPC frôlent déjà 70 milliards FCFA
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André Onana tacle Samuel Eto’o sur Snapchat

Dans une courte déclaration sur le réseau social Snapchat, le gardien de but camerounais félicite la Côte d’Ivoire pour sa qualification aux 1/16eme de finale de la Coupe du monde 2026 et fait un tacle irrégulier au président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot).
De l’avis de plusieurs observateurs de notre landerneau, c’est un tacle irrégulier comme on dit dans le monde du football. Après la qualification de la Côte d’Ivoire pour les 1/16e de finale de la Coupe du Monde, le gardien de but international Camerounais, André Onana, s’est exprimé sur Snapchat.
«Félicitations à la Belle-famille. Ça aurait pu être nous mais… Ego… Ego… l’Ego de Donatien K. En tout cas, Bonne nuit», écrit-il. Cette sortie n’est pas un fait du hasard. La responsabilité de la non-qualification du Cameroun pour la Coupe du monde fait l’objet d’un débat houleux, divisant l’opinion publique entre ceux qui pointent du doigt la gestion de Samuel Eto’o et ceux qui accusent l’État ou les conflits internes.
Fédération Camerounaise de Football
La question de savoir qui est responsable de cet échec historique divise les observateurs en plusieurs camps. Une grande partie de l’opinion, appuyée par des analystes et des politologues, accuse le président de la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot), Samuel Eto’o, de déstabiliser l’équipe nationale.
Ils pointent notamment du doigt l’instabilité chronique au niveau du staff technique et les tensions ouvertes avec le ministère des Sports, qui auraient perturbé la sérénité des joueurs et du sélectionneur Marc Brys. Le camp de la fédération rejette ces accusations.
Lions Indomptables
Les partisans de Samuel Eto’o imputent plutôt les contre-performances aux « écarts » de l’entraîneur belge Marc Brys, à des choix tactiques discutables, et à des conflits internes entre certains cadres de l’équipe, comme André Onana. Certains analystes estiment que la responsabilité globale incombe à l’État.
Ils reprochent aux instances gouvernementales, notamment le ministère des Sports, d’avoir imposé des décisions et alimenté des crises institutionnelles plutôt que de privilégier un environnement stable pour les Lions Indomptables.

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