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Atteinte au droit d’accès à l’information et à la sécurité du Journaliste

Des indics et des loubards instrumentalisés contre ma personne à Bangangté et Bafoussam.
Je suis victime d’une traque sournoise et répétitive orchestrée par les ennemis de l’indépendance du journalisme et de la liberté d’expression. Ce qui est contraire aux exigences de l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques adopté en date du 16 décembre 1966 et ratifie par le Cameroun, le 27 juin 1982. Ce texte de portée internationale dispose :
- Nul ne peut être inquiété pour ses opinions.
- Toute personne a droit à la liberté d’expression; ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen de son choix.
- L’exercice des libertés prévues au paragraphe 2 du présent article comporte des devoirs spéciaux et des responsabilités spéciales. Il peut en conséquence être soumis à certaines restrictions qui doivent toutefois être expressément fixées par la loi et qui sont nécessaires:
a) Au respect des droits ou de la réputation d’autrui;
b) A la sauvegarde de la sécurité nationale, de l’ordre public, de la santé ou de la moralité publiques.
Des scènes occultes ou visibles pour sacquer mon moral et me faire taire ne cesse de se multiplier au fil des jours. J’étais dans la ville de Bangangté, hier 11 septembre 2024, pour suivre les mesures observées pour la sécurité des enfants de cette école où fréquentait la fillette de six ans -6 ans-, Shalom Tsemo, avant son enlèvement et son assassinat entre le 29 février et le 1er mars 2024. De retour de Bangangté , autour de 22 heures 30, j’ai échappé à une agression de justesse. Au moment où je m’apprêtais à emprunter un taxi moto au niveau de la 2e rue Djeleng II dans la commune de Bafoussam IIe, pour rejoindre la maison, le conducteur d’une autre moto stationnée à côté de celle que j’ai prise à foncer rapidement vers la direction indiquée. Trouvant suspect cette attitude, j’ai demandé à celui qui devrait me conduire de ne plus suivre l’itinéraire indiqué. Las de ne pas nous voir venir dans le sens de mon indication initiale, le suspect abhorrant une veste de couleur bleu dont les poches étaient suffisamment gonflées-appareil du matériel d’agression-, a rebrousse chemin en vitesse et en foncer dans la nature vers le lieu-dit Marche B à Bafoussam. J’ai demandé à mon conducteur s’il le connaissait, il m’a répondu par la négative. En indiquant que le visage de ce suspect ne lui est point familier.
Au-delà de cette scène que l’on pourrait facilement liée aux affres de l’insécurité qui sévit dans les villes et campagnes camerounaises, mesdames et messieurs, au moment où je vous écris, le 12 septembre 2024, je me trouve dans le viseur des forces répressives visibles et invisibles.
Je suis suivi et reçois des appels anonymes me menaçant. De plus, le 25 juillet, un de ses proches, dont je préfère ne pas révéler l’identité, m’a informé que des personnes proches du pouvoir politique et de la police complotaient des actions pour traquer.
Interrogé à la police judiciaire les 19 et 20 août 2024, le missionnaire Dounya Fendju Odilon, mon informateur, a souligné que toutes les questions de l’officier de police judiciaire visaient à ce qu’il me dénonce comme un journaliste qui distillait sur la toile des informations relatives à la mort de sa fille. Cet informateur est le père de Shalom Tsemo, une fillette de 06 ans kidnappée, sodomisée à Bangangté alors qu’elle rentrait de l’école entre le 29 février et le 1er mars 2024.
Mesdames et Messieurs, Je vous tiens à témoin de la situation de détresse que je traverse actuellement.
En effet, le 15 août 2024, les signes de cette conspiration aux allures d’une répression sournoise et insidieuse se sont amplifiées à mon encontre. Cette menace, cette traque est aussi prononcée que le site d’information en ligne, www.camer.be, a publié le 14 août 2024 vers 17 heures, un article rédigé par moi dans le sens du Suivi de l’affaire Shalom. Je fais attention, car j’ai déjà été confronté à plusieurs reprises à la brutalité des forces répressives du Cameroun contre des journalistes indépendants comme moi. Par exemple, j’ai été poursuivi deux fois pour diffamation par des hommes proches du pouvoir de Yaoundé, arrêté et maltraité deux fois précisément le 26 juillet 2019 à Bafoussam par des gendarmes et le 19 mai 2020 à Bafang par des policiers (https://www.landportal.org/es/node/87393, https://jadecameroun.com/2023/01/12/souvent-emprisonnesles-journalistes-entre-prudence-et-volonte-dinformer/). Ma vulnérabilité est aussi prononcée. Depuis plusieurs semaines, étant l’un des rares journalistes sinon le seul à avoir fait preuve de courage, de détermination, de résilience et de professionnalisme dans le cadre de la couverture de cette histoire, je suis dans le viseur des forces répressives, notamment de la police locale.
Je suis la cible de poursuites injustes et sévères basées sur l’article 78 de la loi de décembre 2010 relative à la cybersécurité et à la cybercriminalité et l’article 113 du code pénal camerounais. Ce deuxième texte cité impose : « Quiconque aura émis ou propagé de fausses nouvelles, lorsque ces nouvelles sont de nature à porter atteinte aux pouvoirs publics ou à la cohésion nationale, sera puni d’un emprisonnement de trois (3) mois à trois (3) ans et d’une amende de cent mille (100 000) à deux millions (2 000 000) de francs. » Aussi sévère et invoquée, parfois injustement, par les ennemis de la liberté d’expression et de l’indépendance du journaliste, la loi relative à la cybersécurité et à la cybercriminalité dans son article 78-1 réprime : « Quiconque publie ou propage par le moyen de communications électroniques ou d’un système d’information, une nouvelle sans pouvoir apporter la preuve de sa véracité ni justifier qu’il avait de bonnes raisons de croire à la véracité de ladite nouvelle sera puni d’un emprisonnement de six (06) mois à deux (02) ans et d’une amende de 5 000 000 (cinq millions) à 10 000 000 (dix millions) de francs CFA ou de l’une de ces deux peines seulement. » Ces sanctions prévues par le législateur camerounais sont contraires aux exigences du Droit International.
L’article 9 de la Charte africaine des Droits de l’homme et des Peuples consacre le droit à l’information. Et prescrit aux États signataires dont le Cameroun, la dépénalisation des délits de presse à travers la Déclaration de Principes sur la Liberté d’Expression et l’Accès à l’Information en Afrique (la Déclaration). Elle a été adoptée par la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (la Commission africaine), lors de sa 65ème Session ordinaire tenue du 21 octobre au 10 novembre 2019 à Banjul, en Gambie. Plus vigoureusement et universellement, l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques adopté en date du 16 décembre 1966 et ratifie par le Cameroun, le 27 juin 1982, est formel quant relativement au droit d’accès à l’information, la liberté d’expression et la sécurité des journalistes . Ce texte de portée internationale dispose :
- Nul ne peut être inquiété pour ses opinions.
- Toute personne a droit à la liberté d’expression; ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen de son choix.
- L’exercice des libertés prévues au paragraphe 2 du présent article comporte des devoirs spéciaux et des responsabilités spéciales. Il peut en conséquence être soumis à certaines restrictions qui doivent toutefois être expressément fixées par la loi et qui sont nécessaires:
a) Au respect des droits ou de la réputation d’autrui;
b) A la sauvegarde de la sécurité nationale, de l’ordre public, de la santé ou de la moralité publiques.
Journaliste des droits de l’homme travaillant principalement dans la région de l’Ouest, j’ai écrit, entre le 13 mars et le 7 avril 2024, plusieurs articles sur la question publiés par le quotidien privé Le Messager, l’hebdomadaire La Voix du Centre et le journal d’information en ligne, camer.be.
Les avertissements reçus doivent être prises au sérieux. Car le 12 août dernier, Monsieur Dounya Fendju Odilon, père de la fille assassinée, a reçu une convocation de la Division Régionale de l’Ouest de la Police Judiciaire (Drpj/O) à Bafoussam. Selon les termes de cette convocation, il devra être entendu le 19 août 2024 en raison de ses dénonciations parues dans la presse sous ma signature « Guy Modeste DZUDIE ». Cette poursuite fait suite à une plainte déposée contre lui par le commissaire à la sécurité publique de la ville de Bangangté, Fils Thomas Ngouko. Cette plainte transmise à l’unité de police par le Procureur de la République près les tribunaux de Bangangté le 7 juillet 2024 vise à punir le prévenu pour ses déclarations à la presse relatives à « la légèreté des enquêtes et la partialité de la police de Bangangté ». « Ce qui aggrave encore la situation, c’est le comportement de la police locale de Bangangté.
Au lieu de coopérer avec la famille en deuil, les autorités ont caché l’information et refusé à la famille l’accès au corps de Dounya. Cette attitude a alimenté la suspicion autour de l’affaire et suscité l’indignation de l’opinion publique locale, déplore la presse en ligne », peut-on lire dans un article publié par Guy Modeste DZUDIE et paru dans Le Messager le 18 mars 2024. Car, Odilon Dounya Fendju, dénonce et insiste sur le fait que le corps sans vie de sa fille a été retrouvé le 1er mars 2024, au domicile d’une policière, Mélanie Kum, en service au commissariat de la sécurité publique de Bangangté. Selon lui, la police locale a déposé la dépouille de la fille décédée à la morgue de l’hôpital de district de Bangangté, sans se soucier de la présence des parents ou des membres de la famille de la victime. Ce qui, selon lui, signifie que la police locale a voulu cacher quelque chose à l’opinion publique.
Le 10 juillet 2024, engagé à suivre Maître André Marie Tassa, avocat au barreau du Cameroun et secrétaire du bureau de la fédération régionale du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun à l’ouest et convoqué le même jour pour une audience comme prévenu à la Légion de Gendarmerie de l’Ouest à Bafoussam, un greffier, tristement réputé dans les affaires de corruption et de trafic d’influence dans les milieux judiciaires, m’a aperçu vers 11 heures du matin et quelques minutes plus tard dans la cour du palais de justice m’a réprimandé d’un regard méchant. Tout comme un autre avocat bien connu et ancien élu du parti au pouvoir. Seulement, au moment où je suis assis devant une buvette non loin de ce camp de gendarmerie basé dans la région de l’ouest, le secrétaire chargé de l’inspection et de l’évaluation au sein du bureau de la fédération régionale du MRC, m’informe qu’une dame positionnée à environ trois mètres derrière nous nous enregistre en vidéo depuis son smartphone. Il me conseille de faire attention.
Mesdames, Messieurs, veuillez accepter mes respectueuses salutations.
Guy Modeste DZUDIE
Journaliste orienté Droits Humains et persécuté
Bafoussam, Cameroun
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S.E. Jean Blaise Gwet remet la question des visas Africains au cœur du débat ,ce qui attire déjà l’intérêt national et international

Visas, souveraineté, économie : Jean Blaise Gwet veut changer le regard sur l’Afrique
Jean Blaise Gwet défend une vision fondée sur la souveraineté économique, l’intégration africaine et une nouvelle approche des relations entre l’Afrique et les puissances occidentales.
Pour Jean Blaise Gwet, la question des visas ne se résume pas à une procédure administrative. Elle renvoie également aux rapports entre l’Afrique et le reste du monde, mais aussi à la capacité du continent à renforcer son autonomie économique.
Le président du Mouvement Patriotique pour le Changement du Cameroun (MPCC) défend ainsi une approche articulée autour de plusieurs axes : souveraineté économique, transformation locale des ressources, développement de l’entrepreneuriat, intégration africaine et renforcement des opportunités pour la jeunesse.
Cette vision rejoint sur plusieurs aspects des objectifs déjà inscrits dans les politiques de l’Union africaine, notamment autour de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), de l’industrialisation et de la libre circulation des personnes.
Pour de nombreux Africains, obtenir un visa pour se rendre en Europe ou en Amérique du Nord peut représenter un parcours long et coûteux.
Dossier financier, justificatifs professionnels, réservation d’hébergement, assurance, lettre d’invitation ou encore rendez-vous consulaire : les exigences peuvent être nombreuses selon la destination et le profil du demandeur.
Dans ses prises de position, Jean Blaise Gwet utilise cette réalité pour poser une question plus large : quelle place l’Afrique occupe-t-elle dans les relations internationales et comment peut-elle réduire certaines formes de dépendance extérieure ?
Son approche consiste notamment à ne pas considérer l’ouverture des frontières occidentales comme l’unique perspective offerte aux populations africaines.
Pour le responsable politique, le développement du continent doit aussi permettre aux Africains de trouver davantage d’opportunités économiques sur leur propre territoire et de renforcer les échanges entre pays africains.
Cette réflexion s’inscrit dans une vision plus globale portée par le MPCC. Le mouvement affirme notamment défendre la libre entreprise, l’égalité des chances, la justice sociale, la sécurité, l’instruction, la protection de l’environnement et le rayonnement du Cameroun.
Derrière les visas, la question de la mobilité des Africains
Le débat sur les visas dépasse la seule question touristique.
La mobilité concerne également les étudiants, les entrepreneurs, les travailleurs, les chercheurs, les investisseurs et les familles.
Pour Jean Blaise Gwet, cette situation doit conduire à s’interroger sur la capacité des Africains à circuler davantage sur leur propre continent.
Cette question n’est d’ailleurs pas étrangère aux institutions africaines.
L’Union africaine a adopté en 2018 un protocole consacré à la libre circulation des personnes, au droit de résidence et au droit d’établissement. L’objectif affiché est de favoriser progressivement la mobilité des citoyens africains et de soutenir l’intégration du continent.
Plus récemment, l’Union africaine a encore présenté la libre circulation des personnes comme une composante importante du développement du marché continental, notamment pour les entrepreneurs, les commerçants, les professionnels, les étudiants et les travailleurs.
Le sujet des visas prend donc une dimension plus large : celle de la capacité de l’Afrique à faciliter la circulation de ses propres citoyens.
Souveraineté économique : transformer plutôt que simplement exporter
Le deuxième axe de la réflexion concerne les ressources naturelles.
L’Afrique dispose d’importantes ressources minières, énergétiques et agricoles. Pourtant, une partie importante de son potentiel économique reste liée à l’exportation de matières premières.
Jean Blaise Gwet défend une approche différente : développer davantage la transformation locale afin que la valeur créée par les ressources profite davantage aux économies africaines.
L’idée est relativement simple : ne pas se limiter à extraire et exporter, mais produire, transformer et commercialiser davantage sur place.
Cette logique peut créer plusieurs niveaux d’activité économique.
Une matière première transformée localement nécessite des infrastructures, de la main-d’œuvre, des compétences techniques, des services financiers, des entreprises de transport et des réseaux de distribution.
La transformation industrielle peut ainsi créer davantage de valeur autour d’une même ressource.
Cette orientation rejoint également les objectifs de l’Union africaine, qui cherche à faire évoluer le continent d’un modèle davantage centré sur les matières premières vers des économies capables de développer davantage de valeur ajoutée et de s’intégrer aux chaînes de valeur régionales et mondiales.
Pour Jean Blaise Gwet, l’Afrique doit produire davantage
La souveraineté économique ne signifie pas nécessairement couper les relations avec les partenaires étrangers.
Elle peut également être comprise comme la volonté de disposer de davantage de capacités de production, de financement et de négociation.
Dans une interview publiée par le MPCC, Jean Blaise Gwet mettait déjà en avant la nécessité d’encourager l’investissement privé et de renforcer l’économie camerounaise. Il évoquait également la possibilité d’une monnaie africaine.
Son discours économique repose ainsi sur plusieurs leviers : investissement, industrialisation, infrastructures, agriculture, emploi et entrepreneuriat.
Dans une autre présentation de son projet, le MPCC met notamment en avant le développement agricole, les infrastructures, la santé, l’éducation, l’industrie et la transformation économique.
L’enjeu consiste donc à faire évoluer progressivement l’économie d’un modèle davantage dépendant des importations et des exportations de produits bruts vers une économie produisant davantage de biens et de services à forte valeur ajoutée.
La ZLECAf au cœur de l’intégration économique africaine
Cette vision rejoint un autre chantier majeur du continent : la Zone de libre-échange continentale africaine.
La ZLECAf vise notamment à faciliter les échanges de biens et de services entre les pays africains, à stimuler les investissements et à développer les chaînes de valeur régionales.
Pour l’Union africaine, cette intégration doit permettre aux entreprises africaines d’accéder à un marché plus vaste et de produire à une échelle supérieure.
L’organisation continentale souligne toutefois que plusieurs obstacles restent à surmonter.
Les infrastructures, les réseaux de transport, l’énergie, les procédures commerciales et l’harmonisation des réglementations constituent notamment des conditions importantes pour faire fonctionner efficacement le marché continental.
L’intégration africaine ne peut donc pas se limiter à la suppression de certaines barrières douanières.
Elle nécessite également des routes, des ports, des chemins de fer, des réseaux énergétiques, des infrastructures numériques et des systèmes financiers capables d’accompagner les échanges.
La jeunesse au centre du projet économique
La question de la jeunesse occupe également une place importante dans le discours de Jean Blaise Gwet.
Dans ses prises de position, il présente les jeunes et les femmes comme des acteurs centraux du développement économique et politique du Cameroun. Il a notamment défendu la mise en place de programmes destinés à favoriser l’emploi des jeunes et des femmes.
Cette question rejoint directement le débat sur la mobilité internationale.
Chaque année, des jeunes Africains cherchent à étudier, travailler ou entreprendre à l’étranger. Mais une autre réponse peut également consister à créer davantage d’opportunités économiques sur le continent.
Formation professionnelle, financement des petites entreprises, accès au marché, industrialisation et développement agricole deviennent alors des éléments essentiels.
L’objectif ne serait pas de supprimer la mobilité internationale, mais de permettre à davantage de jeunes de considérer le départ comme une possibilité parmi d’autres plutôt que comme l’unique perspective économique.
Un projet politique qui dépasse la seule question économique
Le programme du MPCC ne se limite pas aux questions de souveraineté et d’intégration économique.
Le mouvement affirme également défendre la dignité de la personne, la diffusion de la culture et de l’instruction, la libre entreprise, l’État de droit, la justice sociale, le dialogue social et l’égalité des chances.
Il met également en avant la sécurité des personnes et des biens, la protection de l’environnement, l’épanouissement de la famille et la libre administration des collectivités locales.
Jean Blaise Gwet présente ainsi son projet comme une transformation plus large du fonctionnement de l’État et de l’économie camerounaise.
La question centrale devient alors celle de la traduction de ces orientations en politiques publiques concrètes : financement, budgets, infrastructures, formation, administration et mécanismes de suivi.
Le Cameroun comme point d’ancrage d’une ambition africaine
Dans cette vision, le Cameroun occupe une place particulière.
Le pays dispose d’un important potentiel agricole, énergétique et minier, ainsi que d’un marché qui pourrait jouer un rôle dans le développement des échanges en Afrique centrale.
Mais disposer de ressources ne suffit pas à garantir leur transformation en richesse durable.
Il faut également des infrastructures adaptées, de l’électricité, des financements, des compétences, un environnement favorable aux entreprises et des débouchés commerciaux.
C’est précisément sur ces différents leviers que le projet économique présenté par Jean Blaise Gwet insiste.
Le MPCC met notamment en avant la production, la transformation, l’industrialisation et le développement des infrastructures comme moyens de renforcer l’économie et de favoriser la création d’emplois.
De la souveraineté aux résultats : le véritable défi
Le discours sur la souveraineté économique pose des objectifs qui nécessitent des transformations importantes.
Construire des industries suppose de disposer d’une énergie suffisante. Développer les entreprises nécessite des financements. Accroître la production agricole demande des infrastructures, des équipements et des marchés. Exporter davantage de produits transformés exige des réseaux logistiques performants.
Le même défi se retrouve à l’échelle continentale.
L’Union africaine reconnaît elle-même que le processus d’intégration reste confronté à des contraintes structurelles, notamment en matière d’infrastructures, de financement et de libre circulation.
La question n’est donc plus seulement de définir une ambition.
Elle consiste à déterminer comment cette ambition peut être transformée en résultats mesurables pour les citoyens.
Une Afrique plus intégrée comme nouvelle perspective
Au-delà du débat sur les relations avec l’Europe ou l’Amérique du Nord, le message porté par Jean Blaise Gwet place donc l’Afrique elle-même au centre de la réflexion.
L’objectif consiste à renforcer les échanges intra-africains, développer la production locale, transformer davantage les ressources, soutenir les entreprises et faciliter progressivement la circulation des personnes.
Cette orientation correspond également à plusieurs objectifs institutionnels de l’Union africaine.
L’organisation continentale considère la libre circulation, l’intégration économique et la ZLECAf comme des instruments importants pour renforcer les échanges, les investissements et le développement régional.
Le débat sur les visas prend alors une autre dimension.
Derrière la difficulté pour un Africain de se rendre dans certaines destinations internationales se pose aussi une question fondamentale : dans quelle mesure les Africains peuvent-ils circuler, travailler, investir et entreprendre plus facilement sur leur propre continent ?
C’est sur cette articulation entre mobilité, souveraineté économique, industrialisation et intégration africaine que Jean Blaise Gwet cherche à inscrire son discours.
Pour le président du MPCC, l’enjeu est finalement de construire un Cameroun capable de mieux valoriser ses ressources et de s’inscrire dans une Afrique davantage intégrée, productive et connectée à ses propres marchés.
Le débat reste ouvert. Mais une chose est certaine : la question des visas ne peut plus être dissociée des problématiques plus larges de mobilité, d’emploi, de développement économique et de place de l’Afrique dans les échanges internationaux.
*Bonne Nouvelle*
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CEMAC : On peaufine la mise en place du Système d’information énergétique

Au cœur des enjeux de cette concertation de la réunion qui se tient à Libreville au Gabon,, la nécessité de doter l’Afrique Centrale de données énergétiques fiables et harmonisées, indispensables pour une planification efficace et une gouvernance moderne du secteur.
Libreville, la capitale gabonaise abrite du 21 au 25 septembre 2026, une réunion ministérielle de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) consacrée à la mobilisation des ressources pour la mise en œuvre des Systèmes d’information énergétique nationaux (SIEN). Un événement d’envergure précédé par des travaux d’experts.
Cette rencontre stratégique réunit les ministres de l’énergie des six pays de la CEMAC, l’Union africaine (UA) ainsi que les partenaires techniques et financiers entre autres. Initiée à travers le projet d’Harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre, elle est placée sois le leadership de la Commission de la CEMAC.
Au cœur des enjeux de cette concertation, informe le journal Cameroon Tribune, la nécessité de doter l’Afrique Centrale de données énergétiques fiables et harmonisées, indispensables pour une planification efficace et une gouvernance moderne du secteur. Le journal informe que les attentes majeures de la CEMAC résident dans l’appropriation politique des plans d’action nationaux, l’allocation de ressources budgétaires nationales pérennes et l’adoption d’un dispositif communautaire permettant la mise en place effective du Système d’information énergétique régional.
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Attaque terroriste à Madegoua : 9 éléments de Boko Haram neutralisés

Le bilan de la nuit du 16 au 17 septembre 2026 fait état de 14 civils assassinés et de nombreux blessés.
Dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 septembre 2026 aux environs de 2 heures du matin, une dizaine d’éléments de la secte terroriste Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), groupe armé djihadiste affilié à l’organisation Etat islamique ont attaqué des civiles dans la localité de Madegoua, située à 11km de l’arrondissement de Makary, département du Logone-et-Chari dans la région de l’Extrême-Nord.
Selon le communiqué publié par Cyrille Serge Atonfack Guemo, chef de division de la communication au ministère de la Défense (Mindef), l’attaque terroriste a fait 13 civils morts sur le site, 1 quatorzième décédé des suites de ses blessures et 2 autres grièvement blessés et admis en soins intensifs au centre hospitalier de Mada.
«Sur le plan opérationnel, une vaste manœuvre de traque et de ratissage a aussi été lancée, en parfaite coordination avec l’ensemble des forces engagées dans la zone. Un dispositif de sécurisation renforcé demeure maintenu sur place afin de garantir la quiétude des populations et de parer à toute éventualité» renseigne le communiqué.
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