Actualités locales
le Brésil renverse le Japon et file en 8es de finale !

Le Brésil est qualifié pour les 8es de finale de la Coupe du monde 2026. La Seleçao a battu 2-1 le Japon pour s’offrir son ticket pour le prochain tour.
Le Brésil a tenu son rang face au Japon. Grand favori dans ce deuxième match des 16es de finale, le Brésil a été surpris dès la 29e par Kaishū Sano, le milieu de terrain japonais de 25 ans. Suite à une récupération en milieu de terrain, le jeune joueur conduit le ballon sur quelques mètres avant d’armer une frappe qui ne laisse aucune chance à Alisson (1-0).
Au retour des vestiaires, les Brésiliens ont repris le contrôle du jeu. Il faudra attendre la 59e minute pour assister à l’égalisation de Casemiro. C’est finalement en toute fin de rencontre dans le Brésil a arraché la qualification. Sur une passe de Bruno Guimarães, Martinelli redonne l’avantage à la Seleçao.
Grâce à cette victoire, le Brésil renverse le Japon et se qualifie pour les 8es de finale de la Coupe du monde 2026. La Seleçao a souffert, mais n’a pas eu besoin de Neymar pour s’en sortir. Du côté des Samurai Bleus, c’est une nouvelle désillusion. Le Japon n’a jamais gagné un match dans une phase à élimination directe en Coupe du monde.
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Actualités locales
Macky Sall reçu en Chine pour l’ONU

Ce lundi 29 juin 2026, l’ancien président sénégalais et candidat au poste de secrétaire général de l’Onu, Macky Sall, a été reçu à Pékin par le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi.
L’entretien s’inscrit dans le cadre du marathon diplomatique de Macky Sall pour briguer la succession d’António Guterres à la tête des Nations unies. Les échanges ont porté sur le renforcement du multilatéralisme et le fonctionnement de l’organisation internationale face aux défis globaux actuels.
Macky Sall a publiquement remercié le président chinois Xi Jinping pour la facilitation de sa visite en Chine et l’accueil qui lui a été réservé. Cette étape chinoise fait suite à des démarches similaires, notamment un récent passage à Paris où il a été reçu à l’Élysée par le président Emmanuel Macron.
L’Argentin Rafael Grossi
Pour rappel, l’ancien président sénégalais Macky Sall est candidat pour succéder à António Guterres au poste de Secrétaire général des Nations unies. Sa candidature a été déposée le 2 mars 2026 et est portée par le Burundi, au nom de l’Union africaine, bien que le gouvernement sénégalais ne l’ait pas formellement soutenue.
Face à lui se trouvent notamment l’Argentin Rafael Grossi (directeur général de l’AIEA), la Chilienne Michelle Bachelet (ancienne présidente du Chili) et la Costaricaine Rebeca Grynspan. Les quatre postulants ont défendu leur vision et leur bilan devant les 193 États membres à New York fin avril. M. Sall a axé son programme sur l’expérience, le multilatéralisme et la voix du Sud global.
António Guterres
Pour être élu, le candidat devra obtenir l’aval du Conseil de sécurité (et l’absence de veto de ses cinq membres permanents) avant d’être entériné par l’Assemblée générale. Il a multiplié les rencontres à ce titre, notamment avec le président français Emmanuel Macron début juin et le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi fin juin 2026.
Le mandat d’António Guterres prendra fin le 31 décembre 2026, la prise de fonction du nouveau Secrétaire général étant prévue pour début 2027.
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Enzo Maresca, nouvel entraîneur de Manchester City

Enzo Maresca est nommé nouvel entraîneur de Manchester City. Le technicien italien succède à Pep Guardiola sur le banc des Cityzens.
Dans l’air depuis plusieurs mois, la nomination de Enzo Maresca au poste d’entraîneur de Manchester City est désormais officielle. Ce lundi 29 juin, le club anglais a confirmé avoir nommé Enzo Maresca. L’Italien a signé un contrat de trois ans qui le lie au club jusqu’en 2029. Pour Maresca, il s’agira de son troisième passage au Club.
« Manchester City est un club que je connais très bien et avoir la chance d’entraîner cette équipe est une formidable opportunité pour moi », a déclaré Maresca. « J’ai hâte de commencer à entraîner les joueurs. Je veux que nous gagnions, que nous pratiquions un beau football et que nous prenions plaisir à ressentir la pression de représenter Manchester City ».
Selon le directeur général Ferran Soriano, Enzo Maresca était le candidat idéal. « Nous connaissons sa personnalité et sa vision du football. C’est un homme intègre, charismatique et passionné », a-t-il assuré. Désormais aux commandes, l’italien devra prend la succession de Pep Guardiola pour qui il fut adjoint avant de rejoindre Chelsea.
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Manuels scolaires en Afrique : défis et solutions

« L’alerte lancée par le journaliste Boris Bertolt le 27 mai dernier sur l’imposition de cautions de 10, 20 et 30 millions de FCFA pour soumettre un manuel scolaire au Conseil d’agrément soulève une question fondamentale : comment concilier la rigueur nécessaire à la sélection des manuels et la survie économique des jeunes éditeurs locaux ?», questionne Olivier Mbitom.
Lire ici sa tribune :
Si la volonté des autorités de désengorger les commissions et de s’assurer de la solvabilité des acteurs peut s’entendre, l’analyse de cette mesure reste incomplète si l’on occulte les réalités historiques, financières et fiscales de cette industrie.
Des inspecteurs-auteurs à la Fondation Chantal Biya : Le verrouillage historique du marché
Pour comprendre la fragilité actuelle des éditeurs locaux, il faut se souvenir d’où nous venons. Au début des années 2000, près de 95 % du marché du livre scolaire en zone francophone était capté par des géants occidentaux, notamment le groupe Hachette (via EDICEF) et son concurrent VIVENDI.
Leur stratégie d’essaimage reposait sur un système aussi vicieux qu’incestueux : la quasi-totalité des auteurs édités par ces groupes étaient des Inspecteurs Nationaux de Pédagogie… ceux-là mêmes qui siégeaient au sein des commissions d’évaluation et d’agrément. Inutile de faire un dessin : le conflit d’intérêts institutionnalisé verrouillait le marché.
Mais le coup de maître d’EDICEF est allé encore plus loin avec le déploiement d’un véritable « bouclier humanitaire ». En finançant la construction à titre gracieux des écoles primaires « Champion » en partenariat avec la Fondation Chantal Biya, le géant français s’est offert une respectabilité institutionnelle inattaquable au sommet de l’État. Face à un tel déploiement de soft power mêlant philanthropie de prestige et diplomatie économique, les commissions d’agrément se retrouvaient pieds et poings liés. Revenir aujourd’hui à des cautions financières confiscatoires ravive le spectre de ce cercle fermé, réservé aux multinationales ou aux acteurs historiques capables de s’acheter de telles entrées.
L’implacable réalité financière et logistique du livre scolaire
Devenir éditeur scolaire ne s’improvise pas ; c’est une industrie lourde de flux et de capitaux qui exige des investissements massifs en amont (droits d’auteur, infographie, conception graphique, prépresse, production) se chiffrant en centaines de millions de FCFA.
Le cycle de trésorerie y est d’une violence rare : l’éditeur doit débloquer ces fonds et attendre souvent plus de 9 mois avant d’enclencher la moindre entrée de cash à la rentrée scolaire. À ce gouffre financier s’ajoute une course contre la montre logistique. Pour que les livres soient imprimés et acheminés à temps, les commissions doivent rendre leur verdict très tôt dans l’année civile. Le moindre retard administratif force les éditeurs à importer en catastrophe, subissant les délais maritimes, les contrôles au départ (SGS), le transport et les blocages douaniers. Manquer le coche de la rentrée de septembre équivaut à une année blanche, synonyme de faillite pour une PME. Dans ces conditions de stress financier maximal, imposer le blocage préalable de 10 à 30 millions de FCFA de caution est un coup de grâce économique pour la jeunesse entrepreneuriale.
L’aberration fiscale : L’importation favorisée au détriment de l’industrialisation
Le nœud du problème, et le levier sur lequel le gouvernement devrait véritablement agir, réside dans une incohérence fiscale majeure. En vertu des accords internationaux (Accord de Florence de l’UNESCO), le livre imprimé fini à l’étranger entre sur le territoire à 0 % de droits de douane (ne payant que des taxes accessoires dont le taux cumulé avoisine 4,8 %).
Pourtant, les intrants nécessaires à la fabrication locale de ce même livre (papiers, encres, plaques offset, machines d’imprimerie) sont lourdement taxés comme des produits industriels classiques. Comment comprendre qu’il soit économiquement plus rentable d’écrire un livre au Cameroun, de l’envoyer par fichier internet se faire imprimer en Europe ou en Asie, puis de le réimporter par bateau, plutôt que de le produire dans les imprimeries de Douala ou de Yaoundé ?
Le rythme des agréments : Pour une stabilité triennale ou quinquennale au service des familles et de l’industrie
Au-delà de la fiscalité, la souveraineté éducative exige de repenser le rythme réglementaire. Il devient impératif d’instaurer une rencontre d’évaluation nationale strictement triennale ou quinquennale (tous les 3 ou 5 ans) pour le renouvellement ou la révision des listes officielles de manuels, sauf cas de force majeure ou refonte globale des programmes.
Cette prévisibilité temporelle apporterait une double respiration :
- Un soulagement pour la trésorerie des éditeurs : Un manuel agréé assuré de rester au programme pendant au moins 3 ans permet à une maison d’édition d’amortir ses lourds investissements de départ sur plusieurs exercices. Cela stabilise son fonds de roulement et limite la dépendance aux crédits bancaires à court terme.
- Un bouclier social pour les familles : L’instabilité chronique des manuels pénalise lourdement le budget des parents. Une politique triennale redonne ses lettres de noblesse au recyclage des ouvrages dans la continuité, permettant aux livres de circuler au sein des fratries ou à travers les réseaux de seconde main. Un livre ne doit plus être un produit à usage unique imposé par des ajustements cosmétiques annuels.
Le retour de l’État stratège : La réhabilitation du modèle CEPER.
Face à cette crise structurelle, nous ne pouvons faire l’économie d’une réflexion sur le rôle d’opérateur de la puissance publique. L’histoire du Cameroun nous offre pourtant un modèle de réussite : le CEPER (Centre d’Édition et de Production pour l’Enseignement et de la Recherche). Autrefois, cet outil industriel d’État était le garant d’un livre citoyen, produisant à très gros volumes les manuels indispensables à des prix bas et accessibles à tous les foyers.
La réhabilitation d’un outil étatique similaire modernisé ne viendrait pas étouffer le secteur privé, mais en combler les failles structurelles. L’État pourrait investir directement la production des « socles communs » (les manuels fondamentaux de mathématiques, de français ou de sciences pour le primaire), laissant aux éditeurs privés les segments spécialisés ou littéraires. En garantissant une production publique à coûts maîtrisés pour le cœur des programmes, l’État casserait les monopoles tout en redonnant ses lettres de noblesse à l’imprimerie nationale.
Pour une véritable souveraineté éducative
La solution pour assainir le marché et garantir des manuels de qualité ne réside pas dans l’exclusion des jeunes talents par des cautions confiscatoires. Elle réside dans une vision intégrée, à la fois industrielle, réglementaire et sociale.
Le gouvernement ferait œuvre utile en exonérant de droits de douane et de TVA les intrants du livre local, en sanctuarisant un rythme d’agrément triennal ou quinquennal et en relançant un pôle d’édition public fort s’inspirant du CEPER. C’est en allégeant les coûts de production, en offrant de la visibilité et en réinvestissant l’outil industriel national, plutôt qu’en érigeant des barrières financières par le haut, que nous permettrons à notre pays de conquérir enfin sa pleine souveraineté éditoriale, pédagogique et économique.
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