Une nouvelle affaire vient secouer Samuel Eto’o. L’ancien attaquant du FC Barcelone, de Chelsea, de l’Inter Milan et président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) est accusé d’avoir perçu près de 380 millions de FCFA, après le match amical entre le Cameroun et la Russie disputé en octobre 2023.
Ces accusations, révélées par les médias camerounais et relayées par plusieurs médias internationaux comme The Sun, SoFoot, l’Equipe, FootMercato, The times et autres , interviennent alors que l’ancienne gloire des Lions Indomptables reste l’un des soutiens les plus visibles de Gianni Infantino, président de la FIFA, dans un contexte de tensions autour de la gouvernance du football mondial.
Des fonds versés après le match Cameroun – Russie ?
Selon les informations rapportées parla presse locale, d’anciens responsables de la Fecafoot, aujourd’hui en conflit avec Samuel Eto’o, affirment que 380 millions de FCFA correspondant à la prime officielle du match amical Russie-Cameroun auraient été versées sur un compte bancaire personnel de l’ancien capitaine des Lions Indomptables, basé au Qatar.
Le match, disputé le 12 octobre 2023 à Moscou, s’était soldé par un nul (0-0). Cette rencontre avait déjà suscité des débats, plusieurs nations ayant suspendu leurs relations sportives avec la Russie après l’invasion de l’Ukraine en 2022.
Les détracteurs de Samuel Eto’o affirment avoir saisi le comité d’éthique de la FIFA afin qu’une enquête soit ouverte sur la destination finale de ces fonds. Jusqu’à présent, aucune conclusion officielle n’a été rendue publique.
Ni Samuel Eto’o ni la Fecafoot n’ont souhaité commenter ces accusations.
La FIFA dément toute intervention de Gianni Infantino
Les plaignants soupçonnent une possible influence de Gianni Infantino, dont Samuel Eto’o est un allié de longue date au sein du football africain et international.
Interrogée par The Sun, la FIFA rejette catégoriquement cette hypothèse. Un porte-parole de l’instance a déclaré : « Le président de la FIFA n’a aucune influence sur les organes judiciaires de la FIFA, qui sont indépendants. »
L’organisation rappelle également que les enquêtes éthiques suivent des procédures autonomes et qu’aucune accusation non prouvée ne peut être considérée comme un fait établi.
Une succession de controverses autour du président de la Fecafoot
Depuis son élection à la tête de la Fecafoot en décembre 2021, Samuel Eto’o est régulièrement confronté à des polémiques.
En 2022, l’ancien Ballon d’Or africain avait été condamné en Espagne à une peine de prison avec sursis et à une lourde amende dans une affaire de fraude fiscale liée à ses droits à l’image lorsqu’il évoluait en Liga.
En 2024, d’anciens dirigeants du football camerounais avaient également évoqué des soupçons de manipulation de matches. Des accusations que Samuel Eto’o a toujours rejetées. La Confédération africaine de football (CAF) avait finalement estimé que les preuves étaient insuffisantes pour établir une quelconque culpabilité.
Plus récemment, une sanction financière liée à un contrat d’ambassadeur avec une société russe de paris sportifs avait été annulée en appel au début de l’année 2025.
Un dossier qui continue d’alimenter les débats
Aucune enquête publique n’a, à ce jour, confirmé les accusations portant sur les fonds liés au match Cameroun-Russie. Mais cette nouvelle polémique intervient dans un climat déjà tendu autour de la gouvernance de la Fecafoot et de la place de Samuel Eto’o dans les instances du football mondial.
Sur les réseaux sociaux, les réactions sont déjà nombreuses entre les soutiens de l’ancien capitaine des Lions Indomptables et ses détracteurs, preuve que chaque affaire touchant la légende camerounaise continue de provoquer un vif débat au Cameroun et bien au-delà.














