Actualités locales
Moussa Njoya critique les médias sur le tribalisme

Moussa Njoya, président de l’organisation Action contre le tribalisme and Ending discrimination (Act-Ed), en collaboration avec la structure La Grande palabre, a organisé, ce jeudi, une journée de réflexion, dont l’objet est l’initiation d’une croisade contre les discours de haine et les replis identitaires. Au cours de cet échange public, le leader de cette association a, spécifiquement, titillé les journalistes présentateurs qui se complaisent à n’organiser que des débats publics dans leurs enseignes respectives, explique Serge Aimé Bikoi.
Lire ici son texte :
Les Camerounais n’ont pas un problème de tribalisme. Le tribalisme est une instrumentalisation des Hommes politiques et des élites à travers les médias de masse. C’est l’un des enseignements que le président national de l’association Action contre le tribalisme and Ending discrimination (Act-Ed) retient de la journée de réflexion co-organisée par ce réseau associatif et la Grande palabre.
Moussa Njoya interpelle, singulièrement, les médias, qui ont une responsabilité sociale et sociétale très forte. «À qui décidez-vous de donner la parole ? Il doit avoir un cordon sécuritaire pour préserver la cohésion sociale. On ne doit pas donner la parole à n’importe qui au nom de la liberté d’expression. La liberté d’expression a des limites. Act-Ed compte fondamentalement sur vous pour pouvoir nous aider dans ce combat contre ce fléau-là qui prend de l’ampleur« .
L’homme public estime que les médias jouent le jeu de manière totalement insensée. Le promoteur de Act-Ed note, en outre, que la stabilité sociale est, aujourd’hui, en péril. Et pour cause : pendant longtemps, nous avons laissé des comportements et des discours prospérer au point où nous sommes à un carrefour de scénarios, les uns plus catastrophiques que les autres. La raison est liée au fait que nous avons des individus qui, pour des ambitions personnelles, politiques ou par pure frustration professionnelle ou sociale, la pauvreté n’aidant pas, ont décidé de mettre le Cameroun simplement à feu et à sang, en voulant dresser les Camerounais les uns contre les autres.
L’organisation de la présente réflexion est, en effet, partie du contexte lié à la commémoration des 30 ans de la Constitution du Cameroun pour réfléchir, tous ensemble, sur quel modèle de société nous voudrions conférer au Cameroun. 30 ans après la révision constitutionnelle de 1996, qu’est-ce qui n’a pas fonctionné allègrement ? Quelles en sont les avancées et reculades ? C’était, d’ailleurs, la question de fond régulatrice du débat public ayant porté sur « Bilan, défis et perspectives de la citoyenneté camerounaise après 30 ans de constitutionnalisme (1996-2026). Le deuxième enseignement se résume au fait que nous avons un problème de narratif historique. « Les Camerounais ne connaissent pas leur histoire, ne se connaissent pas et ne connaissent même pas le Cameroun. Il est plus facile, pour nous, d’aller en vacances à Paris, à Montréal, à New-York que d’aller en vacances à Yoko, à Bandounkassa ou à Foumban, etc. Du coup, il y a trop de manipulations », constate Moussa Njoya.
Recommandations issues de la journée de réflexion
Les recommandations énoncées au terme de la journée de réflexion seront adressées aux pouvoirs publics tant les discours de haine tribale prospèrent sur le terrain de l’impunité. Il y a, par exemple, une loi qui a été créée en 2019, condamnant l’outrage à tribu et à ethnie, laquelle n’est pas du tout appliquée malgré l’implication des acteurs publics dans les activités véhiculant les diatribes tribales. Plusieurs représentants des administrations publiques ont, d’ailleurs, fait acte de présence à ce débat public, à l’instar des responsables du ministère de la Justice(Minjustice).
De plus, les recommandations sont adressées principalement aux leaders et acteurs politiques qui structurent la vie publique et la cohésion nationale à travers la participation à l’expression du suffrage universel. « Ce sont ces derniers qui doivent dire à leurs militants et partisans que nous ne sommes pas d’accord avec le tribalisme et, pour cela, Act-Ed, lors de l’élection présidentielle de 2025, avait publié un manifeste contre le tribalisme que nous avons adressé à l’ensemble des candidats et des acteurs engagés dans le processus électoral-Minat,Elecam, Conseil constitutionnel, etc », indique le leader de Act-Ed.
Les recommandations sont, enfin, adressées aux médias tant ils ont le rôle de la sensibilisation des populations et produire des émissions afin que les publics-cibles se connaissent. L’homme de média constate qu’il n’y plus curieusement aujourd’hui des documentaires informatifs sur l’histoire du Cameroun, car ce qui est diffusé dans l’agora n’a trait qu’aux débats. «C’est vous qui devez produire les émissions afin que les populations se connaissent entre elles. Il n’y a plus de documentaires sur le Cameroun aujourd’hui. Le dimanche, on organise les débats Faites des documentaires et emmenez les Camerounais à savoir que les Eton ont des frères, par exemple, dans le Nord; les Bamoun sont les frères de Banka; que Sawa ne veut rien dire au sens propre du terme par exemple; que ce sont des frères qui ont d’autres frères et sœurs, etc« . Aussi ces recommandations seront-elles adressées aux populations locales puisqu’elles doivent savoir que nous sommes, avant tout, des frères. Soit nous sommes solidaires, soit nous mourrons tous comme des cons!
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Actualités locales
Accident mortel sur Yaoundé-Douala : 7 victimes

Drame routier sur la nationale n°3 (Sikoum) : l’hécatombe continue sur nos routes étroites et désuètes !
La Fondation Camerounaise des Consommateurs (FOCACO) a appris avec une immense douleur et une profonde rébellion du cœur le tragique accident de la circulation survenu ce samedi 23 août 2026, aux environs de 6 heures du matin, au lieu-dit Sikoum (PK 41, près de Logbadjeck) sur l’axe Douala-Yaoundé.
LES FAITS
Une collision frontale d’une violence inouïe s’est produite entre un bus d’une agence de voyage et un camion chargé de gravier.
Le bilan humain est lourd et glaçant :
* 07 personnes décédées sur le coup.
* 10 blessés graves, évacués d’urgence vers l’Hôpital Régional Annexe d’Edéa.
Un dépassement dangereux serait à l’origine de cette nouvelle tragédie.
COMPASSION ET SOLIDARITÉ
Face à cette horreur répétitive — quelques jours seulement après le drame de Nomale à Ndikiniméki sur la N°4 — la FOCACO :
* Adresse ses condoléances les plus attristées aux familles si brutalement endeuillées.
* Formule ses vœux de prompt rétablissement aux 10 blessés graves et exige une prise en charge médicale d’urgence, intégrale et sans condition.
L’EXASPÉRATION ET LA COLÈRE DE LA FOCACO
Jusqu’à quand nos routes nationales continueront-elles d’être de véritables couloirs de la mort ?
La FOCACO dénonce fermement l’insécurité routière structurelle. Toutes nos routes nationales (N°3, N°4…) sont des voies étriquées de moins de 8 mètres de largeur, dépourvues de séparation centrale physique, où le moindre écart se transforme en choc frontal mortel.
À l’approche de la rentrée scolaire et face à la densification du trafic, les simples appels à la prudence ne suffisent plus. La FOCACO interpelle directement les pouvoirs publics :
À QUAND L’ACHÈVEMENT COMPLET ET EFFECTIF DE L’AUTOROUTE DOUALA-YAOUNDÉ ?
Protéger la vie des usagers sur nos routes est une obligation régalienne non négociable.
Fait à Douala, le 23 Août 2026
Pour la FOCACO,
Alphonse AYISSI ABENA
Président Exécutif
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Critique de François Hiondi Nkam sur la Crtv

Cette déclaration du journaliste et producteur audiovisuel camerounais François Hiondi Nkam met directement en cause la qualité technique et la réalisation visuelle de la Crtv (Cameroon Radio Télévision) lors de grands événements publics ou sportifs. À travers l’expression « science de l’image », l’auteur fustige un manque de maîtrise professionnelle flagrant de la part de la chaîne publique nationale, qu’il qualifie sans détour de ridicule.
François Hiondi Nkam est un journaliste, essayiste et producteur audiovisuel camerounais. Reconnu pour son franc-parler et son regard critique sur l’actualité institutionnelle et sportive du pays, il intervient régulièrement sur les plateaux de débat. Il est également l’auteur d’un ouvrage remarqué sur le football national intitulé Samuel Eto’o : L’ange et les démons.
Sur le plateau de l’émission Droit de réponse de ce dimanche sur Equinoxe Tv, il a vivement critiqué la dernière la dernière couverture médiatique de l’arrivée de Paul Biya au Cameroun. «La science de l’image de la Crtv a été tout à fait risible, ridicule. C’est-à-dire, si on veut mettre en scène une arrivée comme celle-là [Paul Biya,Ndlr] il faut s’entourer de certaines précautions journalistiques, de production», souligne-t-il.
Les supputations sur sa réelle capacité physique…
«Pour ceux qui ont fait de la production élémentaire, on voit bien qu’ils cachaient quelque chose, qu’ils ne voulaient pas trop en montrer pour ne pas voir trop l’état de défaillance physique du président de la République. Et moi, je crois que c’est une grave erreur parce que ça aurait même rendu plus sympathique un homme de cet âge-là qui fait des efforts. Et puis cacher, voudrait dire, voudrait supposer qu’il y a quelque chose et qu’il ne se sentait vraiment pas bien. Et ça alimente les supputations sur sa réelle capacité physique à diriger le pays», a-t-il poursuivi.
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Éloge aux Lionnes du Cameroun

Après leur passage au Palais de l’Unité, les Lionnes ont reçu les encouragements du coordonnateur de la sélection, Dimitri Lipoff. Visiblement marqué par le parcours de l’équipe, le technicien français a salué l’état d’esprit qui a accompagné le groupe durant la compétition.
« Si on a réussi cette performance, c’était pour le Cameroun mais aussi pour le Chef de l’État », a-t-il déclaré, mettant en avant l’unité qui règne au sein de la sélection. Pour Lipoff, cette cohésion constitue l’une des principales clés de la réussite : « L’ambiance est saine avec beaucoup de partage et d’amour. »
Le coordonnateur des Lionnes a également insisté sur le sérieux et la détermination des joueuses. « Ces gamines sont des travailleuses, pas des tricheuses, et elles ont un état d’esprit parfait et c’est pour ça que ça a marché », a-t-il expliqué, visiblement fier du comportement de ses protégées.
Interrogé sur Aboudi, Lipoff n’a pas tari d’éloges à l’égard de la joueuse. « C’est un monument du football africain », a-t-il affirmé. Sa présence au sein du groupe n’était donc pas anodine. « Elle était là parce qu’elle le méritait et elle nous l’a montré chaque jour de notre stage », a-t-il ajouté.
Au-delà de la performance sportive, Dimitri Lipoff retient ainsi surtout la force du collectif et l’état d’esprit affiché par les Lionnes, deux éléments qui ont accompagné leur aventure jusqu’à cette réception au Palais de l’Unité.
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