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Cacao : la transformation artisanale au Cameroun reste poussive, à seulement 82 tonnes lors de la saison 2024-2025

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Cacao : la transformation artisanale au Cameroun reste poussive, à seulement 82 tonnes lors de la saison 2024-2025
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(Investir au Cameroun) – Au cours de la campagne cacaoyère 2024-2025, achevée le 15 juillet 2025, les unités de transformation artisanales en activité au Cameroun ont broyé 82,1 tonnes de fèves brutes, selon les données compilées par l’Office nationale du cacao et du café (ONCC).Ce chiffre correspond au volume broyé par les mêmes opérateurs pendant la saison 2020-2021, au cours de laquelle les broyages artisanaux avaient déjà chuté de 12,8 tonnes en glissement annuel.

Ces chiffres témoignent du peu de dynamisme des broyeurs artisanaux de fèves au Cameroun depuis des années. «Cette activité, au fil des campagnes, se caractérise par l’instabilité des opérateurs. L’absence des équipements techniques modernes constitue un handicap au respect des exigences normatives et qualitatives du marché », justifie l’ONCC.

Les performances poussives des transformateurs artisanaux sont cependant à l’opposée des avancées enregistrées dans la transformation industrielle. Pour la première fois, les volumes de fèves transformées localement ont franchi la barre de 100 000 tonnes au cours de la campagnes 2024-2025, selon l’ONCC. Cette performance est le fait de l’arrivée de nouveaux opérateurs sur le marché (Neo Industry, Africa Processing, Atlantic Cocoa) et l’augmentation des capacités des anciennes usines (Sic Cacaos).

BRM

Lire aussi:

26-08-2021 - La quantité de cacao transformé par les unités artisanales camerounaises baisse de 12,8 tonnes lors de la saison 2020-2021

08-08-2025 - Cacao : la transformation locale franchit la barre de 100 000 T au Cameroun, portée par la multiplication des usines

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Le Cameroun et la Turquie scellent un accord militaire et financier historique

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Sur très haute instruction du President Paul Biya, Chef de l’État et Chef Suprême des Forces Armées Camerounaises, le Ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, vient de poser un acte majeur dans le renforcement de la puissance militaire du Cameroun.

Le Cameroun et la Turquie ont officiellement signé un accord de coopération financière militaire historique à Ankara. Cet accord, paraphé par le ministre camerounais de la Défense, Joseph Beti Assomo, et son homologue turc, Yaşar Güler, marque un tournant stratégique majeur dans les relations bilatérales entre les deux nations.

Le vice-ministre turc Musa Heybet a également pris part aux discussions. Selon la note officielle, ces textes visent à renforcer les mécanismes de collaboration financière et militaire, et à approfondir les principes de coopération entre Ankara et Yaoundé dans les domaines d’intérêt commun.

Au-delà de la cérémonie de signature, le ministre Beti Assomo a effectué une visite officielle à la Milli Savunma Üniversitesi (MSÜ) l’Université Nationale de Défense de Turquie, établissement de référence dans la formation des élites militaires. Les discussions ont porté sur trois axes stratégiques : Le développement de la coopération militaire bilatérale, la formation des cadres des Forces Armées Camerounaises, l’approfondissement des relations stratégiques entre les deux pays.

Cette visite s’inscrit dans la continuité d’un partenariat déjà bien ancré. La Turquie forme en effet des militaires camerounais au sein des établissements de la MSÜ depuis plusieurs années. Lors de la visite du ministre turc Yaşar Güler à Yaoundé en mai 2025, Joseph Beti Assomo avait d’ailleurs publiquement remercié Ankara pour la formation gratuite de cadets et de sous-officiers camerounais dans les académies militaires turques.

L’accord signé ce 3 juin 2026 vient donc consolider et élever cette coopération à un niveau supérieur tant sur le plan financier qu’opérationnel. Le Cameroun diversifie et renforce ses alliances stratégiques. Après la France, les États-Unis et Israël, c’est désormais la Turquie qui s’impose comme un partenaire militaire de premier plan pour Yaoundé avec une approche fondée sur la formation, le financement et la coopération opérationnelle, commente Shance Lion.

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«Dougueli spécule sur la mort du président Biya»

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Dans une tribune que vient de publier notre confrère travaillant pour le journal dit panafricain, il rappelle au vice-recteur de l’université de Yaoundé II que le travail du journaliste repose sur la bonne spéculation.

Lire ici sa sortie :

A QUI S’ADRESSE MONSIEUR OWONA NGUINI ?

«Dougueli spécule sur la mort du président Biya». De toutes les outrances débitées le 26 juin dernier par Monsieur Owona Nguini sur une chaine de télévision, celle-ci a saturé ma boite de réception. Que veut-on que j’en dise ? Cher monsieur, «spéculer» sur la mort des chefs d’Etat fait partie de mon métier. Pour nous, vrais journalistes, rien n’est sacré. Il arrive même qu’une rédaction écrive la nécrologie de certaines personnalités avant leur décès.

D’ailleurs pour Mitterrand, qui les appréciait modérément, les journalistes étaient des «Chiens». Tout homme politique avisé subit cette «meute». Ce n’est pas au président Biya qu’on l’apprendra. Peut-être aux zélotes de la sphère sécuritaire à qui l’orateur envisage de me livrer. Qu’il sache qu’on ne peut valablement chroniquer la vie de l’Etat sans interroger la santé de ceux qui l’incarnent. A ce stade, je me demande donc à qui s’adresse cette diatribe qui me vise. Peut-être est-ce utile d’esquisser une sociographie sommaire du public cible de ce mystificateur de plateau télé.

1- S’ADRESSE-T-IL AUX SUPREMACISTES «EKANGS» ?

On se situe là sur le champ politique dans lequel ce démagogue se meut en manipulant imprudemment des concepts aussi hasardeux qu’inflammables. Quand il répète inlassablement «Je suis un seigneur», certains n’y voient que l’expression d’une mégalomanie infantile. C’est vite oublier la profonde influence de Laburthe Tolra sur sa «pensée».

C’est Owona Nguini qui a détourné et vulgarisé ce concept «Ekang», issu de la mythologie du Mvett. Selon l’anthropologue français Labrurthe Tolra, les Ekangs, ces «Seigneurs de la forêt», seraient descendus des berges du Nil pour coloniser la forêt équatoriale.

Monsieur Owona Nguini, prenant au premier degré les thèses du chercheur français, est convaincu que cette population, qui a migré au Gabon, en Guinée équatoriale, et au Congo, a vocation à gouverner ces territoires. Au Gabon, où les Fangs (40% de la population) sont fortement imprégnés de cette culture Mvett, notamment grâce aux travaux de Tsira Ndong Ntoutoume, on a compris le danger de cette singularisation suprématiste des «Ekangs».

Elle s’est traduite lors de l’élection présidentielle de 2009 par le TSF, (Tout sauf les Fangs), un rejet exprimé par les non-fangs de la population. Le concept « Ekang » n’a donc pas traversé la frontière sud du Cameroun. Quel rapport avec la Fecafoot ? Réponse : chez Owona Nguini comme chez Karl Schmitt, faire la politique c’est désigner l’ennemi. Hier c’était les «Ntaalibams» de «Tonton Maurika». Aujourd’hui, l’ennemi désigné c’est la «réserve» que constitueraient les «Eglisiens», ces fanatiques qui «vont créer des problèmes»… Comment ? A qui ? Pourquoi ? A ce Méphisto de bazar de nous le dire. En revanche, Je sais que, par les temps qui se profilent, ce professionnel de l’agitation intello-universitaire-là, doté de la retenue et de la finesse d’un éléphant dans un magasin de porcelaine, finira par créer, lui, de vrais problèmes.

2-IL S’ADRESSE A LA CASTE GOUVERNANTE CONTRE LA RACAILLE

Qui peut croire que les soutiens de Samuel Eto’o, eu égard au harcèlement sans précédent qu’il subit depuis 2021, sont tous des «écervelés» ou des nervis rémunérés pour lui venir en aide ? En sonnant la charge contre «l’illettré» de la Fecafoot, ses «ouailles», ses «fanatiques incultes», sa «meute cybernétique», l’agitateur tente de mobiliser les clercs contre la menace que représenteraient les gens d’en bas.

Il construit la fable des «cerveaux» contre les «mollets». Pour en écrire la morale, Monsieur Owona Nguini -et le clan qu’il promeut – tentent d’ériger Eto’o en «Cancer». Il faut l’insulter, l’avilir jusqu’à ce que «mort» s’ensuive. Par son «meurtre» symbolique, peut-être qu’enfin sera réhabilité ce clan dont l’image est écornée par la mauvaise gouvernance, la corruption endémique, les crimes politiques, les mœurs babyloniennes, etc.

Il faut remettre le peuple des «illettrés» à sa place, quitte à dépouiller ledit peuple de sa souveraineté face à la volonté du monarque, par l’usage abusif des «hautes instructions», fallacieusement propulsées au sommet de la hiérarchies des normes.

Je laisse à d’autres le soin d’analyser les propos de Monsieur Owona Nguini, notamment les constitutionnalistes, les politologues, les psychosociologues. Ou des psychanalystes

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« nos priorités ne devraient plus être les stades mais la nourriture »

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Selon l’homme politique, les fonds alloués par les Etats africains à la construction des stades et des hôtels de luxe en Afrique depuis l’an 2 000 auraient suffi pour atteindre la sécurité alimentaire et la souveraineté sanitaire.

C’est un véritable réquisitoire que vient de lancer Dominique Yamb Ntimba dont le panafricanisme n’est plus à démontrer. Selon lui, l’Afrique aurait pu atteindre la souveraineté alimentaire avec l’argent des stades.

« Nos États devraient cesser de construire des hôtels de luxe vides pas rentables ou des stades à l’abandon car leur opportunité et leur rentabilité économiques sont absolument improbables et impossibles.

Les fonds alloués à la construction des stades et des hôtels de luxe en Afrique depuis l’an 2 000 auraient suffi pour atteindre la sécurité alimentaire et la souveraineté sanitaire. À la place, par impossibilité de rentabiliser les investissements faits alors que le sorgho et les ignames, les poulets et les fruits auraient été consommés par des centaines de millions de nos compatriotes, et auraient portés des projets agro-industriels générateurs de dizaines de millions d’emplois décents, de centaines de technologies nouvelles, d’entreprises extraordinaires, et, surtout, de ces choses merveilleuses qui nous marquent tant : la dignité et le fierté.

En faisant des investissements dans ces deux secteurs seulement (alimentation : 12% du PIB mondial sont 4% pour l’agriculture et 8% pour l’industrie agroalimentaire – 10 000 milliards de dollars US – et 40% des emplois dans le monde ; santé : 10% du PIB mondial mais représente seulement 2% quand il s’agit du PIB de nos pays africains), peut-être, aurions-nous empêché une grande partie des guerres actuelles dans le monde… Nous Africains, ne voyons peut-être pas notre puissance dans ce monde », écrit Dominique Yamb Ntimba.

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