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Réponse à Jules Domche sur Bello Bouba

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Réponse à Jules Domche sur Bello Bouba
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J’ai écouté mon ami et coéquipier Jules Domche dans une émission de Valsero. Il y accuse explicitement Bello Bouba Maigari, candidat de l’UNDP à l’élection présidentielle d’octobre 2025, d’avoir été, dès le départ, une sorte de marionnette du pouvoir et du candidat du RDPC, Paul Biya.

Je voudrais apporter quelques éléments à ce procès, non pour absoudre Bello Bouba de ses choix politiques, mais parce que j’ai eu, pendant cette campagne, des échanges directs avec lui.

J’ai échangé avec Bello Bouba comme avec d’autres candidats et acteurs engagés dans cette élection. Il m’avait même fait l’honneur de m’inviter à une réunion stratégique de sa campagne. Je précise cela non pour revendiquer une quelconque proximité, mais pour rappeler que certains jugements portés aujourd’hui de l’extérieur ne correspondent pas nécessairement à ce que j’ai pu observer de l’intérieur.

Bello Bouba n’a jamais eu le tempérament politique d’Issa Tchiroma. Avec un appareil politique moins rodé et moins important, ce dernier avait choisi une campagne offensive, faite de formules fortes, d’attaques répétées et d’une parole destinée à occuper immédiatement l’espace public et à rassurer les partisans du « changement ».

Bello Bouba, lui, est d’une autre école. Il a une conception de la politique faite de retenue, de prudence et, surtout, d’un refus presque viscéral de la confrontation directe. Transformer cette modération en preuve qu’il était une « marionnette » du pouvoir me paraît donc être un raccourci.

Je l’ai, pour ma part, trouvé fidèle à lui-même pendant cette campagne. Au début, j’ai pensé qu’il ferait un très bon résultat. Mais son choix de ne pas attaquer frontalement le gouvernement et Paul Biya l’a progressivement éloigné d’une opinion qui attendait de lui autre chose.

Son refus de se séparer de son compagnon de route, le ministre Nana, a aussi fini par lasser, y compris dans son propre entourage. Il m’avait dit à ce propos que lui avait pris ses responsabilités en démissionnant et qu’il revenait à Nana d’en prendre les siennes. Tout Bello !

Souvenons-nous de son premier grand meeting à Ngaoundéré. La mobilisation était annonciatrice de lendemains meilleurs. L’attente était immense. Mais le discours n’a pas été à la hauteur : pas de grandes dénonciations, pas d’attaque frontale, pas de rupture spectaculaire avec le pouvoir. Pour une grande partie de l’opinion, l’espoir avait laissé place à la déception.

Tchiroma, en fin politique, a perçu la faille et s’y est engouffré.

C’est cette attitude de Bello Bouba, cette absence de punch politique, qui a ensuite nourri, sur le moment, l’idée d’une entente tacite entre lui et le pouvoir, à laquelle s’est ajoutée, plus tard, certainement, son attitude postélectorale.

Mais Bello Bouba, c’est aussi cela. En 1992 comme en 2025, il a refusé la confrontation postélectorale et accepté les résultats. Certains y voient de la compromission. D’autres, une conception particulière de la stabilité politique. On peut critiquer sévèrement cette posture sans réécrire pour autant toute son histoire politique.

Pour moi, la vraie question est ailleurs : pourquoi Bello Bouba a-t-il démissionné du gouvernement, est-il allé à cette élection s’il savait, comme beaucoup le pensaient, qu’il avait peu de chances de l’emporter ?

Une partie de la réponse se trouve, à mon sens, dans l’état de l’UNDP. Il fallait sauver le parti d’une implosion interne et lui redonner une existence politique propre, après des années durant lesquelles la plate-forme RDPC-UNDP avait fini par brouiller son identité auprès d’une partie de ses militants.

Ce n’est pas un secret : beaucoup de militants de l’UNDP ne voulaient plus entendre parler de cette alliance avec le RDPC, encore moins de Paul Biya. À tel point que, plus tard, une partie d’entre eux, comprenant qu’elle pouvait associer ses voix à celles des partisans d’Issa Tchiroma pour atteindre son objectif politique, a franchi le pas. Ils ont voté pour un autre candidat que celui investi par leur propre parti.

Bello Bouba connaissait les limites de sa campagne, et combien était difficile la marche vers la victoire.

Et cet épisode personnel qui me revient à l’esprit. Un soir, pendant la précampagne, je rends visite à Bello Bouba à sa résidence de Santa Barbara. Après notre échange, il devait aller à la rencontre de Maurice Kamto, qui habitait non loin de là et dont la candidature avait été rejetée par le Conseil constitutionnel.

Je lui demande s’il allait tâter le terrain pour négocier son soutien, maintenant que Maurice Kamto ne pouvait plus concourir. Sa réponse fut prudente, comme à son habitude, se résumant à me dire qu’il « payait » une visite que l’intéressé lui avait rendue quelques jours plus tôt.

Je lui avais alors dit que, selon moi, Maurice Kamto ne le soutiendrait pas, par pur pragmatisme politique. Non seulement parce que l’appareil de l’UNDP était en place et difficilement malléable de l’extérieur, mais aussi parce qu’un tel choix ne procurerait pas nécessairement au MRC et à son leader un avantage politique qui mérite ce sacrifice.

Si j’ai bonne mémoire, je lui avais posé cette question : « Que se passerait-il si tu remportes l’élection ou si tu réalises un score suffisamment important pour que le débat politique ne se résume plus à un face-à-face Kamto-Biya ? Dans un cas comme dans l’autre, il n’y a aucun avantage politique pour le MRC. » Je ne dis pas ici ce qu’il a répondu.

Pour finir, peut-on critiquer Bello Bouba ? Évidemment. Peut-on considérer que sa campagne fut trop prudente, trop timorée, insuffisamment offensive ? Absolument. Peut-on lui reprocher d’avoir refusé, en 1992 comme en 2025, la confrontation après les résultats ? C’est un débat politique parfaitement légitime.

Bello Bouba a commis des erreurs, c’est un fait. Elles ne démontrent pas, pour autant, qu’il était une marionnette.

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la vidéo qui fait polémique et interpelle la Fecafoot

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la vidéo qui fait polémique et interpelle la Fecafoot
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Une courte vidéo montrant apparemment une joueuse internationale camerounaise de football embrassant une autre femme a déclenché une vive polémique en ligne. Une marque de cosmétiques a déjà suspendu toute activité promotionnelle impliquant une femme liée à la vidéo.

La vidéo a commencé à circuler massivement sur les réseaux sociaux dans la nuit du 7 au 8 septembre. On y voit deux femmes s’embrasser dans ce qui semble être un ascenseur. Des publications sur les réseaux sociaux ont identifié l’une d’elles comme étant une joueuse des Lionnes Indomptables du Cameroun, bien que la rédaction n’ait pas pu vérifier de manière indépendante l’identité des femmes ni les circonstances de l’enregistrement.

La vidéo a suscité de vives réactions de la part de commentateurs sportifs et de supporters camerounais, qui ont demandé à la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) d’enquêter sur l’affaire.

Le journaliste sportif Marc Chouamo a suggéré que la joueuse pourrait manquer la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2027 au Brésil, tandis que le média sportif Ayila’Sport a appelé la commission d’éthique de la FECAFOOT à intervenir.

Aucune déclaration officielle de la FECAFOOT confirmant l’ouverture d’une procédure disciplinaire n’a été constatée.

La polémique a déjà atteint le monde des affaires

Ange Hair & Beauty, dont l’ambassadrice de marque, Ngon Eton, a été associée en ligne à la vidéo, a annoncé la suspension de toute communication et activité promotionnelle la concernant, le temps d’examiner la situation.

« Dans l’attente d’une vérification complète des faits et d’un examen des engagements contractuels liés à cette collaboration, Ange Hair & Beauty a décidé de suspendre toute communication et activation associée à Ngon Eton », a déclaré l’entreprise dans un communiqué.

L’entreprise n’a pas encore rompu le partenariat et a indiqué qu’elle annoncerait d’autres mesures après avoir examiné la question.

La vidéo a également relancé un débat sensible autour du football féminin au Cameroun, où les joueuses doivent depuis des années lutter contre des stéréotypes liant la pratique de ce sport à l’homosexualité.

En 2021, l’internationale camerounaise Ajara Nchout Njoya s’est publiquement opposée à ce stéréotype, affirmant qu’il fallait cesser de présumer qu’une femme est lesbienne simplement parce qu’elle joue au football.

La polémique actuelle risque de raviver précisément cette association, alors même que la conduite ou la vie privée d’une seule personne ne saurait généraliser ces préjugés envers les footballeuses.

Il existe également une dimension juridique. Les relations sexuelles entre personnes de même sexe sont criminalisées par l’article 347-1 du Code pénal camerounais. Cependant, la diffusion d’une vidéo montrant deux femmes s’embrassant ne constitue pas en soi une infraction relevant de cette disposition.

La diffusion de cette vidéo soulève une autre question : jusqu’à quel point la vie privée des athlètes doit-elle justifier des sanctions sportives ou commerciales, notamment lorsque des images privées sont diffusées en ligne sans information claire sur leur origine ?

Certains commentateurs accusent également les autorités d’appliquer la loi camerounaise de manière sélective, arguant que des personnalités ou des personnes influentes ont parfois échappé à tout contrôle lors de précédentes polémiques, tandis que d’autres ont été poursuivies.

Pour l’instant, rien n’indique que la joueuse ait été inculpée ou sanctionnée officiellement par les instances du football.

Ce qui n’était au départ qu’une vidéo privée de quelques secondes a désormais déclenché un débat bien plus large sur la vie privée, la sexualité, le sponsoring, le football féminin et les limites du pouvoir institutionnel sur la vie privée des athlètes.

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Kyé-Ossi : le CNCC prévoit en 2027 un centre de vie de 10 hectares pour les transporteurs

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Kyé-Ossi : le CNCC prévoit en 2027 un centre de vie de 10 hectares pour les transporteurs
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(Investir au Cameroun) – Le Conseil national des chargeurs du Cameroun (CNCC) prévoit de construire un centre de vie sur 10 hectares à Kyé-Ossi, dans la région du Sud, au carrefour des frontières avec le Gabon et la Guinée équatoriale. Selon son directeur général, Auguste Mbappé Penda, le financement de cette infrastructure doit être prévu dans le budget 2027 de l’établissement. Le montant de l’investissement n’a pas été communiqué.

Le centre doit principalement accueillir les transporteurs et autres acteurs du commerce transfrontalier. Sur le modèle des infrastructures déjà réalisées par le CNCC, il devrait comprendre un parking sécurisé pour les poids lourds, des installations d’hébergement et de restauration ainsi que d’autres services destinés aux camionneurs. Le CNCC présente ces équipements comme un moyen de réduire les stationnements anarchiques des camions et les risques d’accident sur les corridors.

Le projet de Kyé-Ossi ne part pas de zéro. Dès 2018, le CNCC annonçait son intention d’y construire des infrastructures de stockage pour répondre aux difficultés signalées par les commerçants de cette zone frontalière. En 2023, la programmation de ses marchés publics prévoyait également 15 millions de FCFA pour des études d’aménagement, architecturales et techniques en vue de la construction d’un guichet unique à Kyé-Ossi. Les documents publics consultés ne permettent toutefois pas d’établir si ce projet de guichet unique correspond au centre de vie de 10 hectares aujourd’hui annoncé.

Le CNCC dispose déjà d’une implantation opérationnelle à Kyé-Ossi. L’établissement y délivre notamment le Bordereau électronique de suivi des cargaisons (BESC), document utilisé pour le suivi des marchandises. Le CNCC indiquait dès 2020 que les paiements liés au BESC pouvaient être effectués par Mobile Money à la frontière Cameroun-Guinée équatoriale, avec un point identifié à Kyé-Ossi.

L’infrastructure annoncée étendrait à la frontière sud le réseau de centres de vie développé par le CNCC. L’établissement exploite notamment des sites à Dibamba, Ngoulentang et Kousseri. À Garoua-Boulaï, à la frontière avec la République centrafricaine, un nouveau centre a été inauguré en septembre 2025, avec parking pour camions, hébergement, cantine et autres installations destinées aux transporteurs.

À Kyé-Ossi, l’enjeu porte davantage sur les échanges avec le Gabon et la Guinée équatoriale que sur le transit vers des pays sans littoral. Le CNCC intervient depuis plusieurs années dans cette zone : ses opérations y concernent l’assistance aux commerçants, la délivrance du BESC et l’accompagnement du commerce transfrontalier. En février 2026 encore, il y organisait une formation destinée aux femmes actives dans les échanges transfrontaliers.

La prochaine étape déterminante sera l’inscription effective du projet dans le budget 2027 du CNCC, puis la publication des études, appels d’offres et montants de financement permettant de préciser le coût et le calendrier des travaux.

Frederic Nonos

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22-06-2026 – Transit du fret : le CNCC suspend le BESC sur les corridors Douala-N’Djamena et Douala-Bangui

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Blessé et sans match cette saison, Junior Tchamadeu appelé par Pagou

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Absent des terrains depuis le début de la saison avec Stoke City, Junior Tchamadeu figure pourtant dans la liste de David Pagou pour la prochaine période FIFA avec les Lions Indomptables du Cameroun.

Le latéral droit camerounais n’a encore disputé aucune rencontre avec le club anglais cette saison. En pleine convalescence après une blessure au genou, le défenseur poursuit sa récupération avec l’objectif de retrouver progressivement la compétition.

Malgré cette situation, David Pagou a choisi de lui maintenir sa confiance en le convoquant pour le stage de septembre. Cette sélection pourrait permettre à Tchamadeu de poursuivre sa remise en forme au contact du groupe camerounais, alors qu’il espère retrouver prochainement les pelouses avec Stoke City.

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