Actualités locales
Agriculture – Climat : Yaoundé sollicite la BAD et la BID pour restaurer 12 millions d’hectares de terres dégradées

(Investir au Cameroun) – Le Cameroun cherche à mobiliser la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque islamique de développement (BID) pour financer ses programmes de restauration des terres dégradées, alors que le pays s’est engagé à restaurer plus de 12 millions d’hectares à l’horizon 2030. Des discussions avec les deux institutions ont été menées du 23 au 28 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie, en marge de la COP17 de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), selon le Bureau du coordonnateur résident des Nations unies au Cameroun.
Les échanges ont porté sur le financement de la restauration des terres, la résilience climatique, la sécurité alimentaire, les chaînes de valeur agricoles et la création d’emplois. Ils ont également abordé de nouveaux mécanismes susceptibles d’accompagner le prochain Cadre de coopération des Nations unies pour le développement durable au Cameroun, prévu pour la période 2027-2031.
À ce stade, aucune enveloppe n’a été annoncée par la BAD ou la BID. Les discussions ne constituent donc ni un accord de financement ni une promesse de prêt. Selon le Bureau du coordonnateur résident, les prochains mois devront permettre de déterminer si elles se traduisent par des projets effectivement financés.
Les démarches ont été conduites par Issa Sanogo, coordonnateur résident des Nations unies au Cameroun, aux côtés d’une délégation nationale dirigée par le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable (Minepded). La délégation camerounaise a également organisé un événement consacré aux programmes nationaux de restauration afin d’attirer d’autres partenaires techniques et financiers.
12,06 millions d’hectares à restaurer d’ici 2030
La recherche de financements intervient à moins de quatre ans de l’échéance fixée par le Cameroun pour restaurer 12 062 768 hectares de paysages forestiers et de terres dégradées. Cet engagement remonte au 1er février 2017, lorsque les ministères en charge de l’Environnement et des Forêts ont signé une déclaration dans le cadre du Défi de Bonn et de l’initiative africaine AFR100.
Selon le Minepded, les terres dégradées couvrent environ 12 millions d’hectares, soit près du quart du territoire camerounais. Les trois régions septentrionales — Adamaoua, Nord et Extrême-Nord — en concentreraient à elles seules environ 8 millions d’hectares.
Les causes identifiées ne concernent pas seulement les espaces forestiers. Le ministère cite notamment l’agriculture itinérante sur brûlis, certaines exploitations forestières et minières, le surpâturage, les feux de brousse, l’ensablement des vallées ainsi que la pression sur les mangroves. Les programmes de restauration peuvent ainsi couvrir le reboisement, mais aussi la réhabilitation de terres agricoles, de pâturages et d’autres écosystèmes dégradés.
Cette dimension agricole explique la place accordée aux systèmes alimentaires dans les échanges avec les bailleurs. À Oulan-Bator, Issa Sanogo a défendu une approche associant restauration des terres, production alimentaire et adaptation climatique, plutôt que des financements séparés pour chacun de ces domaines.
Un financement encore sans enveloppe chiffrée
Le programme ConvergeFood a notamment été présenté à la COP17 comme l’un des instruments de cette approche. Soutenu par la Global Flagship Initiative sur la sécurité alimentaire et aligné sur la Stratégie nationale de développement 2020-2030, il associe administrations publiques, agences des Nations unies, entreprises, organisations de producteurs et partenaires financiers autour des systèmes alimentaires.
Pour Yaoundé, il s’agit désormais de convertir ce cadre en projets capables d’attirer des ressources publiques, concessionnelles et privées. Les besoins peuvent concerner les exploitations agricoles, l’accès à l’eau, les pâturages, la reforestation, les chaînes de valeur ou encore les mécanismes de résilience face aux épisodes de sécheresse.
Mais les principales données financières restent inconnues. Ni le coût global de la restauration des 12,06 millions d’hectares, ni le montant recherché auprès de la BAD et de la BID ne sont précisés. Les instruments envisagés — prêts, dons, garanties, financements mixtes ou autres mécanismes — ne sont pas davantage détaillés.
Il est donc impossible, à ce stade, d’évaluer la part que pourraient prendre les deux banques dans le financement de l’objectif national. Il convient également de distinguer cette recherche de ressources nouvelles des financements déjà obtenus pour certains projets de restauration menés avec d’autres partenaires.
Les discussions avec la BAD et la BID devront désormais préciser les projets susceptibles d’être financés, les montants mobilisables et leur calendrier. Le résultat de la démarche engagée à Oulan-Bator dépendra ainsi de sa traduction en financements effectifs.
B.E
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L’Ambassadeur du Cameroun au Vatican en visite dans le Diocèse d’Édéa

Selon nos confrères de Radio Maria Edéa Cameroun, Antoine Zanga, Ambassadeur du Cameroun près le Saint-Siège, a rendu une visite de courtoisie à Mgr Paul Nyaga, Administrateur Apostolique du diocèse d’Édéa, ce mercredi 9 septembre 2026.
Reçu au Centre Administratif Diocésain (CADI), le diplomate s’est entretenu avec le Pasteur du diocèse dans une atmosphère simple et cordiale.
À l’issue de cet entretien, Son Excellence Antoine Zanga, accompagné de Mgr Paul NYAGA, s’est rendu à la Cathédrale Sacré-Cœur de Mbanda. La visite a débuté par un temps de recueillement devant la tombe du Vénérable Baba Simon, figure majeure de l’évangélisation au Cameroun et témoin marquant de l’histoire de l’Église qui est au Cameroun.
Baba Simon
L’Ambassadeur a ensuite découvert l’intérieur de cet édifice emblématique du diocèse d’Édéa, lieu de culte et de mémoire profondément attaché à l’histoire et à la vie de la communauté chrétienne locale.
Cette visite de courtoisie aura ainsi constitué un temps de rencontre et de fraternité, marqué à la fois par l’échange avec l’Administrateur Apostolique, le recueillement sur la tombe du Vénérable Baba Simon et la découverte de la Cathédrale Sacré-Cœur de Mbanda.
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Au Cameroun, l’investissement public s’est contracté en 2025 (0,2%) après une progression de 18,8% en 2024

(Investir au Cameroun) – Au cours de l’année 2025, l’investissement enregistre une progression modérée de 1,9% au Cameroun, selon le rapport sur les Comptes nationaux publié le 2 septembre 2026 par l’Institut national de la statistique (INS). Cet indicateur traduit un ralentissement par rapport à la progression plus vigoureuse de 4,3% observée en 2024.
Selon l’INS, cette évolution résulte «d’une légère contraction de l’investissement public de 0,2%, après une forte croissance de 18,8% en 2024». Le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme 2026-2028 alertait déjà sur ce recul de l’investissement public dès le premier trimestre 2025, tendance qui s’est confirmée tout au long de l’année.
En effet, au cours des trois premiers mois de l’année 2025, le document élaboré par le ministère des Finances indique que les dépenses d’investissement du gouvernement affichent un recul en glissement annuel de 40,7% à 118,8 milliards de FCFA, après avoir atteint 200,2 milliards de FCFA à la même période en 2024. Cet important repli est attribué au faible décaissement des emprunts extérieurs destinés au financement des projets, en dépit de la dynamique haussière (+31,2%) observée sur les investissements sur ressources propres.
A la différence de l’investissement public qui recule modérément en 2025, l’investissement privé s’est accéléré sur la période. «L’investissement privé retrouve du dynamisme avec une croissance de 6,6% (en 2025), après 0,4% en 2024. Cette progression s’explique notamment par la poursuite des investissements dans les secteurs agro-industriel, manufacturier, minier et des infrastructures productives», analyse l’INS.
Selon le statisticien public, en effet, «plusieurs projets structurants dans les secteurs agricole, industriel et minier ont été engagés ou mis en service en 2025, renforçant progressivement les capacités de production nationales».
BRM
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Socadel annonce les coupures ce jeudi et vendredi à Douala : voici les quartiers concernés

La Socadel informe son aimable clientèle que des travaux de maintenance du réseau de distribution entraîneront des perturbations de la fourniture d’énergie dans certaines localités, selon le planning ci-après :
Jeudi 10 septembre 2026 de 06H00 à 17H00 :
📌 Dibamba, Phalucam, Sinda Missolè, Souza, Miang, Manganba, Bonaléa et tous leurs environs.
Vendredi 11 septembre 2026 de 06H00 à 17H00 :
📌 Souza, Bonaléa et tous leurs environs.
Samedi 12 septembre 2026 de 06H00 à 17H00 :
📌 Sodiko et tous ses environs.
Dimanche 13 septembre 2026 de 06H00 à 17H00 :
📌 Bonatone, PK05, ABC et tous leurs environs.
Mardi 15 septembre 2026 de 06H00 à 17H00 :
📌 Grand Hangard, Cité SIC, Ange Raphaël et tous leurs environs.
Jeudi 17 septembre 2026 de 06H00 à 17H00 :
📌 Mutzig, Baben, Bekoko et tous leurs environs.
Vendredi 18 septembre 2026 de 06H00 à 17H00 :
📌 Bonangang, Bonamoussadi, Yoro Joss, 4 Étages et tous leurs environs.
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