Connect with us

Actualités locales

Port de Kribi : AGL engage 2,6 milliards FCFA dans une nouvelle plateforme dédiée au cacao

Published

on

Port de Kribi : AGL engage 2,6 milliards FCFA dans une nouvelle plateforme dédiée au cacao
Spread the love

(Investir au Cameroun) – Africa Global Logistics (AGL) Cameroun, filiale du groupe MSC, poursuit l’extension de ses capacités logistiques au port de Kribi. L’entreprise a lancé, le 25 juin 2026, la construction de la phase 3 de son Kribi Logistics Hub (KLH), pour un investissement de 2,6 milliards de FCFA.

Prévue sur une superficie de 2,9 hectares, cette nouvelle phase comprendra un yard pavé de 5 000 m², un entrepôt de 9 000 m², un pont-bascule ainsi qu’une voie de contournement destinée à fluidifier la circulation des camions. Les travaux doivent s’étendre sur dix mois, de juillet 2026 à avril 2027. Le site sera principalement consacré à l’entreposage du cacao.

Une spécialisation progressive par filières d’exportation

Pour AGL Cameroun, cette nouvelle extension marque une étape supplémentaire dans la montée en puissance de Kribi Logistics Hub. « La phase 3 dont nous posons la première pierre marquera l’entrée dans la maturité », a déclaré Thibaut Lamé, directeur général d’AGL Cameroun.

Le lancement de ce chantier intervient parallèlement à la mise en service de la phase 2 du KLH, réalisée pour un coût proche de 3 milliards de FCFA. Établie sur 1,5 hectare, dont 0,5 hectare aménagé, cette phase comprend un yard pavé de 10 000 m² et un entrepôt de 3 000 m². Elle est principalement destinée à l’entreposage du coton.

À travers cette spécialisation progressive, AGL cherche à faire de sa plateforme de Kribi un outil logistique adapté aux grandes filières d’exportation du Cameroun. Après le coton, la phase dédiée au cacao doit permettre d’améliorer les conditions de stockage, de préparation et d’acheminement de l’un des principaux produits agricoles exportés par le pays.

Avec ce nouvel investissement, les financements engagés par AGL dans le KLH atteignent 10,7 milliards de FCFA, dont 8,1 milliards de FCFA pour les deux premières phases. À terme, la plateforme devrait s’étendre sur près de 7 hectares, afin d’accompagner la croissance du trafic au port en eau profonde de Kribi.

Kribi veut consolider son rôle de hub régional

Cette extension intervient dans un contexte de montée en gamme du Port autonome de Kribi (PAK), dont les capacités opérationnelles ont été renforcées par la mise en service du deuxième terminal à conteneurs. L’objectif est d’accompagner l’augmentation des volumes, mais aussi de mieux structurer les chaînes logistiques liées aux exportations agricoles, minières et industrielles.

Pour AGL Cameroun, Kribi doit devenir une interface logistique capable de relier le Cameroun aux marchés du Tchad, de la République centrafricaine et du Congo. Cette ambition suppose toutefois des infrastructures de stockage, de manutention et de circulation interne capables d’absorber des volumes croissants sans créer de nouveaux goulets d’étranglement.

Le directeur général du PAK, Patrice Melom, voit dans cette dynamique privée un signal de confiance dans le potentiel de la place portuaire. Selon lui, les investissements engagés par des opérateurs comme AGL montrent que l’infrastructure portuaire tient progressivement ses promesses et peut désormais se projeter vers l’exportation des produits miniers, le développement de la logistique régionale et la transformation locale.

L’enjeu dépasse donc la seule extension d’un entrepôt. Avec cette phase 3 du KLH, AGL renforce l’écosystème logistique autour du port de Kribi et contribue à installer la plateforme camerounaise dans la compétition des hubs portuaires du golfe de Guinée. Reste désormais à transformer cette montée en capacité en avantage commercial durable, grâce à des corridors terrestres plus fluides, des coûts logistiques maîtrisés et une meilleure intégration des filières d’exportation.

Frédéric Nonos

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

Hiram Iyodi appelle à la vigilance face aux « grandes manœuvres » au sommet de l’État

Published

on

Hiram Iyodi appelle à la vigilance face aux « grandes manœuvres » au sommet de l’État
Spread the love

Le président national du Mouvement patriotique pour la prospérité du peuple (MP3), Samuel Hiram Iyodi, appelle le peuple camerounais à accroitre la vigilance au cours du mois de novembre 2026, mois qui annonce le « point d’achèvement des grandes manœuvres » au sommet de l’État.

C’est comme un chant d’appel à l’éveil populaire que le président national du MP3 entonne ce 1ᵉʳ jour du mois de novembre, jour dédié à la célébration de tous les saints à l’Église catholique. Hiram Samuel Iyodi sonne la cloche d’entrée dans le dernier virage de l’année 2026, période qui commande l’évaluation du chemin parcouru, et l’action pour l’atteinte des objectifs. Moment qui nécessite aussi une plus grande vigilance dans le domaine politique. En ce que le mois de novembre est, d’après l’homme politique, le mois de tous les dangers au Cameroun.

Il marque le premier anniversaire de la prestation de serment du président Paul Biya après la réélection en octobre 2025. Il est le sixième mois après « la modification constitutionnelle illégitime » instaurant le poste de vice-président. Au début de ce mois, l’ancien candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025 constate un « statu quo au sommet de l’exécutif ». Une situation qui annonce « le point d’achèvement des grandes manœuvres » au sommet de l’État. Sans toutefois donner d’explications.

Pour ces raisons et bien d’autres, le président du MP3 recommande, outre la vigilance, de protéger l’avenir. De se préparer à préserver la souveraineté, à défendre le pouvoir que le peuple confie. De faire le choix de se battre pour une refondation de l’Etat portée par la volonté populaire. Plutôt que de subir en silence ces grandes manœuvres en vue de la reproduction du système gouvernant. D’empêcher qu’une « décision fabriquée par de sombres officines ne soit imposée » au peuple.

Hiram Samuel Iyodi, déjà inscrit dans la perspective de la tenue des prochaines élections législatives et municipales pour lesquelles il a annoncé sa candidature, lance un autre appel en direction des décideurs. Celui de convoquer le corps en ce mois de novembre. L’appel arrive alors que cette convocation est attendue au cours de la première décade de ce mois. Le parti a hâte d’aller conquérir des sièges. Lui qui s’active de part et d’autre pour étendre son ancrage territorial et pour mobiliser l’électorat.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Actualités locales

Incendie à l’usine Metafrique Steel à Douala : 16 personnes grièvement brûlées !

Published

on

Spread the love

À Douala, un violent incendie s’est déclaré au petit matin de ce lundi 2 novembre 2026 dans les installations de l’entreprise Metafrique Steel, située dans […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

l’Indice Ibrahim 2026 révèle une faible progression de 0,8 point en dix ans

Published

on

l’Indice Ibrahim 2026 révèle une faible progression de 0,8 point en dix ans
Spread the love

L’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG) 2026, publié le 31 octobre par la Fondation Mo Ibrahim, révèle un paradoxe : les opportunités économiques et le développement humain progressent, mais la gouvernance globale n’a gagné que 0,8 point en dix ans.

La gouvernance en Afrique n’a progressé que de 0,8 point en dix ans, pour atteindre un score moyen de 50,1 sur 100 en 2025. C’est ce que révèle l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG) 2026, publié le samedi 31 octobre par la Fondation Mo Ibrahim.

Un résultat qui illustre un contraste frappant. Les fondements des opportunités économiques (+3,7 points) et le développement humain (+2,5 points) s’améliorent nettement, tandis que la sécurité et l’État de droit (-1,7 point), ainsi que la participation, les droits et l’inclusion (-1 point) reculent.

Autrement dit, l’Afrique crée davantage de richesse et améliore les conditions de vie, mais sans que cela se traduise par un renforcement équivalent de ses institutions, de sa sécurité et de sa démocratie.

Publié tous les deux ans, l’indice évalue la gouvernance dans les 54 pays africains à partir de 96 indicateurs issus de 51 sources de données. Regroupés en quatre grandes catégories, ils couvrent les dimensions politiques, économiques, sociales et sécuritaires de la gouvernance. Chaque pays reçoit une note sur 100.

Au classement 2025, les Seychelles arrivent en tête avec 78,6 points, devant Maurice (75) et le Cap-Vert (70,3). Le Maroc entre dans le Top 10, tandis que la Tunisie le quitte.

Plus inquiétant, sur la décennie, 23 pays ont enregistré un recul de leur gouvernance globale. Un signal fort pour les décideurs : sans État de droit, sans sécurité et sans inclusion, les progrès économiques risquent de rester fragiles et inégalement partagés.

Pour les investisseurs comme pour les citoyens, le message de l’IIAG 2026 est clair : la performance économique ne suffit plus. La qualité de la gouvernance est désormais la condition de la durabilité de la croissance africaine.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici