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Blessé et sans match cette saison, Junior Tchamadeu appelé par Pagou

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Absent des terrains depuis le début de la saison avec Stoke City, Junior Tchamadeu figure pourtant dans la liste de David Pagou pour la prochaine période FIFA avec les Lions Indomptables du Cameroun.

Le latéral droit camerounais n’a encore disputé aucune rencontre avec le club anglais cette saison. En pleine convalescence après une blessure au genou, le défenseur poursuit sa récupération avec l’objectif de retrouver progressivement la compétition.

Malgré cette situation, David Pagou a choisi de lui maintenir sa confiance en le convoquant pour le stage de septembre. Cette sélection pourrait permettre à Tchamadeu de poursuivre sa remise en forme au contact du groupe camerounais, alors qu’il espère retrouver prochainement les pelouses avec Stoke City.

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la vidéo qui fait polémique et interpelle la Fecafoot

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la vidéo qui fait polémique et interpelle la Fecafoot
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Une courte vidéo montrant apparemment une joueuse internationale camerounaise de football embrassant une autre femme a déclenché une vive polémique en ligne. Une marque de cosmétiques a déjà suspendu toute activité promotionnelle impliquant une femme liée à la vidéo.

La vidéo a commencé à circuler massivement sur les réseaux sociaux dans la nuit du 7 au 8 septembre. On y voit deux femmes s’embrasser dans ce qui semble être un ascenseur. Des publications sur les réseaux sociaux ont identifié l’une d’elles comme étant une joueuse des Lionnes Indomptables du Cameroun, bien que la rédaction n’ait pas pu vérifier de manière indépendante l’identité des femmes ni les circonstances de l’enregistrement.

La vidéo a suscité de vives réactions de la part de commentateurs sportifs et de supporters camerounais, qui ont demandé à la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) d’enquêter sur l’affaire.

Le journaliste sportif Marc Chouamo a suggéré que la joueuse pourrait manquer la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2027 au Brésil, tandis que le média sportif Ayila’Sport a appelé la commission d’éthique de la FECAFOOT à intervenir.

Aucune déclaration officielle de la FECAFOOT confirmant l’ouverture d’une procédure disciplinaire n’a été constatée.

La polémique a déjà atteint le monde des affaires

Ange Hair & Beauty, dont l’ambassadrice de marque, Ngon Eton, a été associée en ligne à la vidéo, a annoncé la suspension de toute communication et activité promotionnelle la concernant, le temps d’examiner la situation.

« Dans l’attente d’une vérification complète des faits et d’un examen des engagements contractuels liés à cette collaboration, Ange Hair & Beauty a décidé de suspendre toute communication et activation associée à Ngon Eton », a déclaré l’entreprise dans un communiqué.

L’entreprise n’a pas encore rompu le partenariat et a indiqué qu’elle annoncerait d’autres mesures après avoir examiné la question.

La vidéo a également relancé un débat sensible autour du football féminin au Cameroun, où les joueuses doivent depuis des années lutter contre des stéréotypes liant la pratique de ce sport à l’homosexualité.

En 2021, l’internationale camerounaise Ajara Nchout Njoya s’est publiquement opposée à ce stéréotype, affirmant qu’il fallait cesser de présumer qu’une femme est lesbienne simplement parce qu’elle joue au football.

La polémique actuelle risque de raviver précisément cette association, alors même que la conduite ou la vie privée d’une seule personne ne saurait généraliser ces préjugés envers les footballeuses.

Il existe également une dimension juridique. Les relations sexuelles entre personnes de même sexe sont criminalisées par l’article 347-1 du Code pénal camerounais. Cependant, la diffusion d’une vidéo montrant deux femmes s’embrassant ne constitue pas en soi une infraction relevant de cette disposition.

La diffusion de cette vidéo soulève une autre question : jusqu’à quel point la vie privée des athlètes doit-elle justifier des sanctions sportives ou commerciales, notamment lorsque des images privées sont diffusées en ligne sans information claire sur leur origine ?

Certains commentateurs accusent également les autorités d’appliquer la loi camerounaise de manière sélective, arguant que des personnalités ou des personnes influentes ont parfois échappé à tout contrôle lors de précédentes polémiques, tandis que d’autres ont été poursuivies.

Pour l’instant, rien n’indique que la joueuse ait été inculpée ou sanctionnée officiellement par les instances du football.

Ce qui n’était au départ qu’une vidéo privée de quelques secondes a désormais déclenché un débat bien plus large sur la vie privée, la sexualité, le sponsoring, le football féminin et les limites du pouvoir institutionnel sur la vie privée des athlètes.

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Kyé-Ossi : le CNCC prévoit en 2027 un centre de vie de 10 hectares pour les transporteurs

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Kyé-Ossi : le CNCC prévoit en 2027 un centre de vie de 10 hectares pour les transporteurs
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(Investir au Cameroun) – Le Conseil national des chargeurs du Cameroun (CNCC) prévoit de construire un centre de vie sur 10 hectares à Kyé-Ossi, dans la région du Sud, au carrefour des frontières avec le Gabon et la Guinée équatoriale. Selon son directeur général, Auguste Mbappé Penda, le financement de cette infrastructure doit être prévu dans le budget 2027 de l’établissement. Le montant de l’investissement n’a pas été communiqué.

Le centre doit principalement accueillir les transporteurs et autres acteurs du commerce transfrontalier. Sur le modèle des infrastructures déjà réalisées par le CNCC, il devrait comprendre un parking sécurisé pour les poids lourds, des installations d’hébergement et de restauration ainsi que d’autres services destinés aux camionneurs. Le CNCC présente ces équipements comme un moyen de réduire les stationnements anarchiques des camions et les risques d’accident sur les corridors.

Le projet de Kyé-Ossi ne part pas de zéro. Dès 2018, le CNCC annonçait son intention d’y construire des infrastructures de stockage pour répondre aux difficultés signalées par les commerçants de cette zone frontalière. En 2023, la programmation de ses marchés publics prévoyait également 15 millions de FCFA pour des études d’aménagement, architecturales et techniques en vue de la construction d’un guichet unique à Kyé-Ossi. Les documents publics consultés ne permettent toutefois pas d’établir si ce projet de guichet unique correspond au centre de vie de 10 hectares aujourd’hui annoncé.

Le CNCC dispose déjà d’une implantation opérationnelle à Kyé-Ossi. L’établissement y délivre notamment le Bordereau électronique de suivi des cargaisons (BESC), document utilisé pour le suivi des marchandises. Le CNCC indiquait dès 2020 que les paiements liés au BESC pouvaient être effectués par Mobile Money à la frontière Cameroun-Guinée équatoriale, avec un point identifié à Kyé-Ossi.

L’infrastructure annoncée étendrait à la frontière sud le réseau de centres de vie développé par le CNCC. L’établissement exploite notamment des sites à Dibamba, Ngoulentang et Kousseri. À Garoua-Boulaï, à la frontière avec la République centrafricaine, un nouveau centre a été inauguré en septembre 2025, avec parking pour camions, hébergement, cantine et autres installations destinées aux transporteurs.

À Kyé-Ossi, l’enjeu porte davantage sur les échanges avec le Gabon et la Guinée équatoriale que sur le transit vers des pays sans littoral. Le CNCC intervient depuis plusieurs années dans cette zone : ses opérations y concernent l’assistance aux commerçants, la délivrance du BESC et l’accompagnement du commerce transfrontalier. En février 2026 encore, il y organisait une formation destinée aux femmes actives dans les échanges transfrontaliers.

La prochaine étape déterminante sera l’inscription effective du projet dans le budget 2027 du CNCC, puis la publication des études, appels d’offres et montants de financement permettant de préciser le coût et le calendrier des travaux.

Frederic Nonos

Lire aussi:

21-07-2026 – Après les stations-service, le CNCC veut installer banques et Mobile Money dans ses centres de vie

22-06-2026 – Transit du fret : le CNCC suspend le BESC sur les corridors Douala-N’Djamena et Douala-Bangui

15-06-2026 – Douala-Bangui / Douala-Ndjamena : le CNCC confie à Tradex les stations-service de ses centres de vie

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le parquet demande la condamnation de Maximilienne Ngo Mbe, verdict le 21 septembre

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le parquet demande la condamnation de Maximilienne Ngo Mbe, verdict le 21 septembre
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Au tribunal de première instance (TPI) de Douala-Bonanjo, la coprésidente du conseil d’administration du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) et la directrice exécutive ont, à nouveau, comparu, ce lundi, dans l’affaire opposant l’État du Cameroun à cette organisation internationale de défense des droits humains. Après les réquisitions du ministère public et les plaidoiries du collège d’avocats du Redhac, l’affaire a été mise en délibéré le 21 septembre 2026.

Dès l’entame de l’audience, le président du tribunal, après avoir rappelé que l’affaire avait été renvoyée à la date du 7 septembre 2026 à la demande du ministère public pour ses réquisitions, a, illico presto, donné la parole au représentant dudit ministère public. Dans ses réquisitions, le MP a soutenu que les déclarations du représentant de l’État, en la personne du sous-préfet de l’arrondissement de Douala 1ᵉʳ dans cette juridiction, l’ont conforté davantage dans ses précédentes réquisitions avant le rabattement.

Sur le cas de Maximilienne Ngo Mbe, poursuivie pour les faits de « rébellion », conformément aux articles 74 et 157 du code pénal, le représentant du ministère public a avoué que les faits qui lui sont reprochés ne sont pas constitutifs de l’infraction de « rébellion » au sens des articles précités, mais de celui de l’article 37 al.6 du code pénal camerounais. Il a, de ce fait, demandé au tribunal de requalifier ces faits et de reconnaître la prévenue coupable.

Pour la défense des prévenues, le collège d’avocats constitués pour la cause et coordonné par Me Serge Tchiliebou a fait ses plaidoiries. Il s’agit de Me Gladys Mbuya et de sa consœur Me Dorcas Nkongme qui ont, dans leurs plaidoiries, présenté les deux prévenues comme des femmes combattantes des libertés, de la justice, de l’égalité et détentrices de plusieurs prix à l’international en guise de reconnaissance de leur travail aux niveaux régional et international.

À leur suite, Me Claude Assira a commencé sa plaidoirie, en demandant au tribunal de ne dire que le droit au moment où il rendra la décision de cette affaire. Il a poursuivi, en relatant les différents cas de menaces, intimidations et harcèlement dont le Redhac et les deux prévenues ont été victimes depuis quelques années, tout en pointant du doigt le ministre de l’Administration territoriale (Minat), qui en est l’auteur. « La même affaire, dira C. Assira, avait été portée devant le juge administratif sur l’apposition des scellés et ce dernier avait ordonné main levée desdits scellés et la réouverture du Redhac ».

Sur l’infraction de « Bris des scellés », Assira a, une fois de plus, démontré le caractère illégal de cet acte administratif à travers le fait que l’arrêté du ministre de l’Administration territoriale du 6 décembre 2024 ne mentionnait, nulle part, l’apposition des scellés d’une part et que l’arrêté lui-même n’avait pas été notifié au Redhac d’autre part.

S’agissant de la requalification de l’infraction de « rébellion », C. Assira a dit être surpris, d’une part, de ce que les réquisitions du ministère public ne soient orientées que vers la prévenue Maximilienne Ngo Mbe, qui n’était pas sur les lieux au moment des faits, et, d’autre part, que le non-défèrement à une convocation soit constitutif de « rébellion ».

Me Emmanuel Simh, pour sa part, a exprimé sa fierté de plaider pour la cause des deux prévenues dans un procès qu’il a qualifié de « tentative de musellement des libertés d’association et d’expression ». En prenant l’exemple du procès de Nuremberg après la Seconde Guerre mondiale, E. Simh a demandé au tribunal d’être vigilant lorsqu’il rendra sa décision et de ne céder à aucune pression, car il s’agit d’un procès d’acharnement et de harcèlement judiciaire. Aussi a-t-il salué l’acte posé par Me A. Nkom le 9 décembre 2024 qu’il a, d’ailleurs, qualifié de « courageux, historique et légal ». Simh a clos sa plaidoirie, en demandant au tribunal de relaxer les deux prévenues pour « faits non établis » tant aucune infraction ne peut être retenue contre elles.

Me Charlotte Tchakounte, pour sa part, a axé sa plaidoirie sur le rôle social de la décision qui sera prise pour cette affaire. Elle en a profité pour demander au tribunal de se souvenir de la décision du juge administratif, ordonnant main levée des scellés, qui avaient été apposés illégalement sur les portes du Redhac. C. Tchakounte a, dans la même veine, évoqué le passage du président de la République à la tribune des Nations unies lorsqu’il déclarait être le mendiant de la paix. Pourtant, les Camerounais, dans leur immense majorité, gémissent au quotidien du fait des violations de leurs droits. « La décision, qui sera rendue, devra donc jouer un rôle pédagogique, notamment à l’endroit des autorités parmi lesquelles le ministère de l’Administration territoriale (Minat).

Me Aurore Nkom, dans sa plaidoirie, a rappelé au tribunal que le peuple camerounais et la communauté internationale attendent cette décision qui sera, certainement, scrutée à la lettre au regard de la stature de Me Alice Nkom et de l’étendue du Redhac. Elle a clos sa plaidoirie, en souhaitant que cette affaire fasse, dans l’avenir, l’objet d’un cas pratique à l’examen d’entrée au barreau du Cameroun, tant il s’agit de l’avenir de la justice camerounaise.

Le Bâtonnier, Me Jackson Francis Ngnie Kamga, qui s’est constitué pour la défense des prévenues séance tenante, a dit être surpris que ses deux clientes n’aient jamais été décorées dans leur pays, le Cameroun, en guise de reconnaissance de leur travail, mais qu’elles sont plutôt jugées devant ce tribunal en guise de récompense. Il poursuit sa plaidoirie et clame: « l’État de droit doit cesser d’être un slogan.

L’État doit se soumettre à la loi ». Au président du tribunal, Me Ngnie Kamga dira : « Comptez sur les avocats pour défendre la magistrature lorsque vous direz le droit! N’ayez pas peur de dire le droit ! Ne soyez pas une justice aux ordres! Nous serons vos défenseurs si jamais vous passez devant le conseil de discipline à cause de la décision que vous rendrez ».

Pour terminer, Me Ngnie Kamga a déclaré que les défenseurs des droits humains ne devraient pas être traités comme des vulgaires bandits dans un État de droit. Débutée à 9 h 40 au Tribunal de première instance (TPI) de Douala-Bonanjo, l’audience s’est achevée à 13h. Affaire mise en délibéré le 21 septembre 2026. Comme à l’accoutumée, le représentant de l’État, en la personne du sous-préfet de l’arrondissement de Douala 1ᵉʳ, a brillé par son absence.

Serge Aimé BIKOI

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