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Une explosion fait au moins deux blessés dans une usine de munitions du sud de l’Espagne

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Une explosion fait au moins deux blessés dans une usine de munitions du sud de l’Espagne
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Au moins deux personnes ont été légèrement blessées vendredi matin lors d’une explosion survenue dans une usine de munitions à Grenade, dans le sud de l’Espagne, a rapporté l’agence de presse espagnole EFE, citant des sources policières.

L’explosion s’est produite peu avant 09 H 00 heure locale (08 H 00 GMT) dans une zone réglementée servant à l’élimination de la poudre à canon au sein de l’usine de munitions El Fargue. L’enquête sur les causes de l’incident est en cours.

La police a fait état de deux personnes souffrant de blessures auditives légères, tandis que l’Union générale des travailleurs (UGT) a estimé à trois le nombre de blessés, tous présentant des blessures similaires, selon EFE.

Le quotidien local Granada Hoy a rapporté, citant des sources de l’UGT présentes à l’usine, que l’explosion aurait pu se produire lors d’un test de qualité de routine sur un projectile, au cours duquel quelque chose aurait mal tourné. Les sources syndicales ont indiqué que la zone d’essai avait été bouclée et que personne ne se trouvait à proximité immédiate.

Selon l’agence EFE, des unités de police, notamment des démineurs et des experts en criminalistique, ainsi que des pompiers, des Gardes civils et du personnel médical, ont été dépêchés sur les lieux.

La police a mis en place deux cordons de sécurité, l’un pour sécuriser la zone et l’autre pour venir en aide aux riverains et aux passants qui pourraient avoir besoin d’aide.

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Dangote Cement : 836 800 tonnes vendues au Cameroun en neuf mois, le recul ralentit au 3e trimestre

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Dangote Cement : 836 800 tonnes vendues au Cameroun en neuf mois, le recul ralentit au 3e trimestre
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(Investir au Cameroun) – Dangote Cement a vendu 836 800 tonnes de ciment au Cameroun entre janvier et septembre 2026, contre 927 300 tonnes sur la même période en 2025, soit une baisse de 9,8 %. Les résultats publiés le 28 octobre par le groupe nigérian montrent toutefois que ce recul s’est presque arrêté au troisième trimestre. Entre juillet et septembre, la filiale camerounaise a écoulé 240 000 tonnes, contre 240 600 tonnes un an plus tôt, soit une diminution de seulement 0,25 %.

Cette quasi-stabilité contraste avec la baisse de 13,1 % enregistrée au premier semestre. À fin juin 2026, les ventes de Dangote Cement Cameroon s’établissaient à 596 800 tonnes, contre 686 700 tonnes un an auparavant. Sur les 90 500 tonnes perdues en neuf mois, 89 900 tonnes correspondent ainsi au recul enregistré durant les six premiers mois de l’année. Le troisième trimestre n’a ajouté que 600 tonnes à cette diminution, selon les calculs effectués à partir des volumes publiés par l’entreprise.

La stabilisation des ventes ne signifie cependant pas que le marché camerounais du ciment a retrouvé sa croissance. Les données concernent uniquement Dangote Cement Cameroon et ne permettent pas de mesurer l’évolution de la demande nationale ou des ventes de ses concurrents.

Le groupe continue d’ailleurs de signaler des difficultés opérationnelles au Cameroun. Dans sa communication financière du 28 octobre, il attribue sa contre-performance à des perturbations de production liées à des problèmes logistiques ayant limité le réapprovisionnement de ses dépôts. L’entreprise ne précise ni la nature exacte de ces incidents ni leur durée.

Dangote Cement évoque également le ralentissement de la construction, qu’il associe aux retards de dépenses publiques et d’exécution des projets d’infrastructures après l’élection présidentielle de 2025. Au premier semestre, le cimentier mettait principalement en avant la faiblesse de la demande. Ses dernières publications ne permettent pas de déterminer dans quelle mesure celle-ci s’est améliorée au troisième trimestre.

Des ventes en baisse au Cameroun malgré une croissance de 14 % à l’échelle panafricaine

La situation camerounaise contraste avec celle de l’ensemble des activités africaines de Dangote Cement hors Nigeria. Dans ce périmètre, qui comprend également le Cameroun, les volumes vendus ont progressé de 14 % entre janvier et septembre 2026, atteignant 9,05 millions de tonnes, contre 7,94 millions un an plus tôt.

Le cimentier enregistre notamment des hausses de ventes au Sénégal (+29,9 %), en Éthiopie (+18,8 %) et au Congo (+11,9 %). À l’inverse, le Cameroun (-9,8 %) figure parmi les marchés en recul, aux côtés du Ghana (-10,1 %) et de l’Afrique du Sud (-6,1 %).

Au Cameroun, Dangote Cement exploite à Douala une usine de broyage de clinker d’une capacité annuelle de 1,5 million de tonnes. Contrairement à une cimenterie intégrée, cette installation utilise du clinker importé pour fabriquer du ciment. Son activité dépend donc notamment des conditions d’approvisionnement en cette matière première.

Entre janvier et septembre 2026, Dangote Cement indique avoir expédié depuis le Nigeria un million de tonnes de clinker vers le Cameroun, le Ghana et la Côte d’Ivoire, en hausse de 35,4 % sur un an. Ce volume concerne les trois destinations réunies. Le groupe ne précise pas la quantité effectivement acheminée vers son usine de Douala.

Ces résultats interviennent alors que Dangote Cement Cameroon a annoncé son intention de doubler sa capacité annuelle, de 1,5 à 3 millions de tonnes, à l’horizon 2028. La publication des résultats des neuf premiers mois de 2026 ne fournit aucune nouvelle indication sur le coût, le financement ou l’avancement de ce projet.

Le groupe ne communique pas davantage le chiffre d’affaires ni le bénéfice de sa filiale camerounaise. Les résultats disponibles ne permettent donc pas de déterminer si la stabilisation des ventes au troisième trimestre s’est accompagnée d’une amélioration de sa rentabilité.

Baudouin Enama

Lire aussi :

29-10-2026 – Après le ciment, Dangote crée une société pétrolière au Cameroun, dirigée par Bertrand Mbouck

14-09-2026 – IPO de Dangote Refinery : quelle place pour l’épargne d’Afrique centrale dans les grandes opérations panafricaines ?

01-08-2026 – Deuxième cimenterie de Dangote à Douala : le pari des 3 millions de tonnes face aux ventes atones et au clinker nigérian

05-05-2026 – Ciment : les ventes de Dangote chutent de près de 16 % au Cameroun au premier trimestre 2026

24-04-2026 – Ciment : les exportations du Cameroun atteignent 10 463 tonnes en 2025, en hausse de 318,8%

09-03-2026 – Dangote Cement Cameroun : les ventes reculent de 14,1 % en 2025, le groupe mise sur un rebond en 2026

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Au Cameroun, une carte grise valide ne garantit pas le dédouanement d’un véhicule

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L’achat d’un véhicule d’occasion peut réserver de mauvaises surprises aux automobilistes camerounais. À Douala, un acheteur aurait découvert, lors d’un contrôle douanier à Melong, que […]

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détenu à Kondengui, le leader du CPSJ perd sa mère après neuf ans de maladie à Bamenda

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détenu à Kondengui, le leader du CPSJ perd sa mère après neuf ans de maladie à Bamenda
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La mère de Bertin Kisob, président du Cameroon Party for Social Justice (CPSJ), est décédée à Bamenda, dans la région du Nord-Ouest, selon un communiqué de sa formation politique daté du 28 octobre 2026. Le responsable politique, détenu à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé depuis 2017 dans le contexte de la crise anglophone, ne peut ainsi accompagner sa famille dans cette période de deuil.

D’après le communiqué du CPSJ, la mère de Bertin Kisob est décédée dans la nuit précédant l’annonce, des suites d’une maladie. La formation politique établit un lien entre la dégradation de son état de santé et l’arrestation de son fils, survenue en 2017.

Selon le récit rapporté par le parti, elle aurait été victime d’un premier malaise le jour où les forces de sécurité ont interpellé Bertin Kisob à son domicile avant son transfert à la prison centrale de Kondengui. Elle n’aurait ensuite jamais retrouvé pleinement la santé.

Le CPSJ décrit neuf années de souffrance et d’inquiétude pour cette mère, qui aurait régulièrement vécu dans l’attente de nouvelles de son fils détenu à Yaoundé. Ces éléments n’ont toutefois pas été confirmés de manière indépendante par la rédaction de Cameroun Actuel.

Lire le communiqué du Cameroon Party for Social Justice :

BERTIN KISOB ANNONCE LE DÉCÈS DE SA MÈRE À BAMENDA D’UNE MALADIE NÉE LE JOUR DE SON ARRESTATION

Le dirigeant du Cameroon Party for Social Justice, incarcéré à Kondengui dans le contexte de la crise anglophone, est en deuil. Dans un communiqué daté du 28 octobre 2026, sa formation politique annonce le décès de sa mère à Bamenda. Une mort qui n’est pas un simple fait divers familial, mais la conséquence directe d’une longue agonie commencée il y a neuf ans.

Bertin Kisob traverse une épreuve familiale alors qu’il demeure détenu à Yaoundé. Selon le communiqué diffusé le 28 octobre 2026, sa mère est décédée dans la nuit précédant l’annonce, à Bamenda, dans la région du Nord-Ouest, des suites d’une brève maladie qui a finalement eu raison d’elle.

Mais cette brève maladie finale n’était que le dernier épisode d’un long calvaire. Selon la famille, la maladie qui a finalement tué sa mère a commencé dès le jour de l’arrestation illégale de Bertin Kisob.

C’est en 2017, au moment où les forces de sécurité l’ont extrait de son domicile pour le conduire à Kondengui, que sa mère a fait son premier malaise. Depuis ce jour, elle n’a jamais recouvré sa pleine santé. Neuf ans d’angoisse, neuf ans d’attente devant la prison de Kondengui, neuf ans à porter le poids d’une détention que le CPSJ qualifie d’illégale et politiquement motivée. Son corps a tenu jusqu’à ce que la dernière brève maladie l’emporte.

Le texte ne précise ni son nom ni son âge. Il indique que les rassemblements traditionnels de condoléances se tiennent chaque soir au domicile familial, à Up Station, à Bamenda, dans l’attente du programme des obsèques.

Président du Cameroon Party for Social Justice — CPSJ, Bertin Kisob est une personnalité politique également présentée comme révérend pasteur. Détenu depuis 2017 dans le cadre de la crise anglophone, il a continué à porter des ambitions électorales depuis la prison de Kondengui. Sa formation politique conteste son incarcération et réclame sa libération.

Son nom a notamment marqué l’ouverture des candidatures à la présidentielle de 2025. Le 12 juillet 2025, au lendemain de la convocation du corps électoral, son dossier a été le premier reçu par Elections Cameroon. Ce dépôt, effectué au nom du CPSJ, avait remis en lumière la situation d’un responsable politique cherchant à participer à l’élection tout en étant emprisonné.

Sa candidature n’avait toutefois pas été retenue. Bertin Kisob avait alors saisi le Conseil constitutionnel de trois requêtes : l’une demandait la réhabilitation de sa candidature, une autre contestait celle de Paul Biya et la troisième visait la récusation des membres du Conseil. Ces trois requêtes avaient été déclarées irrecevables.

Son engagement électoral depuis la détention était déjà visible en 2018. À l’issue de cette présidentielle, le ministère de la Communication avait rapporté le dépôt, par Bertin Kisob, de quatorze recours contestant notamment les résultats et le fonctionnement des institutions électorales.

Dans son programme présenté pour 2025, le dirigeant défendait notamment des négociations directes et inclusives avec les responsables anglophones détenus et en exil. Il revendiquait également une orientation panafricaine et une sortie de la zone franc CFA.

Aujourd’hui, cette annonce ramène son combat pour la refondation de la nation à sa dimension la plus humaine et la plus cruelle : *une mère qui meurt après neuf ans de maladie déclenchée par l’arrestation illégale de son fils, et un fils qui apprend la mort de sa mère depuis une cellule à 400 kilomètres de Up Station.

À Bamenda, les proches se réunissent au domicile familial. La date et les modalités des funérailles restent à annoncer.Bertin Kisob : détenu à Kondengui, le leader du CPSJ perd sa mère après neuf ans de maladie à Bamenda

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