Le 18 avril 2025, une opération militaire menée par le 3e Bataillon d’Intervention Rapide (BIR) a eu lieu dans la localité de Ndu, située à une quinzaine de kilomètres de Ntundip, dans la région du Nord-Ouest du Cameroun. Cette intervention a conduit à la mort de deux personnes présentées comme des combattants séparatistes, à la libération de trois otages, ainsi qu’à l’arrestation présumée d’autres membres du groupe armé.
Une opération dans le cadre de la crise anglophone
Cette intervention s’inscrit dans la poursuite des actions militaires lancées dans le contexte de la crise anglophone qui secoue les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis fin 2016. Un conflit qui a déjà coûté la vie à plusieurs milliers de personnes et forcé des centaines de milliers d’habitants à fuir leur foyer.
Un camp séparatiste visé
D’après des sources militaires, le raid visait un centre de commandement appartenant à un groupe séparatiste. Les forces du BIR auraient mis la main sur un important stock d’armes et de matériel de guerre.
« Le but de cette opération était de démanteler une base séparatiste active dans la zone », a expliqué un responsable militaire ayant participé à l’intervention, sous couvert d’anonymat. « Deux combattants ont été neutralisés sur place et trois civils retenus en otage ont pu être libérés. »
Des armes récupérées et des otages libérés
Les autorités n’ont pas dévoilé l’identité des otages, mais ont précisé qu’il s’agissait bien de civils. Sur les lieux, les soldats ont saisi plusieurs armes et équipements, qui, selon eux, étaient destinés à d’autres attaques dans la région.
« La récupération de cet arsenal limite les risques pour la population et les forces de sécurité », a ajouté le même responsable.
Des poursuites judiciaires en vue
Les individus arrêtés lors de l’opération sont soupçonnés d’activités criminelles en lien avec l’insurrection séparatiste. Ils devraient être présentés devant la justice dans les prochains jours.
« Les suspects seront traduits devant les tribunaux compétents pour répondre de leurs actes », a fait savoir un communiqué officiel.
Une crise toujours sans issue claire
Depuis bientôt une décennie, les régions anglophones du Cameroun sont le théâtre d’un conflit armé entre les forces de l’État et des groupes séparatistes réclamant l’indépendance d’un territoire autoproclamé sous le nom d’« Ambazonie ». Malgré quelques tentatives de dialogue, les solutions politiques peinent à avancer, et la violence continue de faire des victimes, notamment parmi les civils pris entre deux feux.
Les opérations comme celle menée à Ndu illustrent la stratégie sécuritaire adoptée par le gouvernement pour contenir les séparatistes. Mais sur le terrain, beaucoup d’habitants réclament des solutions durables et surtout un retour au dialogue pour mettre fin à ce conflit qui n’en finit plus.














