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Pourquoi la scène politique de la Guinée-Bissau a-t-elle basculé ? (ANALYSE)

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Pourquoi la scène politique de la Guinée-Bissau a-t-elle basculé ? (ANALYSE)
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Les forces armées de Guinée-Bissau ont récemment déclenché un putsch, affirmant avoir pris le « contrôle total » du pouvoir d’État afin de contrer ce qu’elles ont qualifié de tentatives de « certains acteurs politiques » de déstabiliser le pays.

Mercredi, le porte-parole de la structure se présentant comme le « Haut commandement militaire pour le rétablissement de la sécurité nationale et de l’ordre public », Dinis N’Tchama, a déclaré que le président Umaro Sissoco Embalo avait été démis de ses fonctions. Le lendemain, le haut gradé Horta Inta-A a prêté serment en tant que président de la transition.

En outre, plusieurs hauts responsables, notamment le ministre de l’Intérieur Botche Candé, le chef d’état-major général Biague Na Ntan et le chef d’état-major adjoint Mamadou Touré, avaient été arrêtés, ont confié des sources militaires à Xinhua.

Jeudi matin, des journalistes de Xinhua ont constaté que les rues de la capitale Bissau étaient presque désertes, avec peu de passants. Les grands axes routiers étaient quasiment vides, tandis que des véhicules militaires et des soldats étaient déployés au niveau des carrefours de la ville, n’autorisant que la circulation de véhicules identifiés.

Selon des analystes, ce changement soudain de la situation politique, survenu à la veille de la publication des résultats de l’élection présidentielle, découle de fortes tensions entre différents courants politiques du pays. Ils soulignent que l’instabilité chronique du pays est étroitement liée à la pauvreté profonde et à la persistance du trafic de drogues.

Selon les règles électorales, un second tour est organisé si aucun candidat n’obtient plus de 50% des suffrages au premier tour. Le président sortant Embalo et le candidat indépendant Fernando Dias da Costa ont tous deux revendiqué la victoire, sans qu’un vainqueur clair ne se dégage.

M. N’Tchama a affirmé que l’armée avait agi pour contrer des plans présumés de « certains politiciens nationaux » et de « trafiquants de drogue notoires au pays et à l’étranger » visant à perturber la stabilité et à manipuler le processus électoral.

La Guinée-Bissau est classée par les Nations Unies parmi les pays les moins avancés, avec une base industrielle limitée et une production alimentaire insuffisante. Ayant gagné son indépendance du Portugal dans les années 1970, elle connaît une instabilité politique récurrente, avec au moins neuf coups d’Etat ou tentatives de coups d’État enregistrés depuis 1980. Depuis l’arrivée au pouvoir de M. Embalo en 2020, trois tentatives de coup d’Etat ont été rapportées.

Des commentateurs locaux et internationaux estiment que cette instabilité compromet fortement les efforts de réduction de la pauvreté, tandis que la propagation du trafic de drogues complique davantage le développement économique et la stabilité sociale. D’après l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, la Guinée-Bissau sert depuis plus d’une décennie de point de transit pour les stupéfiants acheminés d’Amérique latine vers l’Europe.

Selon l’Institut Robert Lansing, un groupe de réflexion américain, la situation politique est aujourd’hui extrêmement tendue et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pourrait envisager des sanctions ou d’autres mesures. Des analystes avertissent que des projets de coopération économique pourraient être affectés et que la situation humanitaire, déjà fragile, pourrait se dégrader.

Les missions d’observation électorale de l’Union africaine, de la CEDEAO et d’autres organisations ont publié mercredi une déclaration conjointe exprimant leur profonde préoccupation et appelant au rétablissement de l’ordre constitutionnel et de la stabilité nationale.

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est déclaré « gravement préoccupé » et a exhorté toutes les parties à faire preuve de retenue et à respecter l’état de droit, a indiqué son porte-parole.

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“Ne nous laissons pas distraire”, réagit Prof Jean Bahebeck

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Le professeur Jean Bahebeck estime que l’incident de faux décret survenu à la CRTV est trop beau pour être vrai. Pour l’universitaire, il s’agit d’une probable mise en scène pour détourner l’attention de l’opinion publique.

L’affaire de faux décret de remaniement ministériel et de nomination de Vice-président de la République continue de susciter des réactions au sein de l’opinion publique. Sur sa page Méta, le professeur Jean Bahebeck s’est prononcé sur cet incident.

À l’en croire, cet incident, qui «semble trop beau pour être vrai, relève probablement d’une mise en scène visant à détourner l’attention de l’opinion publique» sur les réelles préoccupations des Camerounais. «Ne nous laissons pas distraire alors que les véritables enjeux sociopolitiques sont ailleurs« , a-t-il insisté.

«Si cela était réel, le pays serait en état de panique avec un dispositif sécuritaire renforcé et un couvre-feu imposé« , analyse-t-il. C’est pourquoi Jean Bahebeck rappelle que le Cameroun dispose de l’un des meilleurs services d renseignements au monde.

Cette affaire de faux décret à la CRTV a relancé le débat sur la question de la délégation de pouvoir au Cameroun. Certains s’interrogent désormais sur l’authenticité de ces nombreux actes officiels qui sortent des murs des institutions de la République.

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Nchout Njoya Ajara : « ma priorité, c’est le Cameroun, pas le capitanat »

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Recalée de liste des joueuses retenues pour la CAN féminine 2026 au Maroc, la vice-capitaine des Lionnes Indomptables explique les raisons de son départ de […]

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Owona Nguini critique Samuel Eto’o et le football camerounais

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Owona Nguini critique Samuel Eto’o et le football camerounais
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Dans l’émission Obama Time sur A1, une télévision privée émettant depuis Yaoundé au Cameroun, le vice-recteur de l’université de Yaoundé II, souligne que l’actuel président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), est à l’origine de la chute libre de notre « sport roi ».

«Samuel Eto’o est celui qui a mis le désordre dans le football camerounais. La déconfiture des Lions commence en 2009, Samuel Eto’o est joueur des Lions. C’est la plus grande vedette des Lions Indomptables. Il suscite une histoire complètement inutile, cette histoire de brassard», a soutenu Owona Nguini dans l’émission Obama Time sur A1.

«On a une équipe qui vient de sortir de la finale de Coupe d’Afrique. C’est une équipe prometteuse. C’est une équipe qui a besoin de cohésion parce qu’un groupe sportif ne peut pas gagner sans lien mental, sans lien moral. Il faut que les gars s’entendent. Et c’est pour ça qu’on a l’une des générations les plus brillantes des Lions Indomptables qui n’a rien gagné à cause de cette histoire de brassard, qui nous a pourri la CAN 2010, qui nous a pourri la Coupe du Monde 2010, qui nous a empêché d’aller en Coupe des Nations en 2012, qui nous a empêché d’aller en Coupe des Nations en 2013, qui a fini par la catastrophe absolue de la Coupe du Monde 2014», ajoute Owona Nguini.

«Samuel Eto’o est profondément décevant ! Puisqu’il a tellement évoqué la période où il était champion, regardez où nous en sommes aujourd’hui. Vous trouvez que c’est normal ? Attendez… Vous trouvez qu’il est normal qu’avec Samuel Eto’o à la tête de la Fédération camerounaise de football, nous soyons à ce niveau ? On avait cru, moi en premier, qu’avec sa signature on aurait obtenu une amélioration nette de l’organisation. On ne voit rien. Moi je ne vois rien. Regardez la qualité des championnats. Ils se jouent peut-être, mais avec quel niveau ? Avec des polémiques, des problèmes d’éthique tout le temps sur l’arbitrage ?», questionne le vice-recteur.

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