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La BEAC rejoint le PAPSS pour fluidifier le commerce et réduire les coûts de transaction

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La BEAC rejoint le PAPSS pour fluidifier le commerce et réduire les coûts de transaction
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L’Hôtel Hilton de Yaoundé accueillait le lundi 1er juin 2026 le Kick-off institutionnel du Pro Meet Up 5, présidé par Jean Ernest Ngalle Bibehe, ministre des Transports et représentant personnel du Premier ministre du Cameroun. Devant des délégués venus du Gabon, du Congo, de la RCA, du Tchad et de Guinée équatoriale, Mike Ogbalu III a pris le micro et lâché l’annonce que beaucoup attendaient. La BEAC a signé une convention d’intégration au PAPSS. Quelques applaudissements ont ponctué le silence avant que les conversations reprennent, à voix haute cette fois, dans les travées.

Un détour coûteux qui prend fin

La mécanique actuelle du commerce sous-régional en Afrique centrale illustre à elle seule l’absurdité du système en place. Une PME de Douala qui règle un fournisseur de Libreville convertit d’abord ses francs CFA en dollars ou en euros, supporte des frais de change, attend plusieurs jours, avant que les fonds ne reviennent sur le continent sous une autre devise. Ce détour par les correspondants bancaires étrangers, qui traitaient historiquement près de 48 % des paiements interbancaires africains, représente un coût financier considérable pour des entreprises dont la compétitivité s’érode à chaque transaction.

Le PAPSS court-circuite cette logique. Lancé commercialement en janvier 2022 après un pilote dans la Zone monétaire d’Afrique de l’Ouest, ce système de règlement brut en temps réel permet des paiements transfrontaliers en monnaies locales africaines. Il réduit les coûts de transaction jusqu’à 95 % et compresse les délais de règlement de plusieurs jours à quelques secondes. Le réseau connecte aujourd’hui plus de 19 pays, 150 banques commerciales et 14 commutateurs de paiement dans quatre régions du continent. L’Afrique centrale manquait jusqu’ici à l’appel.

La CEMAC face à son retard d’intégration

La zone CEMAC traîne depuis des décennies une réputation d’une des sous-régions les moins intégrées économiquement du continent, malgré l’abondance de ses ressources naturelles. Le Cameroun, dont le déficit commercial atteignait 2 004 milliards de FCFA en 2023, illustre l’urgence d’un levier de compétitivité qui agisse directement sur le coût financier du commerce extérieur sous-régional. L’adhésion de la BEAC au PAPSS ouvre précisément cette voie. Les entreprises camerounaises, gabonaises ou congolaises pourront désormais facturer et régler leurs transactions directement en francs CFA, de manière instantanée, sans mobiliser de ressources en devises étrangères.

L’enjeu dépasse la simple réduction des frais bancaires. En permettant des règlements en monnaies africaines, le PAPSS réduit l’exposition des économies de la zone aux chocs du dollar. Il desserre la contrainte de liquidité des banques commerciales de la CEMAC, qui immobilisent des ressources en devises pour couvrir leurs transactions interbancaires transfrontalières. Pour les PME et les opérateurs du secteur informel, qui représentent une part considérable du commerce frontalier en Afrique centrale, l’accès à un système de paiement instantané et peu coûteux constitue une ouverture de marché concrète.

Un chantier qui commence maintenant

Mike Ogbalu III a été précis sur la suite. « Aujourd’hui j’ai officiellement annoncé que la région CEMAC, à travers la banque centrale BEAC, a rejoint le réseau PAPSS. C’est le début du chemin en ce qui concerne la participation de la région au réseau », a-t-il déclaré. Il a annoncé une série d’ateliers destinés aux banques commerciales de la zone, organisés en partenariat avec la BEAC, pour enclencher les intégrations techniques. « Certaines banques avancent vite, d’autres sont un peu plus lentes, mais nous sommes disponibles pour commencer l’intégration immédiatement », a-t-il ajouté, précisant que le PAPSS est prêt à apporter un soutien financier aux banques commerciales pour accélérer leur connexion au réseau.

Le processus suivra une séquence progressive. Les banques commerciales rejoindront d’abord le réseau, puis parraineront les fintechs souhaitant y adhérer, sous réserve d’une lettre de non-objection délivrée par la banque centrale. « Au fur et à mesure, nous reviendrons pour annoncer que le service est désormais disponible dans l’ensemble du réseau d’agences d’une banque, puis sur leurs appareils mobiles, sur leur banque en ligne, et ainsi de suite », a détaillé Mike Ogbalu III.

Une dynamique continentale qui s’accélère

L’adhésion de la BEAC s’inscrit dans une expansion continentale du PAPSS qui suit une logique accélérée. En novembre 2024, la Banque centrale d’Égypte avait intégré le système, faisant du Caire le siège du PAPSS et positionnant l’Égypte comme pont vers le Moyen-Orient. L’intégration de la BCEAO, pendant ouest-africain de la BEAC, reste en discussion. La convergence de la zone franc avec le PAPSS constitue un chantier dont le Pro Meet Up 5 vient de poser une première pierre publique, au cœur de la capitale politique camerounaise. « Les grandes transformations commencent toujours par des conversations stratégiques », a conclu Mike Ogbalu III. Celle-ci a eu lieu devant les décideurs publics et les opérateurs économiques de toute la sous-région.

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Marché des titres publics : 98 milliards FCFA levés sur 160 milliards attendus au 1er trimestre

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Marché des titres publics : 98 milliards FCFA levés sur 160 milliards attendus au 1er trimestre
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Le Trésor camerounais a enregistré un début d’année en deçà de ses prévisions sur le marché des titres publics. Entre janvier et mars 2026, il a levé 98 milliards de FCFA contre un objectif trimestriel de 160 milliards de FCFA, soit un manque de 62 milliards de FCFA. D’après le Document de programmation économique et budgétaire (DPEB) 2027-2029, le taux de réalisation s’est établi à 61,3 %.

Les ressources mobilisées proviennent de 50,3 milliards de FCFA d’Obligations du Trésor assimilables (OTA), utilisées pour le financement à moyen et long terme, et de 47,7 milliards de FCFA de Bons du Trésor assimilables (BTA) à 52 semaines, destinés aux besoins de trésorerie de l’État. Malgré cet écart par rapport à la programmation, le montant levé reste supérieur aux 84,4 milliards de FCFA collectés au premier trimestre 2025, soit une progression de 13,6 milliards de FCFA ou 16,2 %.

DES INVESTISSEURS PLUS EXIGEANTS

Cette contre-performance s’inscrit dans un environnement moins favorable sur le marché des titres publics de la Cemac. Les États continuent d’y rechercher des ressources importantes, mais les investisseurs demandent désormais des rendements plus élevés et privilégient les échéances courtes. Cette évolution avait déjà été relevée par le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, le 13 février 2025 à Douala.

Selon les données présentées à cette occasion, le Cameroun a levé 1 153,9 milliards de FCFA sur ce marché en 2024, en hausse de 20,4 % sur un an. Dans le même temps, le taux de rémunération des Bons du Trésor assimilables est passé de 2,67 % en 2020 à 6,33 % en 2024, tandis que le taux de couverture des besoins du Trésor est tombé de 206,9 % à 69 %.

Le Directeur général du Trésor et de la Coopération financière et monétaire, Sylvester Moh Tangongho, dresse le même constat dans un entretien accordé à Défis Actuels. « Nous faisons face au renchérissement du coût du financement de notre dette publique. Cette situation s’accompagne également d’un raccourcissement de la maturité moyenne des titres émis, les investisseurs privilégiant désormais des échéances plus courtes », explique-t-il.

Pour élargir la base des souscripteurs, le Trésor envisage d’ouvrir davantage le marché aux particuliers par l’intermédiaire des plateformes numériques. « Les fintech pourraient agréger des milliers de souscriptions de faible montant et permettre ainsi à un plus grand nombre d’épargnants de participer au financement de l’État », indique le responsable. Il évoque également la possibilité de lancer des émissions liées à des projets identifiés. « Des emprunts pourraient être lancés pour financer une infrastructure bien identifiée, comme un pont ou un équipement local. Les souscripteurs sauraient alors précisément à quoi leur contribution est affectée », précise Sylvester Moh Tangongho.

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SIARC 2026 : Le Cameroun juxtapose la tradition et la modernité pour stimuler l’innovation artisanale

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SIARC 2026 : Le Cameroun juxtapose la tradition et la modernité pour stimuler l’innovation artisanale
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Cet événement biennal prévu du 27 juillet au 05 août 2026 à Yaoundé, mettra en avant l’artisanat local par des expositions-ventes, des rencontres B2B, des ateliers de formation et des innovations.

Promouvoir et stimuler l’innovation dans le secteur de l’artisanat camerounais, en créant une plateforme d’échanges fructueux entre les savoirs-faires traditionnels et les influences contemporaines, afin d’accroître sa compétitivité. C’est l’objectif général de la 9ème édition du Salon international de l’artisanat du Cameroun (SIARC), prévu du 27 juillet au 05 août 2026 au musée national de Yaoundé.

L’événement qui aura pour pays invités d’honneur la Côte d’Ivoire et le Cameroun et l’Algérie va se tenir sous le thème : «Entre tradition et modernité : comment stimuler l’innovation artisanale? ». Comme innovation de cette 9ème édition, le SIARC 2026 ambitionne des formations des artisans sur l’appropriation du processus de normalisation et de certification des produits artisanaux, l’ouverture d’une boutique souvenir SIAR 2026 et un atelier d’initiation des jeunes vulnérables aux métiers artisanaux.

Au cours du point de presse organisé hier jeudi 23 juillet 2026 à Yaoundé en prélude à l’événement, Achille Bassilekin III, ministre en charge des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa) a expliqué que «l’artisanat demeure l’un des piliers de l’économie camerounaise. Selon les autorités, il mobilise près de 60 % de la population active, contribue significativement à la création de richesses, favorise l’insertion socio-économique et participe à la préservation de l’identité culturelle nationale».

Dans son allocution, le membre du gouvernement a rappelé que la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) fait de l’innovation, de la compétitivité et de la valorisation du secteur privé des instruments majeurs pour conduire le Cameroun vers l’émergence. L’artisanat y occupe une place de choix en tant que levier de création d’emplois, de promotion du « Made in Cameroon » et de développement des chaînes de valeur locales.

Achille Bassilekin III a indiqué que l’artisanat national dépasse le simple acte commercial. « Acheter un produit artisanal camerounais, c’est soutenir une famille, préserver un savoir-faire, contribuer à la création d’emplois et investir dans notre patrimoine culturel », a-t-il déclaré.

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Absence de Paul Biya : le SDF dénonce le black out total

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Absence de Paul Biya : le SDF dénonce le black out total
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«Qui gouverne ce pays ? Le chef de l’État est absent du territoire national depuis plus de six semaines (…). La vice-présidence, créée à la hâte en avril au nom de la continuité de l’État demeure vacante. L’État fonctionne par délégation de signature qu’aucun citoyen n’a jamais vue».Le coup de gueule est de Joshua Osih hier lors de la conférence de presse qu’l a donnée à Yaoundé. Le séjour prolongé du président de la République en Europe était le sujet phare abordé par le président du Social democratic front (SDF) à cette occasion où il présentait la position de son parti sur l’état de la nation. Joignant ainsi sa voix aux millions d’autres qui s’inquiètent du « court séjour » présidentiel devenu de plus en plus élastique. Déjà 45 jours que le peuple camerounais est sans nouvelles de Paul Biya son président, parti « en Europe » début juin dernier, et qui n’a plus donné signe de vie. Lui qui a fait l’objet de vifs débats sur son état de santé à l’occasion de la célébration de la Fête nationale le 20 mai dernier. Lui dont des sources annoncent une hospitalisation en Suisse. Une information qui avait été donnée par le magazine Jeune Afrique. Le ministre de la Communication René Emmanuel Sadi, avait démenti cette information, la déclarant « non fondée ». Le porte-parole du gouvernement indiquait que Paul Biya est au travail.

Mais cela fait déjà un mois et demi que l’homme en qui le peuple camerounais a confié son destin, est toujours sans nouvelles officielles. Amplifiant les rumeurs et débats sur sa santé. Et désormais sur la vacance à la tête de l’Etat. Convoquant l’article 6, alinéa 5 de la Constitution du 18 janvier 1996 modifiée en avril dernier. Lequel dispose que «en cas de vacance de la présidence de la République pour cause de décès ou de démission, ou en cas d’empêchement définitif dûment constaté par le Conseil constitutionnel, le vice-président achève le mandat du président de la République». Faux : «Affirmer que le pouvoir (exécutif) est ‘’vacant’’ au Cameroun relève d’un barbarisme juridique, voire politique oulogique », réagi Jacques Fame Ndongo, secrétaire à la communication du Rdpc, parti au pouvoir.

« République en pilotage automatique »

Sauf que la réalité à savoir la longue absence prolongée du président de la République, impose débats et conjectures lorsqu’après sa sortie, le patron de la communication du parti au pouvoir ne peut apporter une preuve que Paul Biya continue d’être le commandant de bord du bateau Cameroun. Le SDF par la voix de son président, est monté au créneau pour joindre sa voix à celles des autres Camerounais qui refusent d’assister en victimes résignées du sevrage brusque de leur président ; mais surtout, de sortir le débat des réseaux sociaux pour l’exposer dans les espaces conventionnels de gouvernance participative de la cité. «Nous comprenons, et nous l’avons dit, que d’un point de vue constitutionnel, cette vacance n’existe pas par voie d’absence», rejoint-il Fame Ndongo. «Nous respectons cela. Nous sommes des républicains et nous respectons les lois qui nous entourent. Mais nous disons, et nous insistons, que d’un point de vue politique et tout simplement de décence, la question reste sur la table : celle qui oblige le président de la République d’informer ses concitoyens. Tout comme il le fait quand il part, il a l’obligation de nous dire ce qu’il lui arrive», s’en éloigne-t-il. Jugeant l’absence de communication officielle comme «indécente et méprisante».

Le Chairman du SDF rappelle que le chef de l’Etat«est une institution». Insistant sur le fait que «nous devons savoir ce qui se passe avec le chef de l’Etat». Et «ce n’est pas une faveur que nous demandons». Et d’insister sur la notion de « court séjour », autre pan du débat. «Si court, chez lui, veut dire 45 jours, il faudrait qu’on revoie le curriculum scolaire au Cameroun, parce que, quand moi je suis allé à l’école, 45 jours n’étaient pas considérés comme un court séjour». Le successeur de Ni John Fru Ndi ne se contente plus du bavardage : «Quand nous disons que nous allons aviser, c’est tout simplement pour savoir : qu’il nous informe, de ce qui se passe. Parce que si, après tous ces appels des Camerounais pour savoir où il est, il ne répond pas, il faudra passer à la phase suivante : comprendre pourquoi il ne peut pas nous dire où il est», menace-t-il. D’autant plus que «le Cameroun est une République en pilotage automatique et l’on ne s’en remet pas à un pilotage automatique dans la tempête». Faisant allusion aux nombreuses questions et préoccupations des Camerounais à l’heure actuelle : la vie chère, la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle d’avril 2026 qui institue la vice-présidence de la République, le problème du trafic illicite de l’or,…

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