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Contentieux douanier : plus de 15 milliards FCFA de droits éludés en 2025, en hausse de 87 % sur un an

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Contentieux douanier : plus de 15 milliards FCFA de droits éludés en 2025, en hausse de 87 % sur un an
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(Investir au Cameroun) – La Direction générale des douanes (DGD) du ministère des Finances a enregistré, entre janvier et septembre 2025, 15,7 milliards FCFA de droits compromis ou éludés, selon les données issues des neuf sessions contentieuses tenues sur la période. En glissement annuel, ce montant marque une hausse de 87 %, contre 8,4 milliards FCFA relevés à la même période en 2024.

Dans le même temps, les amendes infligées aux contrevenants aux règles douanières ont atteint 23,1 milliards FCFA, soit une progression de 99 % par rapport aux 11,6 milliards FCFA enregistrés un an plus tôt. Le nombre de dossiers traités est lui aussi en nette augmentation, passant de 5 775 en 2024 à 6 597 en 2025, soit une croissance de 14,2 %.

Ces statistiques ont été communiquées le 16 octobre 2025, à l’occasion des délibérations de la 209ᵉ session de la commission d’approbation des dossiers contentieux. Cette session, qui couvrait la période du 18 septembre au 15 octobre, a permis d’examiner 675 dossiers, représentant 1,7 milliard FCFA de droits compromis ou éludés et 1,8 milliard FCFA d’amendes.

Les infractions les plus fréquentes portent sur les importations sans déclaration (140 cas), les fausses déclarations de valeur (130 cas) et les opérations de contrebande (75 cas). Les montants les plus importants concernent l’importation sans déclaration ou le défaut d’apurement des dossiers de domiciliation des importations de biens et services, pour un total de 700,9 millions FCFA, suivie des importations non déclarées (362,7 millions FCFA) et des fausses déclarations de valeur (224,3 millions FCFA).

Pour la DGD, cette hausse des redressements contentieux témoigne d’un renforcement du contrôle douanier et d’une meilleure capacité de recouvrement des recettes publiques face aux multiples tentatives de fraude et de contournement de la réglementation.

La prochaine session contentieuse de la commission d’approbation est prévue le 4 novembre 2025. Pour l’exercice en cours, la Douane camerounaise s’est fixé un objectif de collecte de 1 144 milliards FCFA, en hausse de 8,3 % par rapport à 2024, confirmant sa volonté de consolider la mobilisation des recettes intérieures.

Frédéric Nonos

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le Palais des Congrès tombe en ruine, symbole des années de négligence des infrastructures publiques

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le Palais des Congrès tombe en ruine, symbole des années de négligence des infrastructures publiques
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L’état de délabrement avancé du Palais des Congrès de Bamenda suscite de nouvelles critiques, dénonçant des années de négligence des infrastructures publiques sous le régime du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir.

Ce lieu, autrefois important pour le public, est aujourd’hui dans un état déplorable : son système d’approvisionnement en eau est hors service, ses toilettes sont inutilisables et certaines parties du bâtiment présentent des signes de grave dégradation. Les systèmes de sonorisation et d’éclairage sont également endommagés et n’ont pas été réparés.

Le Palais des Congrès n’a pas fait l’objet d’une rénovation majeure depuis une vingtaine d’années, bien qu’il continue de servir de lieu de rassemblement pour les activités du RDPC et d’autres manifestations publiques à Bamenda.

L’état du bâtiment est d’autant plus préoccupant compte tenu de son importance politique. En octobre 2025, des jeunes, dont beaucoup sont sans emploi, ont collecté 7 millions de francs CFA lors d’une mobilisation politique organisée dans le Palais des Congrès en soutien à la prolongation du mandat du président Paul Biya.

Les critiques affirment que le contraste entre les mobilisations politiques organisées dans ce lieu et l’état déplorable des installations témoigne, selon eux, d’un manque de priorités après 43 ans de règne du RDPC.

Ils soutiennent qu’un bâtiment régulièrement utilisé pour les événements du parti au pouvoir ne devrait pas être laissé à l’abandon, avec des infrastructures délabrées, des toilettes inutilisables et du matériel technique endommagé.

Au-delà de la symbolique politique, la dégradation du Palais des Congrès soulève des inquiétudes quant à la gestion et à l’entretien des équipements publics à Bamenda, où les habitants continuent de faire face à des problèmes d’infrastructures et de services publics.

Les murs de certaines parties du bâtiment sont délabrés, et le défaut de remise en état des systèmes d’eau et d’assainissement a encore réduit la fonctionnalité de la salle. Le matériel de sonorisation et d’éclairage endommagé limite également sa capacité à accueillir des événements efficacement.

Pour les critiques, le Palais des Congrès est devenu la manifestation concrète de ce qu’ils considèrent comme un manque plus général d’entretien des infrastructures publiques et de réponse aux besoins des citoyens.

L’état du Palais des Congrès soulève une question plus large pour les autorités : comment un lieu suffisamment important pour accueillir des mobilisations politiques peut-il être laissé à l’abandon pendant plus d’une décennie sans rénovation digne de ce nom ?

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six ans sans assemblée générale, l’audit qui fait trembler la compagnie pétrolière

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six ans sans assemblée générale, l’audit qui fait trembler la compagnie pétrolière
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Un audit récent a soulevé de sérieuses questions concernant la gouvernance, l’information financière et le contrôle de la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH), selon un rapport d’Africa Intelligence.

Ce rapport, publié le 19 août 2026, indique que l’audit a mis en évidence plusieurs points préoccupants, notamment l’absence d’assemblée générale annuelle pendant six ans, des créances douteuses et une participation de plusieurs milliards de francs CFA dans le projet CSTAR qui ne figurerait pas dans les états financiers de la SNH.

Ces conclusions placent la gestion de la SNH sous un nouvel angle, celui d’une des entreprises publiques les plus stratégiques du Cameroun et d’un canal essentiel pour la gestion et la commercialisation des ressources pétrolières de l’État.

Six ans sans assemblée générale annuelle

L’une des principales préoccupations en matière de gouvernance, relevée par Africa Intelligence, concerne l’absence d’assemblée générale annuelle pendant six ans.

Ce point est crucial car l’assemblée générale annuelle est un mécanisme fondamental de gouvernance d’entreprise, permettant aux actionnaires d’examiner et d’approuver formellement les comptes de la société et de contrôler certains aspects de sa gestion.

L’écart constaté soulève des questions quant à la manière dont les comptes et les décisions stratégiques de SNH ont été formellement soumis au contrôle des actionnaires durant la période concernée.

Les réformes camerounaises de 2019 ont transformé SNH en société anonyme. Selon les informations publiées par l’entreprise, ses états financiers sont audités annuellement par des commissaires aux comptes et ses comptes sont également soumis au contrôle de la Cour des comptes.

Le rapport 2023 de l’Initiative pour la transparence des industries extractives du Cameroun (ITIE) a toutefois noté que, bien que les comptes de SNH soient soumis au contrôle de la Cour des comptes, aucun rapport d’audit détaillé n’était accessible au public à ce moment-là. Il a également confirmé que la Cour des comptes avait lancé un audit de SNH en tant qu’entreprise publique en 2023, distinct des audits annuels de ses états financiers.

Questions relatives à l’investissement CSTAR

Les préoccupations concernant l’audit s’étendraient également à CSTAR, un important projet d’infrastructure pétrolière en cours de développement à Kribi.

Africa Intelligence indique qu’une participation de plusieurs milliards de francs CFA détenue par SNH dans le projet n’apparaît pas dans les états financiers de la société. Des informations publiques confirment l’implication de SNH dans CSTAR.

SNH, Tradex et Ariana Energy sont partenaires du projet, détenant respectivement 20 %, 31 % et 49 % des parts, selon les déclarations publiques. Le projet prévoit la construction d’infrastructures pétrolières à Kribi, incluant une raffinerie et des installations de stockage stratégique.

En mai, SNH et BGFI Bank Cameroon ont signé un accord de financement de 120 milliards de francs CFA pour le projet. Ce financement a été présenté comme la contribution de SNH au développement de la raffinerie et des infrastructures associées.

L’écart apparent entre l’implication de SNH dans CSTAR, telle que déclarée publiquement, et le traitement comptable de cet investissement dans ses états financiers constitue donc l’un des points les plus importants soulevés par le rapport d’audit.

Cependant, CNA n’a pas pu établir de manière indépendante, à partir de documents accessibles au public, pourquoi la participation déclarée n’apparaîtrait pas dans les états financiers de SNH, ni si le problème reflète une classification comptable, un problème de calendrier ou une autre explication.

Doutes concernant les créances

L’audit soulève également des inquiétudes quant aux créances douteuses – des sommes comptabilisées comme dues à SNH dont le recouvrement est incertain. Ce problème est important pour une entreprise publique, car les créances font partie intégrante de l’analyse financière servant à évaluer ses actifs, sa liquidité et sa santé financière.

Des doutes sur le recouvrement de créances importantes peuvent potentiellement affecter la fiabilité des comptes publiés si les provisions ou ajustements appropriés n’ont pas été effectués.

Africa Intelligence n’a pas rendu public l’intégralité de l’audit, empêchant ainsi toute vérification indépendante des montants et de l’identité des entités concernées par les créances douteuses signalées.

SNH au cœur de l’économie pétrolière camerounaise

SNH occupe une place centrale dans l’industrie pétrolière camerounaise. Selon le rapport ITIE 2023, l’entreprise est détenue à 100 % par l’État camerounais et joue un rôle clé dans la gestion des intérêts de l’État dans le secteur des hydrocarbures. Ses activités sont réparties entre SNH-Mandat, qui gère les intérêts de l’État, et SNH-Fonctionnement, qui gère les activités commerciales propres à l’entreprise.

La transparence financière de l’entreprise est un sujet de débat depuis plusieurs années au Cameroun sur la gouvernance du secteur extractif.

Le rapport de validation 2023 de l’ITIE indique que le Cameroun a progressé dans la publication des informations financières de SNH, mais note que les informations divulguées restent insuffisamment détaillées dans certains domaines. Il cite notamment un manque de clarté persistant concernant certaines dépenses effectuées par SNH pour le compte de l’État et des préoccupations quant à la gouvernance de la compagnie pétrolière nationale.

Le rapport de l’ITIE précise également que SNH a publié des rapports financiers audités complets pour ses deux entités pour l’exercice 2021 et que des informations financières plus récentes sont progressivement divulguées.

Les questions relatives à la gouvernance de CSTAR sont antérieures au dernier audit. Les préoccupations concernant la gouvernance de CSTAR ne sont pas entièrement nouvelles.

En 2025, l’avocat et ancien vice-président de Transparency International, Akere Muna, a publiquement remis en question les dispositifs de gouvernance et de transparence entourant le projet. Il a soulevé des inquiétudes concernant la structure de propriété, le recours à une entité constituée aux Émirats arabes unis et l’utilisation des fonds publics pour ce projet.

Ces allégations ont été formulées indépendamment du récent rapport d’Africa Intelligence et ne doivent pas être considérées comme des conclusions de l’audit.

Le projet a néanmoins continué d’avancer. Des rapports de 2026 indiquaient que les préparatifs de construction étaient avancés sur le site de Kribi, tandis que la banque BGFI avait mobilisé les financements nécessaires.

Questions plus générales sur les entreprises pétrolières publiques

Les dernières révélations concernant SNH interviennent dans un contexte d’examen plus approfondi du fonctionnement des entreprises pétrolières publiques camerounaises.

Un audit distinct réalisé en 2026 par la Cour des comptes sur la Société Camerounaise des Dépôts Pétroliers (SCDP) a examiné la gestion de l’entreprise entre 2018 et 2023 et a soulevé des inquiétudes quant à l’évolution de la répartition des responsabilités entre la SCDP et SNH en matière de stockage et de distribution de gaz de pétrole liquéfié (GPL).

La Cour des comptes a recommandé au gouvernement de clarifier les responsabilités respectives des deux entreprises publiques, avertissant qu’un élargissement continu du rôle de SNH pourrait compromettre la position traditionnelle de la SCDP dans la chaîne de valeur du stockage pétrolier.

Ce problème illustre un défi de gouvernance plus large : garantir que les entreprises publiques aux responsabilités partagées opèrent selon des règles clairement définies, tout en maintenant la transparence et la responsabilité dans la gestion des actifs publics.

Un examen renouvelé de la gestion de SNH

Les conclusions de ce dernier audit interviennent également quelques mois après que SNH a entamé des discussions avec Transparency International Cameroun sur la gouvernance et les mécanismes de lutte contre la corruption.

D’après les informations relatives aux discussions, SNH a sollicité un diagnostic de gouvernance plutôt qu’une certification de ses normes de gouvernance. Cette initiative a été lancée en février 2026, dans un contexte de débat public persistant sur la transparence du secteur pétrolier national.

Ce contexte confère une importance accrue aux conclusions de l’audit. Si elles sont confirmées, l’absence signalée d’assemblées générales annuelles, les interrogations concernant les créances et le traitement comptable de l’investissement CSTAR pourraient soulever des questions plus générales quant à l’efficacité des contrôles internes et du contrôle exercé par les actionnaires sur SNH.

Pour une entreprise gérant des intérêts pétroliers nationaux stratégiques, l’enjeu dépasse le cadre de la simple administration. Il touche directement à la transparence dans la gestion des ressources publiques et à la capacité de l’État à rendre compte des investissements réalisés par l’une de ses entreprises publiques les plus importantes.

Que va-t-il se passer ensuite ?

La question cruciale est de savoir comment SNH et le gouvernement camerounais réagiront aux conclusions du rapport.

CNA n’a trouvé aucune réponse publique de SNH abordant spécifiquement les allégations du rapport d’Africa Intelligence concernant l’absence d’assemblées générales annuelles pendant six ans, les créances douteuses ou le traitement présumé de l’investissement CSTAR.

Le rapport d’audit complet serait également important pour déterminer la nature précise des conclusions, les montants en jeu, la période concernée et si les auditeurs ont formulé des recommandations ou identifié des responsabilités spécifiques quant aux irrégularités constatées.

Tant que ce document et une réponse officielle de SNH ne seront pas rendus publics, les conclusions rapportées par Africa Intelligence doivent être considérées comme des observations d’audit et non comme une preuve de malversations financières.

Cependant, les questions soulevées sont importantes.

Pour le Cameroun, où les recettes pétrolières demeurent une source importante de ressources publiques, la transparence des comptes de SNH et l’efficacité du contrôle exercé sur ses investissements sont des questions d’intérêt public.

Source : CNA

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décès d’un prêtre camerounais en Italie en pleine homélie

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décès d’un prêtre camerounais en Italie en pleine homélie
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Il s’agit de l’abbé Aloys Ghislain Mewoli Mbala II. L’homme était un prêtre catholique camerounais, originaire de l’archidiocèse de Bertoua, brutalement décédé le vendredi 21 août 2026 en Italie.

Le père Aloys a été pris d’un malaise mortel alors qu’il célébrait la messe de 18h00 devant ses fidèles dans l’archidiocèse de Campobasso-Bojano, plus précisément dans la communauté de Limosano en Italie. Évacué d’urgence vers l’hôpital, il y a rendu l’âme.

Installé en Italie depuis quelques années, il poursuivait parallèlement ses études de doctorat à l’Université pontificale du Latran à Rome. En plus de ses recherches universitaires, il officiait activement comme curé et prêtre desservant en Italie pour le compte de l’archidiocèse d’accueil.

«Il avait quitté l’archidiocèse de Bertoua au Cameroun, sa terre natale, pour porter le Christ ailleurs. L’Italie l’avait accueilli comme missionnaire d’un continent qui envoie aujourd’hui des prêtres là où l’Europe peine à en former. Il y exerçait son ministère depuis plusieurs années, tout en poursuivant, avec la patience des bâtisseurs, un doctorat à l’Université pontificale du Latran. Deux vocations en une : celle du pasteur qui se donne au quotidien, et celle de l’intellectuel qui creuse la foi pour mieux la transmettre. Il n’aura pas eu le temps de déposer sa thèse sur un bureau de professeur. Il l’aura déposée, bien plus haut, entre les mains de Celui qui juge non pas les diplômes, mais l’amour avec lequel on a servi», explique Duchess Audrey.

«Il y a une beauté bouleversante, presque insoutenable, dans la manière dont Dieu l’a rappelé à Lui : en pleine célébration, en soutane, à l’autel, au moment même où le prêtre cesse d’être un homme parmi d’autres pour devenir alter Christus. On ne meurt pas ainsi par hasard. Il y a des vies qui se referment comme elles se sont ouvertes : offertes. Don Aloys est parti comme il avait choisi de vivre : au service, sans un mot de trop, sans un geste pour lui-même. À Bertoua au Cameroun, une famille pleure un fils. Une Église pleure un prêtre. Et à Campobasso-Bojano, une communauté qui l’avait adopté comme l’un des siens découvre, dans le silence du deuil, combien la présence d’un pasteur venu d’ailleurs avait fini par devenir, tout simplement, une présence de chez eux», ajoute Duchess Audrey.

La communauté chrétienne au Cameroun et en Italie reste dans l’attente du communiqué officiel de l’archidiocèse de Bertoua fixant le programme de ses obsèques.

 Italie

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