Actualités locales
une femme d’impact primée en 2024
L’érudite chercheuse camerounaise de renommée internationale, la professeure Viviane Madeleine Ondoa Biwole, a été décorée comme la femme la plus productive du pays en 2024.
La professeure Biwole, qui a dirigé plusieurs recherches novatrices sur les sociétés d’État moribondes et improductives, faisant des suggestions pour les maintenir à flot, a été distinguée le vendredi 21 février 2025 à Yaoundé.
La cérémonie de sa reconnaissance exceptionnelle était la 22e édition du prestigieux The Guardian Post Achievement Award.
L’événement très fréquenté qui a regroupé des invités de tout le pays a vu la chercheuse être élevée sur des piédestaux uniques pour la qualité de ses travaux qui ont fait avancer la nation.
Selon le jury du prix, l’universitaire vénérée a fait partie du tableau d’honneur de 2024, occupant la première place pour ses « études novatrices qui ont exposé l’inertie des institutions de l’État, faisant pression sur les pouvoirs en place pour qu’ils respectent les règles établies sur le mandat des titulaires de charges publiques et pour avoir fait des propositions pour rendre productives les structures de l’État moribondes ».
Elle a été saluée pour s’être aventurée avec minutie et altruisme dans des domaines clés de la vie nationale pour dénoncer le gaspillage et partager des recommandations professionnelles qui relancent les entreprises concernées.
Une telle démonstration d’intrépidité et de cohérence dans la mise en œuvre de ses facultés pour contribuer à la construction de la nation, s’accordent à dire les analystes, l’a rendue sans égal parmi les femmes qui ont façonné le Cameroun l’année dernière.
En plus de l’appréciation de millions de lecteurs de The Guardian Post répartis dans le monde entier et du jury du prix, une crème d’acteurs parmi lesquels des chefs traditionnels, des leaders de la société civile et d’autres acteurs du développement ont applaudi sans fin lorsque la Femme de l’année 2024 a été annoncée.
Comment elle a sprinté vers des niveaux inégalés
Dans la foule des chercheurs du pays, les travaux du professeur Biwole tout au long de l’année 2024 ont été inspirants, mais celui relatif au respect des limites de mandat, comme le stipule la loi pour les directeurs généraux, les directeurs généraux et les présidents des conseils d’administration des sociétés d’État, fait encore parler de lui aujourd’hui.
C’est grâce au professeur Biwole que les citoyens ont su que la loi n°010 du 12 juillet 2017, qui a limité à trois ans renouvelables deux fois le mandat des directeurs généraux des entreprises publiques, est largement violée.
La même loi a accordé aux présidents des conseils d’administration des entreprises publiques un mandat de trois ans renouvelable une fois. Biwole a exposé comment le même instrument juridique est également violé en toute impunité.
L’un de ses travaux publié le 12 juillet 2024 a révélé qu’au moins 88 présidents de conseil d’administration des entreprises publiques avaient alors atteint la limite de leur mandat.
Cela, selon elle, montrait que 64,77 % des présidents de conseil d’administration fonctionnent au mépris de la loi. Elle a ensuite rappelé au chef de l’État, Paul Biya, sa mission de faire respecter la loi.
Biographie de Prof Ondoa Biwole
Née le 1er novembre 1971, Prof Viviane Madeleine Ondoua Biwole est issue d’un milieu modeste qui a gravi les échelons.
Elle a perdu son père, un soldat, à l’âge de 11 ans. Sa mère l’aurait élevée jusqu’à devenir la femme qu’elle est devenue dans la vie.
Après avoir terminé ses études secondaires, elle a étudié au Cameroun et a obtenu son doctorat en philosophie, PhD dans le pays. Elle est diplômée de l’Université de Yaoundé II où elle a obtenu une maîtrise en sciences de gestion en 1995 et une autre certification en finances de la même école en 1996.
Le 8 mai 2004, elle a soutenu sa thèse de doctorat à l’Université de Ngaoundéré. Son travail s’intitulait : « Une évaluation des aides publiques à l’entrepreneuriat au Cameroun (1970-2000) ».
Elle a reçu une bourse de l’Agence Universitaire de la Francophonie en 2006 pour poursuivre ses études à l’étranger. Elle en est revenue et a publié plusieurs publications.
Ondoua Biwole est devenue professeure titulaire le 29 décembre 2017. Elle a commencé à enseigner à l’Université de Yaoundé II Soa en 1998.
Elle a été recrutée à l’Institut Supérieur de Management Public, ISMP, en 1999. Elle y a travaillé pendant plusieurs années. Au cours de cette période, elle a suivi une formation complémentaire à l’École Nationale d’Administration Publique du Québec, Canada.
Entre 2007 et 2010, elle a été Inspectrice N°1 et Inspectrice Générale du Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative.
De 2010 à 2019, elle a été Directrice Générale Adjointe de l’Institut Supérieur de Management Public. Elle a démissionné de son poste après avoir atteint la limite de mandat fixée par la loi.
Elle est la fondatrice du cabinet de recherche OBIV Solutions, spécialisé entre autres dans les domaines de l’entrepreneuriat, de la gouvernance publique et de la gestion des ressources humaines.
Cette professeure très respectée est la représentante du Groupe AGSA du Fonds Monétaire International (FMI) en Afrique Centrale. Elle est également consultante internationale pour plusieurs organisations.
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Inauguration de l’usine Denky à Badenkop

C’était ce vendredi 26 juin 2026. Une inauguration placée sous l’égide du ministre du Commerce, et le ministre de l’Agriculture et du Développement rural.
L’entrepreneure camerounaise Lisette Claudia Tame vient d’inaugurer, le vendredi 26 juin 2026, une importante usine agroalimentaire nommée Denky à Badenkop, dans l’arrondissement de Bangou (Département des Hauts-Plateaux, Région de l’Ouest). Actu Cameroun apprend que ce projet s’inscrit en droite ligne avec la politique d’import-substitution du Cameroun et les objectifs de la SND30.
L’initiative est portée par Meta Invest, elle marque un tournant décisif dans la stratégie de transformation locale des produits agricoles. L’inauguration s’est déroulée en présence de deux membres du gouvernement camerounais, Luc Magloire Mbarga Atangana, Ministre du Commerce et Gabriel Mbairobe, ministre de l’Agriculture et du Développement rural. Le financement et l’accompagnement de cette infrastructure ont été assurés par la banque BGFIBank Cameroun. Il s’agit de la troisième usine implantée par cette jeune entrepreneure à travers le pays en moins de deux ans.
Selon Lisette Claudia Tame, ce projet est spécialisé dans la transformation du maïs, du sucre, du plantain et de la pomme de terre. Il ambitionne de créer des emplois, de freiner l’exode rural, de valoriser les productions agricoles nationales et de contribuer à l’atteinte des objectifs de la SND30. Une nouvelle étape dans la promotion de la transformation locale au service du développement.
L’usine dispose d’une capacité annuelle de transformation estimée entre 5 200 et plus de 6 000 tonnes de produits agricoles locaux. Aussi, l’unité industrielle est bâtie sur un site de trois hectares concédé par l’État. Le projet prévoit de créer entre 350 et plus de 550 emplois directs pour freiner l’exode rural.
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Bientôt le partenariat public-privé dans le transport de l’énergie

Selon le journaliste Albin Njilo, le ministre l’a révélé au cours d’une audience avec l’ambassadeur d’Italie au Cameroun, Filippo Scammacca del Murgo, accompagné de Riccardo Rossi Van Lamsweerde, chef du bureau régional de la Cassa Depositi e Prestiti, l’institution financière publique italienne.
Dos au mur, le ministre camerounais de l’Eau et de l’Énergie revient enfin à la formule tant promise par les économistes, dont le regretté Christian Penda Ekoka : le partenariat public-privé (PPP) dans les secteurs d’investissements lourds. De l’avis du journaliste économique Albin Njilo, L’État du Cameroun est en difficulté, avec un déficit de trésorerie qui ralentit les investissements. Plus encore, le ministère des Finances, pris dans l’étau du remboursement de dettes improductives, n’est pas capable de régler KPDC, privant ainsi le pays de 300 MW d’électricité.
Le Cameroun perd chaque jour 30 MW d’énergie électrique, qui se volatilisent à travers un réseau de transport défectueux. Ces 30 MW équivalent à la production actuelle du barrage de Lagdo. Le partenariat public-privé permettra aux investisseurs de venir injecter des capitaux dans ces projets. Le ministre l’a révélé au cours d’une audience avec l’ambassadeur d’Italie au Cameroun, Filippo Scammacca del Murgo, accompagné de Riccardo Rossi Van Lamsweerde, chef du bureau régional de la Cassa Depositi e Prestiti, l’institution financière publique italienne.
«Il reste à demander au ministre des Transports pourquoi il doit endetter les pauvres citoyens pour des projets routiers régulièrement confiés à des imposteurs, alors qu’un partenariat public-privé réglerait la situation. Notons que cette perte de 30 mw de la production est connue depuis plusieurs années, évoquée pour la première fois en 2014. Mais dans sa planification, le gouvernement a préféré au lieu de bloquer cette hémorragie, investir plus de 100 milliards de FCFA sur le barrage de Mekin», ajoute-t-il.
Le partenariat public-privé implique le pilotage, de la conception jusqu’à la réalisation et la gestion, de projets généralement lourds par des partenaires privés, excluant ainsi les fonctionnaires de la direction des opérations. Une solution idoine pour le Cameroun, qui se distingue trop souvent par des projets immatures ou encore des éléphants blancs. «Le ministère des Transports, qui devrait être le premier abonné à ce modèle de financement, est aux abonnés absents. Les fonctionnaires tiennent à être au cœur des projets routiers qui durent une éternité, à l’image des autoroutes Douala-Yaoundé ou encore Yaoundé-Nsimalen», poursuit Albin Njilo.
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« On investit dans un pays qui décide et non dans un pays qui attend ››
Dans son discours de circonstance le 23 juin 2026 à Douala, lors de l’Assemblée générale ordinaire du Gecam, Célestin Tawamba est revenu sur les freins à l’investissement dans un pays comme le Cameroun.
Le temps de l’Assemblée générale ordinaire du Gecam, Célestin Tawamba, le président du Gecam jette un regard panoramique sur la situation désastreuse de notre économie actuellement. «Dans un monde où les économies se livrent une concurrence acharnée pour attirer les capitaux, les talents et les technologies, la qualité de la gouvernance est devenue un facteur majeur de compétitivité», clarifie le patron des patrons.
Selon lui, les investisseurs regardent les infrastructures. «Ils regardent l’approvisionnement énergétique et son coût. Ils regardent la fiscalité. Mais ils regardent surtout la capacité d’un pays à décider, à exécuter et à tenir ses engagements. On investit dans un pays qui décide et non dans un pays qui attend. C’est sur ce terrain que se jouera une part importante de l’avenir économique du Cameroun. Et c’est sur ce terrain que le Gecam continuera d’apporter sa contribution avec responsabilité, indépendance et patriotisme», poursuit-il.
Pour lui, la question n’est donc plus de savoir ce qu’il faut faire. «La véritable question est désormais de savoir : Comment faire plus vite ? Comment faire mieux ? Et surtout comment obtenir des résultats mesurables ? Le temps du diagnostic doit progressivement céder la place au temps de l’exécution… Le temps des intentions doit laisser place au temps des réalisations et le temps des promesses doit devenir celui des résultats», ajoute le président du Gecam.
Il soutient par ailleurs que le Cameroun connaît aujourd’hui une situation singulière, caractérisée par une forme d’attentisme qui finit par affecter l’ensemble de la vie économique. «Les décisions structurantes se font rares. Les arbitrages prennent du temps. Les projets, lorsqu’ils existent, avancent plus lentement qu’ils ne le devraient. Les administrations privilégient souvent la prudence à l’initiative, et les opérateurs économiques évoluent dans un environnement où la visibilité devient chaque jour plus difficile. Cette situation n’est pas sans conséquence sur la confiance des investisseurs ni sur le moral des chefs d’entreprise», conclut-il.
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