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Éding Sport en crise : sanctionné par la FIFA, le club sombre après un recrutement raté


Actuellement engagé en deuxième division, Éding Sport de la Lékié fait face à des sanctions de la FIFA et peine à se sortir d’une spirale négative qui semble ne plus finir.
À l’origine de cette nouvelle affaire, selon radio RSI, un recrutement qui a viré au fiasco. Il y a quelques années, le président du club, Saint Fabien Mvogo, avait accepté de rendre service à Gérard Elle en accueillant un joueur ivoirien au sein de son effectif.
D’après les journalistes de RSI, présenté à l’époque comme intermédiaire de joueurs, celui qui ne jure désormais qu’au nom d’André avait expliqué qu’il s’agissait simplement d’offrir à son joueur une opportunité de se relancer au Cameroun, dans l’optique de faciliter un transfert imminent vers l’étranger. Dans un esprit de solidarité, et soucieux d’accompagner cette démarche, le président d’Éding Sport avait consenti à lui faire signer un contrat.
Mais très vite, le projet prend une tournure inattendue. Le staff technique de l’époque, conduit par Anicet Mbarga Foe estime que le joueur ne présente pas le niveau requis pour apporter une réelle plus-value à l’équipe. En interne, le constat est sans appel : le recrutement apparaît comme une escroquerie manifeste. La question d’une rupture de contrat est alors rapidement mise sur la table.
C’est à partir de ce moment que la situation bascule. Refusant cette décision, le joueur de nationalité ivoirienne saisit les instances compétentes et engage une procédure contre le club de la Lékié. L’affaire se solde aujourd’hui par une condamnation lourde de conséquences …Éding Sport est contraint de verser la somme de 50 000 euros au joueur. À cela s’ajoutent des sanctions sportives particulièrement pénalisantes : interdiction de recruter et retrait de six points avant même chaque rencontre de championnat en MTN Elite Two.
Malgré plusieurs tentatives de règlement à l’amiable, aucune issue favorable n’a été trouvée. Le joueur campe sur sa position et exige le paiement intégral de la somme due, rejetant les différentes propositions formulées par les dirigeants du club.
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SCDP : les pertes de produits pétroliers ramenées sous 1 500 m³ sur les cinq premiers mois de 2026

(Investir au Cameroun) – Selon la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP), les pertes moyennes enregistrées sur l’ensemble des produits sont passées de près de 3 000 m³ entre janvier et mai 2025 à moins de 1 500 m³ sur la même période en 2026. En volume absolu, la baisse atteint donc au moins 50 % en un an.
L’annonce a été faite le 2 juillet 2026 à Douala au cours de la traditionnelle rencontre « Pertes et mesures », qui réunit le stockeur public et les distributeurs de produits pétroliers, couramment désignés comme marketers. Présidée par Gabriel Eteki Ebokolo, directeur général adjoint de la SCDP, cette concertation porte sur la gestion des écarts de stock et la performance des équipements de mesure et de stockage.
Une baisse en volume, mais un taux de pertes encore inconnu
La SCDP ne communique toutefois ni le volume total de produits réceptionnés, stockés et livrés au cours des deux périodes ni le taux de pertes correspondant. Il n’est donc pas possible de déterminer si l’efficacité opérationnelle s’est améliorée exactement dans les mêmes proportions que la baisse observée en volume absolu.
Une réduction des pertes de 3 000 à moins de 1 500 m³ constitue un progrès apparent. Mais sa portée dépend également de l’évolution des volumes traités. Si l’activité a augmenté en 2026, la performance est plus importante que ne le laisse apparaître le seul chiffre brut. À l’inverse, une baisse des volumes manipulés pourrait expliquer une partie du recul.
L’entreprise ne fournit pas non plus de ventilation par dépôt ou par type de produit. Les données publiées ne permettent donc pas d’identifier les installations ayant enregistré les avancées les plus importantes, ni de distinguer les pertes portant sur le super, le gasoil, le pétrole lampant ou les carburants destinés à l’aviation.
La SCDP invoque la modernisation des équipements
Gabriel Eteki Ebokolo attribue cette évolution aux investissements réalisés dans les infrastructures de mesure et de stockage, ainsi qu’au respect des engagements pris entre la SCDP et les marketers.
« C’est une démarche permanente, que nous allons continuer à approfondir », a déclaré le directeur général adjoint, en soulignant la qualité de la collaboration avec les distributeurs. La SCDP ne précise cependant ni la nature exacte des équipements récemment installés, ni le montant des investissements engagés, ni les dépôts concernés. Ces données permettraient d’évaluer le coût des améliorations apportées et leur contribution effective à la réduction des écarts de stock.
Pour le stockeur public, chaque mètre cube préservé peut limiter les pertes financières liées aux opérations de stockage et de manutention. Pour les marketers, une meilleure maîtrise des écarts peut également réduire les manques à gagner sur les volumes réceptionnés et livrés. L’effet financier exact dépend néanmoins des mécanismes contractuels d’imputation des pertes entre la SCDP et les distributeurs.
Une diminution des pertes pourrait aussi accroître les volumes effectivement mis à la consommation et soumis aux taxes applicables aux produits pétroliers. La SCDP ne fournit toutefois aucune estimation de la valeur des produits économisés ni du gain fiscal potentiel pour le Trésor public.
Un bénéfice net en hausse de 44 % en 2025
Cette amélioration opérationnelle intervient après une progression des résultats financiers de la SCDP en 2025. Selon ses états financiers, le chiffre d’affaires est passé de 26,85 milliards de FCFA en 2024 à 29,02 milliards en 2025, soit une hausse de 8,1 %. Le bénéfice net a progressé de 2,16 milliards à 3,11 milliards de FCFA, en augmentation de 44 %.
Aucun élément publié ne permet cependant d’établir un lien direct entre ces performances financières de 2025 et la réduction des pertes annoncée pour les cinq premiers mois de 2026.
Pour mesurer pleinement les progrès réalisés, la SCDP devra désormais compléter le volume absolu des pertes par des indicateurs comparables : volumes totaux manipulés, taux de pertes, ventilation par dépôt et par produit, valeur financière des écarts évités et niveau de performance par rapport aux normes techniques du secteur.
Frédéric Nonos
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Après les scellés à Garoua, la Cicam négocie avec la CNPS un moratoire sur une dette sociale de 4,5 milliards de FCFA

(Investir au Cameroun) – Selon un responsable de la Cotonnière industrielle du Cameroun (Cicam) interrogé parInvestir au Cameroun, la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) a placé sous scellés, le 8 juillet 2026, plusieurs installations de l’entreprise publique à Garoua. Cette mesure de recouvrement est liée à des arriérés de cotisations sociales que l’organisme évalue à près de 4,5 milliards de FCFA.
Le cadre de la Cicam confirme aussi bien la fermeture des usines et magasins concernés que le montant de la créance réclamée. La direction de l’entreprise négocie désormais avec la CNPS un nouvel échéancier de remboursement.
« Les négociations sont en bonne voie », assure cette source. La Cicam prévoit d’effectuer un premier versement afin de démontrer sa volonté d’apurer la dette, avant de solliciter la reconduction du moratoire dont elle bénéficiait jusqu’ici.
« Nous allons avancer un montant pour montrer notre bonne foi et demander la reconduction du même moratoire », précise notre interlocuteur, sans dévoiler le montant de ce paiement initial ni les conditions du précédent accord.
Aucun nouvel échéancier n’avait toutefois encore été conclu à la date de publication. La durée du moratoire antérieur, le nombre d’échéances effectivement réglées et les circonstances précises ayant conduit à la pose des scellés n’ont pas été communiqués. Ces éléments seront déterminants dans les discussions sur une éventuelle reprise de l’échelonnement de la dette.
La levée des scellés permettrait de rétablir l’accès aux installations concernées. Elle ne suffirait cependant pas, à elle seule, à relancer durablement une entreprise dont l’outil industriel est déjà fortement dégradé.
Une restructuration évaluée jusqu’à 48,2 milliards de FCFA
Ce nouvel épisode intervient alors que la Cicam traverse l’une des périodes les plus critiques de son histoire. Fragilisée par l’afflux de vêtements de seconde main, la concurrence des tissus et vêtements importés d’Asie et d’Afrique de l’Ouest ainsi que par la contrebande, l’entreprise a progressivement perdu des parts de marché.
Ses difficultés commerciales et financières se sont accompagnées d’une accumulation des pertes et d’une dégradation de l’outil de production, devenu largement obsolète faute d’investissements suffisants.
Une étude diagnostique commandée par le ministère de l’Industrie au Bureau de mise à niveau et réalisée par le cabinet Mazars estime que la restructuration de la Cicam nécessiterait entre 30,7 et 48,2 milliards de FCFA, selon le scénario retenu.
Dans l’hypothèse d’une restructuration intégralement financée par l’État, le besoin net est évalué à 40,6 milliards de FCFA. Une ouverture du capital à un investisseur privé permettrait, selon l’étude, de ramener ce besoin à 21,7 milliards. Dans les deux cas, une importante injection de capitaux est jugée indispensable à la modernisation de l’appareil industriel et à la relance de l’activité.
Les discussions avec Arise toujours sans issue
Parallèlement, les discussions engagées depuis la fin de l’année 2024 entre l’État camerounais et Arise Integrated Industrial Platforms, en vue d’une entrée du groupe au capital de la Cicam, n’ont toujours pas débouché sur un accord annoncé publiquement.
Cette absence d’issue entretient les incertitudes sur le financement de la restructuration et sur le choix du partenaire industriel susceptible d’accompagner la relance de l’entreprise publique.
Dans le même temps, un consortium réunissant Panafritex, filiale textile d’Arise, la Société de développement du coton (Sodecoton), la CNPS et Marlo Properties Fincorp envisage de créer Camtext SA. Évalué à 180 milliards de FCFA, ce complexe textile intégré doit être implanté dans la zone industrielle de Dibamba.
Le projet vise à transformer localement 12 000 tonnes de coton par an produites par la Sodecoton. Il s’inscrit dans l’objectif gouvernemental de porter à 50 % le taux de transformation locale du coton à l’horizon 2030. Son financement et son calendrier de réalisation restent toutefois déterminants pour apprécier sa capacité à modifier effectivement l’organisation de la filière.
La CNPS, créancière de la Cicam et partenaire annoncée de Camtext
La participation annoncée de la CNPS au projet Camtext donne au dossier une dimension particulière. L’organisme de sécurité sociale cumulerait ainsi les positions de créancier de l’opérateur public historique et d’investisseur dans un nouveau projet destiné à occuper une place importante dans l’industrie textile nationale.
Cette double position soulève la question de l’articulation entre la restructuration de la Cicam et la création d’une nouvelle plateforme industrielle soutenue par plusieurs acteurs publics et privés. Elle ne constitue cependant pas, en elle-même, une contradiction : la CNPS demeure tenue de recouvrer les cotisations sociales dues, indépendamment de ses éventuels investissements dans d’autres projets.
L’émergence de Camtext accentue néanmoins les interrogations sur la place qui sera réservée à la Cicam dans la future architecture de la filière. Le nouveau complexe n’étant pas encore opérationnel, il est prématuré d’en conclure à une marginalisation définitive de l’entreprise publique.
L’accord recherché avec la CNPS pourrait permettre la levée des scellés et le rétablissement de l’accès aux installations de Garoua. Il ne réglerait toutefois qu’une partie des difficultés de la Cicam. Sa relance durable reste suspendue à la mobilisation des financements nécessaires à sa modernisation, à l’arrivée éventuelle d’un partenaire stratégique et à la clarification de son positionnement dans une filière textile en pleine recomposition.
Amina Malloum
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