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Réorganisation: Barry Callebaut lance une vaste opération de licenciements qui devrait épargner Sic cacaos

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Réorganisation: Barry Callebaut lance une vaste opération de licenciements qui devrait épargner Sic cacaos
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Le plan « BC Next Level » représente une étape majeure dans la stratégie de Barry Callebaut pour moderniser ses opérations, optimiser ses coûts et s’adapter à un marché en mutation. L’objectif est d’accélérer la transformation numérique et de renforcer l’efficience de l’entreprise. Dans ce contexte, 2500 postes à travers le monde seront supprimés, principalement en Europe. En Belgique, l’un des centres névralgiques de la production du groupe, environ 500 emplois devraient être supprimés, principalement dans les sites de Wieze, Lokeren et Hal.

Bien que les négociations sociales soient en cours entre la direction et les syndicats, aucune décision définitive n’a été prise concernant les modalités du plan social. Malgré cette dynamique internationale de restructuration, Sic Cacaos, la filiale camerounaise de Barry Callebaut, ne devrait pas être directement impactée par ces suppressions d’emplois.

Joint par courriel, le service de communication de Barry Callebaut a promis de nous apporter des réponses détaillées dans quelques jours. Toutefois, il a laissé entendre que pour le moment, son extension locale est à l’abri des licenciements. En attendant d’éventuels changements, la branche camerounaise reste solidement implantée au Cameroun, où elle occupe une position de leader dans la transformation du cacao.

Au cours de la campagne 2022- 2023, Sic Cacaos a broyé 51 358 tonnes de fèves camerounaises, un chiffre qui confirme son rôle central dans l’économie cacaoyère du pays. Cependant, la santé financière de l’entreprise demeure un sujet de préoccupation. En novembre 2022, une annonce légale révélait que les capitaux propres de Sic Cacaos étaient devenus inférieurs à la moitié de son capital social, fixé à 6,885 milliards de FCFA.

Conformément à l’Acte uniforme Ohada relatif aux sociétés commerciales, cette situation met l’entreprise en situation de faillite technique. Cela a conduit à la nomination de Mamadou Ly, titulaire d’un Master en Business Administration et Management de l’Université de Poitiers, à la tête de Sic Cacaos en fin d’année 2023. Sa mission principale consiste à redresser la filiale et à lui permettre de retrouver un équilibre financier.

Des Défis Concurrentiels Accrus

Malgré ses difficultés financières, Sic Cacaos reste le leader de la transformation du cacao au Cameroun, mais elle doit désormais composer avec la montée en puissance de nouveaux acteurs. Parmi eux, Neo Industry, avec une capacité de transformation de 32 000 tonnes, et Atlantic Cocoa, qui dispose de 48 000 tonnes, extensibles à 68 000 tonnes.

Ces concurrents viennent bousculer la position dominante de Sic Cacaos, obligeant la filiale de Barry Callebaut à se réinventer pour maintenir son leadership. Sous la direction de Mamadou Ly, la filiale camerounaise devra relever des défis de taille, mais ses atouts – notamment sa position de leader dans la transformation du cacao – pourraient lui permettre de surmonter cette période difficile

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Paul Atanga Nji : « Il était temps de sanctionner ce parti afin que personne ne s’amuse plus à l’avenir »

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Paul Atanga Nji : « Il était temps de sanctionner ce parti afin que personne ne s’amuse plus à l’avenir »
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Le ministre de l’Administration territoriale explique que dans le cas de la suspension du FSNC de Issa Tchiroma Bakary, le gouvernement camerounais a pris le temps parce qu’il y avait des enquêtes en cours et la justice se devait d’aller jusqu’au bout.

Le 27 octobre 2026, le ministre camerounais de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a prononcé la suspension pour une durée de trois mois du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), le parti d’opposition dirigé par Issa Tchiroma Bakary actuellement en exil.

Revenant sur les faits dans une interview accordée au journal Cameroon Tribune du jeudi 29 octobre 2026, le membre du gouvernement rappelle tout d’abord que tous les partis politiques au Cameroun se déploient en fonction des dispositions de la loi du 19 décembre 1990, régissant la liberté des associations dans le pays.

«Vous avez vécu les événements postélectoraux et les violences inouïes enregistrées avant, pendant et après le processus électoral. Dans l’article 17 de la loi que je viens de citer, il est clairement dit que le ministre chargé de l’Administration territoriale peut d’office suspendre par décision motivée pour une durée de trois mois, tout parti politique responsable de troubles graves à l’ordre public ou qui ne satisfait pas aux dispositions des articles 5,6,9,10 et11 de la loi de 1990» justifie Paul Atanga Nji.

Outre les motifs d’appel à l’insurrection, atteinte à l’intégrité territoriale, incitation à la violence ayant occasionné des destructions des biens publics et privés, troubles graves à l’ordre public qui sont formulés dans la décision de suspension du FSNC, Paul Atanga Nji parle également d’un candidat qui s’est autoproclamé vainqueur, faisant ici référence à Issa Tchiroma Bakari.

«Il a même eu l’audace de demander aux autorités administratives et aux forces de défense de se mettre à sa disposition. Face à cette dangereuse imposture, nous avons pris notre temps parce qu’il y avait des enquêtes en cours et nous avons voulu que la justice aille jusqu’au bout. A partir de là, lorsque les indices concordants de culpabilité sont réunis, le Minat prends les décisions appropriées à l’encontre des contrevenants» explique le Minat.

Opportunité ou hasard de calendrier ?

A la question de savoir si la décision de suspendre le FSNC a un lien avec les élections municipales et législatives prévues pour se tenir en début d’année 2027, le Minat est péremptoire : « …je ne m’intéresse pas à ce genre de considérations. Il y a des échéances électorales, bien évidemment. Le corps électoral n’est pas encore convoqué. Il le sera le moment voulu par le chef de l’Etat qui dispose seul de cette prérogative. Mais si vous êtes fautifs, je n’ai pas besoin d’attendre les élections» explique le membre du gouvernement.

Il affirme même qu’il était temps de sanctionner ce parti politique afin que personne ne s’amuse plus à l’avenir en pensant qu’après un processus électoral on peut se livrer à tous genres de dérives.

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Résilience économique : ce que l’Afrique doit copier et ne doit pas copier de l’expérience russe

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Paul Atanga Nji : « Il était temps de sanctionner ce parti afin que personne ne s’amuse plus à l’avenir »
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Alors que Moscou a accueilli le troisième sommet Russie-Afrique les 28 et 29 octobre 2026, l’économie russe sert de cas d’école. Elle montre ce que permet la diversification des partenaires, et ce qu’elle coûte. Au-delà de la diplomatie, un enjeu s’impose : comment une économie visée par des sanctions sans précédent a-t-elle tenu, et que peut-on en tirer pour le continent africain ?

Une résilience réelle, mais risquée

Les chiffres sont impressionnants. Fin avril 2025, 28 937 restrictions non commerciales visaient la Russie, dont 92 % imposées après février 2022. Malgré cela, la croissance russe a atteint 4,3 % en 2024. Le tableau s’est depuis nettement assombri. La croissance est retombée à 1 % en 2025.

Le PIB s’est contracté de 0,2 % au premier trimestre 2026, premier recul annuel depuis 2023, avant un rebond de 1,3 % au deuxième trimestre. La Banque centrale russe table désormais sur 0 à 1 % pour l’année. L’économie de guerre a été portée par des dépenses de défense record, près de 6,5% du PIB, mais freinée par une demande des ménages faible et un recul de l’investissement civil.

La résilience russe tient donc à une capacité d’adaptation de court terme, et non à un modèle de croissance durable. L’Afrique a intérêt à retenir les deux volets et à se méfier de l’économie de guerre.

Le pivot asiatique : réorienter, mais sans se rendre dépendant

Premier mécanisme de survie face aux sanctions occidentales : la réorientation des exportations d’hydrocarbures. Selon le vice-Premier ministre Alexandre Novak, Moscou vendait fin 2023 de 45 à 50 % de son pétrole à la Chine et environ 40 % à l’Inde. La part de la Chine dans le commerce russe a presque doublé pour atteindre 18 %, alors que la Russie ne pèse que 2,5 % dans le commerce chinois. L’Inde, de son côté, est passée de moins de 3 % à plus de 40 % de pétrole russe dans ses achats.

Leçon n° 1 : ne dépendre d’aucun client unique. Le pivot a sauvé les recettes russes, mais il a créé un risque de dépendance à l’Asie. L’Afrique, dont les échanges restent concentrés sur l’Europe, la Chine et les États-Unis, a tout intérêt à élargir son éventail de partenaires avant d’y être contrainte. Elle doit aussi éviter de remplacer une dépendance par une autre.

Dédollarisation : un outil réel, mais insuffisant

Second pilier : le règlement des échanges en monnaies locales. Selon le conseiller du Kremlin Iouri Ouchakov, la quasi-totalité des quelque 240 milliards de dollars d’échanges russo-chinois se règle désormais en yuans et en roubles.

Avec l’Inde, les monnaies nationales représentent environ 90 % des paiements directs, selon l’ambassadeur russe à New Delhi. Toutefois, la part du dollar dans les réserves de change des banques centrales est passée d’environ 70 % en 2000 à 58 % fin 2024, ce qui reste une érosion lente. Le yuan peine à dépasser 2 % des paiements mondiaux.

Leçon n° 2 : sécuriser des circuits de paiement alternatifs. Les pays africains disposent déjà d’un outil, le système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), lancé sous l’égide d’Afreximbank et de la Zone de libre-échange continentale. Il vise à réduire le recours aux devises tierces dans les échanges intra-africains, qui plafonnent autour de 15 % du commerce du continent. Il ne s’agit pas de rejeter le dollar, mais de ne plus en être prisonnier.

Le sommet de Moscou : l’écart entre ambitions et réalité

Les chiffres du commerce russo-africain invitent à la prudence. Les échanges ont atteint 27 milliards de dollars en 2025, essentiellement avec l’Afrique du Nord. Ils sont très déséquilibrés : en 2024, la Russie a exporté 24,3 milliards de dollars vers l’Afrique et n’y a importé que 3,5 milliards. Le continent ne représente que 3,9 % de son commerce extérieur. Le blé russe couvrait environ 30 % des besoins africains.

À titre de comparaison, les échanges de l’Afrique avec l’Union européenne ont atteint 355 milliards d’euros en 2024, et avec la Chine 348 milliards de dollars en 2025. À Sotchi, Moscou s’était engagée à doubler ses échanges pour atteindre environ 40 milliards, et l’objectif n’est toujours pas atteint. Moscou vise désormais 50 à 60 milliards de dollars d’ici 2030.

Leçon n° 3 : négocier en position de force. L’Afrique n’a pas à choisir un camp. Elle peut exiger de chaque partenaire, Russie comprise, de la transformation locale, des transferts de technologie et un rééquilibrage de la balance commerciale. Concrètement, il s’agit d’engrais, de nucléaire civil, de céréales et de formation, avec des engagements chiffrés et vérifiables.

En gros, l’Afrique n’est pas sous sanctions, et la comparaison a ses limites. Le modèle russe repose sur une économie de guerre, avec ses coûts : une inflation attendue autour de 5 % en 2026 et des prévisions de croissance divisées par trois par le gouvernement. Il s’appuie aussi sur une rente énergétique que la plupart des économies africaines ne possèdent pas.

Ce qui se transpose, c’est la méthode : multiplier les partenaires, bâtir des circuits financiers de secours et protéger ses marges de manœuvre avant la crise plutôt que pendant. Pour l’Afrique, l’enjeu est moins de rejoindre un bloc que d’éviter d’avoir à dépendre d’un seul.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR

Deuxième Vice-Président National du SDF

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Mercato : La lente mais progressive ascension d’Achille Wébo

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Mercato : La lente mais progressive ascension d’Achille Wébo
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C’est un changement pour le moins historique qui vient de s‘opérer à la tête de l’USL Dunkerque, club de Ligue 2 française. Hier 29 octobre 2026, le club du nord de la France a officialisé la promotion de Pierre Achille Wébo à la tête du club. Le Camerounais remplace à ce poste Albert Sanchez parti pour Las Palmas. Après à peine un an passé à la tête du club (il est arrivé en juillet 2025, Ndlr), l’Espagnol a trouvé mieux dans son pays, et s’est accordé avec son employeur pour rompre son contrat. Alors que l’on n’en était encore qu’aux supputations, Albert Sanchez avait évoqué le principe de «la continuité» sur la question du banc de touche. Et c’est donc son adjoint camerounais qui lui succède, «jusqu’à nouvel ordre».

C’est un nouveau chapitre dans l’écriture de l’histoire de la carrière de l’ancien Lion indomptable reconverti à l’entraînement depuis la fin de sa carrière. C’est la première fois que l’homme va prendre les commandes d’un club. Jusqu’ici, Achille Wébo n’avait été qu’entraîneur adjoint. L’homme a fait ses classes notamment dans le championnat turc, sur le banc d’Antalyaspor et d’Istanbul Basaksehir.

L’ancien attaquant de 44 ans reprend un club classé 10ème, et devra rassurer ses employeurs en maintenant le cap, ou à défaut en améliorant le rang du club. Le premier test aura lieu ce soir en déplacement à Rodez, 14ème au classement. Du comportement du nouveau patron du banc de touche dépendra la suite, notamment sa confirmation à la tête du club.

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