Actualités locales
Barrage de Kikot : KHPC sollicite les bailleurs avec un écart de 748 milliards FCFA à clarifier sur le coût

(Investir au Cameroun) – La Kikot-Mbebe Hydro Power Company (KHPC) réunit, ce 15 septembre 2026 à Yaoundé, des institutions financières et des partenaires au développement autour du financement du barrage hydroélectrique de Kikot-Mbebe. Mais les bailleurs sont confrontés à une première incertitude : deux documents attribuent à ce projet de 500 MW des coûts de 872 milliards et 1 620 milliards de FCFA, sans qu’une explication publique permette, à ce stade, de réconcilier les deux montants.
KHPC, détenue à parts égales par l’État camerounais et le groupe français EDF, indique que la rencontre doit permettre de présenter le projet, d’examiner sa structuration financière et de poursuivre les discussions en vue de« la mobilisation des ressources nécessaires à sa réalisation ». La formulation décrit une phase de consultation et de recherche de financements, non un engagement ferme des bailleurs.
Les informations rendues publiques ne précisent ni l’enveloppe exacte à mobiliser, ni la répartition envisagée entre fonds propres et dette, ni les conditions de financement, les garanties susceptibles d’être demandées à l’État ou le tarif auquel l’électricité serait vendue.
Deux estimations séparées de 748 milliards FCFA
Le montant le plus récent publié par le gouvernement figure dans le Document de programmation économique et budgétaire 2027-2029, présenté au Parlement le 3 juillet et publié par la Direction générale du Budget le 6 juillet 2026. Son annexe chiffre à 872 milliards de FCFA le coût total de l’aménagement de Kikot et de ses lignes associées. Le document prévoit une réalisation en partenariat public-privé entre 2028 et 2032.
Ce montant diffère des 1 620 milliards de FCFA mentionnés dans une correspondance adressée au ministre de l’Eau et de l’Énergie par le PCA de KHPC, Ahmat Tom, après la 14e session du conseil d’administration tenue en septembre 2025 à Paris. Cette estimation était supérieure de 970 milliards de FCFA, soit près de 150 %, aux quelque 650 milliards annoncés aux premières étapes du projet.
L’écart entre les deux évaluations plus récentes atteint 748 milliards de FCFA. Il n’est pas possible d’établir, à partir des documents disponibles, si les 872 milliards remplacent l’estimation de 1 620 milliards ou si les deux chiffres reposent sur des périmètres, des prix de référence ou des structures financières différents.
Cette incertitude change complètement la comparaison avec Nachtigal. Rapporté arithmétiquement à la puissance installée, Kikot coûterait 1,74 milliard de FCFA par MW sur la base de 872 milliards, mais 3,24 milliards par MW avec l’estimation de 1 620 milliards. Le coût annoncé en 2018 pour Nachtigal était de 1,2 milliard d’euros, soit environ 787,1 milliards de FCFA pour 420 MW : 1,87 milliard de FCFA par MW, selon EDF et la Société financière internationale.
Kikot apparaîtrait donc environ 7 % moins cher par MW avec l’enveloppe de 872 milliards, mais 73 % plus cher avec celle de 1 620 milliards. Ces ratios ne constituent pas une comparaison complète des deux ouvrages : Kikot comprend notamment un barrage de retenue et une ligne de 400 kV de 40 km, tandis que Nachtigal est une centrale au fil de l’eau. Ils montrent toutefois pourquoi la clarification du coût de référence est nécessaire avant le bouclage financier.
Des entreprises présélectionnées, mais pas encore attributaires
KHPC met en avant la finalisation de l’avant-projet détaillé en 2025, l’obtention du certificat de conformité environnementale en 2026 et la présélection des entreprises pour les lots de génie civil, d’électromécanique et de transport de l’électricité. La sécurisation foncière se poursuit, tandis que les discussions relatives au titre de concession ne sont pas achevées.
La présélection des entreprises ne vaut cependant pas attribution des marchés. Dans son avis publié le 19 novembre 2025, KHPC indiquait que les candidats retenus ne déposeraient leurs offres qu’après la mise à disposition des dossiers d’appel d’offres. La société situait alors la clôture financière, qui doit précéder les principaux travaux, au plus tôt au second semestre 2027.
Le calendrier a déjà été décalé. Lors de la création de KHPC en septembre 2023, EDF annonçait un début des travaux en 2025 et une mise en service en 2030. Le DPEB 2027-2029 programme désormais le chantier entre 2028 et 2032.
Débit de crue et septième turbine encore discutés
La correspondance d’Ahmat Tom fait également état de divergences techniques entre EDF et ISL, conseil de l’État. Selon cette lettre, ISL estime que le débit de crue retenu aurait été sous-évalué et propose de porter la puissance du projet de 500 à 583 MW grâce à une septième turbine destinée aux pointes de consommation.
Toujours d’après le document, EDF considère qu’une remise en discussion tardive de ces paramètres modifierait le dimensionnement de l’aménagement et pourrait augmenter les coûts et les délais. La correspondance ne contient pas les études techniques permettant de départager les deux positions. Le PCA recommande la poursuite des discussions et, en l’absence d’accord, le recours à un panel d’experts barragistes.
La confiance des futurs prêteurs dépend aussi de la situation du secteur électrique camerounais. Le 29 juin 2026, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a déclaré que les partenaires pressentis pour Kikot étaient en grande partie ceux déjà engagés dans Nachtigal et qu’ils demandaient des assurances sur le paiement de l’électricité produite. Il a également annoncé un audit du projet Kikot et fait état de tensions entre le conseil d’administration et la direction générale de KHPC, dans un entretien publié par Cameroon Tribune.
Le communiqué annonçant la réunion du 15 septembre ne précise ni le coût présenté aux bailleurs — 872 milliards ou 1 620 milliards de FCFA — ni l’état d’avancement de cet audit. Avant la clôture financière, KHPC devra également arrêter la configuration technique, le tarif d’achat de l’électricité et la répartition des risques entre la société de projet, l’acheteur d’électricité et l’État.
Brice R. Mbodiam
Lire aussi:
20-11-2025 – Kikot-Mbebe : KHPC présélectionne les candidats pour la centrale hydroélectrique de 500 MW
30-09-2025 – Barrage de Kikot : le Cameroun et KHPC s’accordent pour protéger les populations impactées par le projet
09-07-2025 – Barrage de Kikot (500 MW) : le gouvernement projette le début des travaux en 2027 pour une livraison du chantier en 2033
20-04-2026 – Barrage de Kikot : dérive des coûts, retards et désaccords techniques relancent l’idée d’un plan alternatif
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Abdouraman Hamadou Babba accuse le régime Biya de craindre les urnes

La suspension du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) continue de susciter des réactions dans le paysage politique camerounais.
Dans une tribune, Abdouraman Hamadou Babba accuse le régime du président Paul Biya de redouter une nouvelle confrontation électorale et appelle les forces de l’opposition à se rassembler en vue des prochaines élections législatives et municipales.
Intitulée autour de la référence au « Ndjoundjou Kalaba », une expression qu’il présente comme le symbole de la crainte du pouvoir face aux urnes, la déclaration critique vivement la décision visant le parti d’Issa Tchiroma Bakary.
L’auteur qualifie cette mesure d’« exclusion lâche et arbitraire » et estime qu’elle traduit, selon lui, la volonté du pouvoir d’éviter une nouvelle séquence électorale comparable à celle du 12 octobre 2025, date de la dernière élection présidentielle.
Lire la tribune d’Abdouraman Hamadou Babba :
Même le régime Biya-RDPC a son « Ndjoundjou Kalaba » !
L’exclusion lâche et arbitraire du FSNC des prochaines élections législatives et municipales confirme que le régime Biya-RDPC a vraiment peur de revivre un autre « 12 octobre 2025 » qui signerait irrémédiablement sa chute.
Malgré l’annonce par le FSNC du boycott de ces élections et en dépit des bonnes dispositions d’Elecam et du Conseil Constitutionnel à son égard, ce régime en proie aux doutes n’a pas eu le courage de prendre le moindre risque, craignant que le Président Issa Tchiroma change d’avis une fois le corps électoral convoqué. Quelle couardise et quelle indignité !
Au vu du désarroi dans lequel sont actuellement ceux qui ont confisqué notre pays, si M. Atanga Nji avait le pouvoir de suspendre le Peuple camerounais, il l’aurait certainement fait sans hésitation…
Tous ceux qui avaient encore des doutes savent maintenant que le vote est le « Ndjoundjou Kalaba » du régime Biya-RDPC.
Le Peuple du Changement doit donc appuyer là où ça fait très mal en construisant, indépendamment des chapelles politiques, une coalition en son sein et en transformant les prochaines élections en un référendum pour ou contre la continuité du régime Biya-RDPC.
En attendant la convocation du corps électoral d’ici le 9 novembre 2026, les acteurs du Changement, de toutes les couches de la société, qui souhaiteraient se porter candidats aux prochaines élections doivent préparer leurs dossiers pour se faire investir par l’un des partis de la vraie opposition…
Abdouraman Hamadou Babba
Citoyen Camerounais (À qui Ça Suffit Vraiment Comme Ça !)
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com
Actualités locales
FIFA : Jean Crépin Nyamsi dévoile les contours de sa « Révolution 2027 »
Le Dr Jean Crépin Nyamsi passe à l’offensive. Candidat déclaré à la présidence de la FIFA, il donne rendez-vous aux médias ce mercredi 28 octobre […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
« le FSNC est désormais hors-jeu, ce qui est naturellement regrettable pour notre démocratie »

Armand Noutack II, l’ancien militant du MRC, demande à la députée Nourane Foster de prier pour le blocage d’Odza.
La suspension du FSNC, parti politique d’Issa Tchiroma, fait partie de l’actualité brûlante au Cameroun en ce moment. C’est donc tout naturellement que les commentaires et réactions des uns et des autres se multiplient sur la question. Armand Noutack II, qui trouve cette décision regrettable pour la démocratie, en profite pour passer un message à Nourane Foster, députée démissionnaire du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN).
« Le FSNC est désormais hors-jeu, ce qui est naturellement regrettable pour notre démocratie. La « députée PCRN qui se dit désormais du Paris Saint-Germain » doit maintenant prier, jeûner et si possible faire même des rituels pour le blocage de Odza, ainsi son fauteuil sera assuré au Parlement. Exactement comme avec le boycott de 2020. Depuis son départ, elle fait les yeux doux aux CAVERNEUX NAÏFS de ODZA tout en espérant, en PRIANT jour et nuit, que le Moulinex leur donne un coup de pied aux fesses avant 2027 », écrit-il.
À titre de rappel, le FSNC a été suspendu hier, le 27 octobre 2026, par le ministère de l’Administration territoriale. Il est reproché au parti, l’appel à l’insurrection, l’atteinte à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale et à la souveraineté nationale, l’incitation à la violence ayant occasionné des destructions de biens publics et privés, des troubles graves à l’ordre public et la résidence de l’un des dirigeants statutaires à l’étranger.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Sports2 years agoA. Song ⁚ >

Actualités locales7 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !

Sports2 years agoCameroun ⁚ les clubs déjà sous pression
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun















