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8 ans de prison pour « Bello », le haut fonctionnaire au cœur d’un scandale de corruption et de sextapes

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8 ans de prison pour « Bello », le haut fonctionnaire au cœur d’un scandale de corruption et de sextapes
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En Guinée équatoriale, le tribunal provincial de Bioko a condamné ce 27 août Baltasar Ebang Engonga, haut fonctionnaire surnommé « Bello », à huit ans de prison ferme et à une amende de 125,4 millions de francs CFA (environ 190 000 euros) pour détournement de fonds publics.

L’ancien directeur de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF) comparaissait aux côtés de cinq autres responsables accusés d’avoir utilisé, à des fins personnelles, des budgets destinés à des missions déjà financées par l’État.

Selon la justice, les montants détournés oscilleraient entre 5 et 125 millions de francs CFA, soit entre 7 600 et 190 000 euros. L’affaire a été suivie de près à Malabo, d’autant qu’elle concerne un personnage déjà controversé.

En novembre dernier, Baltasar Ebang Engonga avait défrayé la chronique avec la diffusion de vidéos à caractère sexuel tournées dans différents lieux, dont son bureau au ministère des Finances.

Ces sextapes, impliquant notamment des épouses de dignitaires, avaient provoqué un scandale sans précédent, au point que les autorités avaient restreint l’accès à internet pour limiter leur propagation.

L’épisode, rapidement surnommé « l’affaire Bello », avait suscité une vague de moqueries et de créations satiriques sur les réseaux sociaux, du « Ballon d’or 2024 » attribué par dérision au haut fonctionnaire, jusqu’à l’invention d’un aphrodisiaque fictif baptisé « Balthazariem ».

Mais au-delà de l’humour, cette affaire illustrait déjà le malaise grandissant autour de la corruption et des privilèges des élites dans un pays où la population vit majoritairement dans la précarité.

Âgé d’une cinquantaine d’années, marié et père de famille, Baltasar Ebang Engonga est également le fils de Baltasar Engonga Edjo, président de la Commission de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac).

Sa condamnation, malgré son appartenance à une famille influente, est interprétée par certains observateurs comme un signal politique envoyé par le régime d’Obiang, désireux de montrer une fermeté relative face aux excès de certains dignitaires.

Reste à savoir si ce verdict marquera un tournant dans la lutte contre la corruption en Guinée équatoriale ou s’il restera un cas isolé.

8 ans de prison pour « Bello », le haut fonctionnaire au cœur d’un scandale de corruption et de sextapes
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173 militaires radiés pour désertion

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173 militaires radiés pour désertion
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Le président guinéen Mamadi Doumbouya a décidé de radier 173 militaires des Forces armées guinéennes pour désertion. Parmi les personnes concernées figure le commandant Michel Lamah, connu pour avoir participé au coup d’Etat du 5 septembre 2021 contre Alpha Condé.

Les 173 militaires radiés appartiennent à plusieurs composantes des Forces armées guinéennes, notamment la Gendarmerie nationale, le Groupement des Forces spéciales (GFS) et le Bataillon autonome des troupes aéroportées (BATA). La décision présidentielle a été rendue publique lundi 24 août 2026.

Parmi les militaires concernés figure le commandant Michel Lamah, ancien membre du GFS. Il s’était fait connaître lors du coup d’État du 5 septembre 2021 contre le régime d’Alpha Condé. Dans les heures ayant suivi la prise du pouvoir par les militaires, il avait notamment été filmé au volant du véhicule transportant le président déchu.

Après avoir été aperçu aux côtés de Mamadi Doumbouya dans les premières semaines de la transition, Michel Lamah s’était progressivement retiré de la scène publique. Sa radiation intervient désormais dans le cadre de cette mesure visant des militaires accusés de désertion. Le décret a été signé après le retour à Conakry du général Mamadi Doumbouya après un bref séjour privé en Grèce.

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Jean Moïse Mbog rejoint le Rdpc de Paul Biya

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Jean Moïse Mbog rejoint le Rdpc de Paul Biya
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Il a annoncé officiellement son ralliement au Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), ce lundi 24 août 2026 sur le plateau de l’émission « La Télé du Soir », diffusée sur Times Télévision.

Dr Jean Moïse Mbog, ancien porte-parole et cadre du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) d’Issa Tchiroma Bakary, a annoncé rejoindre le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) de Paul Biya. Il a fait cette annonce ce lundi 24 août 2026, en direct sur Times Télévision, une nouvelle chaîne privée émettant depuis Yaoundé au Cameroun.

Jean Moïse Mbog était un visage bien connu des plateaux de télévision au pays de Paul et Chantal Biya. Lors de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 il a été porte-parole de Issa Tchiroma et membre actif du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc).

Il avait été progressivement mis en retrait des interventions médiatiques par son ancien parti à la suite de prises de position jugées trop personnelles, notamment des échanges directs avec des cadres du Rdpc comme le ministre Grégoire Owona.

Cette décision marque son ralliement officiel au parti au pouvoir, après avoir longtemps prôné une approche de collaboration et de « main tendue » sur la scène politique nationale.

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Mounouna Foutsou révoque la cheffe du CMPJ

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Mounouna Foutsou révoque la cheffe du CMPJ
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Le ministre de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Mounouna Foutsou, a relevé de ses fonctions le 24 août 2026, Mme Olle Medou Doris Danielle, jusque-là cheffe par intérim du Centre multifonctionnel de promotion des jeunes (CMPJ) de Kribi 1. La décision fait état de « manquements graves » aux règles d’éthique et de déontologie professionnelles.

Conseillère principale de jeunesse et d’animation, Mme Olle Medou Doris Danielle avait été désignée à titre intérimaire à la tête du CMPJ de Kribi 1 par une décision ministérielle du 6 août 2026.

Selon la décision signée par Mounouna Foutsou, sa relève intervient à la suite de rapports des responsables départemental et régional de la Jeunesse et de l’Éducation civique. Ces rapports lui reprochent notamment de ne pas avoir pris service à son nouveau poste et d’avoir été impliquée dans des actes qualifiés de « troubles au service public », ainsi que dans un refus de passation de service à son ancien poste de cheffe du CMPJ de Meyomessala.

Le ministre justifie cette mesure par des manquements graves aux règles d’éthique et de déontologie professionnelles, ainsi que par les nécessités de service. La décision, datée du 24 août 2026, prévoit sa publication et son enregistrement conformément aux dispositions en vigueur.

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