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(Multimédia) Une “Route du Hump à vélo” — L’histoire d’un médecin français en Chine pendant la guerre contre l’agression japonaise (REPORTAGE)
Dr Bussière, « au risque de sa vie, a transporté à vélo de précieux médicaments vers les bases de lutte contre les agresseurs japonais », a rappelé le président chinois Xi Jinping dans son discours prononcé lors de la cérémonie commémorative du 50e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la France, au cours de sa visite en France en mars 2014.
BEIJING, 28 août (Xinhua) — Sur une photo jaunie, un Français âgé est à côté de jeunes soldats chinois. Au dos de la photo, on peut lire en français : « 1939. Les Palou (la Huitième Armée de Route, ndlr) à Pei an Ho (dans la banlieue ouest de Beijing, ndlr) ». Ce vieil homme est Jean Augustin Bussière, un médecin français connu en Chine sous le nom de Bei Xiye.
« Cette armée luttait alors contre les agresseurs japonais. Mon père les aidait », explique son fils, le cardiologue Jean-Louis Bussière, lors d’une récente interview accordée à Xinhua.
Dr Bussière, « au risque de sa vie, a transporté à vélo de précieux médicaments vers les bases de lutte contre les agresseurs japonais », a rappelé le président chinois Xi Jinping dans son discours prononcé lors de la cérémonie commémorative du 50e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la France, au cours de sa visite en France en mars 2014.
L’acte de Dr Bussière a été qualifié en Chine d’avoir ouvert une « Route du Hump à vélo ». La « Route du Hump » désigne la voie aérienne de ravitaillement essentielle reliant l’Inde et la Chine à travers l’Himalaya pendant la Seconde Guerre mondiale.
Jean Augustin Bussière (au centre, de dos) avec des villageois et des soldats chinois dans la banlieue de Beijing en 1939. (Xinhua)LE « ROBIN DES BOIS DE PEKIN »
Fils d’un instituteur de campagne, Jean Augustin Bussière est né en 1872 en France. Il est arrivé en Chine en 1913 en tant que médecin militaire et y est resté pendant plus de 40 ans. Grâce à ses compétences médicales exceptionnelles, il est rapidement devenu un médecin français emblématique de la vie locale, occupant des postes dans des institutions telles que la légation (puis l’ambassade) de France, des universités et des hôpitaux. Il y soigne aussi bien les Chinois que les étrangers, qu’ils soient riches ou pauvres, illustres ou inconnus.
En 1933, il ouvre un dispensaire dans sa résidence secondaire (le Jardin Bussière) située sur les hauteurs des collines de l’Ouest (Xishan), dans la banlieue ouest de Beijing, pour soigner gratuitement les paysans du village voisin.
Jean Augustin Bussière soigne un enfant dans la banlieue de Beijing. (Xinhua)« Il a prodigué des soins médicaux à d’innombrables villageois dans les environs du Jardin Bussière, non seulement en les soignant, mais aussi en distribuant gratuitement des médicaments. C’était un véritable dévouement. Même aujourd’hui, lorsque je retourne sur mon lieu de naissance, certains habitants âgés me racontent encore son histoire », se souvient Zhang Wenda, chercheur à la Société d’histoire, de géographie et de coutumes populaires de Beijing, qui a grandi près des collines de l’Ouest, ajoutant que les locaux ont même fait ériger un pont à son nom pour exprimer leur gratitude envers le Dr Bussière.
A l’âge de trois ans, Jean-Louis Bussière a perdu son père. « Ma mère disait toujours qu’il aimait les Chinois, comme il aimait les paysans de sa région en France. Il ne faisait pas de la différence entre les gens riches et les gens pauvres. Il soignait tout le monde », raconte Jean-Louis Bussière. « Les étrangers, dans les revues françaises et anglaises, ils disaient que c’est le Robin des Bois de Pékin ».
Jean Augustin Bussière transporte des médicaments à vélo dans la banlieue de Beijing. (Xinhua)« IL N’A PAS HESITE »
Le 7 juillet 1937, les soldats japonais ont attaqué les forces chinoises au pont de Lugou, également connu sous le nom de pont Marco Polo, dans la banlieue ouest de Beijing, marquant le début de l’invasion totale de la Chine par le Japon et de la résistance de l’ensemble de la nation chinoise contre les envahisseurs japonais.
Après l’attaque, le Dr Bussière s’est précipité vers la ville de Wanping, à l’est du pont de Lugou, pour soigner les blessés. Les scènes dévastatrices de la guerre l’ont profondément ému. Au nom des médecins étrangers à Beijing, il a écrit à la Croix-Rouge chinoise pour exprimer sa volonté de soutenir la Guerre de résistance du peuple chinois contre l’agression japonaise.
En l’apprenant, un membre secret du Parti communiste chinois (PCC) lui a demandé d’aider à transporter des médicaments en profitant de sa position de diplomate français et de l’emplacement stratégique de son jardin, qui se trouve près d’une route secrète aboutissant à une base de lutte contre les agresseurs japonais.
« C’était dangereux évidemment. Il n’a pas hésité », selon son fils. « Mon père avait pris position tout de suite contre les Japonais, parce qu’il avait soigné beaucoup de réfugiés du massacre de Nanjing (du 13 décembre de 1937 à janvier de 1938, ndlr) et qu’il ne supportait pas la position des Japonais qui avaient envahi la Chine. »
Jean Augustin Bussière à l’hôpital Saint-Michel de Pékin. (Xinhua)UN HEROS POUR LA CHINE
Le trajet entre la résidence du Dr Bussière au centre-ville de Pékin à sa villa dans les collines de l’Ouest était d’environ 40km. Au début, il pouvait transporter des médicaments par voiture. Cependant, à mesure que la guerre s’intensifiait et que l’essence devenait strictement contrôlée, il n’a eu d’autre choix que de se déplacer à vélo.
« A cette époque, il n’y avait pas de routes dignes de ce nom – sans même parler de routes goudronnées – entre le centre-ville de Pékin et le Jardin Bussière. Seulement des chemins de terre. Au printemps, les lourds chariots transformaient les chemins en boue, rendant le déplacement particulièrement difficile », a rappelé M. Zhang.
« Imaginez qu’un homme de près de 70 ans transporte des dizaines de kilos de matériel à vélo. C’est vraiment admirable », s’est-il exclamé.
Le Dr Bussière a même secrètement soigné des soldats chinois blessés dans son jardin, les aidant à se rétablir et à retourner sur le champ de bataille pour lutter contre l’agression japonaise.
« Mon père a beaucoup aimé la Chine et il a donné un peu de sa vie, de son temps pour les Chinois », dit avec fierté Jean-Louis Bussière. « C’est l’histoire qui fait que, comme l’a dit le président chinois, c’est un héros, c’est un modèle pour la Chine. »■
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« aucune raison, aucune situation ne donne à un enfant bien éduqué le droit d’attaquer son établissement »

L’ingénieur des travaux en technologies de l’information et de la communication, Descartes Akono Ze, n’admet pas les actes de délinquance qui se sont produits au lycée technique de Nsam.
Intervenant ce dimanche 25 octobre 2026 sur le drame survenu au lycée technique de Nsam, Descartes Akono Ze a condamné les actes de vandalisme enregistrés dans cet établissement scolaire. Son point de vue est qu’il faut dire aux enfants que cela n’est pas acceptable.
« Ce que je refuse, c’est qu’on donne raison à un enfant qui, pour quelque raison que ce soit, détruit son établissement. Il faut bien le dire, car les enfants nous écoutent. Nos enfants et nos petits frères nous écoutent à la maison. Aucune raison, aucune situation ne donne à un enfant bien éduqué le droit d’attaquer son établissement, de saccager ses infrastructures, de vandaliser les lieux ou de lancer des cailloux à la police. Je ne sais pas ce que les enfants pourraient me répondre, mais, personnellement, je ne peux pas concevoir qu’un enfant s’en prenne à un policier, encore moins à son enseignant. Il faut le dire : c’est une profanation », a-t-il déclaré.
Il convient de rappeler que l’administration du lycée technique de Nsam a convoqué au conseil de discipline 11 de ses élèves. L’ancien journaliste d’Equinoxe TV Charles Armel Mbatchou est contre la procédure et pense que Nalova Lyonga, ministre des Enseignements secondaires, doit la suspendre. Pour lui, il faut déterminer les circonstances des décès des enfants. Alors qu’une version affirme que les enfants décédés ont eu un accident après avoir été expulsés de l’établissement par le proviseur, selon une autre, les enfants ont été percutés par un camion alors qu’ils venaient en classe.
Rappelons qu’en semaine, Descartes Akono Ze, l’ingénieur des travaux en technologies de l’information et de la communication, avait déjà demandé le licenciement des enfants auteurs de la délinquance vue au sein de l’établissement scolaire.
« Soyons sérieux, avant toute chose, il va falloir identifier tous les enfants acteurs de violence au lycée de Nsam et les renvoyer tous, sans aucune forme de procès, la discipline ne se négocie pas et la barbarie ne saurait être admise.
Nous sommes une génération de parents voyous, nous avons échoué dans l’encadrement des enfants et leur éducation, voilà pourquoi les petits satans se retrouvent dans les établissements scolaires. Nos parents nous ont appris que l’école est un lieu saint et sacré, nous à notre tour, nous avons abandonné la transmission des valeurs et le résultat, c’est des enfants sans valeurs et avec des esprits vides et mal façonnés. Tout part du fait que certains enfants partent de chez eux sans être coiffés conformément aux exigences de l’établissement, c’est déjà un premier problème, ce n’est pas normal. Maintenant les donneurs de leçons vont venir tergiverser sur la réaction qu’aurait dû avoir le proviseur patati patata… Il faut qu’on éduque nos enfants, ils deviennent un danger pour la société », réagissait-il.
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Cameroun : Quand politiques et patrons s’accordent sur l’asphyxie de l’économie
Lors du dernier Cameroon Business Forum, le président du GICAM, Célestin Tawamba, n’a pas mâché ses mots en décrivant un « pays à l’arrêt ». […]
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« les cheveux sont-ils réellement un problème de discipline ou de sagesse ? »

L’homme politique Hilaire Kamga interroge sur le problème des cheveux longs dans les établissements scolaires.
Le sujet sur le drame survenu au lycée technique de Nsam a été l’un des thèmes de débat de ce dimanche 25 octobre 2026. Hilaire Kamga, invité à l’émission Canal Presse de Canal 2 international, a réagi en posant des questions sur les cheveux longs, un modèle généralement interdit dans nos écoles.
« Ce n’est pas parce que cette pratique néocoloniale de couper les cheveux existe qu’on doit nécessairement la faire perdurer. De mon point de vue, il faut aussi s’intéresser à ses conséquences, et c’est là que se situe le véritable problème.
Des études ont été menées. Les enfants dont les cheveux sont maintenus courts depuis la maternelle jusqu’en classe de terminale ne connaissent pas véritablement le trésor qu’ils portent sur leur tête. Ils ne savent pas qu’ils peuvent utiliser différentes formes de tresses pour mettre en valeur leur beauté. Que se passe-t-il lorsqu’ils arrivent à l’université ? Ils se tournent naturellement vers les mèches et les perruques, qui ne correspondent pas à leurs cheveux naturels. Pour moi, la question disciplinaire est fondamentale et doit être respectée. Mais il est temps de poser la véritable problématique : les cheveux sont-ils réellement un problème de discipline ou de sagesse ? », a déclaré Hilaire Kamga.
Invité à la même émission, René Descartes Akono, le communicant du parti au pouvoir, le RDPC, a indiqué que le problème sur le drame du lycée technique de Nsam ne se trouvait pas sur la question des cheveux. Pour lui, il convient d’étudier les réelles circonstances des décès des deux élèves.
« La cause de la mort de ce garçon ne vient pas de l’établissement, ni de la manière dont la discipline y est appliquée, ni des cheveux. Il est mort dans la rue. Il faut donc se demander pourquoi celui qui conduisait était autorisé à conduire une moto et à transporter des passagers dans ce type de rue. C’est sur tous ces aspects qu’il faut se pencher et orienter les questions. Il faut renforcer les contrôles sur qui conduit quoi, car beaucoup d’autres personnes peuvent encore mourir pendant que nous continuons à débattre des cheveux. Maintenant, il y a un autre événement qui s’est produit au lycée : la question de la discipline. On peut débattre de la manière dont elle est appliquée, des limites de l’autorité du proviseur et de la nécessité de laisser les enfants entrer dans l’établissement, avec ou sans cheveux longs », a-t-il déclaré.
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