Actualités locales
Akere Muna prend acte de la décision du Conseil constitutionnel

Après le rejet de sa requête en constatation d’inéligibilité contre le président Paul Biya par le Conseil Constitutionnel, Me Akere Muna a réagi. S’il salue une avancée sur la recevabilité du débat juridique, il déplore un refus d’affronter les questions de fond sur l’aptitude effective du chef de l’État à gouverner.
Devant Clément Atangana et ses pairs, Akere Muna n’a pas eu gain de cause. Après plus de deux heures d’audiences, sa demande a été jugée «non justifiée ». Ce verdict ouvre la voix à Paul Biya, qui veut briguer un huitième mandat à la tête du Cameroun.
Déclaration de Me Akere Muna
Ce jour, à 15 heures, le Conseil Constitutionnel a rendu sa décision concernant notre requête en constatation d’inéligibilité déposée contre M. Paul Biya. Le Conseil a déclaré la requête recevable mais non justifiée. Nous prenons acte de cette décision, mais nous la contestons fermement au fond.
1. Sur la Recevabilité : Une Victoire Préliminaire pour la Démocratie
Le Conseil Constitutionnel a, pour la première fois dans l’histoire électorale récente du Cameroun, reconnu la légitimité d’un candidat à contester l’éligibilité d’un autre sur le fondement de l’article 118. En déclarant la requête recevable, le Conseil valide le principe fondamental selon lequel l’éligibilité d’un candidat n’est pas une question d’opinion, mais de droit. C’est une porte laissée ouverte pour le contrôle citoyen et juridique du pouvoir, et nous nous en réjouissons.
2. Sur le Fond : Une Occasion Manquée et une Énigme Persistante
Si le Conseil a reconnu notre droit à poser la question, sa réponse nous laisse profondément insatisfaits et soulève de graves interrogations.
Notre requête était étayée par des faits précis, documentés et incontestés absences prolongées, non-présidence des institutions constitutionnelles, apparitions publiques problématiques, et témoignage accablant du Ministre de la Justice sur un système d’« injonctions » parallèles.
La présence silencieuse du Directeur du Cabinet Civil à l’audience est, à cet égard, l’élément le plus troublant. Pourquoi était-il présent, sinon pour représenter l’autorité présidentielle ? Pourquoi le Président du Conseil lui a-t-il offert la parole ? Et surtout, pourquoi a-t-il refusé de s’exprimer ?
Sa présence muette est plus éloquente que tous nos discours. Nous avions offert à la défense l’opportunité parfaite de démontrer, preuves à l’appui, que le Président exerce ses fonctions en pleine autonomie. Ils ont choisi le silence. Ce silence assourdissant valide, à nos yeux, l’ensemble de nos arguments. Que craignaient-ils?
3. Conclusion : Le Combat pour la Vérité et la Redevabilité Se Poursuit.
Le Conseil Constitutionnel a estimé que les preuves que nous avons apportées n’étaient pas suffisantes pour justifier l’inéligibilité. Nous respectons son autorité, mais nous maintenons que les questions de fond que nous avons soulevées restent entières et sans réponse.
Le peuple camerounais mérite plus qu’un silence éloquent. Il mérite la http://transparence.Il mérite de savoir qui gouverne réellement le pays lorsque son Président est absent pendant des semaines, lorsque les institutions ne se réunissent plus, et lorsque la gouvernance semble exercée par procuration.
Notre combat n’était pas personnel ; il était constitutionnel. Il visait à garantir que la plus haute fonction de l’État soit exercée par une personne pleinement autonome, comme l’exige la loi. Ce combat pour la clarté, la reddition des comptes et le respect strict de notre Loi fondamentale ne s’arrête pas aujourd’hui.
Nous continuerons à utiliser tous les moyens légaux et démocratiques pour demander des comptes au pouvoir et pour œuvrer à un Cameroun où la légitimité des dirigeants est entière, transparente et incontestable.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
le Brésil renverse le Japon et file en 8es de finale !

Le Brésil est qualifié pour les 8es de finale de la Coupe du monde 2026. La Seleçao a battu 2-1 le Japon pour s’offrir son ticket pour le prochain tour.
Le Brésil a tenu son rang face au Japon. Grand favori dans ce deuxième match des 16es de finale, le Brésil a été surpris dès la 29e par Kaishū Sano, le milieu de terrain japonais de 25 ans. Suite à une récupération en milieu de terrain, le jeune joueur conduit le ballon sur quelques mètres avant d’armer une frappe qui ne laisse aucune chance à Alisson (1-0).
Au retour des vestiaires, les Brésiliens ont repris le contrôle du jeu. Il faudra attendre la 59e minute pour assister à l’égalisation de Casemiro. C’est finalement en toute fin de rencontre dans le Brésil a arraché la qualification. Sur une passe de Bruno Guimarães, Martinelli redonne l’avantage à la Seleçao.
Grâce à cette victoire, le Brésil renverse le Japon et se qualifie pour les 8es de finale de la Coupe du monde 2026. La Seleçao a souffert, mais n’a pas eu besoin de Neymar pour s’en sortir. Du côté des Samurai Bleus, c’est une nouvelle désillusion. Le Japon n’a jamais gagné un match dans une phase à élimination directe en Coupe du monde.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Enzo Maresca, nouvel entraîneur de Manchester City

Enzo Maresca est nommé nouvel entraîneur de Manchester City. Le technicien italien succède à Pep Guardiola sur le banc des Cityzens.
Dans l’air depuis plusieurs mois, la nomination de Enzo Maresca au poste d’entraîneur de Manchester City est désormais officielle. Ce lundi 29 juin, le club anglais a confirmé avoir nommé Enzo Maresca. L’Italien a signé un contrat de trois ans qui le lie au club jusqu’en 2029. Pour Maresca, il s’agira de son troisième passage au Club.
« Manchester City est un club que je connais très bien et avoir la chance d’entraîner cette équipe est une formidable opportunité pour moi », a déclaré Maresca. « J’ai hâte de commencer à entraîner les joueurs. Je veux que nous gagnions, que nous pratiquions un beau football et que nous prenions plaisir à ressentir la pression de représenter Manchester City ».
Selon le directeur général Ferran Soriano, Enzo Maresca était le candidat idéal. « Nous connaissons sa personnalité et sa vision du football. C’est un homme intègre, charismatique et passionné », a-t-il assuré. Désormais aux commandes, l’italien devra prend la succession de Pep Guardiola pour qui il fut adjoint avant de rejoindre Chelsea.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Manuels scolaires en Afrique : défis et solutions

« L’alerte lancée par le journaliste Boris Bertolt le 27 mai dernier sur l’imposition de cautions de 10, 20 et 30 millions de FCFA pour soumettre un manuel scolaire au Conseil d’agrément soulève une question fondamentale : comment concilier la rigueur nécessaire à la sélection des manuels et la survie économique des jeunes éditeurs locaux ?», questionne Olivier Mbitom.
Lire ici sa tribune :
Si la volonté des autorités de désengorger les commissions et de s’assurer de la solvabilité des acteurs peut s’entendre, l’analyse de cette mesure reste incomplète si l’on occulte les réalités historiques, financières et fiscales de cette industrie.
Des inspecteurs-auteurs à la Fondation Chantal Biya : Le verrouillage historique du marché
Pour comprendre la fragilité actuelle des éditeurs locaux, il faut se souvenir d’où nous venons. Au début des années 2000, près de 95 % du marché du livre scolaire en zone francophone était capté par des géants occidentaux, notamment le groupe Hachette (via EDICEF) et son concurrent VIVENDI.
Leur stratégie d’essaimage reposait sur un système aussi vicieux qu’incestueux : la quasi-totalité des auteurs édités par ces groupes étaient des Inspecteurs Nationaux de Pédagogie… ceux-là mêmes qui siégeaient au sein des commissions d’évaluation et d’agrément. Inutile de faire un dessin : le conflit d’intérêts institutionnalisé verrouillait le marché.
Mais le coup de maître d’EDICEF est allé encore plus loin avec le déploiement d’un véritable « bouclier humanitaire ». En finançant la construction à titre gracieux des écoles primaires « Champion » en partenariat avec la Fondation Chantal Biya, le géant français s’est offert une respectabilité institutionnelle inattaquable au sommet de l’État. Face à un tel déploiement de soft power mêlant philanthropie de prestige et diplomatie économique, les commissions d’agrément se retrouvaient pieds et poings liés. Revenir aujourd’hui à des cautions financières confiscatoires ravive le spectre de ce cercle fermé, réservé aux multinationales ou aux acteurs historiques capables de s’acheter de telles entrées.
L’implacable réalité financière et logistique du livre scolaire
Devenir éditeur scolaire ne s’improvise pas ; c’est une industrie lourde de flux et de capitaux qui exige des investissements massifs en amont (droits d’auteur, infographie, conception graphique, prépresse, production) se chiffrant en centaines de millions de FCFA.
Le cycle de trésorerie y est d’une violence rare : l’éditeur doit débloquer ces fonds et attendre souvent plus de 9 mois avant d’enclencher la moindre entrée de cash à la rentrée scolaire. À ce gouffre financier s’ajoute une course contre la montre logistique. Pour que les livres soient imprimés et acheminés à temps, les commissions doivent rendre leur verdict très tôt dans l’année civile. Le moindre retard administratif force les éditeurs à importer en catastrophe, subissant les délais maritimes, les contrôles au départ (SGS), le transport et les blocages douaniers. Manquer le coche de la rentrée de septembre équivaut à une année blanche, synonyme de faillite pour une PME. Dans ces conditions de stress financier maximal, imposer le blocage préalable de 10 à 30 millions de FCFA de caution est un coup de grâce économique pour la jeunesse entrepreneuriale.
L’aberration fiscale : L’importation favorisée au détriment de l’industrialisation
Le nœud du problème, et le levier sur lequel le gouvernement devrait véritablement agir, réside dans une incohérence fiscale majeure. En vertu des accords internationaux (Accord de Florence de l’UNESCO), le livre imprimé fini à l’étranger entre sur le territoire à 0 % de droits de douane (ne payant que des taxes accessoires dont le taux cumulé avoisine 4,8 %).
Pourtant, les intrants nécessaires à la fabrication locale de ce même livre (papiers, encres, plaques offset, machines d’imprimerie) sont lourdement taxés comme des produits industriels classiques. Comment comprendre qu’il soit économiquement plus rentable d’écrire un livre au Cameroun, de l’envoyer par fichier internet se faire imprimer en Europe ou en Asie, puis de le réimporter par bateau, plutôt que de le produire dans les imprimeries de Douala ou de Yaoundé ?
Le rythme des agréments : Pour une stabilité triennale ou quinquennale au service des familles et de l’industrie
Au-delà de la fiscalité, la souveraineté éducative exige de repenser le rythme réglementaire. Il devient impératif d’instaurer une rencontre d’évaluation nationale strictement triennale ou quinquennale (tous les 3 ou 5 ans) pour le renouvellement ou la révision des listes officielles de manuels, sauf cas de force majeure ou refonte globale des programmes.
Cette prévisibilité temporelle apporterait une double respiration :
- Un soulagement pour la trésorerie des éditeurs : Un manuel agréé assuré de rester au programme pendant au moins 3 ans permet à une maison d’édition d’amortir ses lourds investissements de départ sur plusieurs exercices. Cela stabilise son fonds de roulement et limite la dépendance aux crédits bancaires à court terme.
- Un bouclier social pour les familles : L’instabilité chronique des manuels pénalise lourdement le budget des parents. Une politique triennale redonne ses lettres de noblesse au recyclage des ouvrages dans la continuité, permettant aux livres de circuler au sein des fratries ou à travers les réseaux de seconde main. Un livre ne doit plus être un produit à usage unique imposé par des ajustements cosmétiques annuels.
Le retour de l’État stratège : La réhabilitation du modèle CEPER.
Face à cette crise structurelle, nous ne pouvons faire l’économie d’une réflexion sur le rôle d’opérateur de la puissance publique. L’histoire du Cameroun nous offre pourtant un modèle de réussite : le CEPER (Centre d’Édition et de Production pour l’Enseignement et de la Recherche). Autrefois, cet outil industriel d’État était le garant d’un livre citoyen, produisant à très gros volumes les manuels indispensables à des prix bas et accessibles à tous les foyers.
La réhabilitation d’un outil étatique similaire modernisé ne viendrait pas étouffer le secteur privé, mais en combler les failles structurelles. L’État pourrait investir directement la production des « socles communs » (les manuels fondamentaux de mathématiques, de français ou de sciences pour le primaire), laissant aux éditeurs privés les segments spécialisés ou littéraires. En garantissant une production publique à coûts maîtrisés pour le cœur des programmes, l’État casserait les monopoles tout en redonnant ses lettres de noblesse à l’imprimerie nationale.
Pour une véritable souveraineté éducative
La solution pour assainir le marché et garantir des manuels de qualité ne réside pas dans l’exclusion des jeunes talents par des cautions confiscatoires. Elle réside dans une vision intégrée, à la fois industrielle, réglementaire et sociale.
Le gouvernement ferait œuvre utile en exonérant de droits de douane et de TVA les intrants du livre local, en sanctuarisant un rythme d’agrément triennal ou quinquennal et en relançant un pôle d’édition public fort s’inspirant du CEPER. C’est en allégeant les coûts de production, en offrant de la visibilité et en réinvestissant l’outil industriel national, plutôt qu’en érigeant des barrières financières par le haut, que nous permettrons à notre pays de conquérir enfin sa pleine souveraineté éditoriale, pédagogique et économique.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société1 year agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique1 year agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique1 year agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales3 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société1 year ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














