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Décentralisation : la Banque mondiale alerte sur le faible décaissement du Prolog, financé à 189 milliards FCFA

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Décentralisation : la Banque mondiale alerte sur le faible décaissement du Prolog, financé à 189 milliards FCFA
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(Investir au Cameroun) – Les performances du Projet de gouvernance locale et communautés résilientes (Prolog) inquiètent la Banque mondiale. Dans un aide-mémoire d’une mission d’appui menée au Cameroun du 7 au 10 juillet 2025, l’institution constate que le taux de décaissement reste bloqué à 8 %, très en deçà des prévisions. Sur un financement total de 189 milliards de FCFA, seuls 9 milliards ont été effectivement décaissés, alors que l’objectif fixé pour la fin de l’exercice était de 8 à 10 %. Le taux recommandé pour sécuriser la revue à mi-parcours, fin septembre, est de 20 à 25 %, soit 36 à 45 milliards FCFA.

Approuvé en septembre 2022 pour une durée de cinq ans, le Prolog n’a commencé sa mise en œuvre opérationnelle qu’en avril 2024. L’objectif est double : améliorer l’accès des communautés à des infrastructures socio-économiques de base résilientes au changement climatique et renforcer les capacités locales pour gérer efficacement les ressources et fournir des services publics. Mais à deux ans et demi de la date de clôture, les indicateurs du projet sont jugés insuffisants par la Banque mondiale.

Retards et blocages

Selon l’institution financière, la lenteur dans l’attribution des marchés a paralysé l’exécution. Sur les 25 sous-projets régionaux attendus, aucun contrat n’était finalisé au 30 juin 2025. À la mi-août, seulement 9 avaient été signés. Du côté des communes, sur les 187 concernées, seules 74 ont rempli les conditions pour bénéficier des subventions basées sur la performance. Cependant, seulement 33 conventions étaient signées à fin juin, et aucune activité physique n’avait été engagée sur le terrain. Ces retards s’ajoutent aux lenteurs administratives des conseils régionaux et des mairies, qui freinent la mobilisation des fonds.

Indicateurs dégradés

Entre mars et juillet 2025, plusieurs indicateurs d’évaluation ont été révisés à la baisse : de « moyennement satisfaisant » à « insatisfaisant ». La mise en œuvre globale, l’objectif de développement et la passation des marchés sont tous concernés. Les retards impactent également les sauvegardes environnementales et sociales, le recrutement du personnel clé, ainsi que la gestion financière, qui demeure en dessous des standards requis. Pour la Banque mondiale, ces lacunes compromettent l’atteinte de l’objectif général du projet et exposent le financement à un gel partiel ou total.

Gestion financière

La mission de la Banque relève des pièces justificatives peu fiables, la non-conformité persistante des systèmes d’information et des difficultés avec le logiciel comptable. L’UGP nuance ce constat, assurant que le recrutement des responsables financiers régionaux était achevé lors de l’évaluation. Malgré cela, la Banque considère que les risques de mauvaise gestion restent élevés et que le projet peine à respecter les standards de transparence.

Au Prolog, on reconnaît certains retards, mais on souligne que les procédures imposées par la Banque mondiale freinent le rythme. Les « non-objections » nécessaires à la signature des contrats prennent du temps, retardant mécaniquement l’exécution. « Lorsqu’elles nous sont transmises quelques jours avant une mission d’évaluation, la non-exécution est considérée comme une contre-performance », explique un responsable. Les lenteurs des communes et des exécutifs régionaux dans la signature des conventions et la mobilisation des fonds accentuent encore le problème.

Conséquences pour les communes

Derrière ces chiffres se cachent des retards concrets sur le terrain. Le projet devait toucher 187 communes dans six régions. Les chantiers d’infrastructures, écoles, forages et routes, restent pour l’instant en attente. Si le taux de décaissement ne s’améliore pas rapidement, certaines communes risquent de ne jamais bénéficier des financements prévus. La Banque mondiale pourrait alors décider de réduire l’enveloppe, diminuant d’autant la portée du projet.

Conscient de ces risques, le coordonnateur Jackson Ngwa Edielle mise sur une stratégie d’accélération. Sur les 82 milliards de FCFA de subventions d’investissement, 30,8 milliards ont déjà été engagés. Les 51 milliards restants devront être consommés en deux ans, ce que l’UGP juge réaliste grâce à l’expérience accumulée. Pour gagner du temps, le projet envisage de regrouper l’ensemble des enveloppes restantes en un seul cycle de subventions, au lieu de plusieurs, et de négocier avec les conseils régionaux un plan d’investissement global pour chaque région.

Conditions de réussite

La réussite du plan dépend de la réactivité des exécutifs locaux. « Si les conseils régionaux et les communes ne jouent pas parfaitement le jeu, nous aurons des difficultés », prévient le coordonnateur. Néanmoins, il se dit confiant dans la capacité du projet à convaincre la mission de la Banque mondiale attendue en septembre et à rattraper les retards. « Même si nous avons pris du retard, nous pouvons nous rattraper avant la clôture. La ressource n’est pas si importante si l’on a bien préparé les projets », affirme Jackson Ngwa Edielle.

Entre scepticisme de la Banque mondiale et optimisme de l’UGP, l’avenir du Prolog reste incertain. Si le plan d’accélération fonctionne, les communes camerounaises bénéficieront enfin des infrastructures promises depuis 2022. Sinon, le pays risque de perdre une partie d’un financement crucial pour renforcer la résilience locale face aux changements climatiques. La revue à mi-parcours de septembre sera décisive pour déterminer si le projet pourra atteindre ses objectifs dans les deux années restantes.

Ludovic Amara

Lire aussi:

16-06-2025 – AFG Bank s’associe au Prolog pour accompagner la gestion des financements des projets des communes et régions

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173 militaires radiés pour désertion

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173 militaires radiés pour désertion
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Le président guinéen Mamadi Doumbouya a décidé de radier 173 militaires des Forces armées guinéennes pour désertion. Parmi les personnes concernées figure le commandant Michel Lamah, connu pour avoir participé au coup d’Etat du 5 septembre 2021 contre Alpha Condé.

Les 173 militaires radiés appartiennent à plusieurs composantes des Forces armées guinéennes, notamment la Gendarmerie nationale, le Groupement des Forces spéciales (GFS) et le Bataillon autonome des troupes aéroportées (BATA). La décision présidentielle a été rendue publique lundi 24 août 2026.

Parmi les militaires concernés figure le commandant Michel Lamah, ancien membre du GFS. Il s’était fait connaître lors du coup d’État du 5 septembre 2021 contre le régime d’Alpha Condé. Dans les heures ayant suivi la prise du pouvoir par les militaires, il avait notamment été filmé au volant du véhicule transportant le président déchu.

Après avoir été aperçu aux côtés de Mamadi Doumbouya dans les premières semaines de la transition, Michel Lamah s’était progressivement retiré de la scène publique. Sa radiation intervient désormais dans le cadre de cette mesure visant des militaires accusés de désertion. Le décret a été signé après le retour à Conakry du général Mamadi Doumbouya après un bref séjour privé en Grèce.

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Jean Moïse Mbog rejoint le Rdpc de Paul Biya

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Jean Moïse Mbog rejoint le Rdpc de Paul Biya
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Il a annoncé officiellement son ralliement au Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), ce lundi 24 août 2026 sur le plateau de l’émission « La Télé du Soir », diffusée sur Times Télévision.

Dr Jean Moïse Mbog, ancien porte-parole et cadre du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) d’Issa Tchiroma Bakary, a annoncé rejoindre le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) de Paul Biya. Il a fait cette annonce ce lundi 24 août 2026, en direct sur Times Télévision, une nouvelle chaîne privée émettant depuis Yaoundé au Cameroun.

Jean Moïse Mbog était un visage bien connu des plateaux de télévision au pays de Paul et Chantal Biya. Lors de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 il a été porte-parole de Issa Tchiroma et membre actif du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc).

Il avait été progressivement mis en retrait des interventions médiatiques par son ancien parti à la suite de prises de position jugées trop personnelles, notamment des échanges directs avec des cadres du Rdpc comme le ministre Grégoire Owona.

Cette décision marque son ralliement officiel au parti au pouvoir, après avoir longtemps prôné une approche de collaboration et de « main tendue » sur la scène politique nationale.

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Mounouna Foutsou révoque la cheffe du CMPJ

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Mounouna Foutsou révoque la cheffe du CMPJ
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Le ministre de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Mounouna Foutsou, a relevé de ses fonctions le 24 août 2026, Mme Olle Medou Doris Danielle, jusque-là cheffe par intérim du Centre multifonctionnel de promotion des jeunes (CMPJ) de Kribi 1. La décision fait état de « manquements graves » aux règles d’éthique et de déontologie professionnelles.

Conseillère principale de jeunesse et d’animation, Mme Olle Medou Doris Danielle avait été désignée à titre intérimaire à la tête du CMPJ de Kribi 1 par une décision ministérielle du 6 août 2026.

Selon la décision signée par Mounouna Foutsou, sa relève intervient à la suite de rapports des responsables départemental et régional de la Jeunesse et de l’Éducation civique. Ces rapports lui reprochent notamment de ne pas avoir pris service à son nouveau poste et d’avoir été impliquée dans des actes qualifiés de « troubles au service public », ainsi que dans un refus de passation de service à son ancien poste de cheffe du CMPJ de Meyomessala.

Le ministre justifie cette mesure par des manquements graves aux règles d’éthique et de déontologie professionnelles, ainsi que par les nécessités de service. La décision, datée du 24 août 2026, prévoit sa publication et son enregistrement conformément aux dispositions en vigueur.

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