Connect with us

Société

Royaume-Uni : bonne nouvelle pour des aides-soignants camerounais menacés d’expulsion

Published

on

Spread the love

Le gouvernement britannique a décidé de prolonger son aide aux travailleurs étrangers du secteur de la santé, confrontés à des licenciements ou au risque d’être expulsés du pays. Beaucoup d’entre eux ont été victimes de conditions de travail abusives ou ont perdu leur droit au séjour après des irrégularités liées à leur visa. Mais cette bonne nouvelle est tempérée par une baisse du budget alloué à cette aide : le fonds de recrutement international passe de 16 millions de livres en 2024–2025 à seulement 12,5 millions pour l’année suivante. Une réduction qui fait craindre un soutien insuffisant pour les milliers de travailleurs concernés.

Des travailleurs venus d’Afrique dans une impasse

Ce fonds, réparti entre 15 partenariats régionaux, vise à soutenir les aides-soignants venus majoritairement de pays africains comme le Cameroun, le Nigeria ou le Ghana. Beaucoup ont quitté leur pays en espérant un emploi stable au Royaume-Uni, avec un visa de travailleur qualifié. Mais sur place, certains se sont retrouvés dans des situations précaires, voire abusives.

« On est venus pour travailler, pas pour souffrir », témoigne Esther N., une aide-soignante camerounaise installée à Manchester. Elle raconte avoir payé plus de 8 000 £ pour venir au Royaume-Uni, dans l’espoir d’une meilleure vie. À son arrivée, aucune promesse tenue : pas d’emploi, pas de logement décent, et un employeur qui a coupé tout contact. « On m’a dit que j’avais 60 jours pour trouver un nouveau sponsor ou repartir. C’est injuste », dit-elle.

Son histoire n’est pas un cas isolé. Entre juillet 2022 et décembre 2024, le gouvernement a annulé plus de 470 licences de parrainage dans le secteur du soin. Selon l’autorité chargée de lutter contre le travail illégal (GLAA), de nombreux travailleurs ont subi des heures excessives sous la menace d’expulsion, des dettes liées aux frais de recrutement, et même des situations proches de l’esclavage moderne.

Trop peu de solutions pour trop de demandes

Entre juillet 2024 et février 2025, environ 8 800 aides-soignants étrangers ont demandé de l’aide aux structures régionales. Mais seulement 550 d’entre eux ont pu retrouver un emploi, selon le ministre de la Santé Stephen Kinnock.

Officiellement, les établissements de soin sont censés donner la priorité à ces travailleurs déplacés avant d’en recruter de nouveaux. Mais sur le terrain, le système reste lent et mal organisé, déplorent plusieurs voix.

« Les centres de soutien sont utiles, mais pas assez coordonnés et sous-financés », explique Gavin Edwards, responsable du secteur social chez UNISON. « Il faut repenser entièrement le système de parrainage. »

Manque de données, manque de protections

Un autre problème persistant : l’absence de chiffres clairs. Martin Samuels, responsable régional de l’Association des directeurs des services sociaux pour adultes (ADASS), souligne qu’on ne sait pas combien de travailleurs sont réellement touchés après la suppression des licences.

Dans la région des East Midlands par exemple, environ 3 000 certificats de parrainage ont été annulés. « Ça peut concerner 500 personnes, comme 3 000. On n’en sait rien. Certains ont peut-être retrouvé du travail rapidement, d’autres sont peut-être tombés dans la misère ou l’exploitation », déclare-t-il.

Des efforts sont en cours pour les contacter et leur proposer un accompagnement : aide à la recherche d’emploi, cours d’anglais, permis de conduire… Mais seuls 20 % répondent, laissant planer le doute sur le sort des 80 % restants.

Un système à repenser en profondeur

Malgré la baisse de budget, Martin Samuels pense que les 12,5 millions de livres alloués pour 2025–2026 pourraient suffire, à condition d’être bien utilisés. Le gouvernement espère une hausse significative du nombre de travailleurs réemployés et un meilleur partage des informations pour repérer plus rapidement les employeurs malveillants.

Le ministère de la Santé appelle aussi les structures de soin à s’impliquer davantage et à mieux suivre les travailleurs déplacés, les services qu’ils reçoivent et les résultats des remises à l’emploi.

Mais pour de nombreux acteurs du secteur, la vraie solution se trouve dans une réforme du système de parrainage. Aujourd’hui, les travailleurs sont liés à un seul employeur, ce qui les rend vulnérables.

« Il faut un système géré par l’État, qui couvre l’ensemble du secteur », propose Edwards. « Ça permettrait d’éviter que des gens restent bloqués chez un mauvais employeur. »

Même son de cloche chez Martin Green, directeur de Care England : « Il est urgent de soutenir les travailleurs étrangers qui perdent leur emploi sans en être responsables. Ces partenariats régionaux sont un bon début. »

Un peu d’espoir, malgré les épreuves

Pour des personnes comme Esther et des milliers d’autres à travers l’Afrique, venues au Royaume-Uni avec l’espoir d’un avenir meilleur, la réalité a souvent été brutale. Mais ce fonds renouvelé et les discussions sur une réforme offrent une lueur d’espoir.

« On demande juste un peu de dignité », confie Esther. « On est là pour prendre soin des autres. Mais qui prend soin de nous ? »

CLIQUEZ ici pour lire tout l’article sur infocameroun.com

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Société

Présidentielle 2025 : Paul Biya, toujours le candidat inoxydable du Moungo

Published

on

Spread the love

À un an du scrutin présidentiel prévu le 12 octobre 2025, la machine du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) se met en branle dans le département du Moungo. Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures et chef de la délégation permanente départementale du Comité central, a mené une vaste caravane politique à travers plusieurs arrondissements. Objectif affiché : préparer le terrain pour une victoire éclatante de Paul Biya.

Une caravane pour remobiliser la base du RDPC

Melong, Baré-Bakem, Nkongsamba I, II et III… La tournée de Lejeune Mbella Mbella s’est poursuivie ce week-end dans les grandes localités du Moungo. Partout, la même mission : rallier et galvaniser les militants autour de la candidature de Paul Biya à la présidentielle 2025.

Le ministre ne s’est pas déplacé seul. À ses côtés, plusieurs cadres du parti : le sénateur Siegfried Étamé Massoma, Patrice Essobmadje, chargé de mission, ainsi que Mpoudi Ngolle Evelyne. Tous mobilisés derrière le même mot d’ordre : unité, discipline et fidélité au « candidat naturel ».

Recommandations ciblées et défis électoraux

Après avoir écouté les différents responsables des organes de base du RDPC, Mbella Mbella a délivré des recommandations adaptées à chaque arrondissement, insistant sur l’importance de tenir compte des réalités locales. Le mot d’ordre est clair : renforcer les structures, apaiser les tensions internes et surtout… reconquérir les bastions perdus.

Car le défi majeur reste bien identifié : reprendre les communes de Njombé-Penja et Loum, passées sous le contrôle de l’opposition. Une priorité stratégique pour assurer une victoire sans appel en octobre 2025.

« Taire les divisions » pour la victoire de Paul Biya

Devant les militants, le chef de la délégation permanente départementale a exhorté ses troupes à rester soudées : « L’heure n’est pas aux querelles intestines. Nous devons taire nos divisions pour aller vers la victoire de Paul Biya », a martelé Mbella Mbella, reprenant un message d’unité déjà répété lors des étapes précédentes.

Dans une atmosphère parfois festive, parfois solennelle, le RDPC a affiché sa détermination. Paul Biya, candidat annoncé pour un nouveau mandat, reste plus que jamais la figure tutélaire autour de laquelle s’organise toute la stratégie du Moungo.

CLIQUEZ ici pour lire tout l’article sur infocameroun.com

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Société

Palais de l’Unité : l’ambassadeur de France Thierry Marchand fait ses adieux à Paul Biya

Published

on

Spread the love

Le président de la République, Paul Biya, a reçu ce vendredi 29 août 2025 en audience d’adieu l’ambassadeur de France sortant au Cameroun,Thierry Marchand.

Une rencontre d’adieu empreinte de cordialité

Durant plus d’une heure et demie, l’entretien a permis au diplomate français de saluer le chef de l’État camerounais et de revenir sur ses trois années passées à Yaoundé. Thierry Marchand a tenu à exprimer toute sa reconnaissance pour « l’hospitalité légendaire du Cameroun », qui l’a profondément marqué tout au long de sa mission diplomatique.

Un partenariat historique entre le Cameroun et la France

Au sortir de l’audience, l’ambassadeur a rappelé la solidité des liens qui unissent les deux pays. « Le Cameroun et la France sont des partenaires de longue date », a-t-il souligné, tout en saluant les efforts continus des dirigeants des deux nations pour renforcer une coopération bilatérale jugée mutuellement bénéfique.

Trois années de coopération renforcée

Nommé en 2022, Thierry Marchand aura accompagné plusieurs chantiers stratégiques de la relation franco-camerounaise, notamment sur les plans économique, culturel et sécuritaire. Son départ marque la fin d’une étape importante, mais les deux capitales entendent maintenir le cap d’un partenariat solide.

CLIQUEZ ici pour lire tout l’article sur infocameroun.com

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Société

Batouri : le nouveau sous-préfet Adelphe Wenceslas Evaga officiellement installé

Published

on

Spread the love

La ville de Batouri a accueilli, le 1er août dernier, une cérémonie solennelle d’installation de son nouveau sous-préfet.Nommé par décret présidentiel le 22 juillet 2025,Adelphe Wenceslas Evagaprend désormais les rênes de l’arrondissement, avec la lourde mission d’assurer ordre, coordination et développement local.

Une cérémonie empreinte de solennité

La place des fêtes de Batouri a servi de cadre à l’événement, présidé par le préfet du département de la Kadey,Djadaï Yacouba. Devant autorités administratives, forces vives locales et population venue en nombre, le représentant de l’État a rappelé les missions fondamentales qui attendent le nouveau sous-préfet.

« Maintien de l’ordre, application des lois et règlements, supervision et coordination des services publics », a martelé le préfet, insistant sur l’importance du rôle du chef d’arrondissement dans la vie quotidienne des citoyens.

Un parcours déjà bien étoffé

Avant sa nomination à Batouri,Adelphe Wenceslas Evagaexerçait comme premier adjoint préfectoral à Dschang. Administrateur civil de formation, il est originaire de l’arrondissement de Monatélé, dans la région du Centre. Marié et père de trois enfants, le nouveau sous-préfet est décrit par ses proches collaborateurs comme un homme de terrain, attaché au dialogue et à la proximité avec les populations.

Des attentes fortes de la population

À Batouri, les défis sont nombreux : sécurité, développement socio-économique, gestion des services publics… Autant de chantiers sur lesquels le nouveau sous-préfet est attendu au tournant. La population espère voir en lui un interlocuteur à l’écoute, capable d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes.

Un nouveau chapitre pour Batouri

L’installation d’Adelphe Wenceslas Evaga marque le début d’une nouvelle étape pour l’arrondissement. Les regards sont désormais tournés vers le futur : réussira-t-il à relever les défis de gouvernance et à imprimer sa marque dans la Kadey ?

Seul l’avenir le dira, mais une chose est sûre : les attentes sont grandes. Et Batouri n’a pas l’intention de rester en marge des ambitions de développement du Cameroun.

CLIQUEZ ici pour lire tout l’article sur infocameroun.com

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici