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«Dougueli spécule sur la mort du président Biya»

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Dans une tribune que vient de publier notre confrère travaillant pour le journal dit panafricain, il rappelle au vice-recteur de l’université de Yaoundé II que le travail du journaliste repose sur la bonne spéculation.

Lire ici sa sortie :

A QUI S’ADRESSE MONSIEUR OWONA NGUINI ?

«Dougueli spécule sur la mort du président Biya». De toutes les outrances débitées le 26 juin dernier par Monsieur Owona Nguini sur une chaine de télévision, celle-ci a saturé ma boite de réception. Que veut-on que j’en dise ? Cher monsieur, «spéculer» sur la mort des chefs d’Etat fait partie de mon métier. Pour nous, vrais journalistes, rien n’est sacré. Il arrive même qu’une rédaction écrive la nécrologie de certaines personnalités avant leur décès.

D’ailleurs pour Mitterrand, qui les appréciait modérément, les journalistes étaient des «Chiens». Tout homme politique avisé subit cette «meute». Ce n’est pas au président Biya qu’on l’apprendra. Peut-être aux zélotes de la sphère sécuritaire à qui l’orateur envisage de me livrer. Qu’il sache qu’on ne peut valablement chroniquer la vie de l’Etat sans interroger la santé de ceux qui l’incarnent. A ce stade, je me demande donc à qui s’adresse cette diatribe qui me vise. Peut-être est-ce utile d’esquisser une sociographie sommaire du public cible de ce mystificateur de plateau télé.

1- S’ADRESSE-T-IL AUX SUPREMACISTES «EKANGS» ?

On se situe là sur le champ politique dans lequel ce démagogue se meut en manipulant imprudemment des concepts aussi hasardeux qu’inflammables. Quand il répète inlassablement «Je suis un seigneur», certains n’y voient que l’expression d’une mégalomanie infantile. C’est vite oublier la profonde influence de Laburthe Tolra sur sa «pensée».

C’est Owona Nguini qui a détourné et vulgarisé ce concept «Ekang», issu de la mythologie du Mvett. Selon l’anthropologue français Labrurthe Tolra, les Ekangs, ces «Seigneurs de la forêt», seraient descendus des berges du Nil pour coloniser la forêt équatoriale.

Monsieur Owona Nguini, prenant au premier degré les thèses du chercheur français, est convaincu que cette population, qui a migré au Gabon, en Guinée équatoriale, et au Congo, a vocation à gouverner ces territoires. Au Gabon, où les Fangs (40% de la population) sont fortement imprégnés de cette culture Mvett, notamment grâce aux travaux de Tsira Ndong Ntoutoume, on a compris le danger de cette singularisation suprématiste des «Ekangs».

Elle s’est traduite lors de l’élection présidentielle de 2009 par le TSF, (Tout sauf les Fangs), un rejet exprimé par les non-fangs de la population. Le concept « Ekang » n’a donc pas traversé la frontière sud du Cameroun. Quel rapport avec la Fecafoot ? Réponse : chez Owona Nguini comme chez Karl Schmitt, faire la politique c’est désigner l’ennemi. Hier c’était les «Ntaalibams» de «Tonton Maurika». Aujourd’hui, l’ennemi désigné c’est la «réserve» que constitueraient les «Eglisiens», ces fanatiques qui «vont créer des problèmes»… Comment ? A qui ? Pourquoi ? A ce Méphisto de bazar de nous le dire. En revanche, Je sais que, par les temps qui se profilent, ce professionnel de l’agitation intello-universitaire-là, doté de la retenue et de la finesse d’un éléphant dans un magasin de porcelaine, finira par créer, lui, de vrais problèmes.

2-IL S’ADRESSE A LA CASTE GOUVERNANTE CONTRE LA RACAILLE

Qui peut croire que les soutiens de Samuel Eto’o, eu égard au harcèlement sans précédent qu’il subit depuis 2021, sont tous des «écervelés» ou des nervis rémunérés pour lui venir en aide ? En sonnant la charge contre «l’illettré» de la Fecafoot, ses «ouailles», ses «fanatiques incultes», sa «meute cybernétique», l’agitateur tente de mobiliser les clercs contre la menace que représenteraient les gens d’en bas.

Il construit la fable des «cerveaux» contre les «mollets». Pour en écrire la morale, Monsieur Owona Nguini -et le clan qu’il promeut – tentent d’ériger Eto’o en «Cancer». Il faut l’insulter, l’avilir jusqu’à ce que «mort» s’ensuive. Par son «meurtre» symbolique, peut-être qu’enfin sera réhabilité ce clan dont l’image est écornée par la mauvaise gouvernance, la corruption endémique, les crimes politiques, les mœurs babyloniennes, etc.

Il faut remettre le peuple des «illettrés» à sa place, quitte à dépouiller ledit peuple de sa souveraineté face à la volonté du monarque, par l’usage abusif des «hautes instructions», fallacieusement propulsées au sommet de la hiérarchies des normes.

Je laisse à d’autres le soin d’analyser les propos de Monsieur Owona Nguini, notamment les constitutionnalistes, les politologues, les psychosociologues. Ou des psychanalystes

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Bassin du lac Tchad : Le Cameroun et trois voisins mobilisés contre le choléra, Ebola et la Mpox

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Le Cameroun, le Tchad, le Nigeria et la République centrafricaine renforcent leur coopération sanitaire face à la progression de plusieurs maladies épidémiques. Réunis à Douala […]

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un incendie à Metafrique Steel fait 4 morts et 16 blessés graves

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un incendie à Metafrique Steel fait 4 morts et 16 blessés graves
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Un violent incendie s’est déclaré ce lundi 2 novembre 2026, entre 7 h et 7 h 15, dans les installations de l’entreprise Metafrique Steel SA, située dans la zone industrielle de Douala-Bassa. Selon les premiers éléments recueillis auprès des autorités, une explosion aurait précédé le sinistre.

Selon Cameroon Tribune, le bilan provisoire fait état de quatre corps calcinés, découverts par les sapeurs-pompiers, et de 16 personnes grièvement brûlées, évacuées à l’hôpital général de Douala. Selon une source médicale, leur pronostic vital serait engagé.

Le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, s’est rendu au chevet des blessés. Il a déploré le non-respect des mesures de sécurité prescrites à l’entreprise après un précédent incendie. « Malgré les premiers cas d’incendie, les mesures de sécurité n’ont pas été prises », a-t-il déclaré.

Évoquant les enquêtes en cours, le gouverneur a également estimé qu’un arrêt des activités de l’entreprise devrait être envisagé.
Pour mémoire, un autre incendie avait ravagé une partie de cette usine dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2026, faisant plusieurs victimes.

Au moment des premières constatations, les sapeurs-pompiers poursuivaient leurs opérations pour maîtriser le sinistre.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

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Cameroun-ONU : 657 milliards de FCFA restent à mobiliser pour financer le cadre de coopération 2027-2031

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Cameroun-ONU : 657 milliards de FCFA restent à mobiliser pour financer le cadre de coopération 2027-2031
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun et le Système des Nations unies devront encore mobiliser environ 657,3 milliards de FCFA pour financer leur nouveau cadre de coopération pour le développement durable sur la période 2027-2031. Les quatre enveloppes budgétaires détaillées totalisent 860,5 milliards de FCFA, dont seulement 203,2 milliards sont actuellement identifiés comme disponibles, soit 23,6 % des besoins. Le document a été signé le 30 octobre 2026 à Yaoundé par Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), et Issa Sanogo, coordonnateur résident des Nations unies au Cameroun.

Le besoin de financement représente ainsi 76,4 % de l’enveloppe prévisionnelle. Selon les données présentées, les ressources disponibles comprennent 141,7 milliards de FCFA de financements de base, dits « core », et 61,5 milliards de ressources complémentaires, dites « non-core ». Ces montants constituent des ressources identifiées pour la mise en œuvre du programme et ne correspondent pas nécessairement à des financements déjà décaissés.

Pour combler l’écart, Issa Sanogo préconise d’élargir les partenariats avec les institutions financières de développement et le secteur privé, tout en mobilisant davantage de financements climatiques et innovants.

La transformation économique affiche un déficit de financement de 232 milliards de FCFA

Le nouveau cadre s’articule autour de trois priorités stratégiques, déclinées en quatre effets. La transformation économique et la résilience climatique affichent le déficit proportionnel le plus élevé. Sur une enveloppe prévisionnelle de 275,4 milliards de FCFA, seuls 43,2 milliards sont disponibles, soit un taux de couverture de 15,7 %. Il reste ainsi 232,2 milliards de FCFA à rechercher.

La composante consacrée à la diversification économique et à la création d’emplois décents dispose de 21,7 milliards de FCFA pour des besoins évalués à 174 milliards. Son taux de financement, limité à 12,5 %, est le plus faible des quatre effets budgétaires. Il reste 152,2 milliards de FCFA à mobiliser.

La seconde composante, consacrée à la résilience climatique et à l’accès à une énergie propre, prévoit 101,5 milliards de FCFA. Les ressources disponibles atteignent 21,5 milliards, soit 21,2 % des besoins. Le financement restant à rechercher s’élève à près de 80 milliards de FCFA.

Cette priorité doit soutenir la diversification des activités productives, l’industrialisation, le développement des économies verte et bleue ainsi que l’adaptation aux changements climatiques. Elle prévoit également des interventions destinées à améliorer l’accès à une énergie propre et durable.

Près de 317 milliards de FCFA manquent au développement du capital humain

Le capital humain et la cohésion sociale concentrent la plus importante enveloppe du nouveau cadre : 427,6 milliards de FCFA, soit 49,7 % du budget total. Seuls 111 milliards sont actuellement disponibles. Le besoin résiduel atteint 316,6 milliards de FCFA, ce qui constitue le déficit le plus élevé en valeur absolue.

Les financements doivent notamment soutenir l’amélioration de l’accès aux services de santé, à l’éducation et aux dispositifs de protection sociale. À l’horizon 2031, les objectifs annoncés comprennent un taux de 95 % d’accouchements assistés, une couverture vaccinale de 95 %, un taux d’achèvement du primaire de 100 % et une couverture de 40 % des personnes vulnérables par les mécanismes de protection sociale.

La gouvernance, la décentralisation et la paix disposent, pour leur part, d’un budget prévisionnel de 157,5 milliards de FCFA. Avec 48,9 milliards disponibles, cette composante affiche le taux de financement le plus élevé, à 31,1 %. Il reste néanmoins 108,6 milliards de FCFA à mobiliser.

Les interventions prévues porteront notamment sur l’efficacité des institutions, la transparence, la gestion des finances publiques, la décentralisation et l’articulation entre l’aide humanitaire, le développement et la consolidation de la paix.

Le cadre couvre l’ensemble du territoire camerounais, avec une attention particulière à six régions : l’Extrême-Nord, le Nord, l’Adamaoua, l’Est, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Les principaux bénéficiaires ciblés comprennent les femmes, les jeunes, les enfants, les réfugiés, les personnes déplacées internes, les personnes handicapées et les peuples autochtones.

Un budget en hausse de 27 %, mais moins de financements disponibles qu’en 2021

Le nouveau cycle succède au cadre de coopération 2022-2026, signé le 16 septembre 2021 par Alamine Ousmane Mey et Matthias Zana Naab, alors coordonnateur résident des Nations unies au Cameroun.

Selon le document de programmation du précédent cycle, les interventions étaient évaluées à environ 1,15 milliard de dollars, soit l’équivalent de 676,7 milliards de FCFA au taux de change retenu pour le présent article. Cette enveloppe avait été présentée à la signature en 2021 comme dépassant 642 milliards de FCFA, sur la base du taux de change de l’époque.

À taux de conversion identique, le nouveau budget de coopération augmente d’environ 27,2 %, passant de 676,7 à 860,5 milliards de FCFA. Pourtant, les ressources initialement disponibles reculent de 226,7 milliards de FCFA pour le précédent cycle à 203,2 milliards pour la période 2027-2031, soit une diminution de 23,5 milliards de FCFA.

Le taux de couverture financière passe ainsi de 33,5 % à 23,6 %, soit une baisse de 9,9 points de pourcentage. Cette comparaison porte sur les financements identifiés lors de la programmation des deux cycles. Elle ne mesure pas les ressources finalement mobilisées ni les dépenses effectivement réalisées entre 2022 et 2026.

Le précédent dispositif associait 22 agences des Nations unies autour de quatre priorités : la croissance inclusive et durable, le développement humain et social, l’appui institutionnel et la participation citoyenne, ainsi que la durabilité environnementale et la gestion des risques climatiques.

Ludovic Amara

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