Connect with us

Actualités locales

Cemac : le Cameroun reste roi du Mobile Money en 2024, avec 65,1% des comptes et 57% de la valeur des transactions

Published

on

Cemac : le Cameroun reste roi du Mobile Money en 2024, avec 65,1% des comptes et 57% de la valeur des transactions
Spread the love

(Investir au Cameroun) – Le dynamisme des opérateurs des services de paiement en activité au Cameroun a une nouvelle fois permis de consolider l’essor du Mobile Money dans la zone Cemac – Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA – tout au long de l’année 2024.

Selon le rapport sur les services de paiement dans la Cemac, publié par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), le Cameroun concentre 65,1% des comptes Mobile Money existants dans la sous-région au cours de la période analysée, contre 62,1% en 2023 (+3%). La valeur des transactions financières effectués par ce canal au Cameroun représente quant à elle 57% de la valeur sous-régionale. Cette proportion est en baisse de près de 6%, puisqu’elle ressortait à 63,58% en 2023.

Dans le détail, indique le rapport de la BEAC, au 31 décembre 2024, un peu plus de 51,2 millions de comptes Mobile Money ont été recensés dans la Cemac, en hausse de 28% sur un an. La même source révèle que 30,9 millions de ces comptes étaient logés au Cameroun. Ce chiffre correspond à une augmentation de plus de 6 millions de comptes en glissement annuel, puisque la banque centrale n’avait recensé que 24,86 millions de comptes de paiements mobiles au Cameroun en 2023.

A en croire la BEAC, l’adoption croissante des services Mobile Money dans la Cemac, en général, et au Cameroun, en particulier, est en lien avec la généralisation des applications bancaires mobiles. «Ces solutions permettent désormais aux clients de disposer, en complément de leur compte bancaire traditionnel, d’un compte de paiement de type Mobile Money», explique la banque centrale.

26 773 milliards de FCFA de transactions Mobile Money en 2024

Par ailleurs, poursuit la BEAC, les évolutions technologiques ont permis de dissocier l’identifiant téléphonique du compte de paiement de l’opérateur des télécommunications, offrant plus de flexibilité dans l’ouverture des comptes de paiements mobiles. Résultat des courses : avec un seul numéro de téléphone, il est désormais possible d’ouvrir plusieurs comptes de paiements auprès des établissements agréés.

Ces évolutions ont positivement impacté le volume et la valeur des transactions effectuées via le Mobile Money dans la Cemac en 2024. En effet, selon le rapport sur les services de paiement, le volume des transactions dans la sous-région cette année-là a progressé de 6,42%, atteignant 3,7 milliard. La valeur globale de ces opérations enregistre une hausse beaucoup plus vigoureuse de 20,33%, à 34 778,5 milliards de FCFA. Dans cette enveloppe, indiquent les données de la BEAC, 26 773 milliards de FCFA de transactions ont été effectuées au Cameroun, soit pratiquement quatre fois plus qu’au Congo et au Gabon réunis.

Selon la banque centrale, cette croissance est soutenue par plusieurs facteurs : campagnes de promotion des établissements de paiement ; reprise en main de l’activité par certains opérateurs ; interbancarité permettant de capter des flux auparavant hors du secteur bancaire ; généralisation des paiements de petits montants ; et avènement de nouveaux services tels que les microcrédits et les transferts internationaux.

Brice R. Mbodiam

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

Banque mondiale : les 21 projets financés au Cameroun affichent un taux de décaissement de 18,7% à fin juin 2026

Published

on

Banque mondiale : les 21 projets financés au Cameroun affichent un taux de décaissement de 18,7% à fin juin 2026
Spread the love

(Investir au Cameroun) – D’après des données de la Banque mondiale consultées parInvestir au Cameroun, les 21 projets financés par l’institution au Cameroun affichaient, au 30 juin 2026, un taux global de décaissement de 18,7%. Dans le détail, les projets nationaux présentent un taux de décaissement de 20,3%, tandis que les projets régionaux se situent à 17,2%, selon les mêmes données. Ce niveau reste faible au regard du volume des engagements financiers mobilisés en faveur du pays.

Cinq projets au-dessus de la barre des 50%

Dans le détail, seuls cinq projets, tous nationaux, ont franchi la barre des 50% de taux de décaissement. Il s’agit du Prolac, qui affiche 100%, du Pulcca, à 99%, du PDST, à 70%, du Parec, à 66%, et du PRRTERS, à 55%. Les deux premiers, Prolac et Pulcca, arrivent d’ailleurs en fin de cycle, ce qui explique leur taux de décaissement proche de la saturation.

Un ventre mou entre 20% et 50%

À mi-chemin, plusieurs projets se situent entre 20% et 50% de taux de décaissement. C’est le cas du PFSAIE, à 49%, du Perace et du Pirect, à 41% chacun, du Padesce, à 30%, ou encore du projet Viva Logone, à 28%. Le Patnuc, le projet Viva Bénoué et le Pacri affichent chacun 22%, tandis que le PFORR Énergie plafonne à 21%.

Les projets régionaux en queue de classement

Le bas du classement est occupé en grande partie par des projets régionaux. Le projet Impact PFORR pointe à 18%, le Prolog à 17%, Hiswaca à 11% et le Projet villes et gestion foncière durables (PVGFD) à 8%. Les taux les plus faibles sont ceux du Sewash, à 1%, du PCDN, à 0,8%, et du PMUD, à 0,3%. Ce dernier, consacré à la mobilité urbaine de Douala, est pourtant doté d’une enveloppe de plus de 261 milliards de FCFA de la Banque mondiale.

Une responsabilité partagée

Ces écarts s’expliquent d’abord par les calendriers de mise en œuvre, les projets n’ayant pas tous été lancés au même moment. Certains arrivent en fin de cycle, comme le Prolac et le Pulcca, tandis que d’autres, à l’instar du Sewash ou du PMUD, sont encore en phase de démarrage.

Mais, pour plusieurs projets en cours d’exécution, les faibles taux de décaissement traduisent aussi des difficultés d’absorption des crédits disponibles. Celles-ci peuvent être liées à des lenteurs administratives, aux procédures de passation des marchés, aux délais d’entrée en vigueur, aux plans de réinstallation, aux contraintes foncières ou encore aux capacités de gestion des unités de coordination. Ces blocages retardent la transformation des financements engagés en réalisations concrètes sur le terrain.

Dans certains cas, ces contreperformances peuvent conduire la Banque mondiale, en accord avec le gouvernement camerounais, à restructurer des projets, à réallouer une partie des financements ou à les orienter vers des secteurs jugés plus opérationnels.

Un portefeuille de 2 700 milliards de FCFA

Ces faibles taux de décaissement interviennent dans un contexte où les engagements financiers de la Banque mondiale au Cameroun ont atteint des niveaux historiques. Depuis avril 2023, l’institution a accru ses engagements envers le pays de 826 millions de dollars, soit environ 475 milliards de FCFA, portant son portefeuille total à 4,5 milliards de dollars, soit près de 2 700 milliards de FCFA. Cette hausse de 21% en deux ans avait été annoncée lors de la revue conjointe des projets tenue en avril 2025.

Les secteurs de l’énergie et des transports concentrent à eux seuls la moitié de ces engagements, soit 2,3 milliards de dollars, l’équivalent d’environ 1 380 milliards de FCFA. Ce poids confirme l’importance stratégique de ce portefeuille pour les infrastructures, la compétitivité et la fourniture de services publics essentiels.

Le taux de décaissement global de 18,7% enregistré au 30 juin 2026 révèle donc moins une absence de financements qu’une difficulté persistante à les transformer rapidement en investissements effectifs. Pour le Cameroun, l’enjeu est désormais d’accélérer l’exécution des projets, de lever les blocages administratifs et techniques, et d’améliorer la capacité d’absorption des financements extérieurs à un moment où les besoins en investissements publics restent particulièrement élevés.

Ludovic Amara

Lire aussi :

02-02-2026-Décentralisation : la Banque mondiale veut retirer 90 milliards de FCFA du Prolog, faute de décaissements suffisants

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

Samuel Eto’o : « En 2026, il regrettable qu’un champion soit encore jugé sur sa couleur de peau »

Published

on

Spread the love

Face aux propos racistes ayant visé Kylian Mbappé durant la Coupe du monde 2026, Samuel Eto’o a pris la parole avec fermeté. Dans un entretien […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

Paul Biya félicite le président du Monténégro

Published

on

Spread the love

Dans un télégramme officiel signé le 10 juillet 2026 par le chef de l’Etat camerounais, ce dernier adresse ses félicitations à son homologue Jakov Milatović, […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici