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le chef d’état-major de l’Armée de terre en mission d’inspection dans la RMIA 5

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le chef d’état-major de l’Armée de terre en mission d’inspection dans la RMIA 5
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Le général de division Saly Mohamadou, chef d’état-major de l’Armée de terre, a entamé lundi 7 septembre 2026 une mission d’inspection et d’évaluation des formations militaires stationnées dans la 5ᵉ Région militaire interarmées (RMIA 5). Une tournée destinée à évaluer leur niveau de préparation opérationnelle et leurs conditions de fonctionnement.

Arrivé à Bamenda en début d’après-midi, le CEMAT était accompagné d’une délégation de responsables de l’état-major de l’Armée de terre. Il a été accueilli par le général de brigade Bouba Dobekreo, commandant de la RMIA 5, avant de recevoir les honneurs militaires.

Une première séance de travail s’est ensuite tenue au poste de commandement de la RMIA 5 avec les commandants des formations locales. À cette occasion, le général Bouba Dobekreo a présenté la situation sécuritaire dans la région, jugée en nette amélioration, tout en évoquant les difficultés liées au personnel, aux équipements et aux infrastructures.

Cette mission s’inscrit dans le cadre des prérogatives du CEMAT en matière de préparation et de disponibilité opérationnelle des forces. Elle vise notamment à évaluer l’état des effectifs et des matériels, ainsi que les conditions d’instruction, d’entraînement, de travail et de vie des militaires, afin d’identifier les éventuelles mesures correctives à soumettre à la haute hiérarchie.

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Rubrique: TMarchés publics : le Chinois ZTE exclu jusqu’en 2028 après la résiliation du marché RNTU lié à un prêt de 78 milliards FCFA

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Rubrique: TMarchés publics : le Chinois ZTE exclu jusqu’en 2028 après la résiliation du marché RNTU lié à un prêt de 78 milliards FCFA
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(Investir au Cameroun) – ZTE Cameroun, entité locale du groupe chinois ZTE, figure actuellement dans le registre de l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP) parmi les entreprises exclues de la commande publique du 12 août 2026 au 12 août 2028. L’inscription concerne le marché signé le 5 janvier 2017 pour la mise en œuvre du Réseau national des télécommunications d’urgence (RNTU).

Le registre motive cette exclusion par le non-respect des clauses du marché, l’incapacité de l’entreprise à lever des réserves liées au fonctionnement du système et à la technologie déployée, la non-exécution de certaines prestations ainsi que l’abandon du projet.

Mais l’acte cité n’est pas une décision prise en 2026. L’ARMP renvoie à une décision du ministère des Marchés publics datée du 17 juillet 2024, portant résiliation du marché.

Cette chronologie soulève une question. Dans son rapport annuel 2024, l’ARMP avait déjà inscrit ZTE Cameroon SARL parmi les entreprises sanctionnées pour le même marché. La période d’exclusion allait alors du 17 juillet 2024 au 17 juillet 2026, soit 24 mois. Le rapport précise que la décision avait été transmise à l’ARMP le 30 juillet 2024 et la fiche actualisée le lendemain.

Les références diffèrent également. Le rapport 2024 mentionne la décision n°00833/D/MINMAP/SG du 17 juillet 2024. Le registre actuellement en ligne cite la décision n°000338/D/MINMAP/SG/DAJ, datée du même jour et portant sur la même résiliation.

Deux publications officielles de l’ARMP rattachent donc au même marché et à une résiliation datant de juillet 2024 deux périodes différentes : juillet 2024-juillet 2026, puis août 2026-août 2028.

Aucun nouvel acte de 2026 identifié

Les recherches effectuées dans les publications accessibles de l’ARMP et du ministère des Marchés publics n’ont pas permis d’identifier une nouvelle décision prise en 2026 contre ZTE Cameroun dans le dossier du RNTU. Le registre actuellement publié renvoie lui-même uniquement à la résiliation de juillet 2024.

Le Code des marchés publics prévoit, à son article 184, que pour certaines causes de résiliation, l’entreprise concernée ne peut soumissionner pendant deux ans « à compter de la date de notification de la résiliation ». La date de notification peut donc être postérieure à celle de la décision.

Mais aucun document public identifié n’établit que la résiliation de ZTE aurait été notifiée le 12 août 2026. Le Code contient par ailleurs une difficulté de lecture : son article 185 indique qu’une résiliation prononcée conformément à l’article 182 n’emporte pas application de l’article 184, alors que ce dernier vise précisément plusieurs motifs prévus à l’article 182.

En l’absence de la décision complète et de sa preuve de notification, il serait donc prématuré de présenter la période 2026-2028 comme une deuxième sanction ou un renouvellement de l’exclusion.

Un projet adossé à un prêt chinois de 77,8 milliards FCFA

Le marché résilié concerne une infrastructure pour laquelle le gouvernement avait été autorisé, par décret du 17 octobre 2013, à contracter auprès d’Eximbank-Chine un prêt de 155,55 millions de dollars, soit environ 77,8 milliards de FCFA, destiné au financement partiel du RNTU.

Ce montant correspond au financement autorisé pour le projet et ne doit donc pas être assimilé, en l’absence du contrat financier complet, à la valeur du marché signé avec ZTE en 2017.

Le réseau a été conçu pour fédérer les communications des administrations intervenant dans la gestion des urgences. Il comprend notamment des dispositifs de radiocommunication, d’appels d’urgence, de vidéosurveillance, de visioconférence et une plateforme e-police.

En juillet 2022, lors d’une visite gouvernementale, l’infrastructure était annoncée réalisée à 90,69 % et avait fait l’objet d’une réception provisoire en juin. Des problèmes de compatibilité de certains équipements avaient déjà été signalés.

Deux ans plus tard, le marché était résilié avec des griefs portant notamment sur le fonctionnement du système, la technologie déployée, des prestations non exécutées et l’abandon du projet.

400 millions FCFA encore programmés pour le RNTU

La résiliation du contrat de ZTE n’a pas fait disparaître le réseau de la programmation publique. Le Cadre de dépenses à moyen terme 2026-2028 ajusté du ministère des Postes et Télécommunications prévoit 400 millions de FCFA en 2026 pour « l’exploitation et la gestion du Réseau national des télécommunications d’urgence ». Ce montant apparaît à la fois en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.

Le RNTU continue donc de mobiliser des ressources publiques après la résiliation du marché de ZTE. Reste à clarifier la base exacte sur laquelle l’ARMP fait courir l’exclusion de l’entreprise du 12 août 2026 au 12 août 2028, alors que son propre rapport annuel documentait déjà une première période de 24 mois achevée en juillet 2026.

Baudouin Enama

Lire aussi :

15-11-2023 – Le Chinois ZTE peine à livrer le Réseau national des télécoms d’urgence au Cameroun, en chantier depuis près de 7 ans

14-07-2022 - Télécommunications : le Cameroun se dote d’un réseau sécurisé à plus de 77 milliards de FCFA

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un commissaire tué et six enseignants enlevés à Wum

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un commissaire tué et six enseignants enlevés à Wum
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Les faits se sont déroulés le 08 septembre 2026 à Wum, chef-lieu du département de la Menctchum, dans le cadre des activités de la rentrée scolaire comptant pour l’année scolaire 2026-2027.

Un commissaire de police a été tué et six enseignants enlevés mardi lors d’une embuscade dans la région anglophone du Nord-Ouest du Cameroun, ont indiqué des sources sécuritaires. La victime, Mbah Tobie Damase, commissaire de police, se trouvait dans un convoi de responsables administratifs, dont le préfet du département, Abdoullahi Aliou, et de membres des forces de sécurité, lorsque celui-ci a été pris pour cible par des hommes armés soupçonnés d’appartenir à des groupes séparatistes, selon les mêmes sources.

Le convoi effectuait une tournée dans des établissements scolaires afin de s’assurer de la reprise des cours après la rentrée scolaire, fixée au 7 septembre.

Six enseignants ont été enlevés lors de l’attaque et les forces de sécurité poursuivent les assaillants, a indiqué un responsable sous couvert d’anonymat. D’après les sources, le commissaire tué, originaire de la région de l’Est du pays, était sur le point de prendre sa retraite. Ouvrant le convoi en direction de l’École normale des instituteurs de l’enseignement technique de Wum, il tombe en pleine exécution de ses missions en zone de crise sécuritaire.

Les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont en proie à un conflit armé depuis 2017, opposant les forces gouvernementales à des groupes séparatistes qui réclament l’indépendance de ces territoires. Les établissements scolaires et les enseignants ont régulièrement été pris pour cible depuis le début du conflit.

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Téléphones portables : les recettes douanières dépassent 1,8 milliard FCFA en cinq mois, contre 400 millions un an plus tôt

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Téléphones portables : les recettes douanières dépassent 1,8 milliard FCFA en cinq mois, contre 400 millions un an plus tôt
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(Investir au Cameroun) – Du 1er avril au début du mois de septembre 2026, la douane camerounaise a collecté plus de 1,8 milliard de FCFA de droits et taxes sur les téléphones portables importés, selon des données de la Direction générale des douanes (DGD) rapportées le 7 septembre par Cameroon Tribune. Sur la période comparable un an plus tôt, les recettes atteignaient environ 400 millions de FCFA. Elles ont ainsi été multipliées par environ 4,5.

Ces encaissements interviennent depuis l’entrée en vigueur, le 1er avril 2026, du nouveau mécanisme de dédouanement des téléphones, tablettes et autres terminaux numériques. Sur les cinq premiers mois d’application du dispositif, les recettes représentent une moyenne d’environ 360 millions de FCFA par mois. Avant la réforme, la DGD estimait à environ 1,3 milliard de FCFA par an les recettes tirées de ces équipements.

Selon Cameroon Tribune, environ 386 000 téléphones ont par ailleurs été déclarés depuis le 1er avril. Le dispositif impose notamment aux importateurs d’enregistrer les numéros IMEI des appareils dans le système douanier CAMCIS. Cet identifiant permet de déterminer si un terminal connecté à un réseau mobile camerounais a été régulièrement dédouané.

Depuis le 1er septembre, la réforme est entrée dans sa phase de blocage des appareils non régularisés. Plus de 1 000 téléphones avaient déjà été bloqués à la fin de la première semaine de septembre, selon la source citée par Cameroon Tribune. Sont notamment concernés les appareils non dédouanés qui se connectent pour la première fois à un réseau local ainsi que ceux qui, connectés après le 1er avril, ont reçu des messages d’alerte sans que leur situation soit régularisée.

Le mécanisme repose sur la coopération entre la douane et les opérateurs de télécommunications. Lorsqu’un IMEI n’est pas répertorié dans la base des équipements dédouanés, l’appareil peut être privé d’accès aux réseaux mobiles jusqu’à sa régularisation. Les téléphones déjà connectés aux réseaux camerounais avant le 1er avril 2026 bénéficient, eux, d’une amnistie fiscale.

La réforme vise notamment à récupérer une partie des recettes perdues avec le développement des importations non déclarées. Selon les estimations officielles, environ 4 millions de téléphones sont écoulés chaque année sur le marché camerounais. Les données historiques du ministère des Finances montrent que les droits et taxes de douane sur ces appareils rapportaient environ 25 milliards de FCFA par an entre 2001 et 2005, avant de tomber à moins de 500 millions en 2017.

Lors du lancement du nouveau mécanisme en mars 2026, la DGD indiquait vouloir porter les recettes à au moins 25 milliards de FCFA par an, contre environ 1,3 milliard de FCFA auparavant. Les plus de 1,8 milliard encaissés au cours des cinq premiers mois marquent donc une hausse sensible, sans permettre encore de conclure que cet objectif annuel pourra être atteint.

À rythme inchangé, une moyenne mensuelle de 360 millions de FCFA correspondrait à environ 4,3 milliards de FCFA sur douze mois. Mais cette extrapolation ne tient pas compte des effets éventuels du blocage des appareils non dédouanés, devenu effectif le 1er septembre et sur lequel la douane compte pour pousser importateurs et détenteurs de terminaux à régulariser leur situation.

BRM

Lire aussi:

26-08-2026 – Téléphonie mobile : blocage annoncé des téléphones non dédouanés au Cameroun, 3 mois après l’échec d’un premier ultimatum

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