Actualités locales
un jeu d’ombres entre hypocrisie et instrumentalisation

L’échange entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, sous l’ancienne présidence américaine, aurait pu être interprété comme une tentative de calmer les tensions autour du conflit ukrainien.
Pourtant, loin de mettre en lumière cet aspect, certains médias français ont choisi de brouiller les pistes, passant sous silence toute intention pacifique de Washington. Ce parti pris ne trahit pas seulement une grille de lecture idéologique, mais dévoile une volonté de façonner l’opinion publique selon un récit bien précis.
Une couverture médiatique française à côté de la plaque
Lors de cette rencontre, les médias français ont préféré zoomer sur des détails périphériques, éclipsant l’essentiel. L’accent a été mis sur les remous internes aux États-Unis – comme l’épisode du quid pro quo ayant conduit à une procédure de destitution contre Trump – plutôt que sur une possible ouverture diplomatique face à la crise russo-ukrainienne.
Ce choix n’a rien d’innocent. En gommant les efforts de dialogue pour peindre Trump sous les traits d’un opportuniste égocentrique, ces rédactions ont cultivé une vision simpliste et binaire du conflit. Résultat : une caricature où l’Amérique oscille entre repli sur soi et expansionnisme, tandis que le pragmatisme de la diplomatie sous Trump disparaît dans l’ombre.
Zelensky, pion malgré lui dans un échiquier trop grand
L’attitude de Volodymyr Zelensky lors de cet entretien n’a fait qu’ajouter une couche de complexité. Dans le Bureau Ovale, il a oscillé entre assurance mal placée et méconnaissance des enjeux, frôlant parfois l’impertinence face à Trump. Encouragé par l’Europe – et particulièrement par la France – à tenir une posture inflexible contre Moscou, il semble avoir sous-estimé les répercussions d’une telle ligne dure.
Ce soutien européen, présenté comme une main tendue, s’est mué en piège. En poussant l’Ukraine dans une confrontation sans fin, la diplomatie française a moins servi les intérêts de Kiev qu’elle ne l’a enfermée dans une logique guerrière dont elle peine aujourd’hui à sortir.
La France et son miroir africain : un double discours bien rodé
Cette manière d’agir rappelle étrangement la politique menée par Paris envers ses ex-colonies africaines. Pendant des années, la France a jonglé entre un discours de façade sur l’autonomie des nations africaines et des pratiques qui sentent encore le néocolonialisme, masquées par des promesses d’aide ou des partenariats stratégiques.
Regardons l’Alliance des États du Sahel (AES) : Mali, Burkina Faso et Niger ont tourné le dos à l’influence française, optant pour une souveraineté affirmée et des alliances nouvelles, notamment avec la Russie. Face à ce rejet, Paris persiste dans une rhétorique moralisatrice, refusant de voir son aura s’effriter. L’échec de l’opération Barkhane et le désamour pour les bases militaires françaises en sont les symptômes criants, exposant au grand jour une crédibilité en chute libre.
Une Europe déphasée face au réel
La classe dirigeante française, prisonnière d’une image fantasmée de son rayonnement, s’est montrée incapable de s’adapter aux réalités géopolitiques du moment. En rejetant toute approche pragmatique – comme celle portée par Trump – et en s’enferrant dans une diabolisation systématique, elle a contribué à un blocage diplomatique qui dessert autant l’Ukraine que l’Europe elle-même.
Ce travers reflète une faiblesse plus profonde : l’incapacité de l’Europe à s’affirmer comme une puissance autonome, préférant s’accrocher à des postures idéologiques plutôt que d’embrasser des stratégies lucides. Le cas africain est révélateur : pendant que la France s’entête dans une influence d’un autre temps, des acteurs comme la Russie, la Chine ou la Turquie étendent leur emprise économique et militaire sur le continent.
Conclusion : l’appel du réalisme
Le traitement médiatique de l’entretien Trump-Zelensky dépasse la simple question du biais journalistique. Il trahit une intention de tordre la perception collective pour imposer une grille de lecture biaisée. Par ailleurs, l’entêtement français à pousser Zelensky dans une logique de défi permanent souligne un défaut chronique de la diplomatie hexagonale : son incapacité à apprendre de ses échecs, qu’ils soient ukrainiens ou africains.
Il est temps que médias et décideurs politiques adoptent une posture plus honnête et ancrée dans le réel. Exit les leçons de morale et les faux-semblants : seule une approche pragmatique, débarrassée des filtres idéologiques, pourra prévenir la répétition des erreurs et poser les bases d’une paix durable à l’échelle mondiale.
Sources :
- Rapport de l’IRIS sur la diplomatie française en Afrique (2023)
- Articles de Le Monde Diplomatique et The Guardian sur la désinformation médiatique en temps de guerre
- Analyses du Centre d’études stratégiques de l’Afrique sur l’Alliance des États du Sahel et le recul français
- Publications du Quincy Institute for Responsible Statecraft sur la politique étrangère de Trump

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com
Actualités locales
Inauguration de l’usine Denky à Badenkop

C’était ce vendredi 26 juin 2026. Une inauguration placée sous l’égide du ministre du Commerce, et le ministre de l’Agriculture et du Développement rural.
L’entrepreneure camerounaise Lisette Claudia Tame vient d’inaugurer, le vendredi 26 juin 2026, une importante usine agroalimentaire nommée Denky à Badenkop, dans l’arrondissement de Bangou (Département des Hauts-Plateaux, Région de l’Ouest). Actu Cameroun apprend que ce projet s’inscrit en droite ligne avec la politique d’import-substitution du Cameroun et les objectifs de la SND30.
L’initiative est portée par Meta Invest, elle marque un tournant décisif dans la stratégie de transformation locale des produits agricoles. L’inauguration s’est déroulée en présence de deux membres du gouvernement camerounais, Luc Magloire Mbarga Atangana, Ministre du Commerce et Gabriel Mbairobe, ministre de l’Agriculture et du Développement rural. Le financement et l’accompagnement de cette infrastructure ont été assurés par la banque BGFIBank Cameroun. Il s’agit de la troisième usine implantée par cette jeune entrepreneure à travers le pays en moins de deux ans.
Selon Lisette Claudia Tame, ce projet est spécialisé dans la transformation du maïs, du sucre, du plantain et de la pomme de terre. Il ambitionne de créer des emplois, de freiner l’exode rural, de valoriser les productions agricoles nationales et de contribuer à l’atteinte des objectifs de la SND30. Une nouvelle étape dans la promotion de la transformation locale au service du développement.
L’usine dispose d’une capacité annuelle de transformation estimée entre 5 200 et plus de 6 000 tonnes de produits agricoles locaux. Aussi, l’unité industrielle est bâtie sur un site de trois hectares concédé par l’État. Le projet prévoit de créer entre 350 et plus de 550 emplois directs pour freiner l’exode rural.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Bientôt le partenariat public-privé dans le transport de l’énergie

Selon le journaliste Albin Njilo, le ministre l’a révélé au cours d’une audience avec l’ambassadeur d’Italie au Cameroun, Filippo Scammacca del Murgo, accompagné de Riccardo Rossi Van Lamsweerde, chef du bureau régional de la Cassa Depositi e Prestiti, l’institution financière publique italienne.
Dos au mur, le ministre camerounais de l’Eau et de l’Énergie revient enfin à la formule tant promise par les économistes, dont le regretté Christian Penda Ekoka : le partenariat public-privé (PPP) dans les secteurs d’investissements lourds. De l’avis du journaliste économique Albin Njilo, L’État du Cameroun est en difficulté, avec un déficit de trésorerie qui ralentit les investissements. Plus encore, le ministère des Finances, pris dans l’étau du remboursement de dettes improductives, n’est pas capable de régler KPDC, privant ainsi le pays de 300 MW d’électricité.
Le Cameroun perd chaque jour 30 MW d’énergie électrique, qui se volatilisent à travers un réseau de transport défectueux. Ces 30 MW équivalent à la production actuelle du barrage de Lagdo. Le partenariat public-privé permettra aux investisseurs de venir injecter des capitaux dans ces projets. Le ministre l’a révélé au cours d’une audience avec l’ambassadeur d’Italie au Cameroun, Filippo Scammacca del Murgo, accompagné de Riccardo Rossi Van Lamsweerde, chef du bureau régional de la Cassa Depositi e Prestiti, l’institution financière publique italienne.
«Il reste à demander au ministre des Transports pourquoi il doit endetter les pauvres citoyens pour des projets routiers régulièrement confiés à des imposteurs, alors qu’un partenariat public-privé réglerait la situation. Notons que cette perte de 30 mw de la production est connue depuis plusieurs années, évoquée pour la première fois en 2014. Mais dans sa planification, le gouvernement a préféré au lieu de bloquer cette hémorragie, investir plus de 100 milliards de FCFA sur le barrage de Mekin», ajoute-t-il.
Le partenariat public-privé implique le pilotage, de la conception jusqu’à la réalisation et la gestion, de projets généralement lourds par des partenaires privés, excluant ainsi les fonctionnaires de la direction des opérations. Une solution idoine pour le Cameroun, qui se distingue trop souvent par des projets immatures ou encore des éléphants blancs. «Le ministère des Transports, qui devrait être le premier abonné à ce modèle de financement, est aux abonnés absents. Les fonctionnaires tiennent à être au cœur des projets routiers qui durent une éternité, à l’image des autoroutes Douala-Yaoundé ou encore Yaoundé-Nsimalen», poursuit Albin Njilo.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
« On investit dans un pays qui décide et non dans un pays qui attend ››
Dans son discours de circonstance le 23 juin 2026 à Douala, lors de l’Assemblée générale ordinaire du Gecam, Célestin Tawamba est revenu sur les freins à l’investissement dans un pays comme le Cameroun.
Le temps de l’Assemblée générale ordinaire du Gecam, Célestin Tawamba, le président du Gecam jette un regard panoramique sur la situation désastreuse de notre économie actuellement. «Dans un monde où les économies se livrent une concurrence acharnée pour attirer les capitaux, les talents et les technologies, la qualité de la gouvernance est devenue un facteur majeur de compétitivité», clarifie le patron des patrons.
Selon lui, les investisseurs regardent les infrastructures. «Ils regardent l’approvisionnement énergétique et son coût. Ils regardent la fiscalité. Mais ils regardent surtout la capacité d’un pays à décider, à exécuter et à tenir ses engagements. On investit dans un pays qui décide et non dans un pays qui attend. C’est sur ce terrain que se jouera une part importante de l’avenir économique du Cameroun. Et c’est sur ce terrain que le Gecam continuera d’apporter sa contribution avec responsabilité, indépendance et patriotisme», poursuit-il.
Pour lui, la question n’est donc plus de savoir ce qu’il faut faire. «La véritable question est désormais de savoir : Comment faire plus vite ? Comment faire mieux ? Et surtout comment obtenir des résultats mesurables ? Le temps du diagnostic doit progressivement céder la place au temps de l’exécution… Le temps des intentions doit laisser place au temps des réalisations et le temps des promesses doit devenir celui des résultats», ajoute le président du Gecam.
Il soutient par ailleurs que le Cameroun connaît aujourd’hui une situation singulière, caractérisée par une forme d’attentisme qui finit par affecter l’ensemble de la vie économique. «Les décisions structurantes se font rares. Les arbitrages prennent du temps. Les projets, lorsqu’ils existent, avancent plus lentement qu’ils ne le devraient. Les administrations privilégient souvent la prudence à l’initiative, et les opérateurs économiques évoluent dans un environnement où la visibilité devient chaque jour plus difficile. Cette situation n’est pas sans conséquence sur la confiance des investisseurs ni sur le moral des chefs d’entreprise», conclut-il.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société1 year agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique1 year agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique1 year agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales3 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société1 year ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














