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Owona Nguini critique Samuel Eto’o et le football camerounais

Dans l’émission Obama Time sur A1, une télévision privée émettant depuis Yaoundé au Cameroun, le vice-recteur de l’université de Yaoundé II, souligne que l’actuel président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), est à l’origine de la chute libre de notre « sport roi ».
«Samuel Eto’o est celui qui a mis le désordre dans le football camerounais. La déconfiture des Lions commence en 2009, Samuel Eto’o est joueur des Lions. C’est la plus grande vedette des Lions Indomptables. Il suscite une histoire complètement inutile, cette histoire de brassard», a soutenu Owona Nguini dans l’émission Obama Time sur A1.
«On a une équipe qui vient de sortir de la finale de Coupe d’Afrique. C’est une équipe prometteuse. C’est une équipe qui a besoin de cohésion parce qu’un groupe sportif ne peut pas gagner sans lien mental, sans lien moral. Il faut que les gars s’entendent. Et c’est pour ça qu’on a l’une des générations les plus brillantes des Lions Indomptables qui n’a rien gagné à cause de cette histoire de brassard, qui nous a pourri la CAN 2010, qui nous a pourri la Coupe du Monde 2010, qui nous a empêché d’aller en Coupe des Nations en 2012, qui nous a empêché d’aller en Coupe des Nations en 2013, qui a fini par la catastrophe absolue de la Coupe du Monde 2014», ajoute Owona Nguini.
«Samuel Eto’o est profondément décevant ! Puisqu’il a tellement évoqué la période où il était champion, regardez où nous en sommes aujourd’hui. Vous trouvez que c’est normal ? Attendez… Vous trouvez qu’il est normal qu’avec Samuel Eto’o à la tête de la Fédération camerounaise de football, nous soyons à ce niveau ? On avait cru, moi en premier, qu’avec sa signature on aurait obtenu une amélioration nette de l’organisation. On ne voit rien. Moi je ne vois rien. Regardez la qualité des championnats. Ils se jouent peut-être, mais avec quel niveau ? Avec des polémiques, des problèmes d’éthique tout le temps sur l’arbitrage ?», questionne le vice-recteur.
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l’Indice Ibrahim 2026 révèle une faible progression de 0,8 point en dix ans

L’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG) 2026, publié le 31 octobre par la Fondation Mo Ibrahim, révèle un paradoxe : les opportunités économiques et le développement humain progressent, mais la gouvernance globale n’a gagné que 0,8 point en dix ans.
La gouvernance en Afrique n’a progressé que de 0,8 point en dix ans, pour atteindre un score moyen de 50,1 sur 100 en 2025. C’est ce que révèle l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG) 2026, publié le samedi 31 octobre par la Fondation Mo Ibrahim.
Un résultat qui illustre un contraste frappant. Les fondements des opportunités économiques (+3,7 points) et le développement humain (+2,5 points) s’améliorent nettement, tandis que la sécurité et l’État de droit (-1,7 point), ainsi que la participation, les droits et l’inclusion (-1 point) reculent.
Autrement dit, l’Afrique crée davantage de richesse et améliore les conditions de vie, mais sans que cela se traduise par un renforcement équivalent de ses institutions, de sa sécurité et de sa démocratie.
Publié tous les deux ans, l’indice évalue la gouvernance dans les 54 pays africains à partir de 96 indicateurs issus de 51 sources de données. Regroupés en quatre grandes catégories, ils couvrent les dimensions politiques, économiques, sociales et sécuritaires de la gouvernance. Chaque pays reçoit une note sur 100.
Au classement 2025, les Seychelles arrivent en tête avec 78,6 points, devant Maurice (75) et le Cap-Vert (70,3). Le Maroc entre dans le Top 10, tandis que la Tunisie le quitte.
Plus inquiétant, sur la décennie, 23 pays ont enregistré un recul de leur gouvernance globale. Un signal fort pour les décideurs : sans État de droit, sans sécurité et sans inclusion, les progrès économiques risquent de rester fragiles et inégalement partagés.
Pour les investisseurs comme pour les citoyens, le message de l’IIAG 2026 est clair : la performance économique ne suffit plus. La qualité de la gouvernance est désormais la condition de la durabilité de la croissance africaine.
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